Siemens veut croire en l’exploitation de l’énergie marémotrice

Siemens a réalisé au 1er trimestre 2012 une opération visant à détenir une participation majoritaire dans Marine Current Turbines, une société basée à Bristol, au Royaume-Uni, et spécialisée dans la conception et la fabrication de turbines marémotrices.

« L’acquisition de Marine Current Turbines constitue une étape importante pour la Division Solar & Hydro », avait alors expliqué Ted Scheidegger, CEO de la Division Solar & Hydro du Secteur Energy de Siemens. « Nous entendons continuer de promouvoir le développement commercial de cette technologie prometteuse qui utilise l’énergie des courants de marée, par définition prévisibles. L’objectif est de nous assurer une position de leader dans ce secteur d’avenir. »

Marine Current Turbines demeure une entreprise pionnière qui tient aujourd’hui le rôle de leader technologique dans le domaine des turbines marémotrices. En novembre 2011, Siemens a augmenté sa participation dans cette société pour la porter à 45% avant de finaliser son acquisition.

D’après les experts, ce secteur de l’énergie marine considéré comme une source d’énergie fiable devrait enregistrer une croissance annuelle à deux chiffres jusqu’en 2020. Le potentiel mondial de production d’énergie dans les usines marémotrices est estimé à 800 térawatt-heures (TWh) par an, ce qui excède d’environ 25 % la demande électrique totale de l’Allemagne et représente entre 3 et 4 % de la consommation électrique mondiale.

Le littoral des pays comme le Royaume-Uni, le Canada et la France ou des régions comme l’est de l’Asie offre un potentiel immense pour l’exploitation de cette technologie.

Marine Current Turbines (MCT) a déjà mis en œuvre avec succès un projet de démonstration à échelle commerciale avec SeaGen à Strangford Lough, en Irlande du Nord. Depuis novembre 2008, deux turbines axiales d’une puissance totale de 1,2 MW approvisionnent déjà 1 500 foyers en électricité.

A ce jour, SeaGen a déjà injecté plus de 3 GWh d’électricité dans le réseau. En termes de production électrique, il s’agit du plus grand site d’exploitation de l’énergie marémotrice à ce jour.

D’autres projets sont en cours de préparation, comme le projet Kyle Rhea (8 MW) en Ecosse et Anglesey Skerries (10 MW) au pays de Galles. « L’acquisition de MCT par Siemens a été très bien accueillie par les salariés et la direction, elle témoigne d’une grande confiance dans les performances réalisées par l’entreprise ces dernières années », a souligné Andrew Tyler, CEO de MCT.

Siemens veut croire en l'exploitation de l'énergie marémotrice

Les turbines marémotrices produisent de l’électricité à partir de l’énergie des marées. La turbine SeaGen est fixée à un mât et se met librement en mouvement grâce au flux et au reflux de l’eau. La technologie mise en œuvre est similaire à celle d’une éolienne, sauf que les pales du rotor ne sont pas actionnées par le vent mais par les courants de marée. L’eau a une densité de flux d’énergie 800 fois supérieure à celle du vent. Les deux rotors jumeaux de la SeaGen sont entraînés par le mouvement de l’eau et présentent des pales d’une amplitude de 180 degrés qui suivent de façon optimale la direction et la vitesse du courant marin. L’un des avantages majeurs de l’énergie marémotrice est qu’elle permet de planifier en toute fiabilité la production électrique, en fonction du cycle des marées.

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Pastilleverte

une fois éliminée la “clause de style” plus qu’agaçante : “potentiel MONDIAL, comparé à la consommation totale de l’Allemagne” ??? tiens on ne nous refait pas le coup de “ce qui représente la consommation de xxx foyers/persones”, et donc passé cette référence inutile, bravo au développement d’ENR adaptées aux environnements locaux, même si, par définition les usines marémotrices “efficaces” ne seront localisées que dans quelques endroits bien précis du globe, comme il est justement précisé dans la’article. Ce n’est pas une raison pour ne pas continuer la R&D dans ce domaine. Bravo donc à Siemens de mettre à disposition son potentiel technique, financier et commercial dans ce type de projet (mais oui, Siemens est une multinationale, même pas peur) J’aurais aimé plus de précision sur la question de la corrosion, qui était, me semble t il un des problèmes majeurs de “mamie Rance”, avec une technologie certes ancienne (presque 50 ans). Allez, ce n’est qu’un début continuons le…. (que les ex 68 ards complètent la phrase et que les autres cherchent sur Wikipédia)

Guydegif(91)

Bravo à Siemens pour cette lucidité et foi en MCT ! Dire que EDF_Energy (filiale_GB de EDF) a été le 1er actionnaire de MCT, mais…n’a pas vu venir les courants ! et s’est fait dammer le pion par Siemens ! OK, cette techno hydroienne_bi-pales_MCT(1.2 MW) rétractable de sous l’eau pour la maintenance (ID géniale!) est donc maintenant propriété de Siemens. Ce n’est pas pour autant qu’elle ne peut être implantée dans NOS courants de marées offshore_Bretagne ou Manche, pour exploiter le marnage significatif que nous avons la chance d’avoir en face de certaines de nos côtes et sites remarquables: Raz Blanchard, FromVeur, Bréhat, etc…. Voir aussi lien ci-dessous et mon post associé du 24/06: A+ Salutations Guydegif(91)

Rance

Curieux “article” (en fait la resucée d’un communiqué de presse de Siemens datant de février !) qui encense une technologie produisant moins d’un GWh par an (3 GWh sur 43 mois, ça nous fait à peine plus de 0,84 GWh/an) mais qui omet complètement de rappeler l’usine marémotrice de la Rance, qui produit allègrement ses 500 GWh par an depuis 46 ans ! Pas un mot non plus de l’usine coréenne de Sihwa Lake qui vient de démarrer et qui a une capacité encore supérieure à celle de la Rance. Alors certes la technologie Sea Gen offre l’avantage de ne pas défigurer les sites mais attention au facteur de charge qui est encore plus mauvais que celui de l’éolien terrestre (aux alentours de 700 h/an) ce qui nuit à la crédibilité de cette solution.

Guydegif(91)

Rance, je ne sais pas où vous avez lu les éléments vous permettant de dire ce que vous dites et de dénigrer le bébé SeaGen ! Les 3 GWh évoqués résultent, je pense, de phases d’installation et de mise au point, avant le régime de croisière ! En tous cas vous n’avez pas le droit , selon les éléments écrits dans l’article, de faire l’extrapolation ”sauvage” que vous faites ci-dessus ! Positivons sur MCT côté ”technique”, même si les politiques d’état et d’entreprise (France: gouv. et EDF) elles, n’ont pas optimisé pour la France dans ce cas de MCT ! Pour la prod. sur un an, si compte-tenu de la plage ”sans courants productifs” à l’inversion des marées, on compte 6000 hrs de prod/an (approx 8700 hrs x 2/3), ceci nous fait: 1.2 MW x 6000 = 7200 MWh/an, ou encore 7.2 GWh / an ! Pas mal, non, pour une première machine SeaGen commerciale ! Bonne continuation aux hydroliennes et cette source EnR trop longtemps négligée, prévisible et non aléatoire, donc fiable et on peut compter dessu à l’instant t ! A+ Salutations Guydegif(91)

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