Révolution verte en Allemagne : les prix de l’électricité flambent

Nous sommes désormais sur la voie d’une sortie limitée du nucléaire avec la fermeture de Fessenheim déjà annoncée et l’objectif de passer à 50% d’électricité d’origine nucléaire en 2025 !

Ce qui suppose de passer par une phase de "transition énergétique" pour passer du stade actuel de mix énergétique à celui qui sera choisi par le pouvoir exécutif. Pour nous qui sommes les mieux placés en terme de prix du KWh, c’est un risque non négligeable car le prix de l’énergie est l’un des rares atouts dont nous disposons en France par rapport à la concurrence étrangère dans un contexte où la compétitivité est devenu un élément clé de la performance économique.

Avant d’ouvrir la boite aux bêtises, il n’est peut être pas inutile d"aller voir comment ça se passe en Allemagne, le précurseur des pays de l’Union Européenne dans la transition énergétique vers le sans nucléaire.Un programme géré dans ce que la Chancelière appelle le Projet Central. La décision de sortir du nucléaire fut prise trois semaines après la catastrophe de Fukushima et dans des délais très court ce qui bien sur ne facilita pas les choses. La difficulté principale rencontrée est celle de la coordination de l’alimentation du réseau électrique entre les différentes sources d’énergie, les régions productrice au nord avec ses éoliennes, et les régions de consommation qui sont plutôt au sud du pays. Rajoutez y la variabilité de la production éolienne ou photovoltaïque au lieu de la constance parfaite de production du nucléaire et vous comprendrez que le gestionnaire des réseaux allemand ne s’amuse pas particulièrement ne ce moment.

Deux sons de cloche sur l’augmentation des prix du KWh : Celui du Ministre de l’Ecologie, Mr Altmaier, qui prévoit une augmentation de seulement 5% du prix de KWh l’année prochaine, un prix du KWh qui est un des plus élevés d’Europe à 10 centimes le KWh contre 5,7 en France. De l’autre coté, celui des industriels qui eux parlent d’une augmentation de 30% d’ici 2020. Chacun exprime la vérité qui l’arrange le mieux, 5% de hausse à court terme et sans aucun doute sans tenir compte des investissements et 30% pour les industriels sur la durée et en tenant compte des investissements à amortir et à rémunérer. Des investissements qu’ils estiment à 150 milliards d’euros !

On s’aperçoit par ailleurs de quelques difficultés sous estimées jusque là. Comment construire de nouvelles lignes face à l’opposition des propriétaires terriens par exemple ? Ou encore le traitement des industries grosses consommatrices d’électricité qui avaient été exemptée d’une taxe pour la construction et l’exploitation de ce réseau par la loi sur les énergies renouvelables de 2011, et dont on découvre aujourd’hui qu’elles seraient trois fois plus nombreuses que prévu, 277 au lieu de 100 prévues, pour un surcoût de 300 millions.

Enfin les politiques se sentent moins confiant dans la capacité de résistance de l’industrie à de telles hausses du coût de l’énergie et se préparent à sacrifier quelques promesses sur l’autel de la compétitivité des entreprises. A un an des élections législatives, il faudra sans aucun doute cacher quelques vérités dérangeantes sur les surcoûts, mais aussi faire des compromis sur certains objectifs, si l’emploi était menacés sur la période.

Des vicissitudes qui risquent de nous arriver à nous aussi mais bien moins marquées du fait de notre plus grande prudence dans la transition…A suivre.

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fredo

pour rappel, le prix elec va croitre +30% d’ici 2016… en France (source EDF) !! L’auteur polémiste que publie a nouveau Enerzine ( après un plaidoyer pro gaz de schiste) devrait conclure sur l’Allemagne et pas sur la France, ou alors comparer aussi l’investissement nécessaire et hausse de couts prévisibles toutes énergies confondues en France.

Ambiel

ça commence bien avec son “la décision de l’Allemagne de sorir du nucléaire fut prise 3 semaines après Fukushima”. On croit rêver devant un tel mensonge, la décision était déjà prise depuis….10 ANS !!!!!!!!!!!!! La droite après son arrivée au pouvoir n’a fait que repousser cette sortie, pour finalement reprendre le calendrier initial suite à Fukushima.

Pas naif

personne n’est dupe de la volte-face Merkel qui s’accroche au pouvoir. A force de faire semblant d’être aveugle au sujet de l’explosion des coûts d’électricité et d’avoir béni les anti-nuc, la chancelière se prépare une sortie peu honorable: Elle aura fini ses mandats à peu de frais pour elle mais d’énormes dettes à venir pour son pays ainsi qu’une nouvelle rente CO² pour l’humanité. Dans moins de 5ans on lui crachera dessus et une autre direction énergétique sera définie. Ceci devrait être une leçon pour nous tous à tirer: Quand la démocratie (je devrais dire la “médiacratie”) est jugulée par les média et les politiques, on va dans le mur.

