Rupture exclue Ce rapport est basé sur une prolongation tendancielle corrigée des facteurs économiques, politiques et géographiques. Il ne parle pas de rupture technologique : on peut même dire qu'il reflète une aversion à la rupture puisque sa méthode de prédiction extrapole l'état de l'art actuel.
Sont pris en compte les renouvelables eolien et PV mais pas l'hydrogène par exemple. Or l'hydrogène est une incursion sérieuse de la production electrique vers la mobilité et les transports.
Le texte est éloquent : Ce rapport constitue un défi stimulant : autrement dit il n'appartient qu'à nous de le prendre en défaut.
Les techniques à même de le faire mentir doivent remplir quelques critères parmi lesquels le plus important : la capacité à produire aux volumes significatifs. Dans l'éolien et le PV , les solutions à l'intermittence devraient peser lourd, voire très lourd. Hydrogène et carburants algaux peuvent redistribuer les cartes.
Pour rester dans le ton du rapport , le pétrole est le fossile dont il FAUDRA se passer , suivi de près par le charbon mais celui-ci risque de servir de "variable d'ajustement" en comblant les vides laissés par les autres technos.
C'est vrai que ce marché est excitant, il y a beaucoup à faire, même si la contribution française aux différentes filières semble anecdotique, Allemagne et USA créeront la rupture ou achèteront les bons brevets, les autres (dont nous) ont autant intéret à jouer sur la consommation car ils resteront surtout des "consommateurs intelligents " (ce qui est une grande qualité d'ailleurs)
à cezorb: de la m.... Ca vient d'un pétrolier, donc c'est de la m......
Avez vous au moins parcouru la présentation? Savez vous qu'il y a quelques pays dans le monde dont la population s'accroit et dont les standards de vie ( et donc de consommation) s'accroissent également?
Comme l'ensemble de ces exercices à 20 ans ou plus, on peut toujours critiquer. Mais il y a quand même des tendances lourdes et des constantes de temps longues dans un domaine comme l'énergie. L'Europe est globalement plate en termes de consommation et change en termes de sources d'approvisionnement, c'est dit dans le rapport, tant mieux, mais les grands émergeants , il est difficile de leur en vouloir, n'en sont pas encore là.
à lionel: rupture exclue Rien n'est impossible, je vous l'accorde....Mais la présentation prend déjà en compte un peu plus qu'une "prolongation tendancielle corrigée des facteurs économiques, politiques et géographiques" , notamment dans les pays OCDE.
Regardez les bagnoles ( page 64 et +). Le chiffre final (2030) sera certainement différent, mais de combien?