Stockage du CO2 dans des aquifères de Mer du Nord

Une étude intitulée "Opportunities for CO2 Storage around Scotland", menée par le gouvernement écossais en collaboration avec le Scottish Centre for Carbon Storage (SCCS, Centre écossais du stockage carbone) et d’autres partenaires industriels, a révélé qu’environ 46.000 millions de tonnes de CO2 issu du secteur industriel (y compris la production d’électricité) pourraient être stockés dans des aquifères salins [1] en mer du Nord. Il serait alors possible de stocker l’équivalent d’une centaine d’années de toutes les émissions de CO2 du secteur industriel britannique.

Pour arriver à de telles conclusions, le SCCS et ses partenaires ont dans un premier temps évalué les niveaux d’émissions de CO2 en Ecosse et au Nord de l’Angleterre sur une période allant de 2008 à 2040. Ils ont ensuite déterminé le volume de CO2 qu’il serait possible de capturer.

L’équipe a ensuite passé en revue puis sélectionné 10 aquifères salins et 29 champs d’hydrocarbures situés sous la mer du Nord. Sachant que la capacité de stockage de 10 aquifères varie entre 4 600 à 46.000 millions de tonnes, cela permettrait non seulement de stocker le CO2 du reste du Royaume-Uni mais également celui de l’Europe. Plus de 90% de la capacité de stockage du CO2 repose sur de larges aquifères salins situés entre 1 et 3 km de profondeur en dessous du niveau de la mer et souvent proches des champs d’hydrocarbures.

Une étude intitulée "Oportunities for CO2 Storage around Scotland", menée par le gouvernement écossais en collaboration avec le Scottish Centre for Carbon Storage (SCCS, Centre écossais du stockage carbone) et d’autres partenaires industriels, a révélé qu’environ 46.000 millions de tonnes de CO2 issu du secteur industriel (y compris la production d’électricité) pourraient être stockés dans des aquifères salins [1] en mer du Nord. Il serait alors possible de stocker l’équivalent d’une centaine d’années de toutes les émissions de CO2 du secteur industriel britannique.

Pour arriver à de telles conclusions, le SCCS et ses partenaires ont dans un premier temps évalué les niveaux d’émissions de CO2 en Ecosse et au Nord de l’Angleterre sur une période allant de 2008 à 2040.

Ils ont ensuite déterminé le volume de CO2 qu’il serait possible de capturer. L’équipe a ensuite passé en revue puis sélectionné 10 aquifères salins et 29 champs d’hydrocarbures situés sous la mer du Nord. Sachant que la capacité de stockage de 10 aquifères varie entre 4 600 à 46.000 millions de tonnes, cela permettrait non seulement de stocker le CO2 du reste du Royaume-Uni mais également celui de l’Europe. Plus de 90% de la capacité de stockage du CO2 repose sur de larges aquifères salins situés entre 1 et 3 km de profondeur en dessous du niveau de la mer et souvent proches des champs d’hydrocarbures.

L’étude indique également que l’injection de CO2 dans des réservoirs naturels d’hydrocarbures serait une méthode efficace de récupération assistée du pétrole (EOR). En effet, cette technique est utilisée par l’industrie pétrolière depuis une quarantaine d’années.

La prise en compte des émissions de gaz à effet de serre dans l’atmosphère a mené à étudier ces dernières années le potentiel de cette méthode pour stocker durablement le CO2. Lorsque les conditions des réservoirs sont adéquates, cette méthode peut permettre à la fois d’augmenter notablement la récupération du pétrole, et de stocker définitivement du CO2 dans les formations géologiques.

Le potentiel de stockage du CO2 associé à l’EOR est important, à peu près 60% du CO2 injecté est retenu dans le réservoir, en ne prenant pas en compte la réinjection. Dans le cadre des plans actuels de la Commission Européenne, 12 projets de démonstration à grande échelle, qui appliquent la technologie de capture et de stockage de CO2 principalement à des centrales électriques fonctionnant au charbon, seront lancés d’ici 2015. Ainsi, cette étude permet d’ores et déjà d’identifier les sites potentiels de stockage du CO2 industriel en mer du Nord.

