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Les éoliennes britanniques craignent le froid hivernal
Alors que le gouvernement britannique a pris résolument la direction d'un développement massif de l'énergie éolienne, une étude révèle la vulnérabilité des éoliennes face au climat britannique hivernal, et met le doigt sur les risques de coupure en plein hiver.

Des chercheurs ont découvert que la puissance des parcs éoliens pouvait chûter jusqu'à 4% de leur capacité maximale en cas d'épisode de froid, notamment en janvier.

Ces résultats, publiés dans une revue spécialisée, interviennent peu après que le gouvernement s'est engagé à construire 4 000 turbines à l'intérieur des terres et 3000 autres en mer. Londres voudrait voir un tiers des capacités de production électrique du pays provenir du vent. 

Les promoteurs éoliens promettent, eux, une production d'électricité active 80 à 95% du temps. Mais l'étude souligne que le nombre d'heures de vent n'est pas signifiant, mais qu'il importe plutôt de savoir quelle puissance il offre, et de combien cette puissance varie d'une minute à l'autre.

En janvier, les Iles britanniques sont habituellement touchées par une vague de froid et d'absence de vent. Pour compenser le manque de production éolienne, les centrales conventionnelles au gaz ou au charbon devront être allumées et éteintes. Jusqu'à 23 fois par mois, ont calculé les chercheurs. Ce qui nuit à leur efficacité et au bénéfice en termes de gaz à effet de serre.

"L'énergie éolienne marche bien à une petite échelle, mais moins bien sur une grande échelle, parce que le vent et la météo britanniques sont trop variables" explique James Oswald, ancien directeur de recherche chez Rolls Royce. 

"La nouvelle étude montre que la production éolienne était nulle au moment d'un pic de la demande en 2006. Cela est arrivé lorsqu'un épisode de haute pression s'est installé sur la Grande-Bretagne pendant 10 jours consécutifs, conduisant à une très forte demande et très peu de vent."

Selon la British Wind Energy Association, les jours sans vent en hiver ne sont pas un problème. Les prévisionnistes peuvent selon elle fournir suffisamment d'informations pour anticiper toute insuffisance de la production en laissant d'autres sources d'énergie prendre le relais.

Les éoliennes ne sont pas plus vulnérables que les centrales thermiques ou les lignes électriques, estime-t-elle, qui peuvent cesser toute activité en cas de défaillance technique ou d'orage.


 Lu 1843 fois 
 Publié le 11/07/2008 à 08:31 
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Vingtcinq


[ Invité ]

le 11-07-2008 11:07:23
  Bas de page     Répondre  

éoliennes à l'arrêt
On progresse, on progresse...On finira par reconnaître que l'éolien industriel est un non-sens car il nécessite le gaz et le charbon.Mais hélas après des années de constructions, de paysages défigurés et surtout après un authentique scandale financier, l'usager et le contribuable rémunérant à des taux incroyables les gros malins de cette industrie.Quelle tristesse.

stef


[ Membre ]
le 11-07-2008 11:14:59
  Bas de page     Répondre  

4% ?
"Des chercheurs ont découvert que la puissance des parcs éoliens pouvait chûter jusqu'à 4%". Cette baisse de puissance paraît quand même assez faible (je ne suis pas un spécialiste de l'éolien, c'est peut être un problème 4%....). Ou alors il y a une erreur dans l'article...
Pour Vingtcinq : l'éolien industriel a certes besoin de centrales thermiques pour pallier aux périodes sans vent (bien que cette contrainte pourrait être levée dans les prochaines année,s avec les moyens de stockage sur site qui sont dévelopéps actuellement), mais chaque kWh produit avec de l'éolien permet d'économiser un kWh produit avec une énergie polluante. Pour ce qui est des paysages défigurés, ça c'est complètement subjectif.... mais je comprends qu'on puisse trouver ça laid. Enfin, pour le scandale financier, pouvez-vous expliciter en quoi il consiste ? J'ai du mal à voir....