De passage

de voir le “virage” idéologique actuel: il y a encore 3 mois nul article ici dénonçant l’idiotie économique de l’énergie allemande. Idem dans Le Monde. Travail de contre-sape après des années dans le sens inverse. On a ici la preuve que même ceratins média coimmencent à comprendre que le tout-écolo est fausse route, qu’il faut tourner casaque pour en sortir tête haute.

pclost

Cet article biaisé vaut surtout son pesant de cachouètes lorsqu’il est dit “Avant d’ouvir la boite à bêtises …” Dire que vous terminez par “A suivre”, c’est inquiétant …

Claudino

vous avez parfaitement raison , c’est Schroder qui a mis en place le plan de sortie du nucléaire en 2000 ! Mme Merkel qui , dans un 1er temps , avait décidé de différer de quelques années l’arrêt de chaque réacteur , a repris le plan de Schroder quand elle a vu qu’elle allait perdre les élections . La volonté de sortie du nucléaire est avant tout une volonté populaire et non la volonté de Mme Merkel .

Claudino

Ce ne sont pas les énergies renouvelables qui sont la cause nr1 du surcout de l’électricité au compteur en Allemagne . Ce sont les taxes ! Dans le prix du kWh vendu au compteur pour un particulier les taxes représentent près de la moitié de la facture . Il est temps pour le gouvernement d’être plus raisonnable . S’il y a eu un problème avec le développement des énergies renouvelables en Allemagne cette année , c’est que l’objectif annuel a été largement dépassé . Alors que le pays devait terminer l’année 2012 à près de 24,5% d’énergies renouvelables dans le mix électrique , c’est à 25,5 % que ça va se terminer , proche de l’objectif de fin 2013 . D’où des problèmes de raccordement et d’acheminement . L’Allemagne est victime de son succès .

Luis

¤ La sortie du nucléaire en Allemagne a commencé avec la loi de février 2002, issue d’un plan de sortie du nucléaire en vingt ans élaboré dès juin 2000. Cette loi, prévoyait l’arrêt des réacteurs nucléaires à des dates variables selon leur ancienneté et leur vétusté, le dernier étant arrêté en 2022. Un réacteur de 640 MW a été mis hors service en 2003 et un autre de 340 MW en 2005. Après une remise en cause par le gouvernement conservateur en septembre 2010, pour repousser de douze ans la sortie du nucléaire, la loi de 2002 a été rétablie après le drame nucléaire survenu au Japon au printemps 2011. En 2011 chez nous, une presse servile à l’industrie nucléaire poussait des cris d’orfraie en prétendant que l’Allemagne sortait du nucléaire sans prévenir ses voisins ni demander leur autorisation !

Mamouth

Et la caravane allemande progresse. Bien sûr que la transition coût de l’argent. Mais l’immobilisme finit par en coûter plus au long terme. Encore faut-il avoir une vision et une volonté à long-terme, bien loin du “après moi le déluge” si français.

dede29

qu’ils n’était pas très clairs les allemands ;et encore on n’a pas parlé les constructions des centrales à charbon et à lignite .

Ambiel

L’allemagne a débuté sa transition, ça fait urler les nucléocrates français qui ont peur que l’opinion publique française y voit une alternative au modèle imposé chez nous depuis 40ans. Pour l’instant les Allemands y arrivent à peu près, rendez-vous en 2020 pour le prmeier vrai rapport d’étape et pour voir s’ils atteignent la première balise avec 35% d’ENR et surtout à quel cout et pour quelle qualité de fourniture de service. Les Allemands ont aujourd’hui 71GW de moyens fossiles et 20GW de fissile. Ils devraient construire 20GW de gaz+charbon pour rester avec 90GW (leur pic max) en cas d’absence de vent+soleil+hydro au moment d’un très fort pic de froid en semaine vers midi). Sécurité du réseau oblige. Mais si l’on regarde de plus près ces 70+20GW de fossile vont servir de moins en moins et ils vont avoir un vrai problème pour les financer, d’autant plus qu’ils ont dans le même temps près de 20GW de charbon/lignite qui arrivent en fin de vie ou qui ne seront plus aux normes UE. Bon nombre de ces projets font l’objet de communications prudents à alarmistes de la part des Utilities allemands, qui agitent le drapeau rouge du risque de black-out en cas de non financement et donc non construction. RDV en 2020 pour voir ce qu’il en sera vraiment, avec les dernières centrales fossiles d’Allemagne à être mises en service. En attendant, le solaire va produire 30TWH en Allemagne en 2013, l’éolien 70TWh et la biomasse/biogaz 20TWh. En France les mêmes capacités, du fait de notre meilleur réseau, de notre meilleur ensoleillement et de notre meilleure ressource de vent produiraient pour le solaire 40TWh et pour l’éolien 90TWh. Nous serione déjà à 160TWH d’ENR, soit au total avec l’hydro, 47% d’ENR dans notre conso et 42% de notre production, ce qui correspond à peu près à l’objectif de Hollande pour…. 2025. On a donc 13 ans devant nous pour faire ce que les allemands ont fait en moins de 10ans pour un cout 2 à 5 fois plus élevé suivant la techno qu’il ne l’est aujourd’hui. Merci à l’Allemagne d’avoir ouvert la voie et d’avoir essuyé les plâtres, en particulier financiers. Sans leur “folie”, le solaire serait toujours un gadget méprisable par nos nucléocrates.

