L'énergie solaire s'invite partout L'énergie coûte de plus en plus cher et beaucoup se tournent vers l'exploitation de nouvelles sources d'approvisionnement. Parmi elles, le solaire, ...
Année 2010... l'année la plus chaude... La semaine dernière un grand nombre de journaux nous disaient que 2010 avait été l'année la plus chaude depuis... 1880!!
http://www.latribune.fr/depeches/reuter … -2005.html et aujourd'hui qu'il faut expliquer qu'on a ENCORE augmenté nos consommations d'électricité, on parle de l'année 2010 comme une année historiquement froide!
Pourquoi on ne parle jamais des comportements des utilisateurs qui ont besoin de toujours plus chaud chez eux, besoin de plus d'écran, de plus gros téléviseurs, des plus réfrigérateurs....
D'ailleurs, quand on lie le dernier petit Obélix, on voit bien que la consommation augmente même avec les corrections de la température.
La reprise, expliquerait un tiers de cette augmentation?
c'est sans doute grâce aux bonnes idées de notre gouvernement, de favoriser notamment les secteurs qui consomment beaucoup d'énergie, notamment l'Automobile, avec la prime à la casse. Je ne ferais pas de commentaire sur les conséquences dramatiques de ces mesures, je laisse la parole aux spécialistes:
http://www.green-e-motion.fr/blog,de-la … 66284.html Je crois qu'il faut trouver les bonnes raisons de ces augmentations, et donner également leur bilan CO2, parce que la France importe de l'électricité Charbon d'Allemagne, et ne prend pas la direction de respecter ses engagements prises dans le Grenelle de l'environnement.
Comment nos ministres vont aller expliquer aux chinois et aux indiens qu'ils faut qu'ils soient plus propres quand nous en sommes incapables...
Madame NKM, bon courage.
Fabsolar
Si je ne me trompe pas L'année la plus chaude au niveau du globe. L'année "la plus froide" au niveau de la France. J'ai eu le même doute, mais il faut bien rappeler les subtilités de la climatologie qui est une science complexe. Un peu comme le dérèglement climatique qui, une fois vulgarisé est devenu le réchauffement climatique, qui est ensuite perçu comme "ouaou, il fait chaud ! Y a plus de saison! C'est le réchauffement climatique" ou encore "avec toute cette neige, que l'on ne vienne pas me parler de réchauffement climatique".
Le message n'est pas encore bien passé...
Ensuite, sur les raisons de cette augmentation, est-ce un augmentation énergétique globale, ou le choix de passer par le vecteur électricité (notamment pour l'industrie) ? Parler d'électricité uniquement n'est pas suffisant pour tirer des conclusions structurelles globales. Je reste cependant du même avis que fabsolar sur les consommations futiles des objets du quotidien que la société accumule.
à fabsolar: prime à la casse On peut discuter eternellement de ce genre de sujet.. Mettre à la casse des véhicules qui dans certains cas sont encore largement en état de marche peut effectivement révolter.Mais tous les véhicules de remplacement vont consommer disons deux litres de moins que les véhicules vieux de 10 ans qu'ils remplacent, et le secteur automobile avait certainement sur 2009/2010 besoin de ce coup de pouce.
En plus, c'est sur deux ans, peut-être plus on verra pour 2011 , pas sur 20 comme d'autres subventions comme celles pour le photovoltaique.
Il serait d'ailleurs interessant de faire une ACV comparative entre mettons 2 Mds de subvention "prime à la casse" dans le secteur automobile sur 2 ans et le même montant (ou la moitié), mais pendant 20 ans , dans le PV...
Des volontaires?
Pas volontaire non, mais... pour les 2 litres de consommation en moins, on peut avoir avoir des mesures précises svp?
la réalité est bcp plus cplx qu'elle n'en a l'air cher "sicetaitsimple"! Car en général, qui dit beau véhicule tout neuf, dit plus de km effectués dans l'année! Et oui, c'est un fait...
Aller mesurer la réalité des conso de toutes c nvlles voitures vendues à grand renfort de bonus et autres primes à la casse, vous serez surpris...
C voitures potentiellement (très) économes en conditions optimales d'usages, le sont déjà bcp moins en ville avec la clim auto allumée en permanence, un pied droit un peu lourd vu l'extrême sensibilité de la pédale d'accélérateur. Des voitures qui restent quoi qu'on en dise bcp trop puissantes par rapport au besoin... et surtout bcp plus lourdes que leur ancètres! (poids moyen des autos neuves vendues en 2009 : 1460 kg!!!). Au final, en conditions réelles d'usage, sans éco-conduite, on est très loin des moins de 120g. CO2/km annoncés pour les nbx modèles vendus ayant droit au bonus!