aspeco


[ Membre ]
le 11-07-2008 19:37:00
  Bas de page     Répondre  

Des paysages défigurés, ça c'est complètement subj
@stef
Ben voyons ! Monsieur Homet fait de l'esthétique ! Tous les perroquets verts répètent la main sur le cœur l'argumentaire ficelé par l'ADEME et quelques autre sociologues bourdieusiens du CNRS prébendés. On commence à la connaître la langue de bois de la camora de l'éolien, pour s'être trouvé en face d'un V.R.P. venu vendre ses moulins de mort à un conseil municipal : Monsieur votre appréciation est totalement subjective....Tout le problème est là : dans ces paysages objectifs,  quantifiés,  à “reconstruire”, à “valoriser “ par des éoliennes (subtile tartuferie, scandalisé vous comprenez embellir, pendant que le voisin qui loue ses champs lui comprend rentabiliser) vivent des sujets,  qui donc, par définition, ne sont pas des objets, mais que messieurs  ingénieurs en paysage et autre technocrates,  voudraient  aussi s’efforcer de reconstruire, Je leur suggère de regarder du coté du programme de systématisation de feu le Conducator de la Roumanie Caucescu.
D.P.

Dan1


[ Invité ]

le 11-07-2008 21:47:47
  Bas de page     Répondre  

Pourcent
Dans l'article, je comprends que la puissance peut être parfois égale à 4% de la puissance nominale. Si c'est cela, il n'y a rien d'étonnant puisque les allemands constatent la même chose en hiver. Voir le lien suivant :   http://reisi.iset.uni-kassel.de/pls/w3reisiwebdad/www_reisi_page_new.show_page?page_nr=148&lang=eng On y voit un creux important mi février et un pic début mars. Si on click sur data et que l'on examine les valeurs, on trouve un minimum de 536 MW le 13 fébrier et un maximum de 19 248 MW le 1er mars sur une puissance nominale installée de 22 000 MW. On voit donc que la puissance disponible a varié de 2,4 % à 87,5 %. Nous sommes donc bien descendu en dessous de 4% (880 MW) pendant 11 jours depuis le 1er janvier 2008.

stef


[ Membre ]
le 15-07-2008 13:52:16
  Bas de page     Répondre  

Pourcent
Ok autant pour moi j'avais mal lu, j'avais compris une diminution de puissance de 4%, ce qui paraissait très faible comme diminution, et non une puissance atteinte équivalente à 4% de la puissance nominale. Merci Dan pour la précision.

Aspeco, vous m'expliquerez, si la beauté des éoliennes n'est pas subjective, pourquoi certaines personnes trouvent ça affreusement laid et d'autres tout à fait jolies !

Vingtcinq


[ Invité ]

le 16-07-2008 18:20:22
  Bas de page     Répondre  

Scandale financier
Pour stefGrâce à la CSPE (dernière ligne de notre facture EDF) et grâce aux impôts, l'énergie éolienne est payée près de trois fois plus cher que la nucléaire. Bon, après tout c'est pour développer le renouvelable non producteur de déchets, consolons-nous et payons.Mais le problème est que cet argent sert à rémunérer les capitaux investis à des taux annuels compris entre 20 et 40%! La CRE s'en est étranglée, mais rien n'y fait.On trouve normal de verser cet argent public à des compagnies privées, souvent off-shore, c'est-à-dire complètement défiscalisées.Le dossier de l'éolien industriel n'est qu'une affaire d'argent: 4000 € par an et par éolienne au propriétaire foncier égoïste qui en général n'habite pas là, 12000 € par an et par éolienne à la commune ou à la communauté de communes, et tout le reste, le bon gros argent, à des investisseurs qui se fichent comme d'une guigne du carbone et des paysages.Prendre l'argent public et le donner à des privés, c'est le comble de l'ultra-libéralisme.