jpdebangui

L’allemagne quitte le nucléaire… décision de 2002. Mais elle importe de l’électricité française à 80 % nucléaire… Est-ce logique ? Non, alors coupons les lignes qui vont de France en Allemagne et ce sera cohérent avec leur décision !!! La politique ne fait pas bon ménage avec l’économie réelle. Pour le nucléaire les allemands ont la même approche que pour le retraitement ou pour les déchets… Propre chez eux, mais tout chez les autres ! C’est comme cela qu’ils arrivent à dominer l’Europe !

Serge Rochain

Nous serions les premiers dans la mouise si nous coupions les lignes avec l’Allemagne sachant que chaque hiver en journée où nos réacteurs nucléaires ont peine à répondre à la demande, nous importons ce qui nous manque depuis l’Allemagne dont les éoliennes tournent en hiver à plein régime en mer du Nard et Baltique. mon pauvre jpdebangui accroc à colporter toutes les fakes news anti-ENR qui lui passent sous le nez.

Ambiel

Vous êtes à côté de la plaque comme souvent. C’est la France qui importe de l’électricité d’Allemagne !!

Ambiel

Nous importons plus d’électricté d’Allemagne qu’ils nous en importent depuis… 2004!! Au lieu de répéter les bullshit des nucléocrates bornés comparez la réalité à la propagande qu’on vous sert depuis des années !

Ambiel

Si on coupe les frontières comme vous le proposez, c’est nous qui sommes dans la mouise, et particulièrement au pire de l’hiver où notre stupide sytème fait de bien trop de chauffage électrique nous rend dépendant du charbon, solaire, éolien, nucléaire, gaz allemand pour ne pas voir notre réseau sauter.

climax1891

Au total, l’Europe a consommé 2843,24 TWh en 2007. Il y a, dans le domaine résidentiel et tertiaire, de

Luis

¤ En effet, le solde des exportations et importations d’électricité entre la France et l’Allemagne est toujours en faveur de nos voisins orientaux depuis 2004, excepté quelques mois d’adaptation au milieu de l’année 2011. Vu depuis la France : Année – export (fr->de) – import (de->fr) en TWh 2004 – 11,0 – 19,7 2005 – 11,6 – 21,3 2006 – 9,5 – 15,0 2007 – 8,0 – 16,2 2008 – 6,4 – 19,0 2009 – 7,2 – 19,1 2010 – 9,6 – 16,1 2011 – 10,8 – 8,4 2012 – 3,9 – 9,9 (de janvier à septembre) On remarque que le solde (inversé) est faible en 2011. Le tableau des usages d’électricité en 2007 vient d’ici : Voir aussi : pour une comparaison des consommations d’énergie et des bilans énergétiques entre la France et l’Allemagne.

Eloi

Il y a beaucoup d’électricité allemande qui transite par chez nous. Ca ne veut pas dire que nous l’utilisons Veuillez jeter un coup d’oeil au graphique suivant (données RTE 2010) : * en abscisse : solde total des imports exports * en ordonnée : solde des imports exports avec l’allemagne Comment interpréter ce graphique ? * en haut à droite : nous exportons au total et exportons vers l’Allemagne * en haut à gauche : nous importons au total et exportons vers l’Allemagne * en bas à droite : nous exportons au total et importons d’Allemagne. * en bas à gauche : nous importons au total et importons d’Allemagne. Pour insister : à droite on est exportateur net vers l’Europe. à gauche on est importateur net depuis l’Europe On voit clairement sur ce graphique que nous “dealons” l’électricité allemande (probablement intermittente et dont l’Allemagne ne veut pas) vers l’Europe. Il y a probablement un avenir à devenir en France la plaque tournante de l’électricité, entre l’éolien intermittent du Nord de l’Europe et le solaire intermittent du Sud de l’Europe. Si a chaque fois, on prend une taxe, c’est toujours ca de gagné ! Ca ne veut pas dire que nous ayons intérêt à faire trop, nous même, de renouvelables intermittents. Par ailleurs, on peut aller voir les statistiques du commerce extérieur de l’électricité (NC8 27160000) sur le site suivant : imports. Sur les 12 derniers mois * exportations d’électricité depuis l’allemagne : 660 M€ * importations d’électricité depuis l’allemagne : 44 M€ Nous n’avons rien à perdre de nos échanges électriques avec l’Allemagne

Eloi

Nous n’avons rien à perdre de nos échanges électriques avec l’Allemagne Nos n’avons rien à perdre à échanger de l’électricité avec l’Allemagne

Sicetaitsimple

de ce rappel imagé. Il n’y a pas France d’un coté, Allemagne de l’autre, il y a aussi tous les autres voisins et du trading. Et bien sûr l’electrcité allemande ( en prix de marché, débarrassée des taxes diverses et variées) est globalement très compétitive, il n’y a aucun doute là-dessus. Pour le consommateur allemand, c’est moins net….

