Réunis lundi à Bruxelles, les 27 ministres de l'Environnement de l'UE ont affiché leur inquiétude concernant l'impact du développement des biocarburants dans le monde.
Si l'UE s'accorde sur la nécessité d'afficher rapidement des objectifs ambitieux de limitation de la présence de gaz à effet de serre dans l'atmosphère, la question du recours aux biocarburants pour atteindre cet objectif a été largement débattue.
"La hausse des cours des denrées alimentaires est un enjeu absolument majeur", a rappelé le ministre français Jean-Louis Borloo, reflétant l'inquiétude de voir les cultures de biocarburants accaparer les terres arables au détriment des cultures alimentaires.
Jean-Louis Borloo a ainsi plaidé pour la mise en place de critères de durabilité concernant les ressources en eau, l'usage des terrains et les prix.
La Commission européene a proposé que l'appellation "bio" corresponde aux seuls carburants d'origine naturelle, qui permettraient d'économiser 35% de rejet de CO2 par rapport aux carburants fossiles et ne menaceraient pas les forêts naturelles.
Une première étape jugée insuffisante pour certains pays, Danemark en tête.
Pour sa part, la Pologne propose l'interdiction pure et simple des importations de biocarburants en provenance de pays ne respectant pas certains critères de durabilité qqui seraient établis au niveau mondial.
L'UE attend au printemps prochain la remise d'un rapport d'un groupe de haut niveau.