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Climat : limiter le réchauffement à 2 °C, une priorité absolue
  
Climat : limiter le réchauffement à 2 °C, une priorité absolueNotre planète a de plus en plus chaud et la hausse de la température moyenne (près de 1 °C en un siècle) a déjà amplifié les évènements extrêmes, en particulier les vagues de chaleur et les fortes précipitations.

Le constat dressé par le rapport spécial du GIEC sur « la gestion des risques d’événements extrêmes et des catastrophes pour progresser dans l’adaptation climatique » sonne comme une sévère mise en garde.

Jean Jouzel, climatologue et glaciologue, membre du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) répond à 3 questions :


Que nous dit ce rapport du GIEC sur les évènements extrêmes ?

Jean Jouzel. Il met en évidence, sans ambiguïté, les corrélations entre le réchauffement climatique global et l’augmentation de la fréquence et de l’intensité de certains évènements météorologiques extrêmes. Par exemple, les vagues de chaleur, dont l’intensification est désormais attribuée aux activités humaines, deviennent plus fréquentes et risquent d’être multipliées par dix d’ici la fin du XXIe siècle. Les précipitations intenses doubleront durant la même période si rien n’est fait. L’extension des zones d’inondation et de sècheresse est aussi l’une des conséquences du changement climatique. C’est un risque avéré aujourd’hui : le pourtour méditerranéen (donc le sud de la France), l’ouest de l’Amérique, une partie du Brésil, de l’Australie et de l’Europe centrale... connaîtront des sécheresses intenses et à répétition.


Que faire ?

Jean Jouzel. La priorité, c’est la lutte contre le réchauffement climatique. La communauté internationale doit respecter l’objectif qu’elle s’est fixé à Cancun, fin 2010, de limiter à 2 °C la hausse globale de la température. Ce qui veut dire diviser les émissions de gaz à effet de serre, au moins par 2, sinon par 3 d’ici 2050 par rapport à celles de 1990. C’est un véritable défi : il faudrait que les émissions aient commencé à diminuer d’ici à 2020, or elles ont continué à progresser en 2010 ! Pour mémoire, les émissions de gaz carbonique ont augmenté de 40 % depuis deux cents ans et celles de méthane de 168 %... On est en train de modifier la composition de l’atmosphère de façon importante.

Êtes-vous découragé ?


Jean Jouzel. Surtout pas ! Et puis, mon « job » de scientifique m’impose de continuer à délivrer ce message de l’absolue nécessité de limiter le réchauffement climatique. Il faut aller de façon volontariste vers une société sobre en carbone, nous avons désormais assez de certitudes scientifiques pour convaincre. Nous devons également travailler à une meilleure adaptation de nos sociétés à ces évolutions. Cela passe en particulier par la prise en compte des leçons du passé pour limiter les risques. Il est encore temps d’agir mais il sera bientôt trop tard pour que l’objectif de limiter le réchauffement à 2 °C puisse être atteint. Pourtant, le développement harmonieux de nos sociétés en dépend.


 Lu 609 fois 
 Publié le 08/12/2011 à 07:52 
© Enerzine.com
 
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Nicias


Invité



le 08-12-2011 08:57:24
  Bas de page     Répondre  

Un activiste plus qu'un scientifique
C’est un risque avéré aujourd’hui : le pourtour méditerranéen (donc le sud de la France), l’ouest de l’Amérique, une partie du Brésil, de l’Australie et de l’Europe centrale... connaîtront des sécheresses intenses et à répétition.

Déja que les modèles sont mauvais au niveau mondial, au niveau régional ils le sont encore plus. C'est votre "job" de scientifique d'informer correctement le public et de dire qu'il n'y a absoluement aucune tendance significative sur les précipitations en France depuis que l'on fait des mesures. C'est le calme plat.

Il y a les modèles et la réalité.

Orphette


Invité



le 08-12-2011 09:45:26
  Bas de page     Répondre  

Ah bon?
Le rechauffement climatique n'existe pas ? "Aucune tendance significative sur les précipitations en France depuis que l'on fait des mesures" ?

Voici un lien, au niveau de la région Bourgogne, qui montre les effets réels et mesurés du rechauffement climatique sur cette région.


http://www.geographiedijon.fr/IMG/pdf/R … AE2011.pdf

Mais je peux me tromper ...