Eloi

Il est d’ailleurs assez intéressant que sur le mois d’août, nous avons importé en moyenne à 41 €/MWh tandis que nous exportions à 47 €/MWh (alors que la moyenne sur l’année est plutôt en notre défaveur). On peut donc se laisser à penser que le PV fait baisser les prix… chez les autres. Bon cela dit ne nous glorifions pas : cet hiver on risque d’affronter notre pointe électrique pour fort cher, tandis que nos voisins orientaux affronteront leur propre pointe de gaz.

Sicetaitsimple

Comme chaque année…Il y a forcément une pointe liée au chauffage dans tous les pays de nos latitudes. C’est peut-être plus facile à gérer avec du gaz, sauf quand le grand voisin décide de fermer les vannes, ce qui arrive régulièrement depuis plusieurs années vis-à-vis certes d’ex pays sous influence, mais qui n’est pas sans conséquence surs ses “bons” clients. Compliqué dans tous les cas.

Pastilleverte

les vert…ueux voient leur facture d’électricité s’envoler, et ça gaze (de schiste) pour les USA qui voient le prix de l’énergie (et la dépendance extèrieure) chuter. vivement que la France suive le bel exemple d’outre Rhin !

Jp l

Vous confondez échanges physiques réels et contractuels dans le cas des premiers nous sommes exportateurs, pour les seconds c’est l’inverse. Il me semble que vous interprétez avec de mauvaises bases. Vous commentez donc ici les échanges contractuels. Quand on connaît l’activité des “bourses” de l’électricité, surtout en Allemagne, il ne faut pas s’étonner de voir de tels volumes qui n’ont rien à voir avec les échanges réels. On peut avoir ici des explications avec les chiffres de 2009. Voir les commentaires : “On constate page 12 sur la carte représentant les flux d’énergie que entre la France et l’Allemagne (2009) il y a eu 10,6TWh d’exportation et 1,4Twh d’importation. …….” …….“Ainsi coexiste le marché de l’électricité, qui régit des flux commerciaux d’électricité entre les pays, et les échanges physiques de l’électricité qui ont lieu aux frontières des pays interconnectés. Ce sont deux réalités différentes, gérées par des acteurs européens différents. Les flux commerciaux sont le résultat d’un arbitrage économique par les acteurs de la bourse de l’électricité au niveau européen. Les flux physiques de l’électricité aux interconnexions sont gérés par les gestionnaires de réseau de transport d’électricité des pays frontaliers concernés.” Mais je peux me tromper.

Sicetaitsimple

Sans vouloir répondre à la place d’Ambiel, on parle bien d’échanges contractuels, et les chiffres ont été rappelés ci-dessus par Luis, le lien rappelant les chiffres année par année ayant été cité par Ambiel. Il n’y a que les chiffres des échanges contractuels qui ont de l’importance si on veut comparer les choses, les échanges physiques sont un problème quotidien et ardu des gestionnaires de réseau. Bien sûr la capacité d’échange physique n’est pas sans influence sur les échanges commerciaux. Si on prend le cas de la France, les NTC ( Net Transfert capacity), c’est-à-dire les capacités net d’export aux interconnexions, tenant compte des réservations nécessaires au capacité de secours, sont de l’ordre en moyenne annuelle de 10000MW.

Luis

¤ Pour les échanges entre deux pays, ce sont les échanges contractuels qui représentent la réalité des échanges (importations/exportations), quel que soit le chemin emprunté par l’électricité pour aller du vendeur (producteur) à l’acheteur (consommateur). Ces échanges contractuels ont lieu au jour le jour selon les opportunités : besoins d’un pays, production d’un autre pays, prix proposé par les différents acteurs (traders). Par exemple, EDF prévoit qu’il lui faut tant de MWh le lendemain, répartis selon les heures, et constate que toute la production française ne suffit pas. Un coup d’oeil à la bourse des échanges et, à certaines heures, l’Allemagne lui propose le meilleur prix pour lui fournir une partie de l’électricité nécessaire. Affaire conclue, la France va importer de l’électricité d’Allemagne. La balle est maintenant dans le camp des gestionnaires de réseaux. En fonction des capacités de transport disponibles, le transfert physique passera par différentes lignes électriques et/ou pays. Par exemple, de l’électricité éolienne de Basse-Saxe pourra passer par les Pays-Bas et la Belgique, alors que de l’électricité photovoltaïque de Bavière pourra passer par la Suisse. Les échanges aux frontières n’ont donc qu’un lointain rapport avec les échanges entre pays (sauf exception : Portugal-Espagne) car le réseau électrique européen est maillé. Les échanges entre la France et l’Allemagne peuvent passer à travers quatre autres pays, dans un sens comme dans l’autre. Ce sont les valeurs de RTE, indiquées dans l’aperçu mensuel et les statistiques annuelles qui sont les bonnes, avec les valeurs réelles entre acheteur et vendeur de chaque pays. Si vous êtes contrôlé par les douanes à Strasbourg avec une grosse cargaison de chocolat suisse, celles-ci considèreront que le chocolat vient d’Allemagne. Pourtant, c’est un échange de chocolat entre la Suisse et la France.