Paradoxalement, certaines vieilles voitures, parce qu'elles sont moins puissantes, moins lourdes et bcp moins "confortables" incitent à une conduite plus "molle", souvent synonyme d'économie : ZX 1,9D, AX, peugeot 106, 205 Diesel, clio I 1,9D, VW Polo, Xantia 1,9TD, 405 D/TD, etc... les exemples sont nombreux... en version Diesel notamment, ces vieux véhicules sont loin d'être aussi consommateurs qu'on voudrait nous le faire croire... d'ailleurs, les mécanos eux ne s'y trompent pas : regarder avec quoi ils roulent ceux qui connaissent la mécanique.
D'autant qu'au plan mécanique, bcp de ces vieilles voitures sont très robustes et bcp moins exposées aux coûteuses pannes d'origine électronique, et pour cause...Le développement durable, ca passe aussi par faire durer les biens de consommations quels qu'ils soient plutôt que de les jeter à la première panne.
Plus que jamais, l'urgence est à un nv modèle de dvlpt. Un simple ajustement des curseurs du modèle de consommation de masse actuel n'est qu'illusion pour le moyen/long terme. Surtout qu'au plan social, il commence vraiment à y avoir urgence...
Ca ne passionne pas les foules, on dirait, le bilan électrique français de 2010... Il est vrai qu'avec toutes les infos temps réel qu'on a maintenant, on n'y découvre pas grand chose. Mais c'est quand même une occasion de faire le point sur quelques évolutions structurelles.
Je vous livre le résultat d'un petit exercice auquel je me suis livré ce matin, consistant, à partir des données publiées par RTE sur http://clients.rte-france.com/lang/fr/v … o_inst.jsp , à regarder quel niveau de puissance a été atteint ou dépassé pendant 500 heures, 1 000 heures, ... au cours d'une année (la monotone de consommation, dans le jargon des électriciens). Je l'ai fait pour 2010 (en complétant les 8 derniers jours non encore renseignés par les données - provisoires - d'Eco2mix), et pour les 3 années précédentes :
2007 2008 2009 2010 500 h 72413 73661 76598 82289 1000 h 68932 69798 70882 77726 2000 h 63339 64881 64091 69978 3000 h 58043 60351 58519 62747 4000 h 55134 56768 55077 56975 5000 h 52037 53713 51907 53493 6000 h 48546 50228 48576 49971 7000 h 44270 45842 44307 45794
Je n'épiloguerai pas sur la fulgurante croissance de la pointe (les 500 ou 1 000 heures les plus chargées) : elle tient au fait qu'il y a eu en 2010 beaucoup plus de jours froids ou très froid que les années précédentes. Que l'année 2011 soit douce, et on pourrait très bien revenir à ce qui a été observé en 2008 ou 2009 ; ce qui n'empêche pas qu'il a quand même fallu prévoir suffisamment de moyens de production pour le cas où elle ne serait pas douce, quitte à ce que ces moyens ne tournent pas ou pas plus de quelques dizaines d'heures...
C'est surtout le "hors pointe" qui m'intéresse, notamment la comparaison 2010 / 2008 (année d'avant crise). En dépit d'une consommation totale passée de 494 à 513 TWh, en heures creuses, au delà de 5 000 heures (c'est à dire pour les 3760 heures les moins chargées), la consommation en 2010 a été plutot plus faible qu'en 2008. Tout le supplément de consommation (et même un peu plus) s'est fait sur les 4 000 heures les plus chargées.
Et cette évolution n'est pas près de s'arrêter : avec Eurodif qui ne va désormais plus fonctionner qu'à son minimum technique jusqu'à son arrêt fin 2012, ces heures creuses vont encore plus se creuser.
Quand on nous dit qu'il est intéressant de développer du nucléaire si sa durée d'utilisation annuelle dépasse 6 000 heures par an, entre l'arrêt d'Eurodif, une disponibilité des REP existants qui va bien finir par s'améliorer par rapport aux deux dernières années, l'arrivée de Flamanville 3 (quel timing pour sa mise en service !), et la stagnation des consommations en heures creuses (telle que je viens de la présenter), on se demande quand le lancement du prochain EPR en France pourra être justifié économiquement. Pour le moment, ce sont des TAC et des CCG que la consommation française réclame.
à marius76: c'est vrai Non, bien sûr, ça ne passionne pas car comme vous le soulignez tout est disponible en temps réel.