stef


[ Membre ]
le 17-07-2008 09:02:10
  Bas de page     Répondre  

Scandale financier
Parlons en de la CSPE... la part de la CSPE qui va pour le financement des EnR est 3%. Là dedans, 31 % (en 2007) vont à l'éolien. Donc en gros 1 % de la CSPE sert à financer l'éolien.  On ne peut donc pas dire qu'on taxe beaucoup le citoyen pour financer l'éolien... En comparaison, 29 % de la CSPE sert à financer la cogé au gaz, et 24 % sert à financer le tartam, qui n'aurait jaais dû exister (le tartam permet en gros de subventionner les industiels qui sont sortis du tarif régulé et qui ensuite one voulu y revenir car les tarifs étaient trop élevés....).
Tous ces chiffres sont dispo ici : http://www.cler.org/info/spip.php?article3953
Vous parlez également du financement par nos impôts de l'achat d'électricité éolienne.... Je ne vois pas. Par contre je vois bien les centaines de millions d'euros qui partent chaque année dans la recherche nucléaire (rapport 1 pour 10 entre la recherche dans les EnR et celle dans le nucléaire).

Pour ce qui est des taux annuels, je ne sais pas d'où vous tirez vos chiffres, mais des parcs  éoliens avec des rendements entre 20 et 40 %, ça ne court pas les rues... c'est plutôt compris entre 7-8 et 15 %. Et les développeurs éoliens sont rarement des entreprises off shore mais plutôt des entreprises françaises (la compagnie du vent, la française d'éolienne, ...) ou du moins européennes.

Par contre effectivement l'éolien industriel ne s'est développé que parce que les tarifs de rachat de l'élec ont été revus à la hausse. C'est comme ça qu'on lance une filière, c'était bien là le but... Mais il faut voir encore tous les blocages que l'Etat met dans le développement de cette filière...

Vingtcinq


[ Invité ]

le 17-07-2008 14:31:20
  Bas de page     Répondre  

[ pour stef ]
Les taux de 20 à 40% sont donnés par la Commission de Régulation de l'Energie.Les impôts financent le relais de Taxe Professionnelle par l'Etat.Ca n'est pas parce que certains développeurs sont français que ça légitime le soutien à une économie défiscalisée par ailleurs.La Compagnie du Vent est un très bon exemple: M. Germa son propriétaire privé vient de valoriser ses 50% de ses actions à 324 millions d'euros.Pensez-vous que cet argent - d'ou vient-il? - sera utile dans l'avenir pour réduire les gaz à effet serre?Moi pas, mais après tout si tout le monde est content, continuons comme ça.Imaginez tout de même que ces aides soient consacrées aux économies...

stef


[ Membre ]
le 17-07-2008 17:35:40
  Bas de page     Répondre  

Pour vingtcinq
Vous avez les sources de ces taux de 20 à 40 % ? Où est-ce qu'on peut voir ça, dans quels docs de la CRE ?
Pour la compagnie du vent, l'argent vient tout bonnement de Suez. Effectivement il aurait été largement préférable que la compagnie du vent ne soit pas rachetéeé par Suez mais il y a malheureusement parfois quelques impératifs.... Pour en avoir discuté avec des mecs qui bossent là bas, ils ont pas trop eu le choix... et M. Germa non plus. En tout état de cause, ces 324 millions auraient effectivement été préférables dans les économies d'énergie, mais de toute façon c'est de l'argent d'une boite privée, Suez, qui n'a pas beaucoup d'intérêt à investir dans la MDE, et donc ce n'est pas parce qu'elle n'aurait pas rachetée la CDV qu'elle aurait investie dans la MDE.
Mais je suis d'accord qu'il faille investir dans la MDE avant d'investir dans les ENR. Cela étant, il est de toute façon obligatoire d'ainvestir aussi dans des moyens de production électriques. Donc autant que cela se fasse dans des EnR...

