Le « gaz naturel véhicule », une énergie montante pour les professionnels

Selon l’AFGNV (Association française du gaz naturel véhicule), il y a actuellement en circulation un peu plus de 30.000 véhicules motorisés au GNV ou au BioGNV en France. Le champion européen de la catégorie est l’Italie avec 1 million d’unités, suivi de loin par l’Allemagne avec 94.000 unités. Par ailleurs, toujours d’après l’AFGNV, la croissance du parc de véhicules roulant au GNV se concentre davantage sur le renouvellement des poids lourds. Ainsi, 2,5 % des immatriculations ont recours à cette motorisation en France.

Le « gaz naturel véhicule » ou GNV est identique au gaz naturel circulant dans les réseaux de distribution et de transport de gaz – composé de méthane à 97%, mais utilisé ici par des véhicules à moteur spécialement conçus ou adaptés pour fonctionner avec ce type de carburant : flottes de cars, d’autobus, de bennes à ordures ménagères et autres véhicules spécialisés.

Mode de production et forme de stockage

Il existe principalement 2 moyens d’obtenir du gaz naturel véhicule, soit par l’extraction classique des gisements fossiles ou soit par l’épuration du biogaz (biométhane – BioGNV) issue de la récupération et de la méthanisation des déchets agricoles ou des ordures ménagères.

Les deux formes de stockage du GNV sont réalisables soit à l’état liquide, on parle ici de Gaz Naturel Liquéfié (GNL), soit à l’état gazeux, dénommé alors Gaz Naturel Comprimé (GNC). La première forme est obtenue par condensation (-160°C) ce qui à l’avantage de réduire son volume d’environ 600 fois par rapport à son état gazeux. Il est particulièrement adapté aux véhicules réalisant de longues distances comme les poids-lourds, les barges et les navires. La seconde forme est comprimée à 200 bar – pression équivalente à une bouteille de plongée en aluminium. Cette dernière constitue la forme la plus utilisée en France, capable de s’adapter à toutes les catégories de véhicules, des plus légers aux poids-lourds en passant par les utilitaires, les bus ou les cars.

Les stations-services en France

Alors que le réseau français de stations est principalement constitué de stations privées, le nombre de stations publiques augmentent sensiblement. Ainsi, d’ici la fin de l’année 2022 plus de 350 stations supplémentaires devraient être ouvertes au public.

( src : AFGNV )

Des avantages environnementaux et économiques

Le GNV présente des atouts environnementaux en termes d’émissions. En effet, les émissions de CO2 sont réduites de 25 % par rapport à l’essence tandis que les émissions de particules sont faibles voire nulles.

Les véhicules GNV/BioGNV sont classés en catégorie 1 pour les vignettes CRIT’Air et sont donc considérés comme des véhicules à faibles émissions de polluants atmosphériques.

D’un point de vue économique, les prix à la pompe du GNV s’avère être en moyenne 20% moins cher que le diesel au kilomètre parcouru. Autre particularité. Tous les véhicules GNV peuvent rouler au BioGNV, sans aucune adaptation technique, la seule différence résidant dans l’existence de certificats garantissant l’origine renouvelable du gaz.

Décomposition du prix à la pompe – GNV

  • 40 à 50% : Le coût de la molécule gaz est fixé sur les marchés via des contrats à long terme. En France, il est le plus souvent indexé sur l’indice PEG (Point d’Echange Gaz).
  • 5 à 8% : Les frais d’acheminement correspondent aux frais de transport du gaz jusqu’à la station.
  • 30 à 35% : Les coûts de distribution comprennent la construction, l’exploitation et la maintenance de la station.
  • 10% : La TICGN (Taxe Intérieur de Consommation de Gaz Naturel) est une taxe gouvernementale.

( src : AFGNV )

Comme le montre le graphique ci-dessus, l’accélération de l’adoption du GNV comme carburant alternatif se confirme depuis plusieurs années par les professionnels.

Alors que la crise de l’énergie que nous subissons actuellement s’installe dans le temps, le gaz naturel appliqué aux transports semble être l’une des solutions les plus prometteuses pour contrer une inflation galopante tout en contribuant à réduire la pollution atmosphérique par rapport aux moteurs thermiques à essence.

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