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Méthanisation agricole : un autre chemin vers la transition énergétique
  
La méthanisation qui permet de transformer les déchets et les matières organiques en fertilisant et en énergie représente selon l'ADEME une solution d'avenir, capable de faciliter la transition énergétique et écologique de notre société.

En forte croissance dans le secteur agricole, elle présente à la fois un réel potentiel pour réduire les émissions de gaz à effet de serre et ouvre de nouveaux débouchés économiques.

Objectif
: 1 000 unités de méthanisation en 2020, en grande partie agricoles


La méthanisation agricole connaît une forte croissance. Alors que l'on ne recensait en France, en 2008, que quelques installations, 160 unités de méthanisation agricole sont aujourd'hui en fonctionnement avec une capacité de production de 350 GWh d'électricité et 500 GWh de chaleur, soit l'équivalent de la consommation en chauffage de 35.000 foyers.

Une progression à soutenir et encourager car la méthanisation permet de produire, à partir des déchets de l'exploitation, un fertilisant et de l'énergie qui peuvent être utilisés par l'exploitation, et réduire ainsi l'utilisation d'engrais minéraux et d'énergies fossiles. C'est donc une des voies à exploiter pour améliorer le bilan environnemental du secteur agricole. D'autres domaines présentent également un potentiel de développement intéressant telles les stations d'épuration urbaines, ou la gestion des déchets organiques des entreprises et collectivités.

La méthanisation est une voie vers la transition énergétique. C'est ce que souligne l'ADEME dans le cadre de ses scénarii de prospective énergétique qui prévoient que le biogaz fournira 3 à 3,5 % de la production d'énergie en 2030 et 2050. En 2050, la moitié du gaz de réseau serait ainsi issue de la méthanisation.

Méthanisation agricole : un autre chemin vers la transition énergétique

Certains pays ont basé le développement de la méthanisation sur l'utilisation de produits agricoles propices (notamment le maïs), ce qui peut amener un risque de concurrence entre des cultures alimentaires et des cultures à vocation énergétique. La France mise, de son côté, sur un modèle plus vertueux basé sur le traitement des déchets organiques existants et l'optimisation des usages du biogaz produit. C'est ainsi un double bénéfice qui est recherché : développer une énergie renouvelable tout en contribuant au traitement de déchets (la méthanisation peut permettre notamment une meilleure gestion de l'azote issu des élevages).

Le développement de la méthanisation en Europe s'appuie jusqu'à présent sur une utilisation du biogaz pour la production de chaleur seule ou, le plus souvent, une production conjointe d'électricité et de chaleur : c'est la « cogénération ». Le rendement énergétique de l'installation atteint alors 65% en moyenne au lieu de 35% pour la seule production d'électricité. La chaleur peut être utilisée pour les besoins de l'exploitation (ateliers d'élevage, séchage des fourrages,…) mais aussi pour chauffer des habitations alentours. Toutefois, les besoins de chaleur ne sont pas forcément constants sur l'année et ce système requiert un réseau de chaleur. Il convient donc, pour valoriser au maximum l'énergie produite, de rechercher des usages qui soient complémentaires.

L'épuration du biogaz est une autre piste de valorisation très prometteuse. Elle permet la production de biométhane, gaz équivalent au gaz naturel, pour pouvoir l'injecter dans le réseau. Cette technologie permet d'obtenir un rendement particulièrement efficace supérieur à 90%. Elle implique toutefois d'être à proximité d'un réseau gaz.

Pour développer ce nouveau segment, la France contribue au programme européen Green Gas Grid dont l'objectif est de stimuler le marché européen du biométhane. Pour la France, entre 12 et 30 TWh de biométhane pourraient être injectés dans le réseau d'ici 2030. Actuellement, quatre unités de méthanisation pratiquent l'injection de biométhane dans le réseau (dans le Nord, la Lorraine, en Seine-et-Marne et en Vendée) ; quatre autres sont prévues d'ici fin 2014.

Un gisement important dans les territoires


L'ADEME a publié, en 2013, une estimation des gisements potentiels de ressources utilisables en méthanisation à l'horizon 2030 en France. Le gisement accessible est estimé à 130 millions de tonnes, hors cultures principales dédiées. Plus de 80 % sont issus du monde agricole (effluents d'élevage, résidus de culture, déchets ou fauches de prairie).

