L'énergie solaire s'invite partout L'énergie coûte de plus en plus cher et beaucoup se tournent vers l'exploitation de nouvelles sources d'approvisionnement. Parmi elles, le solaire, ...
Si la Commission Européenne considère que le risque ( = haute probabilité x conséquences graves) lié aux installations pétrolières ou gazières en mer dans les eaux européennes "demeure à un niveau inacceptable", on doit se demander pourquoi les opérations en question ne sont pas suspendues. Curieux, non?
Quant au risque acceptable, il serait utile d'en connaître la définition dans ce contexte, ainsi que l'écart qui rend le risque déjà inacceptable aux yeux de la Commission.
La Mer du Nord posera un défi aux régulateurs. Voilà plus de quarante ans maintenant que des puits y ont été forés, des plateformes de diverses générations implantées, des pipelines installés, des champs développés et redéveloppés. A l'époque, la Mer du Nord était la frontière ultime de l'industrie: eau très profonde (10 fois moins qu'au site de la catastrophe du Deepwater Horizon en 2010), des vagues gigantesques, loin des côtes... Il a fallu des investissements colossaux, uniquement rentabilisés par la montée vertigineuse du prix du baril suite aux crises pétrolières des annés 70. A mesure que les revenus des champs décroissent (déplétion du gisement, augmentation de la production d'eau, interventions plus fréquentes...), les coûts de maintenance augmentent (corrosion, vétusté, fin du cycle de vie calculé, nécessité de procéder à d'importants travaux...). L'industrie a géré cette évolution par le transfert de champs anciens des gros opérateurs vers de plus petites entreprises dont la structure de coût a permis d'allonger la durée de vie économique des champs.
Au delà des "normes les plus élevées au monde en matière de sécurité, de santé et d'environnement", la Commission devra donc s'inquiéter de l'incidence de tels transferts sur les profils de risques ainsi que de la capacité de réponse face à la catastrophe: si la priorité est de prévenir, il faut aussi s'assurer qu'une facture de 30 milliards d'euros puisse être réglée...
Terminons sur une réflexion concernant les priorités, justement. Comment parler de "risque au minimum absolu" alors que l'on fait passer la production devant? Décidement, même si l'intention est bonne et l'initiative européennes va bien évidemment dans le bon sens, ces déclarations me semblent un peu incohérentes.