Vingtcinq


[ Invité ]

le 17-07-2008 18:13:37
  Bas de page     Répondre  

[ pour stef ]
CRE: je leur ai parlé et j'ai échangé des mails avec eux car je suis élu local et avant de répondre benoîtement oui aux promoteurs, j'ai décidé de ne pas me laisser aveugler par l'argent et de me documenter. Je pourrais être intarissable sur les conditions incroyablement opaques et malhonnêtes dans lesquelles ces dossiers se développent en milieu rural. Pour revenir à l'essentiel c'est-à-dire le paysage, qui fait aussi partie de notre environnement et de notre culture, il ne faut pas se lancer dans le débat esthétique qui est absurde et interminable. L'un trouve les éoliennes belles , l'autre les trouve laides. Et alors? Ca peut durer longtemps. En revanche il y a un critère objectif: les éoliennes, comme les châteaux d'eau, comme les pylônes et comme les usines dénaturent les paysages, c'est-à-dire leur enlèvent leur aspect naturel. Ca n'est pas interdit car depuis toujours nous faisons évoluer les paysages avec nos activités. Mais c'est la première fois depuis longtemps que les sommes d'argent en cause sont tellement importantes qu'on recommence à faire n'importe quoi n'importe où. Il y des usines "très belles"  et d'autres "très laides", mais tout le monde est d'accord depuis des dizaines d'années pour dire qu'on ne peut les mettre que dans des endroits spécialement adaptés, avec de grands précautions d'insertion. Alors pourquoi peut-on décréter des Zones de Développement Eolien n'importe où sous prétexte qu'il n'y pas un monument historique à proximité? Les éoliennes se voient à des dizaines de kilomètres et sont impossible à insérer dans le paysage, impossible à dissimuler. Les gens ont de plus en plus de peine à admettre qu'un Architecte des Bâtiments de France leur interdise de poser une fenêtre en PVC alors que le Maire ou le Président de Communauté de communes laisse monter des machines de 150 m de haut à quelques centaines de mètres.

jake


[ Membre ]
le 17-07-2008 20:53:04
  Bas de page     Répondre  

Vingtcinq :

CRE: je leur ai parlé et j'ai échangé des mails avec eux car je suis élu local et avant de répondre benoîtement oui aux promoteurs, j'ai décidé de ne pas me laisser aveugler par l'argent et de me documenter.

Bof c'est toujours un peu la même rengaine, on nous gave avec un soit disant scandale financier de l'éolien, mais dès qu'on demande des précisions, c'est toujours le même  refrain : rien de concret.

Faite un simple calcul de rentabilité prenant en compte l'investissement, les recettes et les dépenses et vous verrez que 20 % de rentabilité c'est pas possible. Si vous avez des responsabilités municipales, vous devriez au moins être capable de cela.

Que des gens de la CRE vous ait dit ceci ou cela au téléphone ne change rien, et ce n'est pas très sérieux qu'un élu se fasse une conviction sur des bases aussi fragiles. Ça reste niveau café du commerce, moi aussi je peux dire que j'ai eu au téléphone quelqu'un chez Total qui m'a assuré que le prix de l'essence allait redescendre sous  1 €/l... Vous voyez bien on peut raconter n'importe quoi, à ce compte là.

Qu'il y ait des margoulins parmi les développeurs éolien, ça je veux bien le croire, je ne vois pas pourquoi ce milieu échapperait, par miracle, aux comportements humains, mais pour le reste, de grâce arrêtez de colporter tous les  ragots qui traine sur internet.

Vingtcinq


[ Invité ]

le 24-07-2008 09:45:11
  Bas de page     Répondre  

[ pour jake ]
Je ne comprends pas l'intérêt d'avoir une attitude soupçonneuse: je revendique le droit d'être considéré comme a priori honnête, sinon comment continuer une discussion sereinement?Les taux de rendement des fonds propres sont mentionnés par la CRE dans leur avis du 27 juillet 2006, qui est un document officiel. La fourchette est de 22 à 40%.L'explication est très simple: 80% d'un projet éolien est financé par la dette et l'obligation d'achat par l'Etat sur 15 ans explique le levier financier et donc les rendements des fonds investis. Il ne s'agit donc pas seulement d'un trop simple problème de recettes et de dépenses relevant du café du commerce.J'aime bien les forums et l'échange d'arguments, mais sans violences verbales, sans insultes.