Si le potentiel est important, il varie selon les régions et nécessite une coordination de l'ensemble des acteurs du territoire (monde agricole, industriels, collectivités, administrations) pour le mobiliser efficacement et durablement, en cohérence avec les stratégies régionales sur le climat, l'énergie et la gestion des déchets.

Une filière à soutenir pour renforcer sa rentabilité


Afin d'évaluer la santé économique de la filière, l'ADEME a fait réaliser, début 2014, une étude sur les coûts d'investissement et la rentabilité de 21 installations de méthanisation. Cette étude montre tout d'abord que les coûts à l'investissement en euros par kW électrique installé sont moins élevés qu'attendus (5.610 € HT/KWe en moyenne pour les unités à la ferme et 6.520 €HT/KWe en moyenne pour les unités centralisées). Cependant cette filière, en devenir, nécessite encore aujourd'hui des soutiens financiers pour être rentable. Le dispositif de soutien à l'investissement est constitué d'aides provenant du plan de performance énergétique des exploitations agricoles du Ministère de l'agriculture (MAAPRAT), des Fonds Chaleur et Fonds Déchets de l'ADEME, du FEDER et FEADER de l'Union européenne, des agences de l'eau et des collectivités territoriales.

Dans les installations étudiées, ces soutiens publics couvrent le tiers de l'investissement.

L'objectif est donc d'optimiser les coûts à l'investissement, notamment par l'utilisation de solutions types, tout en améliorant le rendement global des installations (meilleure transformation de la matière, optimisation de l'utilisation du biogaz, valorisation efficace des fertilisants présents dans le digestat).

[ Illustration article ]

 Lu 3418 fois 
 Publié le 14/05/2014 à 07:15 
© Enerzine.com
 
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sunny


Membre
depuis le 12-03-2014
le 14-05-2014 08:15:49

à développer
L'injection dans le réseau de gaz est la solution la plus censée encore faut-il que le réseau se trouve a proximité. La valorisation thermique aussi, mais il faut aussi que le réseau de chaleur ne soit pas trop long.

La cogénération est a priori la solution la moins intéressante, sauf si elle est utilisée en auto-consommation ou localement.

"L'objectif est donc d'optimiser les coûts à l'investissement, notamment par l'utilisation de solutions types"

C'est bien là le problème, dès lors que l'on utilise pas de cultures énergétiques.

Dans le cas français, c'est donc du traitement et de la valorisation énergétique de déchets.

hudax


Membre
depuis le 01-02-2014
le 14-05-2014 09:11:35

la France a la chance que l'allemagne est en avance dans le domaine de la méthanisation
en étudiant leurs réalisations, on va pouvoir éviter les erreurs du début et profiter de leurs bons choix
cela fera quelques années de gagnées dans notre développement

trimtab


Membre
depuis le 27-09-2008
le 14-05-2014 09:28:59

M....de alors...?
Et si on recyclé d'abord notre m....de...?

Vu que le Royaume Uni fait déjà presque la totalité de son biogas avec des décharges et des stations épuration....(page 46-47 ici):

http://www.energies-renouvelables.org/o … n13-fr.pdf

'Very valubale chemistry' disait Bucky (en parlant de son 'Compacting toilet' dans les années 1930...!)):


http://www.enerzine.com/604/14249+eaux- … elle-resso

Et c'est presque du local, et 'circulaire' - lisez bien et suivez les liens pour comprendre..!

Where there's muck, there's money...and energy...?

New 'green' jobs...? Honey Pot Man...?

PS: Et si le bilan 'GES' c'est du kif kif bourricot en brulant le biogas, au moins sur les 'économies' faites en important beaucoup moins pourraient servir à financer d'autres projets de 'décarbonisation' dans le domaine l'énergétique.

trimtab

Papijo


Invité



le 14-05-2014 09:40:42

C'est très cher, donc c'est très bien !
L'investissement est d'environ 6000 euros par kWe, c'est à dire 20 fois plus que celui d'un bon groupe électrogène diésel acheté chez Castorama, Leroy-Merlin ou autres (et qui ne doit pas consommer plus d'énergie que les tracteurs et camions utilisés pour produire et transporter le maïs ou les "déchets" utilisés). Si c'est 20 fois plus cher, c'est bien que c'est 20 fois mieux ?

