L’Italie amorce un virage vers l’énergie nucléaire

GE Hitachi Nuclear Energy (GEH) a annoncé mardi la signature d’un accord avec la Fondation EnergyLab afin d’aider l’Italie à produire de l’énergie nucléaire et à satisfaire les objectifs nationaux concernant la sécurité et la propreté énergétique.

Afin de réduire la part d’énergie importée, le gouvernement italien a levé en 2008 l’interdiction de produire de l’énergie nucléaire dans le pays et a annoncé le projet de construire entre huit et dix nouvelles centrales nucléaires.

En Italie, près de 10 % de l’électricité est d’origine nucléaire mais, selon l’Association nucléaire mondiale, la totalité est importée. Le gouvernement italien s’est fixé pour objectif de produire 25% de l’électricité nationale à partir de l’énergie nucléaire, d’ici 2030.

Les gouvernements des États-Unis et de l’Italie ont signé un accord bilatéral de coopération civile relatif à l’énergie nucléaire, en septembre 2009, permettant à GEH et à d’autres sociétés nord-américaines de fournir l’Italie en réacteurs nucléaires et services associés.

Organisme à but non-lucratif basé à Milan, EnergyLab (Fondazione EnergyLab) coopère avec les principaux fournisseurs d’énergie italiens, des universités et des collectivités locales afin de répondre aux défis énergétiques et environnementaux du pays. GEH travaillera en collaboration avec EnergyLab pour envisager la possibilité d’équiper les nouvelles centrales nucléaires de réacteurs GEH, modèles ABWR et ESBWR.

« Pour mener à bien la mission d’EnergyLab, nous envisageons de fournir autant que possible des informations sur les technologies nucléaires les plus abouties », déclare Silvio Bosetti, Directeur général de la Fondation EnergyLab. « Nous pensons qu’une collaboration avec GEH sera bénéfique à cette mission. En effet, elle permettra d’élargir l’accès de notre pays à des technologies nucléaires reconnues et de débuter un nouveau programme d’énergie nucléaire. »

EnergyLab a été fondée en 2007 par le gouvernement de la région de Lombardie, la Fondation AEM, la Fondation Edison (créée par les fournisseurs d’énergie A2A et Edison) avec la participation de la municipalité de Milan, de l’Université de Milan, de l’Université de Milan-Bicocca, de l’Université catholique, de l’école polytechnique de Milan, de l’Université Bocconi et du centre de recherche ERSE.

            

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Guydegif(91)

Et de 3 (désillusions) en peu de temps !….Après Abu Dhabi et Turquie qui ont opté pour des Sud-Coréens…voilà que les italiens retiennent GE Hitachi (càd ex-Westinghouse) ! Tough Luck pour nos Areva / EDF boys & girls et pour la France !! c’est quoi? le prix?, trop sûrs de nous?, trop arrogants?, d’autres choses?…. Va falloir que nos dirigeants concernés analysent, se remettent en question, voient où sont les pbs, changent d’approche….soient plus modestes, moins arrogants,…si on veut que d’autres retiennent la techno EPR…ou alors faut peut-être remettre en question la techno EPR même….!! Même syndrome que pour nos Rafales….! Tough Luck ! A+ Salutations Guydegif(91)

edc10

Rien à voir avec l’arrogance ou autre clichés … dans ce type de contrat (tout comme le Rafale), ce sont principalement des critères politiques et stratégiques qui l’emportent … et vu comment l’Europe est en train de tourner, les italiens se tournent vers d’autres partenaires pour reconquérir leur indépendance…  C’est juste politique … et oui, fallait construire l’Europe sur des projets industriels, ciments des peuples insolubles. Car historiquement on n’abolit pas des siècles de mésentente avec des leurres institutionnels, et une monnaie commandée par un seul pays. Il y en a qui l’avaient dit … mais ils n’ont pas été écoutés … enfin c’est une vision des choses. Rappelons qu’en matière de nucléaire, Areva fait déjà des affaires avec les Etats-Unis … et que les Etats-Unis font affaire avec les Italiens … il me semble que dans le contexte politique actuel, c’est plutôt normal.

Maurice.arnaud

si on compte la Pologne où GE Hitachi Nuclear Energy vient de s’implanter pour plusieurs réacteurs 3G+ comme l’a publié hier,notre site Enerzine. Donc vous avez raison,quelque chose ne va vraiment pas dans le systéme commercial d’Areva:Il va falloir peut-être changer le personnel chargé de décrocher les contrats de commandes de réacteurs,ça commence à faire beaucoup de ratage chez les commerciaux d’Areva et c’est irritant.

1000 mille

rafale de ratages… commerciaux, techniques et/ou technologiques,politiques,… ,? un bon point pour chaque réponse intelligente.

andre

Il y a loin de la coupe aux lèvres! Entre un accord entre une entreprise et une fondation et une commande ferme de construction de réacteurs il y a un monde. De plus, il ne faut pas oublier que l’italien ENEL et EDF ont des rapports depuis de longues années. Enfin, si un site d’implantation de réacteur et difficile en France, c’est encore pire en Italie. Donc patience et on verra qui gaqnera !

Cumulocirrus

J’ajouterai que EDF est présent dans ce porjet par l’intermédiaire d’Edison, dont EDF est porpriétaire pour 49 %…

Cumulocirrus

et @guydegif91: Je rapplerai pour mémoire la signature d’un accord similaire entre PGE et EDF en novembre 2009… Personnellement, je pense qu’astuellment, sur le marché des réacteurs de génération 3/3+, l’EPR est loin d’être la panacée. La multiplication des systèmes de sûreté rend très couteux l’EPR. Par conséquent, afin d’obtenir un cout du kWh compétitif, il a été nécessaire de porter la puissance de l’EPR à plus de 1600 MWe, ce qui est collossal. Une telle unité est difficile à impanté dans un réseau électrique, et ne correspond pas nécessairement aux besoins des réseaux étrangers. D’autres produits, de taille plus restreinte (1000 à 1300 MWé), semblent plus concurrentiels, présentant un meilleur coût, sans pour autant être éloigné de l’EPR en terme de sûreté. Par ailleurs, la construction de l’ABWR a fait ses preuves (environ 4 ans), et bénéficie du retour d’expérience de plusieurs installations dans le monde. Au contraire, les délais de l’EPR en Finlande et à Flamanville en font une mauvaise publicité. On notera cependant que l’avancement du chantier des EPR chinois semble plus rapide… Le réacteur ABWR est déjà certifié par l’autorité de sûreté américaine (qui fait autorité dans ce domaine), japonaise et taiwanaise. L’EPR n’a pas encore obtenu cette certification auprès de la NRC. Ceci permet facilite vraissemblablement la certification de l’ABWR auprès d’autres autorités de sureté. On pourrait se lancer dans une comparaison profonde entre les différents réacteurs génération 3/3+ actuellement proposés, mais le débat deviendrait profondément technique.La conclusion que je tirerai, a titre personnel, c’est que l’EPR ne sera pas LE réacteur qui s’imposera dans les années à venir. Les constructions d’EPR résulteront davantage de choix politique (implantation d’EDF qui choisira de construire des EPR, ce qui coutera vraissemblablement très cher à EDF), mais je pense que peu d’électriciens étrangers feront d’eux même le choix de l’EPR contenu de la concurrence actuel et du retour de la construction des premiers EPR. On trouvera des descriptions techniques de ces réacteurs sur cette page :

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