Rice


Invité



le 08-12-2011 10:17:00
  Bas de page     Répondre  

Acchhh... ces activistes !
Jean JOUZEL travaille au Commissariat à l'Energie Atomique depuis les années 70 ; à ce titre on peut donc considérer que c'est bien un activiste.... :)

Il est quand même médaille d'or du CNRS ( excusez du peu...) et co-lauréat du prix Nobel de la Paix avec Al Gore et les membres du GIEC (re-excuse du peu !) dont il est le vice président. C'est donc également un scientifique de très haut niveau, ne vous en déplaise.

Par contre, à travers vos propos fielleux à son endroit, vous me semblez être effectivement un **** avéré.

enerZ


Modérateur
depuis le 14-04-2008
le 08-12-2011 10:39:24
  Bas de page     Répondre  

[ pour rice ]
Les propos injurieux, haineux, etc... ne sont pas tolérés sur ce forum...

Le modérateur

Nicias


Invité



le 08-12-2011 10:43:49
  Bas de page     Répondre  

Ce que je n'ai pas dit
...c'est que la France ne se réchauffait pas. Jouzel parle de sécheresse et moi d'évolution des précipitations.

@Orphette
Votre lien confirme qu'il n'y a aucune tendance sur les précipitations d'été en Bourgogne et augmentation en hivers (que l'on ne peut pas attribuer d'un trait de plume au RCA surtout que c'est très local et potentiellement lié à l'utilisation des sols). La Bourgogne ne risque pas la sécheresse (ni des pluies diluviennes).

Mon bon sens me dit que si ça se rechauffe, il faut s'atendre à plus de pluie. Jouzel annonce plus de sécheresses et plus d'inondations, c'est "avéré" dit-il. Pour le moment rien ne vient supporter mon préjugé et encore plus surement, Jouzel ment.

@Rice

Je me moque des médailles de Jouzel et encore plus pour qui il travaille. Des raisonnements étayés, c'est tout ce que je demande.

chelya


Membre
depuis le 29-04-2009
le 08-12-2011 11:12:51
  Bas de page     Répondre  


Hum...

Vous êtes vraiment en train de vous baser sur les des mesures sur 10 ans du XXe siècle pour réfuter ce que l'application des lois de la physique a des conditions d'évolution de la composition de l'atmosphère données impliquent pour une période comprise entre maintenant et la fin du XXIe siècle ?



Si on est en là effectivement...

Didoux


Invité



le 08-12-2011 13:48:09
  Bas de page     Répondre  

Hide the decline!
Hide the decline! Hide the decline! Il joue au hockey celui la aussi?

Rice


Invité



le 08-12-2011 13:58:03
  Bas de page     Répondre  

Achhh... durban dans les gencives !
@ [nicias]


@ [modérateur]

J'ai pas fait exprès pour le titre.... :)

Nicias


Invité



le 08-12-2011 14:41:11
  Bas de page     Répondre  

Bien sur, c'est durban
... Donc on en remet une couche d'alarmisme !

@Rice

Merci mais je n'ai pas pour habitude de m'instruire sur des sites d'écologiste.

@chelya

<span class="v12b">Petite question, si vous n'avez que 10 ans de données, comment faites vous pour caler puis évaluer votre modèle qui doit faire une "prédiction" sur un siècle ?

Gil


Invité



le 11-12-2011 17:18:25
  Bas de page     Répondre  

Trop grave!
Il ne suffit plus d'être alarmiste, on peut aussi être catastrophé par l'évolution de la situation sur la planète.

Il est évident que si nous brûlons toutes les énergies fossiles accumulées pendant des milliards d'années, la planète retrouvera son atmosphère d'origine, tel qu'elle était au début de la vie. Sauf qu'il n'y a pas de place pour l'homme dans ces conditions extrêmes de température et de toxicité, nous ne sommes plus que des bactéries.

Le ploblème est bien que l'homme "moderne" a la possibilité technique de tout foutre en l'air en quelques décennies. Les pétroliers les Gaziers et les Charbonniers sont bien les pires ennemis de l'humanité; n'en déplaise aux "verts" "Peace verts" et autre défenseurs de la nature!

Dan1


Invité



le 11-12-2011 18:13:12
  Bas de page     Répondre  

Assistance à personne en danger
Nos verts à nous veulent absolument préserver les générations actuelles d'un désastre nucléaire imminent afin que les générations futures puissent être le témoin du désastre climatique.