Eloi

Ca à l’air difficile de faire rentrer dans votre tête qu’importer de l’électricité d’Allemagne pour la revendre aux Suisses, aux Italiens ou aux Espagnols ne signifie pas que nous avons besoins de l’électricité allemande… Il est possible de s’époumoner pendant des heures sur “la réalité des échanges”, cela ne change rien au fait qu’en termes économiques, nous gagnons à échanger notre électricité avec les voisins : Solde export – import : * Allemagne : +610 M€ * Italie : +650 M€ * Suisse : +300 M€ * RU : +206 M€ * Belgique : +110 M€ * Espagne : +80 M€ * total : +1800 M€ Nous sommes dans une très bonne situation économique du point de vue de l’électricité, et nous sommes à l’avantage avec tous nos voisins. Je ne vois pas en quoi il est nécessaire de minimiser cette bonne nouvelle !

Sicetaitsimple

sur un point fondamental. Ce n’est pas (sauf cas exceptionnel de pointe hivernale) parce “qu’EDF constate que toute la production francaise ne suffit pas” qu’EDF achète de l’electricité à ses voisins.Cest simplement parce qu’à ce moment là, les MWh qu’EDF peut acheter reviennent moins cher que de les produire en démarrant un moyen EDF. C’est pareil dans l’autre sens. C’est pareil presque partout en Europe, il n’y a pas aujourd’hui de sous-capacité. Je prends souvent l’exemple de l’Italie: celle-ci serait tout-à-fait capable de subvenir à ses besoins compte-tenu de sa puissance installée, mais elle importe depuis de nombreuses années environ 10% de sa consommation simplement parce que ça lui coute moins cher que de la produire elle-même. Importer de l’electicité (en Europe) n’est pas un signe de sous-équipement.

Carl

le pire c’est notre belle France qui va se transformer en porte épingle …pour rien enfin si pour le business subventionné payé par les augmentations de prix .

Luis

¤ Lorsque les moyens de pointe doivent être mobilisés, il est plus judicieux d’importer, le prix étant moins élevé, que de démarrer une centrale au fioul ou une turbine à combustion (gaz ou fioul). Mais je ne vois pas pourquoi les suisses, les italiens ou les espagnols achèteraient à un intermédiaire français de l’électricité “de seconde main” produite en Allemagne alors qu’ils peuvent l’acheter directement auprès d’un producteur allemand. Le fait que l’électricité transite parfois sur les lignes électriques françaises n’a rien à voir, comme pour les camions de tous pays qui transitent sur nos routes. Est-ce que les allemands s’adressent aux français pour acheter leurs tomates espagnoles ?

trimtab

Pour mieux comprendre comment fonction la ‘marmite’ électogène francais et le 46 cables qui nous relie à nos voisins: Indépendance ‘électrogène’ mon oeil ! Nous mangeons tous dans la même gamelle, ça tournent, ça produit, sa se cosomme, ça se vend, ça s’achète en fonction des nombreuses paramètres, ou chacun trouve chauseur à son pied pour combler ses besoins, vendre son rab, troquer la rab des autres, et vis versa dans tous les sens car………..ça ne se stocke pas….au moins pour le moment, et il faut faire tourner le jus…. Histoire du voyage éclair d’un électron ordinaire : Hans , le particulier allemand qui auto consomme ses quelques kwh de PV tire moins sur son reseau local, qui lui du coup a un peu plus à transmettre plus loin, qui soulage celui là, qui fait qu’il y a du ‘rab’ qui fini par arriver à la frontière…qui est consommé après par marcel le français, qui soulage un peu son réseau qui emmene du ‘rab’ plus loin qui fini à coté de la Suisse, la Belgique, l’Espagne ou le Royaume Uni, que quelqe’un vend à quelque’un d’autre…et faisant passer peut être par 3 pays avant d’ être finalement ‘bouffer’ par Marcello à Rome…..ou John à Londres……et tourner manège…… Nous n’avons peut être pas les mêmes goûts, mais nous manger tous dans la même marmite, et qu’on le dise pour l’énième fois, les électrons comme des nuages de Tchernobyl ou de la tempète Cynthia, ne connaissent pas de frontières….. trimtab

Sicetaitsimple

que Trimtab, le problème c’est qu’il faut passer une frontière au débit limité, et acquitter le”péage” à cette frontière, via des enchères implicites ou explicites, ce sont les flux commerciaux. Après, les electrons font un peu ce qu’ils veulent, on passe dans les flux physiques… Donc, si vous voulez passer deux frontières, bah il faut payer deux fois, d’où la necessité de déclarer dans chacun des pays traversé.