jake


[ Membre ]
le 24-07-2008 12:34:38
  Bas de page     Répondre  

Ah bon, je vous ai insulté ? Ou ça ? Si vous vous êtes senti agressé alors j’en suis désolé. Pour ma défense je voudrais juste dire qu’il y a de quoi être agacé quand on voit tout ce qui est raconté sur le sujet souvent sans le moindre début de preuve. Ce qui est un peu énervant avec certains anti-éoliens (pour certains anti-nucléaires c’est d’ailleurs exactement la même chose) c’est que l’argumentation est la plupart du temps directement tirée d’un site internet sans vérification des sources et sans comparaison avec ce qui se fait habituellement dans des domaines identiques.

Les taux de rentabilité de 22 à 40 % sont des taux de rentabilité sur fonds propres, c’est  à dire qu’on néglige la part financée par l’emprunt bancaire. C’est une façon de voir les choses bien particulière et la moindre des choses serait de le préciser dès le départ afin de savoir de quoi on parle.

Dans l’histoire, la CRE, et c’est là que c’est très tendancieux, oublie simplement de préciser que l’investisseur prend un risque, si le tarif d’achat est garanti sur 15 ans, le reste ne l’est pas. La vitesse du vent n’est pas garantie par contrat, les variations de production peuvent varier parfois de +- 40 % d’une année sur l’autre. Il peut y avoir de la casse après la période de garanti d’un composant comme une boite de vitesse ou une génératrice. Donc l’effet de levier c’est bien joli mais ça peut aussi se retourner contre l’investisseur.

Pour plus d’information :
http://www.lyc-arsonval-brive.ac-limoge … article204
Je cite :

L’effet de levier permet de connaître l’origine d’une bonne rentabilité des capitaux propres qui provient de la rentabilité de l’actif économique et/ou de la pure construction financière qu’est l’effet de levier. C’est son seul intérêt.
Dans la durée, seule une bonne rentabilité économique est le gage d’un niveau de rentabilité des capitaux propres satisfaisant. L’effet de levier ne crée pas de valeur. S’il peut augmenter la rentabilité des capitaux propres, il augmente leur risque en proportion de l’excédent de profit obtenu puisque l’endettement accroît le risque de défaillance en cas de retournement de la conjoncture ou d’erreur dans les anticipations des profits futurs.



Suivant le même principe de la rentabilité sur fond propre je peux très bien vous citer des exemples de rentabilité infinie sur certaines opérations comme par exemple des investissements dans le locatif type Robien ou autre. Les banques couvrent à 100% l’investissement donc au bout de 10 ans quand vous revendez le bien la plus value, aussi faible soit elle, donne une rentabilité infinie puisque les fonds propres sont nuls et cela à partir des deniers publics puisque une défiscalisation c’est  une forme de subvention. Si je prends l’exemple des projets individuels dans le photovoltaïque, les taux de rentabilité sur 20 ans sont de l’ordre de 8 à 10% (plus ou moins suivants les cas) mais si je calcule le taux de rentabilité sur fond propre celui-ci va exploser, car les fonds propres sont souvent très faibles entre autre par le jeu des crédits d’impôts. Pourtant le photovoltaïques est nettement moins intéressant en prix final du kWh et en volume de production possible, ou est l’intérêt pour la collectivité ?

Je ne suis pas un opposant au développement du photovoltaïque, je considère qu’il faut aider cette filière pour qu’elle puisse réduire ses coûts, mais quand on s’oppose au développement de l’éolien parce qu’il y a soit disant scandale financier, il faut appliquer les mêmes arguments aux autres solutions. La plupart des associations anti-éolien ne sont pas opposées aux énergies renouvelables et pour montrer leur bonne foi, citent toute une liste d’énergies renouvelables sans se rendre comptent que les exemples cités font beaucoup moins bien que l’éolien dans pratiquement tous les domaines.