Gil


Invité



le 11-12-2011 18:52:20
  Bas de page     Répondre  

Pour dan1
Oui je crois que c'est bien résumé, les écologistes sont malheureusement des politiques comme les autres ils ne s'occupent que de ce qui rapporte de la notoriété dans l'immédiat. je pense qu'il est de notre devoir à tous d'insister pour plus de solidarité au niveau mondial, et de ne pas focaliser sur la France ou les problèmes ne sont pas encore graves. Ce serais trop égoiste.

pamina


Membre
depuis le 23-05-2009
le 11-12-2011 19:08:19
  Bas de page     Répondre  

[gil]
 

"Il est évident que si nous brûlons toutes les énergies fossiles accumulées pendant des milliards d'années, la planète retrouvera son atmosphère d'origine, tel qu'elle était au début de la vie."
 
L'essentiel du carbone autrefois atmosphérique se trouve sous nos pieds, sous forme de roches calcaires. La partie "combustible" n'en représente qu'une très faible partie.

Gil


Invité



le 11-12-2011 19:15:01
  Bas de page     Répondre  

Pamina
Doit on pour autant continuer à brûler de plus en plus de pétrole, de gaz, et de charbon?

pamina


Membre
depuis le 23-05-2009
le 11-12-2011 20:20:39
  Bas de page     Répondre  

Ca c'est une autre question. La réponse est très simple, et vous la connaissez : on ne pourra pas continuer indéfiniment, et c'est la déplétion des ressources finies qui règlera le problème.

Dan1


Invité



le 11-12-2011 20:41:07
  Bas de page     Répondre  

La maison qui brûle
Pour se faire une petite idée des émissions de CO2 historiques qui ont déjà fait un peu brûler la maison, je vous suggère ce lien vers le Guardian :

http://www.guardian.co.uk/environment/i … mate-talks

Ici vous pouvez télécharger les données de 186 pays avec différents types d'empreintes carbone incluant la consommation :

https://docs.google.com/spreadsheet/ccc … zBKaFNYb1E

Pastilleverte


Invité



le 11-12-2011 21:55:49
  Bas de page     Répondre  

Médaille d'or du cnrs
oui Jouzel en fait partie

...

ainsi que Claude Allègre

...

Et alors ,

...

Rien !

Gil


Invité



le 12-12-2011 09:44:58
  Bas de page     Répondre  

Pour pamina
Pensez vous que l'énergie nucléaire plus naturelle avec des réacteurs à sel fondu à la place des cocottes minutes d'aujourd'hui (qui explosent trop facilement) puisse jouer un rôle prépondérant dans la production d'électricité à l'échelon de la planète demain?

lion


Membre
depuis le 30-11-2008
le 12-12-2011 10:06:30
  Bas de page     Répondre  

Echec à Curban,

D'abord, Gil, "les cocottes minutes qui explosent trop facilement" me laisse pantois devant votre ignorance§

Si vous trouvez un exemple autre que Tchernobyl qui n'était pas précisemment une cocotte minute, faites moi signe.

Pour revenir à Durban, cet échec prévisible me paraît dramatique car il s'agit du climat dans 40 ans et les générations futures qui connaitront 2050 sont déjà présentes ou arriveront d'ici cette date. 

Ce ne sont donc pas des hypothètiques générations futures à 10 000 ans.

Une hausse de 2°C de la température moyenne du globe a des conséquences considérables  dans rous les domaines de la vie.

Mais surtout les spécialistes du climat craignent qu'au-delà on assiste à un effet d'emballement lié, par exemple, à une libération totale et rapide du méthane piégé dans le permafrost.

Bref nous serions face à une catastrophe mondiale irréversible qui remettrait en cause notre vie sur terre.

Je pense que le problème est suffisamment sérieux pour que l'on ne puisse que regretter que la conférence de Durban se soit soldée par un échec.

Gil


Invité



le 12-12-2011 10:49:20
  Bas de page     Répondre  

Pour lion
Je suis désolé de devoir apporter ces précisions, mais dans tous les accidents de réacteur à ce jour, c'est bien la perte de contrôle de la température dans le réacteur à eau préssurisée ou non qui à provoqué l'explosion du gaz HHO dégagé par l'eau dans le réacteur quand elle est portée au delà de 750°C

Il n'y a jamais eu d'explosion nucléaire à proprement parler à ce jour (heureusement encore) mais comme la vapeur d'eau dans le réacteur est fortement radioactive bonjour les dégats.

Vous avez raison sur un point, un réacteur à eau n'est jamais sûr à 100%

 
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