Sicetaitsimple

La prochaine fois que je mange une pizza en Italie, surtout si c’est un midi d’été, je ne manquerais pas de penser qu’elle a un petit truc Munichois qui relève encore sa saveur! Cordialement.

Sicetaitsimple

Vous citez le cas de l’appel des moyens de pointe, mais ce n’est pas et de loin à ce moment là que ce font la totalité des imports. Regardez les courbes imports-export par pays sur le site RTE, vous verrez que l’Allemagne exporte très régulièrement vers la France l’été en milieu de journée, quand le PV donne à fond. A ce moment là, il n’y a sauf exception aucun moyen de pointe sur le réseau en France, et aucune raison qu’ils le soient, même sans imports allemands.. Une fois de plus, on est, sauf période de tension sur le réseau, sur une optimisation d’un parc electrique qui est qu’on le veuille ou non européen. Les renouvelables quand ils produisent massivement ont pour effet de faire baisser les prix de marché, donc les voisins de l’Allemagne achètent une electricité pas chère, ou du moins moins chère que celle qu’ils pourraient eux-même produire.C’est le cas en été dans la journée, et le cas toute l’année quand il y a un coup de vent violent en allemagne. Hans et Marcello ont bien compris qu’ils étaient complémentaires….

Luis

¤ Le transport de l’électricité est payant et, dans la mesure où les lignes directes ne sont pas saturées, une compagnie d’électricité suisse ou italienne n’a aucun intérêt à acheter de l’électricité allemande chez un revendeur français. Chacune de ces compagnies achetera soit de l’électricité allemande, soit de l’électricité française, selon les jours et les heures (ou en vendra à ces pays) en considérant le prix total : prix du producteur + prix du transporteur. D’un autre côté, s’il existe une forte demande en région parisienne et malgré une forte production en Rhône-Alpes, si la liaison entre les deux est saturée, EDf pourra très bien importer d’un côté (nord-est) pour satisfaire la région parisienne et exporter d’un autre côté (sud-est) pour écouler une partie de la production de Rhône-Alpes. La situation est la même si seuls les différentiels de coût (producteur + transporteur) sont en jeu pour alimenter une zone de distribution donnée. Ce qui fait que le renforcement des réseau est en partie dû aux augmentations de consommation (très visible sur certaines agglomérations) et à la libéralisation de l’électricité, pas seulement à l’essor des énergies renouvelables. Pour le solaire au contraire, cela limiterait plutôt les besoins sur le réseau de transport. Par exemple, la production de la centrale solaire de Toul-Rosières évitera de faire venir l’électricité d’une lointaine centrale nucléaire ou des centrales au charbon de Blénod ou de La Maxe (tous vers Metz-Nancy).

Sicetaitsimple

La différence vous l’aurez compris, c’est que le transporteur de tomates espagnoles devant livrer en Allemagne roule sur un réseau normalement non congestionné ( s’il l’est, il attend ou prend du retard, ce qui n’est pas possible pour l’électricité) et n’a donc pas besoin de réserver son passage à la frontière, et qu’il paye ses péages au fur et à mesure qu’il avance.

Sicetaisimple

Ah bon? On peut discuter à l’infini de l’effet des renouvelables sur la gestion et les pertes réseaux. Théoriquement, ca peut amener des avantages. Pratiquement, au moins dans un réseau comme le réseau européen, ça ne parait pas évident ou du moins nous n’en avons pas encore vu l’évidence. Si vous avez des exemples contraires (pas du théorique, du vécu documenté), je suis preneur.

zelectron

10 centimes d’€uros en Allemagne contre 5,7 en France ? Ce dernier chiffre incluant le coût des sureffectifs, des gabegies, des sous-traitances à prix d’or et autres dépenses somptuaires d’EDF, ah! j’oubliais les “aventures étrangères” qui ont couté si cher … le prix de l’électricité en France devrait avoisiner les 4 centimes !

Luis

¤ Au second semestre 2011 (dernières statistiques complètes disponibles, le prix de l’électricité est le suivant dans quelques pays, avec en regard le taux d’électricité nucléaire. Les prix sont en centime d’euro par kWh. Pays – Prix ht – Prix ttc – Taux électricité nucléaire France . . . . .. – 10,17 – 14,23 – 75% Portugal . . . .. – 10,68 – 18,81 – 0% Danemark . . . . – 13,15 – 29,75 – 0% Allemagne . . . . – 13,95 – 25,31 – 18% Italie . . . . . . – 14,12 – 20,65 – 0% Grande Bretagne – 15,09 – 15,84 – 16% Belgique . . . .. – 15,95 – 21,19 – 51% Espagne . . . . . – 16,84 – 20,88 – 20% Contrairement à une croyance fort répandue, ce n’est pas le nucléaire en lui-même qui conduit à coût hors taxe plus faible en France (=coût de production + bénéfices). Les diverses taxes servent à de nombreux usages très variés selon les pays, la TVA elle-même étant très variable. On remarquera que, malgré 51% d’électricité nucléaire, la Belgique a un coût de production très élevé, contrairement au Portugal sans nucléaire. Les deux pays ont une population similaire. Et la Grande-Bretagne n’a presque aucune taxe.

