Oubli ou moratoire masqué ? Un bel exemple à suivre en effet. Toutefois, concernant les nouveaux projets, si les tarifs d'achat de l'énergie photovoltaïque ont été déterminés trimestriellement par la Commission de Régulation de l'Energie conformément à l'arrêté du 04 mars 2011, il n'en demeure pas moins vrai que les ministres de tutelle, depuis, n'ont pas publié au JO les arrêtés homologuant ces tarifs. Ce qui concrètement vide de sa substance l'Obligation d'Achat Solaire pour tous les projets inférieurs ou égaux à 100 kwc dont la demande de raccordement est postérieure au 30 juin 2011.
Les effets de cet "oubli" s'observeront vers juin 2012 seulement, pour les premiers. Hasard de calendrier ?
"Selon Sunalp, le temps de retour énergétique, temps au bout duquel l'installation aura produit la quantité d'électricité qu’il a fallu pour la construire est de 3 années et demi environ."
Si quelqu'un peut expliquer cela, ce serait sympa !
Le retour sur investissement est d'environ 7-10 ans pour ces projets.
Un retour si court, inférieur à 4 ans, peut être expliqué par un tarif d'achat 2009 ou 2010 et une installation en 2011 avec un prix des panneaux en forte baisse depuis 1 an.
C'est donc très rentable (moins cependant qu'une centrale nucléaire qui rapporte 1 million d'euros par jour).
Quelques sociétés, en situation de monopole, des accès priviligiés au gestionnaire ERDF, des financements publics européens, des panneaux chinois et des poseurs étrangers, exploitent avec grand succès ce filon...
On parle de temps de retour énergétique, pas de temps de retour sur investissement...
Le temps de retour énergétique c'est la quantité d'électricité produite par l'installation solaire par an rapporté à la quantité d'énergie qu'il a fallu pour construire les panneaux solaires et la sous toiture, les installer et les recycler. Si on part sur une durée de vie de 20 à 30 ans, celà équivaut à une efficacité de l'utilisation de nos ressources naturelles de 700% (on augmente le capital de ressources naturelles à notre disposition, contrairement à une centrale thermique fossile ou fissile qui a un rendement de 30% et donc le détruit) . (RQ: je réponds d'avance au prochain commentaire idiot : "la terre n'est pas un système fermé")
Chelya raconte n'importe quoi. Afficher 700% d'un coté pour le solaire et 30% d'un autre pour les centrales thermiques ou fissiles n'a aucun sens car vous comparez des pommes vertes et des poires jaunes.
L'énergie électrique restituée par les centrales thermiques fissiles (nucléaires) est des milliers de fois plus élevées que l'énergie nécessaire à leur fabrication, leur fonctionnement et leur recyclage.
Cela équivaut à une utilisation de nos ressources naturelles (l'uranium) de plusieurs milliers de % (calculs à faire) puisqu'avec cette roche dont on ne peut rien faire d'autre, on économise du gaz, du charbon et du pétrole pour pouvoir l'utiliser à d'autres usages comme le chauffage ou les véhicules par exemple.
Quant à la pénurie d'uranium, avec les futurs surgénérateurs, le monde a plusieurs milliers d'années de combustible devant lui. Il y de quoi voir venir...