Dans d’autres domaines de l’énergie il a des tarifs d’achat garantis, des risque bien moins importants que dans l’éolien et des volumes bien plus importants, et pourtant pas de scandale dans les médias.

On parle de cette histoire de scandale financier de l’éolien uniquement parce que cela permet de développer un argumentaire tout azimut. La réalité c’est que l’éolien dérange parce qu’il gène le paysage autour de certaines propriétés et c’est tout, le reste c’est du pipeau.

Vingtcinq


[ Invité ]

le 25-07-2008 09:23:16
  Bas de page     Répondre  

[ pour jake ]
Voilà des arguments plus intéressants et moins désagréables que la comparaison des miens au café du commerce ou à une conversation inventée avec Total...Je partage complètement votre point de vue sur la question fondamentale: l'essentiel est la dénaturation du paysage et les nuisances. Mais ce ne sont pas  le paysage ou les propriétés qui sont gênées, mais les gens qui vivent dans ces paysages, c'est-à-dire les propriétaires, et aussi tous les "usagers" des paysages. J'ai parlé (mais allez-vous me croire?) avec des riverains de champs éoliens qui vivent très mal cette intrusion, avec des touristes qui me disent que si nous industrialisons notre région ils ne viendront plus et avec des candidats à la recherche de résidences secondaires sur nos communes dont la première question est relative aux projets concernant le paysage. Localement les gens ne comprennent pas pourquoi un Architecte des Bâtiments de France les empêche de mettre une fenêtre en PVC à cause d'un beau centre-bourg alors que le maire ou le président de communauté de communes a le droit d'installer des machines de 150 m de haut dans l'axe de la rue principale, à quelques centaines de mètres.Il est difficile également de leur expliquer que leur usine ou leur atelier doit obligatoirement être bâti sur une Zone d'Activité avec un prix ruineux au m2 et des contraintes d'insertions considérables, alors que les ZDE peuvent s'installer quasiment n'importe où dans le paysage du moment qu'il n'y pas un monument historique dans le coin, ou un crapaud en danger à portée de pale... Voilà des problèmes ruraux bien éloignés des logiques industrielles, intellectuelles et surtout financières, mais néanmoins bien réels.

jake


[ Membre ]
le 25-07-2008 13:01:00
  Bas de page     Répondre  

[ Pour Vingt deux ]

Oui OK parlons du paysage, c’est un vrai problème, mais les dès sont pipés car les associations anti-éoliens pensent que cet argument n’est pas suffisant pour soutenir leur cause et inventent mille autres problèmes et la désinformation devient leur arme favorite, mais c’est pour la bonne cause...

J’habite pas très loin de parcs éoliens, je pratique la randonnée pratiquement tous les weekends et très souvent je passe sous des éoliennes, je pratique aussi le parapente et l’un de mes sites favoris se trouve à 700 m d’un parc éolien, je suis également un photographe amateur de paysage. Théoriquement je devrais être extrêmement perturbé par les éoliennes, or c’est tout l’inverse, tout simplement parce que j’ai un regard positif sur ces engins et ça change tout. Si on n’arrête pas de marteler aux populations que l’éolien c’est mal pour tout un tas de raisons inventées et que leur seule raison d’être, c’est l’enrichissement de certains, alors effectivement les gens finiront par avoir un regard négatif et ils les trouveront moches à vomir.

Pour le tourisme et la baisse de fréquentation là je suis plutôt dubitatif, dans les parcs éoliens que je connais je constate beaucoup de gens curieux qui viennent  visiter ces parcs. Le problème des résidences secondaires est à double tranchant, il amène un peu d’activité en saison mais le problème et j’habite une région où c’est vraiment un problème, ces résidences font excessivement monter le prix de l’immobilier et cela aux dépends des ruraux. Dans certaines communes l’apport de la taxe professionnelle provenant de l’éolien est supérieur à ce qu’amène les touristes et profitent à toute la collectivité au lieu de profiter à quelques commerçants alors où est le problème ? L’activité touristique ne doit pas forcément être érigée en pièce maitresse du développement d’une région, c’est même dangereux car dépendant de trop de critères non maitrisables.