Votre analyse est très interessante, et j'ajouterais qu'il y a en plus des facteurs que vous citez de la production renouvelable qui arrive, certes dans des proportions limitées, mais ça augmente régulièrement.
D'où mes interrogations d'il y a quelques jours sur le Ku...Pour le prochain EPR en France, j'ai même comme l'impression qu'EDF se presse lentement, du moins on n'en entends pas beaucoup parler. Il faut dire que ces traitres de GDFSuez ne veulent plus mettre leurs 30%. Il est vrai qu'avec la Loi Nome, faudrait être fou..
@ Marius et sicetaitsimple. Le travail fait par Marius mérite une analyse approfondie que je n'ai pas eu le temps de faire. Il y a quand même une objection: développer des TAC et des CCG revient à rejetter plus de CO2 qu'aujourd'hui alors que l'objectif 2020 demande précisément de réduire significativement les émissions. De plus j'observe qu'en ce moment où la température est inférieure à celle moyenne des dernières années, la puissance disponible française s'exporte facilement et que l'on a un coefficient d'utilisation du parc de 100 %. Vous remarquerez aussi que les centrales au fioul sont disponibles à l'arrêt et que sur le site RTE, l'Ecomix est satisfaisant. Je vais cependant approndir l'analyse de votre étude qui a dû vous demander beaucoup de travail. Flamanville 3 devrait débiter sur le réseau en 2013. Si vous regardez l'avancement du chantier sur le site EDF, vous pourrez constater que les parties souterraines et basses comme la prise et rejet d'eau en mer sont bien avancées. Sur le bâtiment réacteur, le dôme va être posé dans peu de temps ce qui permettra de passer aux installations de la chaudière (la cuve et les GV sont quasi achevés) et de ses annexes. La salle des machines est achevée et les premiers éléments du groupe turbo alternateur arrivent sur site. Tout ceci corrobore un démarrage début 2013. Quant à Penly, il est clair que si la commission Champsaur recommande un prix de soutirage inférieur à 42 euros par MWh, EDF décalera sa décision. Elle a bien plus intérêt à construire en grande Bretagne ou ailleurs où les prix de marché sont autour de 55 euros par MWh. Mais alors l'équilibre production-consommation autour des années 2020 va être très difficile et le passage des pointes encore plus. En effet, même si les 25 000 MW de puissance éolienne sont installés et qu'elles amènent 50 TWh d'énergie annuelle, il n'y a aucune garantie de puissance. Par ailleurs, il est exact que l'arrêt progressif de Georges Besse 1 va rendre disponible de l'ordre de 10 TWh mais qui s'aventurerait à dire que les centrales thermiques en service actuellement le seront encore en 2020 et à dire que si nous manquons de puissance de pointe, il suffira de se tourner vers nos voisins. Le parc thermique allemend est encore, en moyenne, plus âgé que le nôtre et les Allemands doivent aussi réduire leurs émissions de CO2.
à lion: quelques remarques - concernant Flamanville, EDF a officiellement annoncé "une production commerciale en 2014". On ne sait pas si c'est début ou fin ( généralement quand c'est aussi flou c'est plutôt fin), mais ce n'est pas début 2013.
- Penly n'est pas directement concerné par la Loi Nome, de même que Flamanville.Par contre, je suis bien d'accord pour dire qu'EDF ferait bien mieux de privilégier le Royaume-Uni. "full power, full time" comme je disais il y a quelques jours, pas de problème là-bas, moins sûr en France.
Enfin, sur TAC et CCG, l'analyse de Marius montre bien que du "nouveau nucléaire" en France n'est pas la solution. Ca ne passerait d'ailleurs pas forcément par beaucoup plus de CO2. Et même "beaucoup plus" de "presque rien", ce ne serait pas un drame...
Je vous rassure d'abord sur le "beaucoup de travail" : ce n'est pas instantané, certes, mais aujourd'hui c'est faisable dans un temps très raisonnable. Il y a 30 ans, sans les PC et les tableurs qui vont avec, ça ne l'était pas ; et il y a 10 ans encore, sans la mise à disposition publique des données, ça ne l'était pas non plus. Les évolutions technologiques (NTIC) et sociétales (transparence) - qui rendent possible mon petit exercice d'hier, mais qui sont aussi les conditions nécessaires à l'existence de ce forum, entre autres... - ont changé radicalement la façon de débattre sur l'énergie : il y a 30 ans, le citoyen avait le choix de croire ceux qui savaient parce qu'ils avaient accès aux données pertinentes, ou bien les doux rêveurs qui prenaient leurs désirs pour des réalités ; aujourd'hui, tout un chacun peut confronter les différents discours aux faits observés, il suffit de s'en donner la peine...