sunny


Membre
depuis le 12-03-2014
le 14-05-2014 09:42:13

[ pour trimtab ]
Le gisement de biogaz de décharge n'a pas d'avenir car la mise en décharge de déchets organiques doit être interdite (elle l'est normalement déjà). Avec la nouvelle réglementation européenne sur les déchets, cette source devrait progressivement se tarir. Le Royaume-Uni n'est pas un exemple d'écologie en la matière. Ils exportent même leurs déchets vers les Pays-Bas car ils n'ont pas assez de solutions de traitement locales ou de valorisation (recyclage,  et autres ......).

Voir plutôt ce que font les allemands et les pays nordiques.

Tech


Invité



le 14-05-2014 09:45:50

Process
il faudrait aussi que l'ingénierie de production prenne en compte la possibilité d'utiliser ces énergies dans les process.

par exemple des laiteries en auvergne doivent dépenser de l'argent pour épurer le petit lait avant de le rejeter, alors qu'il serait peut être possible avec ce petit lait et les bactéries ou levures adéquates de produire du gaz et de l'énergie!

trimtab


Membre
depuis le 27-09-2008
le 14-05-2014 09:56:24

[ pour sunny ]a décharge..?
A la décharge des mes amis d'outre manche.....Oui, mais les bifs sont plus de 60 millions sur leur petite terre, (autant que de Francais avec 4 fois moins de place..!) et ont cumulé des tas de décharges en peu de place...donc avec pragmatisme...ils font ce qu'ils peuvent...avec ce qu'ils ont....pour que ça leur ne pêtent pas (le cumul de méthane) à la gueule un jour.......

Et pour "...Voir plutôt ce que font les allemands et les pays nordiques...",

Justement, en suivant les liens..il y question de 'bus à me...de' à Oslo...!

Et avec 35,000 communes en France, ça fait combien de stations d'épuration....?..une mine 'd'or brun' je vous dit..!

De la 'resource' local, traité localement et réutilisé localement.....du 'locale circulaire' je vous dit...!

En selle citoyens...! C'est pour la bonne cause...! Le gaz pour votre prochain plat de nouilles.....ou du 'carburant' pour les bus scolaire de tes enfants....! M...de alors..!

QCFD..?

trimtab

sunny


Membre
depuis le 12-03-2014
le 14-05-2014 10:04:48

[ pour papijo ]
La méthanisation permet de traiter des déchets polluants et dangereux pour l'environnement (lisiers, déchets de l'agro-alimentaire,...) et pour la santé humaine, la valorisation énergétique est un moyen de diminuer le coût pour les producteurs de déchets qui ont désormais l'obligation de traiter ou de recycler. La France a fait le choix de ne pas favoriser l'utilisation de cultures énergétiques de type maïs (ce qui écologiquement parlant est le plus responsable) pour la méthanisation, donc ce sera en effet relativement cher.

Pour ma part, je ne suis pas opposé à l'utilisation de cultures énergétiques à des doses raisonnables (culture intermédiaire, etc.....). Le problème du maïs est qu'il consomme beaucoup d'eau et d'intrants. Après la méthanisation reste quelque chose de très compliquée à optimiser, la recherche doit encore être encouragée.

sunny


Membre
depuis le 12-03-2014
le 14-05-2014 10:26:57

Sujet intéressant
Ce n'est pas étonnant que le sujet de la méthanisation soit relancée après l'épisode de la crise ukrainienne. Je suis prêt à parier que l'Allemagne va booster son programme d'injection sur le réseau quitte à importer encore plus de maïs de Pologne.

L'étude d'EurObserv'ER précédemment cité par Timtab apporte pas mal d'information. Comme d'habitude, par habitant, la France est en queue de peleton (malgré son potentiel et son industrie agro-alimentaire). GDF n'a cessé de freiner l'injection et EDF (lobby nucléaire aux avants postes), la cogénération.

chelya


Membre
depuis le 29-04-2009
le 14-05-2014 12:35:51


@trimtab : capter les méthane des STEP est une obligation réglementaire, le principe même de la STEP c'est de produire du méthane. Ici le méthane n'est pas une production c'est une pollution à traiter.