Luis

¤ Les prix indiqués pour l’électricité concernent des consommateurs moyens, pour une consommation de 2.500 à 5.000 kWh par an. Ce sont les valeurs moyennes constatées par Eurostat, pondérées en fonction de l’importance de chaque fournisseur.

Eloi

Il est clair qu’aujourd’hui, il n’est pas très facile de départager entre fossiles et nucléaire vis-à-vis de la compétitivé du coût de l’électricité. Si vous vouliez montrer qu’un parc fossile important peut-être compétitif, vous avez réussi. Cela dit, ce qui est important, c’est que le coût HT que vous nous montrez n’inclut pas le surcoût des renouvelables, qui lui se trouve justement dans le prix TTC via notamment les taxes pour les obligations d’achat. Je vous met le tableau avec les taxes globales s’appliquant sur le tarif HT (à partir de vos chiffres) / la part d’électricité renouvelable (hors hydraulique) : * France : 40% * Portugal : 76% * Danemark : 126% * Allemagne : 81% * Italie : 46% * UK : 5% * Belgique : 12% * Espagne : 24% Les plus grosses taxes sont très généralement les pays où il y a la plus grande pénétration de renouvelables (hors hydraulique). Le niveau de taxes au Portugal (avec 20% d’ENR hors hydraulique dans l’électricité), en Allemagne et au Danemark le montrent bien. L’Espagne est une exception dans le sens où elle accumule une dette d’obligations d’achat non payée (>20 milliards d’€). Donc certes les taxes couvrent des usages “variés”, mais elles couvrent, parfois de façon totalement significatives, les tarifs d’achat renouvelables. Cela rejoint bien le propos de Sicetaitsimple : le tarif HT de l’électricité allemande est très compétitif (nucléaire + lignite). Mais pas le TTC avec obligations d’achat.

Eloi

“Je vous met le tableau avec les taxes globales s’appliquant sur le tarif HT (à partir de vos chiffres) / la part d’électricité renouvelable (hors hydraulique) :” Il faut lire “Je vous met le tableau avec les taxes globales s’appliquant sur le tarif HT (à partir de vos chiffres)”

Eloi

Ci-dessous la part de renouvelables (hors hydraulique, mais avec biomasse/déchet) dans l’électricité pour une bonne part des pays cités plus haut / l’écart entre la part de taxe du pays concerné et la taxe moyenne (50%) : * France : 2% (2009) / -10% * Portugal : 20% (2009) / +25% * Danemark : 30% (2009) / +75% * Allemagne : 14% (2010) /+30% * Belgique : 4% (2006) / -20% (j’avais fait une erreur plus tôt : la part de taxe en Belgique est de 33%) * Espagne : 30% (2009) / -27% On y voit le caractère très exceptionnel de l’Espagne, ainsi que l’influence très probable des ENR hors hydraulique sur la taxation.

Sicetaitsimple

Votre comparaison est quand même très tandencieuse…Mais je note quand même que la France est le pays parmi ceux que vous citez où l’electricité HT ou TTC ( c’est un peu ce qui compte, non?) est la moins chère. Elle a aussi l’haleine la moins chargée en CO2. Mais certes elle est très majoritairement nucléaire… Au fait, vous ne m’avez pas répondu sur les pertes?

Luis

¤ Le petit comparatif sur les prix de l’électricité est tout simplement pédagogique, pour répondre à la rengaine selon laquelle le nucléaire permettrait de produire de l’électricité moins cher. Pour comparer les coûts de production, en l’absence d’autres sources, le mieux est d’étudier les prix de vente hors taxes. C’est ce qui se rapproche le plus des coûts de production dans la mesure où les taux de marge (bénéfices) du secteur énergétique sont à peu près être identiques dans les pays européens. Cela dit, les taxes liées à l’électricité renouvelable ne représentent qu’une petite partie des taxes. Certains pays ont volontairement transféré des taxes (nationales, régionales et locales) sur l’électricité à la fois pour encourager les économies d’énergie et pour percevoir certaines ressources par ce moyen et donc moins par les impôts ou les cotisations sociales. Une étude allemande montre qu’en 2009, pour la consommation d’un foyer moyen (3.500 kWh/an) la taxe pour les énergie renouvelables (EEG) ne représentait que 3,10€ sur une facture mensuelle de 65,97€, soit 4,7% (22,6 cts/kWh) p.26 : On voit aussi qu’une partie des taxes sert à alimenter les caisses de retraite (p.7). On constate par ailleurs que la baisse du tarif d’achat du solaire photovoltaïque prévue pour 2016 a déjà été réalisée en 2012 (p.30). En France, selon la CRE, le prix de l’électricité devrait augmenter de 30% d’ici 2015 (loi NOME). Surtout, après 2015, l’Etat ne pourra plus réguler le prix de l’électricité et les prix grimperont encore.