[1] Les aquifères salins

Localisés dans les bassins sédimentaires, les aquifères salins représentent des couches géologiques constitués de roches perméables (où l’eau circule librement) et poreuses (qui peut stocker de l’eau) situées généralement à une profondeur supérieure à 800m. Ils contiennent de l’eau hypersaline impropre à la consommation. Ces aquifères sont nombreux et peuvent avoir des superficies de plusieurs milliers de km2. Ils peuvent être offshore ou onshore.

En règle générale, chaque aquifère profond possède à sa base et en son sommet des couches imperméables composées par exemple d’argile, de marne ou de sel qui assurent une barrière d’étanchéité, en particulier vis-à-vis des réservoirs d’eau douce, qui sont peu profonds. Le terme réservoir fait référence à l’existence d’un réseau poreux connecté pouvant contenir des fluides (eau, gaz, huile).

[BE Royaume-Uni numéro 97 (7/07/2009) – Ambassade de France au Royaume-Uni / ADIT – http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/59852.htm]

            

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Charbi

Ces aquifères sont nombreux et peuvent avoir des superficies de plusieurs milliers de km2. Ils peuvent être offshore ou onshore.Donc il serait intelligent de construire les centrales thermiques à CCS aussi proche que possible de ces nombreux aquifères salins on-shore. Pour l’off-shore , on pourrait construire des centrales thermiques à CCS sur de très grosses plateformes offshores adaptées; puis relier par des cables électriques sous-marins aux continents (ou aux iles selon les cas de figures). Les centrales thermiques à CCS au charbon ou au gaz ont donc,dans ces cas là, un bel avenir .

Haiaiel53

et la faune marine dans tout cela ? Le CO2 injecté ne risque t’il pas de l’axfixier ?

Delmeriau

Chaque aquifère profond possède à sa base et en son sommet des couches imperméables composées par exemple d’argile, de marne ou de sel qui assurent une barrière d’étanchéité totale.Localisés dans les bassins sédimentaires, les aquifères salins représentent des couches géologiques constitués de roches perméables (où l’eau salée circule librement) et poreuses (qui peut stocker de l’eau salée) situées généralement à une profondeur supérieure à 800m. Ils contiennent de l’eau hypersaline impropre à la consommation.On peut donc y injecter et stocker sans retour le dioxyde de carbone d’une manière sure .Pas de risque d’asphixie pour les poissons,ni le reste de la faune,ni risque de rejets comme au cameroun . Ces installations sont absolument, définitivement ,étanches si on fait les choses très sérieusement .Evidement, les industriels du fossile devront se montrer très rigoureux dans ces applications technologiques sensibles.Sinon il y aura quelques soucis…

De passage

le gaz naturel hollandais contient déjà du CO², stocké là dessous depuis des millions d’années: s’il devait s’échapper, même lentement, il aurait disparu depuis longtemps et tous les autres gaz avec. L’existence de gisements de gaz naturel immenses est la preuve de leur herméticité à l’échelle géologique sur 50-100 millions d’années, jusqu’à ce que l’érosion mette a nu la couche supérieure. Cela se produit depuis longtemps à Bakou où un gisement de pétrole affleure le sol, donc se disperse lentement dans l’environnement: on voit venir. D’autre part, une “fuite” même notable (vidange du réservoir en 100ans) conduirait à une émission de CO² au fond de la mer, les courants le dissolvant et dispersant dans les océans et il finirait rapidement par atteindre l’atmosphère. A part des conséquences très locales autour de la sortie (la vie s’y adapterait très vite, voir les sources naturelles d’eaux gazeuses bourrées de CO² et les fumerolles volcaniques libérant actuellement bien plus de CO²), il resterait tout de même qu’en gros le CO² stocké aurait été éliminé de l’atmosphère durant 50ans équivalents, c’est énormément bien. Dès que nous aurons brûlé pétrole et charbon, il n’y aura plus d’émission massive industrielle de CO² et la Nature pourra très bien digérer et recycler tout ce qui serait stocké en acquifères profonds (disons pour siplifier TOUTES les futures émissions mondiales de CO²) à condition que la restitution soit étalée sur 1000 ans ou plus. Mais l’existence géologique de gisements de gaz prouve que les “fuites” seront insignifiantes et de conséquence non pas faibles mais absolument nulles. Ex: Les volcans émettent bien plus de CO² que nous.

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