@papijo : et leroy merlin vous donne aussi le puit de pétrole et la raffinerie qui vous permet d'alimenter votre groupe pour ce prix là ? C'est dingue le nombre de personne qui s'imagine que le pétrole arrive par magie dans leur réservoir...



@sunnyEn réalité c'est l'utilisation en chimie verte qui est le plus intéressant ensuite la cogénération est le système le plus intéressant, et le réseau c'est le bon dernier de la liste.

Le problème de l'injection dans le réseau de distribution "à la française" c'est que vous êtes obligé d'épurer le biogaz à un niveau de pureté qui est totalement délirant puisqu'il faut que ce gaz soit capable d'avoir des émissions lui permettant d'être brulé dans une cuisinière... Soit vous avez une grosse centrale d'épuration mais ça vous coute cher pour alimenter le méthaniseur parce qu'il faut aller chercher les ressources loin, soit vous avez un petit méthaniseur mais l'épuration coûte cher.

Dans la plupart des cas ça couterait moins cher à l'état de financer un biogazduc dédié aux applications industrielles locales que de se mettre au conformité avec les standards du gaz naturel, quitte à avoir une (grosse) station d'épuration dédiée à l'épuration de tout le biogaz restant du territoire et raccordée au réseau de transport de gaz naturel.

Deuxième problème : les cultures énergétiques... L'argument de l'ademe est débile... Les allemands ont inventé l'agriculture biologique moderne et la poubelle à déchet alimentaire... (qui n'existe pas en France, patrie de l'incinérateur). Je vais être totalement d'accord sur le rapport des directions forêt agriculture etc, sur les usages non alimentaires de la biomasse : l'ADEME et la DGEC sont totalement incompétent dès qu'on commence à parler de vivant. Ils sont persuadés qu'une forêt ou un champs c'est "comme une mine" alors que le monde du vivant ça peut vouloir dire qu'un forestier va choisir de ne pas exploiter sa forêt ou qu'un agriculteur va avoir besoin d'une culture de couverture entre deux récoltes... Affirmer qu'il y a un risque de famine en France c'est assez fort de café!

Les allemands ne font pas méthaniser du maïs, ils font méthaniser des déchets. Le maïs c'est juste un catalyseur... Rajouter quelques pourcent de maïs (ou autre culture qui s'intégre dans les rotations des agriculteurs) ça vous permet d'aller chercher des déchets qui n'aurait pas été méthanisables sans avoir cet apport.

Pastilleverte


Invité



le 14-05-2014 12:40:37

Pourquoi pas ?
si c'est vraiment en circuit court, sans concurrence avec l'alimentaire, avec un bilan "carbone" correct "cradle to cradle" et... d'un prix "raisonnable" (à définir !)

Cela dit, on voit que tous les moyens de propagande, pardon de communicatioàn sont utilisés pour ne surtout pas explorer la voie des GDS :

"50% du gaz réseau en 2050", c'est facile à retenir (50/50), ça rappelle le "3 fois 20", et bien entendu c'est "pourrait"

Oui tout est "possible", vive le COP21 en 2015 ...à Paris.

seb


Membre
depuis le 06-03-2009
le 14-05-2014 12:46:04

@papijo
Heu ... comparer le prix d'un groupe électrogène de supermarché et une installation de méthanisation / cogénération me parrait un peu tiré par les cheuveux non ?

Vous laissez entendre que le gain énergétique serait remis en question par le fioul consommé par les tracteurs pour ammener les matière à méthaniser alors que l'on sait parfaitement que les ordre de grandeur ne sont pas les mêmes...

C'est encore plus vrai si l'on s'intéresse aux GES, car on évite une partie des émissions de méthane se produisant dans les tas de fumier ou les cuves à lisier. Le même phénomène existe pour les pertes d'amoniac gazeux (Un irritant et précurseur de particules fines et GES) et probablement pour le protoxyde d'azote (les épendages de fumier et lisier se font généralement à l'automne avant l'implantation des céréales d'hiver, ce qui implique des lessivages, et des émissions de protoxydes lié au taux d'azote dans le sol et son humidité)

Si on ajoute les économies d'azote que cela permet (et donc les économies de gaz pour le produire) grâce à la très bonne qualité agronomique du digestat et le fait qu'il n'est pas sujet au même encadrement pour les dates d'épendage (il ne sent rien) ca devient encore plus interressant ...