Sur le fond, maintenant :
- d'abord votre première objection "développer des TAC et des CCG revient à rejetter plus de CO2 qu'aujourd'hui". C'est hélas bien vrai, mais à développer de nouveaux usages de l'électricité concentrés sur les moments où la demande des usages existants est déjà la plus forte, dans les conditions économiques actuelles (i.e. : avec un prix de la tonne de CO2 de 13-15 Euros), c'est inéluctablement ce à quoi on s'expose. Cela n'exclut pas par principe le développement de nouveaux usages de l'électricité en substitution à des combustibles ; mais pour que ces substitutions aient un bilan CO2 favorable, il faut que l'usage électrique soit énergétiquement performant (1 kWh électrique remplace quelque chose comme 3 kWh de combustible) - à cet égard, la disposition phare de la Réglementation Thermique RT 2012 (plafond de 50 kWh/m2/an en énergie primaire, avec 1 kWh électrique = 2.58 kWh d'énergie primaire) était une impérieuse nécessité (et pas une mesure honteusement discriminatoire dirigée contre le chauffage électrique par convecteurs, comme certains l'ont interprété).
- ensuite sur les exportations : "la puissance disponible française s'exporte facilement". Là encore, je suis d'accord avec vous, et le fait qu'on ait (peut-être) établi un nouveau record d'exportation dimanche dernier (voir http://www.enerzine.com/forum2s/37-deba ? postPage=6 ) m'a rassuré sur ce point : à voir trop souvent au cours des 12 ou 24 derniers mois des exports inférieures à 10 000 MW, on était en droit de se demander si ce n'était pas la capacité d'absorption par les systèmes voisins qui constituait la limite ; mais non, 14 GW peuvent trouver preneur à l'étranger, dès lors que le coût de l'unité marginale chez nous est plus faible que chez nos voisins (ça se reproduira peut-être de moins en moins facilement à l'avenir, parce qu'avec le développement de l'éolien et du PV, nos possibilités d'export seront contrariées les jours ventés ou ensoleillés...). Mais il faut bien considérer les conditions de ce record : le week-end dernier était un week-end de printemps égaré en plein coeur de l'hiver ; la consommation nationale au moment du record était de 52.1 GW : regardez les tableaux que j'ai donnés hier, vous verrez qu'elle est au niveau de la 5 000 ème heure des monotones des 4 dernières années... Dès qu'on revient en jour ouvrable, à des températures plus conformes à celles attendues en cette saison, les exports redeviennent plus sages (petit 7 GW vendredi 21 à 16:30, avec 76 GW de consommation), et pour les jours très froids comme on en a vécus en décembre, le solde devient carrément importateur. La corrélation demande / solde d'échanges a été d'ailleurs bien illustrée par RTE dans le Bilan Prévisionnel ( http://www.rte-france.com/uploads/media ? l_2009.pdf , graphique de la page 78). Bref : oui, la puissance disponible française pourrait s'exporter assez facilement ; mais ces exportations sont limitées principalement par la consommation nationale.
- enfin sur Penly 3 : dito Sicetaitsimple. Je ne pense pas que le verdict de M. Champsaur influe sur son sort (en tout cas, pas directement) : la loi NOME parle explicitement de l'accès au "nucléaire historique", excluant Flamanville 3 et Penly 3. La décision d'EDF (pour autant qu'elle appartienne vraiment à EDF...) se fera en fonction du prix de marché attendu en France relativement au coût de 60-65 Euros/MWh annoncé. Et je vous rejoins entièrement sur le fait qu'EDF, qui n'a pas des moyens financiers illimités, préfèrerait utiliser ces moyens pour investir là où c'est le plus rentable, Grande-Bretagne, Italie,... parce que les prix attendus y sont plus élevés - ce qui ne fait que traduire en langage de marché une réalité économique : ces pays ont davantage besoin que nous de développer du nucléaire.
@ marius 76 merci pour cette analyse comme on aimerait en lire plus souvent!
Malheureusement, ce genre d'exercice sert surtout a montré que dans un
pays comme la France, ca fait bien lgpts que les techniciens
pragmatiques ne sont plus assez entendus par des décideurs
dramatiquement gouvernés par le lobby industriel! Je ne dis pas que
seuls les techno ont raison. C l'honneur du politique que de faire des
choix éclairés pour l'avenir. Mais quand on voit le résultat des choix
en question ces dernières années, difficile d'être très optimiste pour
les décennies à venir, sauf à retrouver très vite des décideurs de
talent comme ils en existent encore ici et là.
