Pour l’ASN, les cuves françaises n’ont pas les défauts de Doel

Pour répondre aux inquiétudes de la ministre de l’écologie, Delphine Batho, l’Autorité de Sureté Nucléaire (ASN) a publié une note qui indique que les centrales françaises n’ont pas les mêmes défauts que ceux identifiés sur la centrale belge de Doel.

A la suite de la découverte, le 8 aout dernier, de défauts sur la cuve d’un réacteur de la centrale de Doel par l’Autorité fédérale de contrôle nucléaire belge (AFCN), l’ASN a publié une note, le 11 aout, où elle précise que "les contrôles réalisés sur les réacteurs français n’ont à ce jour pas mis en évidence de défauts de cette nature".

Selon son ministère, Delphine Batho, en apprenant l’information, a "immédiatement interrogé" l’organisme public au sujet "d’éventuelles conséquences sur le parc électro-nucléaire français".

L’organisme précise également qu’il existe d’autres défauts sur les cuves françaises mais que ces derniers sont moins importants que ceux de Doel, qu’ils ne sont pas nocifs et qu’ils sont sous étroite surveillance :

"Les viroles des cuves des réacteurs français présentent cependant pour certaines des défauts sous leur revêtement interne en acier inoxydable qui sont des défauts de fabrication situés dans une zone qui ne faisait pas l’objet d’un contrôle adapté lors de la construction des équipements. […] Ces défauts ne sont pas comparables à ceux détectés à Doel 3**. Ils sont aujourd’hui bien identifiés et font l’objet d’une justification particulière examinée périodiquement par l’ASN et leur absence de nocivité est avérée. Le dernier examen de cette justification apportée par EDF a fait l’objet d’une prise de position de l’ASN en septembre 2010, publiée sur son site Internet".

La ministre de l’Écologie, du Développement durable et de l’Énergie a tenu à rappeler les exigences du gouvernement pour qui "la sûreté nucléaire n’est pas une option mais un impératif absolu". "La France attache la plus grande importance au suivi et au contrôle régulier de ses installations nucléaires, dont les résultats sont rendus publics en toute transparence", a-t-elle précisé.

 

** 1 000 défauts ont été détectés sur la cuve du réacteur n°3, à l’occasion d’un contrôle par ultrasons de toute la zone fortement irradiée de cette cuve. Ces défauts seraient dus à des anomalies de fabrication et « pourraient s’assimiler à de potentielles fissures », selon les termes mêmes de l’Agence fédérale de contrôle nucléaire belge (AFCN)

            

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jymesnil

ce n’est vraiment rassurant ?!…

Bachoubouzouc

Qu’est ce que l’export vient faire là dedans ? Ces cuves n’ont pas été fabriquées par nous (elles l’ont été aux Pays-Bas par une entreprise qui n’existe aujourd’hui plus) et n’ont rien à voir avec les nôtres.

De pasage

Bravo: avant même de réaliser que nos cuves sont de fabrication française, on part à 100 à l’heure pour critiquer !… ça en dit long sur le manque d’arguments valables chez les anti-nuc.

Steph

A inquisiteur, inquisiteur et demi : ce qui est preoccupant dans tout ceci est la legerete avec laquelle cette affaire est traitee : des fissures existent et sont repertoriees a Tricastin. Pour le moment il semblerait qu’elles ne soient pas evolutives, ouf ! Il n’empeche que quand on voit avec quelle transparence sont traites les problemes du nucleaire francais, on est en droit d’etre tres concerne. Question-test : etes-vous en mesure de me dire ce qui s’est passe en 1999 au Blayais et en 2007 a Tricastin ? Puissiez-vous considerer que des intervenants sur ce site sont non pas anti-nucleaire dogmatique mais contre cette technologie parce que tout bien pese, se avantages pesent peu en face de ses dangers

Bachoubouzouc

“A inquisiteur, inquisiteur et demi : ce qui est preoccupant dans tout ceci est la legerete avec laquelle cette affaire est traitee : des fissures existent et sont repertoriees a Tricastin. Pour le moment il semblerait qu’elles ne soient pas evolutives, ouf !” Mais qui êtes vous pour parler de “légèreté” dans la manière dont l’ASN suit les équipements sous pression français ??? Vous n’avez pas la moindre idée de la manière dont l’ASN fait son travail et vous vous permettez de supposer que, parce que ses conclusions n’arrangent pas votre dogme énergétique, alors c’est qu’elle a tord !?! “Il n’empeche que quand on voit avec quelle transparence sont traites les problemes du nucleaire francais, on est en droit d’etre tres concerne. Question-test : etes-vous en mesure de me dire ce qui s’est passe en 1999 au Blayais et en 2007 a Tricastin ?” Mais tous les journaux de la planète se sont acharnés jusqu’à la nausée sur ces incidents !!! Pour Blayais, l’ASN a publié pas moins de 7 communiqués sur le sujet ! () Qu’est ce qu’il vous faut de plus ??? A votre tour : Savez vous ce qui s’est passé à AZF en 2001 ? Non parce ce que c’était il y a plus de dix ans et ça n’a causé que la bagatelle de 31 morts, mais là comme par hasard, ça n’a pas l’air de vous empêcher de dormir la nuit ! “Puissiez-vous considerer que des intervenants sur ce site sont non pas anti-nucleaire dogmatique” Quand quelqu’un a des arguments valables et sourcés pour étayer sa position, elle est acceptable. Quand il se limite toujours aux mêmes ponsifs et aux mêmes techniques manipulatoires maintes fois démontées, là on peut parler de dogmatisme. Les lecteurs fidèles d’Enerzine pourront se faire une idée.

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