Donc vive la méthanisation !

@Sunny

Les cultures énergétiques ne sont pas interdites en France, les CIVE (cultures intermédiaires à Vocation Energétique) peuvent tout à fait entrer dans le menu des méthaniseurs, en revanche on demande un taux minimum d'éfluents d'élevage pour bénéficier des meilleurs tarifs.

Hervé


Invité



le 14-05-2014 13:11:06

Incompétance
" l'ADEME et la DGEC sont totalement incompétent dès qu'on commence à parler de vivant."

C'est étrange, moi j'avais se sentiment mais pour l'ensemble de leur domaine de compétances, pas seulement du vivant...

Luis


Invité



le 14-05-2014 13:45:28

Cive : culture intermédiaire.
¤
Avec cela, vous avez le beurre (les cultures habituelles) et l'argent du beurre (les cultures intermédiaires pour la méthanisation) et de plus, les gens de la campagne sont souvent souriants.

http://www.pardessuslahaie.net/uploads/ … 65fe99.pdf

Autre avantage : cela évite de laisser la terre à nu et la protège donc contre l'érosion et la perte de substance.

sunny


Membre
depuis le 12-03-2014
le 14-05-2014 14:09:07

[ pour chelya ]
Pas tout à fait d'accord avec vous pour une fois.

Avec la loi EEG 2012, la part du maïs avait été plafonnée à 60 % en Allemagne.La loi avait également favorisé l'utilisation à plus de 80 % de lisiers ou l'utilisation de déchets agro collectés avec des primes spécifiques.

Par contre, il est prévu que dans la nouvelle loi en préparation de réduire très fortement l'utilisation des "matières premières renouvelables" pour le biogaz.

Cependant pour les anciennes unités de méthanisation (plus de 7000 en Allemagne et plus de 20 TWh d'électricité produite, de mémoire),  le maïs devrait encore couler à flots dans les unités de méthanisation.

Pour l'injection au réseau, il semblerait en effet que cela ait été jugé un peu trop cher par la nouvelle coalition au pouvoir (politique de stop and go) et le projet de la nouvelle loi ne semble plus vouloir assurer la promotion de l'injection. Il faut que je vérifie, je n'ai pas travaillé sur ce sujet depuis quelque temps....

La crise ukrainienne pourrait peut-être faire bouger les lignes? On verra .....

sunny


Membre
depuis le 12-03-2014
le 14-05-2014 14:12:27

[ pour seb ]
Mea culpa

Je n'ai pas été très clair quand j'ai écris "La France a fait le choix de ne pas favoriser l'utilisation de cultures énergétiques".  J'ai ajouté "de type maïs" dans un second temps, mais vous aviez déjà réagi.

sunny


Membre
depuis le 12-03-2014
le 14-05-2014 14:26:03

Biomethan barometer
Pour ceux que cela intéresse, il y a un baromètre sur le biométhane en Allemagne réalisé par la DENA (équivalent de l'ADEME). Le dernier date de novembre 2013.

http://www.biogaspartner.de/branchenbarometer.html

130 Biomethananlagen speisen derzeit in das Erdgasnetz ein. Die Einspeisekapazität dieser Anlagen beläuft sich auf 80.390 Nm³/h Biomethan.
130 usines de biométhane injectent dans le réseau de gaz naturel. La capacité de ces usines  s'élève à 80 390 Nm ³ / h.

