Les centrales nucléaires peuvent connaître de sérieux problèmes lorsque la chaleur du réacteur n'est pas évacuée assez rapidement de la base.
Cela peut survenir dans des réacteurs à eau pressurisée si l'eau du système de refroidissement du réacteur se met à bouillir, parce que la vapeur est un conducteur de chaleur bien moins performant que l'eau sous forme liquide.
Ces réacteurs ont un système de refroidissement à eau qui absorbe directement la chaleur du réacteur. Il est scellé sous haute pression afin d'éviter que l'eau ne bouille, et conduit l'eau vers un second système de refroidissement qui lui n'est pas scellé.
Mais ce système secondaire n'est pas à l'abri de tout risque d'ébullition. Si cela arrive, la chaleur s'accumule dans le système de refroidissement primaire, ce qui peut conduire à une fusion.
Ronald Baney et ses collègues de l'Université de Floride pensent qu'ils peuvent s'attaquer à ce problème grâce au diamant, l'un des meilleurs conducteurs de chaleur que connaît la science.
Leur idée consiste à injecter des nanoparticules de diamant dans l'eau du système de refroidissement secondaire, de manière à améliorer de manière significative sa capacité à transférer la chaleur.
Barney et son équipe disent que ces nanoparticules sont chimiquement inertes et résistent aux rayonnements. Elles sont en outre peu susceptibles de s'agglutiner de manière à bloquer le système de refroidissement.
Un aspect n'a pas été pris en compte dans leur étude : combien pourrait coûter un fluide caloporteur à base de diamant ?