D'ailleurs, pour à
nouveau faire un // avec les choix récents et à venir en matière de
mobilité, le constat n'est pas loin d'être le même : un grand plan de
soutien à la bagnole électrique histoire de tenter d'apporter des
réponses à l'urbanisme pétro-dépendant construit ces 40 dernières années
plutôt qu'une vraie réflexion de moyen/long terme en faveur du
renouvellement urbain...
plus que jamais, notre pays souffre de la
médiocrité de ses décideurs (surtout au niveau national...), incapables
de faire table-rase du passé pour se concentrer sur les vraies enjeux de
ce siècle.
à marius76 et lion Très honnêtement, je suis surpris par le "hélas, des CCG et des TAC émetraient plus de CO2". Vous êtes l'un comme l'autre de bon connaisseurs du système electrique francais ( même si on a un petit problème de régulation de fréquence avec Lion, mais ce n'est pas très grave). Alors la question: un EPR de plus ( Penly), Flamanville est dans le tuyau et c'est comme ça, ou si necessaire l'équivalent de Penly ( 1600MW) en CCG et TAC?
Mettons CCG: 1600MW, un facteur de charge de 25% (2200HEPP si ça vous parle plus....) env. 4TWh/an et 1,6Mt de CO2.4TWh comparés aux 60TWh produits très régulièrement par le thermique fossile en France, ce n'est pas une révolution.
La question est vraiment sur le Ku. Du nucléaire supplémentaire en france me semble une mauvaise option, pas parce que c'est du nucléaire, mais parce qu'il ne trouvera pas ses débouchés. L'allemagne a intallé 5000MW ( chiffre définitf à confirmer) de PV en 2010, après 3800 en 2009. Vous pensez vraiment qu'on exportera le moindre MWh en été le jour en Allemagne l'année prochaine et celles qui suivent si ils continuent sur la lancée? L'espagne est exportatice nette vers la France depuis cette année, la Suisse bénéficie de contrats historiques qui vont bientôt prendre fin, l'Italie va normalement exploser en PV en 2011, le royaume-uni est limité à 2000MW jusqu'à nouvel ordre, bref je ne suis pas très optimiste sur le volume exportateur des échanges à moyen terme.
Malheureusemnt, je pense que si le Kd du nucléaire remonte, le Ku diminuera.
L'optimum pour l'Europe serait peut être bien en effet de ne pas trop forcer sur le nucléaire en France, mais d'en installer chez les voisins où cela pourrait avoir un impact CO2 plus important.
On pourrait mettre des EPR au Royaume Uni, en Italie, En Allemagne et en Espagne car là bas il y a globalement des centaines de TWh fossiles à manger !
Si on met des EnR en plus, l'antienne du kWh français carboné à cause des voisins tomberait d'elle-même car les importations auraient l'haleine beaucoup moins chargée (le kWh européen est en moyenne aux alentours de 350 g de CO2/kWh et pourrait assez rapidement "tomber" à moins de 200 grammes).
à dan1 Oui, car d'une part la "plaque de cuivre européenne" n'est pas encore tout à fait en place et qu'elle va "courir" après le développement des renouvelables, et qu'en conséquence répartir les moyens de production de même nature ( par exemple le "base-load" nucléaire) parait plus judicieux que de le concentrer en France, même si la France est plutôt bien placée géographiquement.
Il y a très longtemps, c'est ce qu'un monopole dont je ne citerais pas le nom , qui regroupait production, transport et distribution, essayait de faire naturellement, avec quelques échecs malgré tout, échecs qui continuent d'ailleurs 30 ans après a faire l'actualité! Heureusement, la centrale solaire de Plogoff va effacer ce mauvais souvenir!
à lion Est ce que vous pensez vraiment que ça va interesser plus de 3 ou 4 personnes sur ce forum, qui de toutes façons sont déjà très largement assez informées sur le sujet?
Rte au top! à tous je profite de cette page pour vous signaler les nouveaux tableaux de bord RTE, configurables en fonction de vos centres d'intérêts.
Même les indisponibilités fortuites des tranches nucléaires sont accessibles en un clic (trafic assuré sur Enerzine), en plus de tout le reste , et notamment des prix de marché (trafic moins assuré sur Enerzine...)
à dan1 Les tableaux de bord configurables, c'est d'aujourd'hui, nouveau, avec par exemple la production éolienne prévue pour le lendemain.Dans quelques mois, on aura j'imagine aussi la production PV.
C'est moins impresionnant que par exemple Google Earth, mais pour discuter sur Enerzine, c'est un outil formidable...Je pense que vous en êtes d'accord?