Jackber


Invité



le 14-05-2014 14:44:33

Ha les mêmes ficelles reviennent !
J'étais porteur d'un projet méthanisation qui a été abandonné faute de rentabilité car trop centralisé et compliqué administrativement. Je sais de quoi je parle donc. Pour une méthanisation rentable, il vaut mieux finalement ne pas chercher de subventions. Cela veut dire que tous les ingrédients investissement, fonctionnement réglementation doivent être  optimisés sans subvention et donc cela devient durable car pas dépendants de fonds publics. Pour cela il faut libérer les règles environnementales, contraintes administratives, optimiser l'outil pour qu'il fonctionne avec le plus d'efficacité possible donc : des matières entrantes fortement méthanogènes produites sur la ferme le plus possible. S'il y a des déchets hors exploitation il faut que les apporteurs fassent partie des capitaux pour verrouiller ces apports. Les constructeurs doivent adapter leurs prix sans subventions (c'est connu comme situation), les habitants doivent être un peu moins exigeants quant à la gestion des nuisances (parce que ça coûte de tout fermer). Il vaut mieux penser injection gaz pour des raisons d'efficacité énergétiques et en plus on peut aussi évoluer vers du carburant gaz. Mais il faudra que les coût dépuration baissent sérieusement (avis aux inovateurs). Au lieu de penser se rapprocher d'un réseau avec débit, il serait préférable de transporter le gaz épuré par camion vers une grosse bouche d'injection comme font les producteurs de lait avec les camions qui ramassent le lait. De ce fait les unités de métha sont dans les fermes là où les odeurs posent le moins de problème. Les coûts de fonctionnement seront limités car tout se fera par tuyaux pompe au lieu de camions pour alimenter et dégager les matières.Bref, que de suggestions qui mises bout à bou tqui ne sont pas prêt encore d'exister en France donc il va falloir attendre encore quelques années que ces Messieurs Dames des administration avec les grands faiseurs de la métha se mettent d'accord. Bon courage, mais moi je serai à la retraite d'ici là!!

sunny


Membre
depuis le 12-03-2014
le 14-05-2014 14:55:33

Demande de précision
J'ai demandé à un contact en Allemagne plus de précisions sur le futur développement de l'injection biogaz en Allemagne. Il m'a promis une réponse pour demain.

Sinon, j'ai un doc en français de l'Institut franco-allemand (assez mal traduit) présentant les lignes directrices de la future loi énergies renouvelables. Il est dit que le bonus lié au traitement du biogaz pourrait être supprimé. Le texte n'est pas très clair. Par contre, la volonté affichée était de limiter le marché à 100 MW electrique par an.

http://enr-ee.com/fileadmin/user_upload … nt_EEG.pdf

sunny


Membre
depuis le 12-03-2014
le 14-05-2014 15:51:50

Situation en France de l'injection

Petit bilan de la situation de l'injection en France

http://www.energies-renouvelables.org/a … ethane.asp

"Le quatrième site d'injection de biométhane a été mis en service à la mi-avril sur le réseau de distribution de GrDF. Il s'agit du projet de AgriBioMéthane, situé à Mortagne-sur-Sèvre en Vendée, porté par une dizaine d'agriculteurs. L'unité de méthanisation est alimentée par 15 000 tonnes d'effluents d'élevages (bovins, porcins, canards) auxquels s'ajouteront 6 000 tonnes de déchets agroalimentaires. Les méthaniseurs produiront annuellement 6 GWh de biométhane, soit l'équivalent de la consommation annuelle de chauffage de 500 foyers, ainsi que 75 tonnes d'engrais naturels issus des digestats. Le projet a couté 3,2 millions d'euros et a été aidé à hauteur de 25 % par l'Ademe et le conseil général de Vendée. Au cours des trois dernières années, trois sites ont été raccordés au réseau : le Centre de valorisation organique de Sequedin (Lille, 59), le site Méthavalor de Morsbach (57) et celui de la ferme d'Arcy en Seine-et-Marne (77), totalisant 18 GWh par an, soit l'équivalent de la consommation de 1 500 logements. La cadence est néanmoins en train de s'accélérer. « En 2014, entre 7 et 8 sites devraient injecter du biométhane dans notre réseau de distribution,indique Anthony Mazzenga, délégué Stratégie de GrDF,ce qui représente de l'ordre de 40 GWh, l'équivalent de 3 300 logements ou encore de quoi faire rouler 166 bus au bioGNV. Plus de 15 nouveaux projets sont attendus en 2015. De plus, nous comptons 398 projets en instruction chez GrDF, à quoi s'ajoutent 15 projets sur les réseaux des Entreprises locales de distribution (ELD) et 200 projets d'injection dans le réseau de transport de gaz. Vue la dynamique actuelle, nous devrions être proche de 16 TWh injectés dans le seul réseau de distribution et 20 TWh au total en 2020. Cela représente la consommation annuelle de 1,6 million de ménages ou 83 000 véhicules lourds. »

Jfk


Invité



le 14-05-2014 17:08:51

Un potentiel considérable en france
Pourquoi la cogénération serait-elle moins convaincante, elle permet de doubler le rendement énergétique, en Allemagne des communes entières se chauffent grâce à cette chaleur produite sur place. Cette chaleur peut être utilisée pour les élevages, les serres, le sèchage, les intallations publiques... et même transformée en climatisation l'été grâce au procédé Summerheat. Dans un projet global bien intégré c'est une solution cohérente.