Luis

¤ La taxe écologique en Allemagne (et sans doute d’autres pays) est une taxe distincte de celle sur les énergies renouvelables. Elle consiste à tranférer une partie des contributions sociales pesant sur le coût du travail vers les consommations d’énergie. “The ecological tax’s revenue was primarily used to reduce non-wage labour costs put towards public pension scheme or to limit their increase. In 2003, the revenue generated by the eco-tax amounted to approximately 18,7 billion Euro, from which 16,1 billion, i.e. about 90%, went into the public pension scheme. Employers and employees could thus benefit from a reduced contribution rate, from 20,3% in 1998 to 19,5% in 2005. The relief offered by the ecological tax reform is however larger: without the ecological tax reform, contributions to the public pension scheme would have further increased in the same time-period as a result of demographic and economic pressures. ” Without the ecological tax reform, contributions in 2005 would thus have been at least 1,7 percent points higher, i.e. at 21,2%. Les taxes locales sur l’électricité permettent de réduire les impôts locaux (genre taxe foncière et taxe d’habitation).

Eloi

Je ne pense pas qu’il y ait beaucoup de personne sur ce site qui prétende que, de manière générale, le nucléaire coûte toujours moins cher que le fossile installé ou l’hydraulique, ce en quoi votre présentation des prix HT est effectivement intéressante. Il est clair que pour un pays comme l’Allemagne disposant d’un prodigieux parc thermique ancien, il serait très compliqué de démontrer que le nucléaire soit nettement plus rentable. Après… pour le futur… thermique à flamme avec CSC, CCG avec le risque de l’intermittence et le risque de l’approvisionnement (racket ?) russe… Vous nous montrez juste le match thermique/nucléaire. Très satsifaisant pour notre pays, si vous voulez mon avis (après tout, les autres font ce qu’ils veulent). Sous-entendre que le match serait le même avec les ENR, c’est un peu gonflé. Prétendre ensuite, sur la base d’un article de 2005, que dans le prix TTC il y ait tout sauf des subventions aux ENR… c’est un peu gonflé.

Eloi

Je vous propose la lecture de cet article de Der Spiegel (Octobre 2012) Extrait : “The price hike is the result of an assessment under the Renewable Energy Act (EEG), a sort of green-energy solidarity surcharge that is automatically added to every consumer’s electricity bill. Under the agreement reached in the last round of negotiations, the assessment will increase from 3.6 cents to 5.4 cents per kilowatt hour./ With the new rates, German citizens will be paying a total of more than €20 billion ($25.7 billion) next year to promote renewable energy. This is more than €175 for an average three-person household, a 50 percent increase over current figures. “

Sicetaitsimple

L’EEG surcharge n’est pas “l’ecological tax”. Vous dites que “les taxes liées à l’énergie renouvelable (l’EEG surcharge) ne représentent qu’une petite partie des taxes” ( je reprends votre gras). A 54€/MWh en 2013, ça représentera environ 25% (et à 35 en 2012, environ 15%) du prix final pour le consommateur domestique, petit professionnel,..etc.. Le débat est donc sur la notion de “petite partie”. Je ne considère pas que 15 à 25% soit un petit chiffre…. En valeur absolue, 54€/MWh est déjà supérieur au prix du produit lui-même ( sortie centrale, avant transport et distribution), qui est quand même la référence, car tout kWh renouvelable (sauf l’autoconsommé) va devoir être transporté dans la plupart des cas, distribué, compté….

Luis

¤ Comme je l’ai indiqué plus haut “La taxe écologique en Allemagne est une taxe distincte de celle sur les énergies renouvelables” (EEG). Dans la surcharge (EEG) du prix de l’électricité pour 2013 en Allemagne, seulement 43% est dû aux énergies renouvelables : 2,26 cts/kWh sur un total de 5,21 cts/kWh. L’augmentation est seulement de 0,19 cts entre 2012 et 2013 (de 2,07cts à 2,26 cts). 2012 – 2013 : élément (valeurs en centimes d’euro) 0 – 0,69 : Compensation découvert 2012 0 – 0,13 : Réserve de liquidité 0 – 0,14 : Prime de marché 0,96 – 1,29 : Privilège de l’industrie (exemptions) 0,53 – 0,69 : Baisse des prix de gros 2,07 – 2,26 : Energies renouvelables —– – —— 3,56 – 5,21 : Total EEG (Source : BEE) Dans cette affaire, les prix augmentent de 7% pour le consommateur ordinaire, mais baissent de 18% pour l’industrie. Mais ce n’est pas le cas de toutes les industries et certaines, comme la chimie, se plaignent que les industries les plus consommatrices d’électricité soient exemptées des frais de réseau.

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