Pour les ZDE il et tout à fait faux de dire qu’il est facile d’en  installer n’importe où. Vous avez cité les monuments historiques et les crapauds, mais ce sont très loin d’être les seuls critères déterminants. Déjà vous auriez pu citer la faune et la flore en général, mais il y a aussi l’aviation civile et militaire, les possibilités de raccordement au réseau moyenne tension, le gisement éolien lui-même, les services météo et les radars, etc… Quand on empile tout cela on se rend compte que ce n’est pas aussi facile.

Pour les règles de construction (fenêtre PVC et autres) je suis assez d’accord avec vous c’est parfois difficile de trouver la cohérence dans les décisions des  pouvoirs publics. On peut très bien trouver une villa rose fuchsia en bordure d’un village à caractère ancien et à coté de cela imposer une forme de tuile parce que quelques vieilles pierres sont entassées pas très loin. La préservation du patrimoine c’est bien, mais attention de ne pas transformer cela en dictature. Nos aïeux, ceux là même que l’on veut valoriser, ne s’embarrassaient pas autant de règles, ils récupéraient les pierres d’un monument pour en construire un nouveau, quasiment un sacrilège quoi.

Autre détail : il ne faut pas oublier non plus que l’éolien dérange aussi des intérêts très importants, si les objectifs du Grenelle sont tenus (rien n’est gagné d’avance…), avec une vraie maîtrise de l’énergie dans le résidentiel, le développement des énergies renouvelables et la diminution des exportations (20 % de la production du nucléaire est exportée), le nombre de réacteurs nucléaires en France à l’horizon 2040 (le renouvellement du parc actuel est programmé de 2020 à 2040) risque sévèrement d’être revu à la baisse. On peut comprendre que cela gène quelques intérêts et que des volcans d’Auvergne se réveillent (private joke).

Vingtcinq


[ Invité ]

le 25-07-2008 17:59:19
  Bas de page     Répondre  

[ pour jake ]
Ch'est abcholument chertain...Finalement j'ai le sentiment que nous ne sommes pas si opposés.Vous avez une vison positive des éoliennes et le tourisme et les résidents secondaires seraient dans votre région plutôt une nuisance.Chez moi, c'est le contraire.Donc nous pouvons nous mettre d'accord en concluant qu'il faut simplement mettre des éoliennes là où elles sont souhaitables et pas ailleurs.D'autant que l'électricité se transporte (et s'exporte) et que, de même qu'il n'y pas de nucléaire partout, ni d'hydraulique partout, rien n'oblige à mettre des éoliennes partout.Hélas les élus trop avides d'argent ne réfléchissent pas autant que vous et moi.Un point sur le tourisme: la fréquentation des fermes éoliennes s'explique par la nouveauté et la rareté et ne durera pas. Imaginez qu'il y ait Arc-et-Senans ou Chambord dans tous les départements de France, ce ne serait plus la peine d'aller dans le Doubs ou le Loir-et-Cher pour voir loin ce que avez près.

raminag


[ Membre ]
le 09-08-2008 14:59:39
  Bas de page     Répondre  

Vingtcinq :

[ pour stef ]
les éoliennes, comme les châteaux d'eau, comme les pylônes et comme les usines dénaturent les paysages, c'est-à-dire leur enlèvent leur aspect naturel.

Des paysaghes qui ont un aspect naturel, en France, il n'y a en guère qu'en montagne, sur quelquyes rares cotes, et en foret.

Un paysage de campagne, des champs, des paturages, ce n'est pas du tout un paysage naturel. C'est au contraire un espace totalmement artificiel. Il n'y a rien à dénaturer au sens ou vous l'entedez.

 
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