Pour les réfractaires ou promoteur de GDS, il s'agit d'une énergie renouvelable qui permet de faire des économies consitérables en engrais NPK, oligoéléments et en émission de CO2, ce qui n'est pas le cas des GDS.

sunny


Membre
depuis le 12-03-2014
le 14-05-2014 18:35:34

[ pour jfk ]
L'exemple allemand a montré que la cogénération a été, dans une certaine mesure, dévoyée par un tarif d'achat trop incitatif pour l'électricité, délaissant les usages liées à la chaleur "cogénérée".

Des exemples réussis ils en existent, je vous l'accorde. A nous de nous en inspirer.

Guydegif(91)


Membre
depuis le 26-11-2007
le 14-05-2014 18:49:07

''juste taille'' ! correction du post précédent ! Méthanisation agricole: la ''juste'' taille !

Je voudrais partager avec vous l'article ci-dessous tout à fait contextuel, en lien, qui illustre  les dérives à éviter, comme l'exemple allemand, où ils ont tout faux, mais qui omet de dire[/b] que: - '' si encadré et si à taille ad hoc, avec les intrants ''déchets à valoriser plutôt que cultures énergétiques'', qui vont bien, un schéma de méthanisation française a sa place et est à promouvoir, en tant que source de kWhs et calories, en co-génération, ou BioGaz pour injection-réseau !< -

"...il est indéniable que le développement de la méthanisation en France," avec des puissances unitaires démesurées donc inappropriées (rajouté par GW) ", fait porter un risque à l'agriculture paysanne : l'exemple du projet la ferme des 1000 vaches, dans la Somme, en est le symbole (cf. CS n°288).

- Il est par contre clair qu'il est malsain et pas souhaitable du tout, de pratiquer en France comme les allemands, càd intrants pas essentiellement ''déchets agricoles et organiques à valoriser'', mais plutôt ''cultures énergétiques, genre maïs à 100%'', ce qui est un non-sens au vu de la Planète.

- Dérive allemande : unité de méthanisation de Penkun, près de la frontière avec la Pologne, 20 ha, 1000 tonnes de maïs par jour et 12 000 ha cultivés nécessaires (source : Amis de la Terre).

- Ceci dit, j'espère que la plan de S.Le Foll, avec le bon encadrement et garde-fous des 1000 méthaniseurs en 2020, va suivre son cours !

- NB.: Comme intrant à ne pas négliger: FFOM (Fraction Fermentescible des Ordures Ménagères, càd tous les déchets de cuisine non-mis-au-compost et qui sont incinérés! Comme ''mouillés'' ce n'est pas top, car il faut de l'énergie pour les sécher AVANT qu'ils brûlent bien !) A bons entendeurs, Salut ! Ci-dessous un article de la Confédération Paysanne qui appelle à une méthanisation paysanne à petite échelle et dénonce les effets négatifs de la méthanisation industrielle. http://www.confederationpaysanne.fr/act

A+ Salutations Guydegif(91)

Sicetaitsimple


Invité



le 14-05-2014 19:18:07

Catalyseur bio
"Les allemands ne font pas méthaniser du maïs, ils font méthaniser des déchets. Le maïs c'est juste un catalyseur.<span style="font-family: Tahoma; font-size: 13px;">.." </span>nous dit Chelya.

810.000 hectares de catalyseur quand même!

" Les allemands ont inventé l'agriculture biologique moderne" . Nous voilà rassurés, si c'est du catalyseur bio!

Quelques éléments pour ceux que ça interesse:

http://www.spiegel.de/international/ger … 52575.html

Dan1


Invité



le 14-05-2014 20:36:14

Troublant
Même dans la verte Allemagne, l'utilisation de la biomasse à des fins énergétique ne me paraît pas complément "écologique" :

http://www.enerzine.com/6/15742+la-faus … sersPage=1

 
  
 
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