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La "contribution" de Lima aggrave la crise climatique selon ATTAC
  
A Lima, la Convention cadre de l'ONU sur les changements climatiques s'est montrée incapable de satisfaire aux recommandations issues des rapports alarmants du Groupe d'experts intergouvernemental sur les changements climatiques (GIEC).

Il était prévu que les Etats réexaminent et revoient à la hausse leurs engagements d'ici 2020, en particulier les pays riches. Pourtant, aucun pays n’envisage de réduire plus fortement ses émissions de gaz à effet de serre ni d'augmenter sa contribution financière. Or, « repousser ainsi à l’après 2020 l’essentiel des efforts à accomplir signifie abandonner l'objectif consistant à ne pas dépasser les 2°C de réchauffement global d'ici la fin du siècle » analyse Maxime Combes d'Attac France.

Le décalage entre ce que le GIEC recommande, ce que les négociations de l'ONU permettent et ce que les gouvernements font ne cesse de grandir. « En évacuant des négociations la dimension civilisationnelle du changement climatique, les Etats ont inventé une machine qui empile des mécanismes techniques toujours plus sophistiqués et déconnectés de la réalité des dérèglements climatiques et des populations qui en subissent les conséquences », constate Geneviève Azam, porte-parole d'Attac France. Loin de neutraliser les tensions (géo)politiques et de solutionner la crise climatique, ces dispositifs étouffent les trop rares initiatives en faveur de la justice climatique. Ils encouragent au contraire les pays industriels à s’exonérer de leurs responsabilités historiques et les pays émergents à conforter un modèle productiviste et extractiviste insoutenable.

Avec constance et détermination, les pays les plus puissants de la planète essaient de restreindre la portée des principes d'équité et de responsabilités communes mais différenciées. L'introduction d'une démarche volontaire et non contraignante pour définir les contributions de chacun des pays à la lutte contre les dérèglements climatiques fera primer l'échelon national sur la réalisation d'objectifs globaux. Non contraints au sein de l'ONU, et aiguillés par les intérêts des entreprises privées, les gouvernements s'activent par ailleurs pour libéraliser le commerce et l'investissement, encouragent la recherche et l’exploitation de nouvelles sources d’hydrocarbures et refusent de désarmer les marchés financiers, trois vecteurs majeurs de l'aggravation de la crise climatique.

À douze mois de la conférence de l’ONU sur le dérèglement climatique à Paris-Le Bourget, l’une des responsabilités majeures des ONG et des mouvements sociaux et écologistes est de s’attaquer à ce décalage dramatique entre la fuite en avant extractiviste et productiviste liée à la globalisation économique et financière, et les exigences à la fois claires et rigoureuses en matière de transition écologique et sociale. « Face à l’urgence climatique, la passivité voire l’action irresponsable des dirigeants et des multinationales imposent à la société civile d’initier une bataille globale et de longue haleine » selon Christophe Aguiton d'Attac France. Attac France, en lien avec ses partenaires de la Coalition Climat 21 et ses partenaires internationaux, poursuivra son engagement pour initier un véritable changement systémique, qui subordonne les intérêts financiers aux exigences climatiques. Telle est l’autre route de Lima à Paris.

[ Illustration article ]

 Lu 1428 fois 
 Publié le 15/12/2014 à 07:45 
© Enerzine.com
 
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Reivilo


Invité



le 15-12-2014 10:39:53

Changement systémique
Eh oui la crise environnementale et climatique est directement liée a la généralisation du système économique et financier capitaliste. Grande découverte d'Attac.

Ce modèle économique dominant basé sur l'argent dette nécessite un accroissement continue de la production dans un monde limité en ressources.

Ca peut marcher un certain temps puis très logiquement ça fini par s'effondrer. Mais on peut aussi décider de changer de voie. C'est ce qui est prôné par les mouvements de transition ou par des philosophes comme Edgar Morin

http://www.dailymotion.com/video/xgplnd … morin_news

un changement qui va bien au delà de la transition énergétique.

Ce type de changement génère forcément des frottements et de multiples tentatives de blocage des pouvoirs en place comme on le voit bien nettement à l'issue de ces négociations.

Bianchi


Invité



le 15-12-2014 18:59:28

Non contraignants
Et alors ? Attac et son giec,n'impressionnent pas les pays du BRICS,ni les USA(s).Les accords seront non contraignants à lima 2014 et non contraignants à paris 2015.Et si ça irrite attac et son bizness,je m'en fiche et des millions d'autres personnes aussi.Attac n'a pas à faire sa loi,dans le monde.Les nouvelles théocraties,ça suffit comme ça .

Reivilo


Invité



le 15-12-2014 20:27:02

La loi
La seule "loi" qui mène actuellement le monde c'est la "loi du marché".

Ni Attac ni le GIEC ne sont hélas en mesure d'imposer quoi que ce soit à ce niveau la mais ils peuvent alerter et montrer le chemin vers un monde plus équitable et pérenne.

A chacun de nous ensuite de nous résigner et d'adorer le dieu "croissance sans limite" ou de d'essayer d'explorer d'autres voies. Le "Marché" c'est d'abord nous.

Dan1


Invité



le 15-12-2014 20:59:04

Dura lex sed lex ?
M'enfin, dans le domaine des nouvelles énergies renouvelables, on ne peut pas dire que le marché fasse la loi et que la concurrence libre et non faussée règne sans partage.

C'est juste un constat.

Reivilo


Invité



le 16-12-2014 08:31:28

Ben ça c'est sûr !
Vrai : mon fournisseur d'électricité d'origine renouvelable ne bénéficie pas du dispositif d'obligation d'achat réservé à un seul opérateur influant. De ce fait la concurrence libre et non faussée n'est pas respectée.

Pas faux : Heureusement ce dispositif pourrait être abandonné au profit d'appels d'offres ouverts à tous. On peut imaginer qu'ils ne seront certainement pas rédigés sur mesure pour l'opérateur ci-dessus évoqué...

Nicias


Invité



le 16-12-2014 16:49:25

La crise
on est en plein dedans depuis 6ans et elle est pas climatique. Il fut un temps ou ATTAC s'occupait de vrais problèmes, qui existent, et de justice sociale

chelya


Membre
depuis le 29-04-2009
le 16-12-2014 17:30:51

Un marché libre et non faussé sur l'énergie serait encore la meilleure façon de résoudre le problème... Les energies fossiles disposent d'une bonne centaine d'années de subventions derrière eux, sont toujours subventionnées et à des niveaux supérieurs à l'ensemble des EnR. Et c'est même pire pour la différence et les subvention à la consommation d'énergie est celles à l'économie d'énergie... 

Déjà qu'on laisse les entreprises qui choisissent les énergies fossiles à prix variables faire faillite à chaque pic de leurs prix au lieu de constamment réguler pour compenser l'intermittence de leurs couts et on verra s'il en reste encore beaucoup...

Dan1


Invité



le 16-12-2014 19:35:12

De la liberté
A chelya

"Un marché libre et non faussé sur l'énergie serait encore la meilleure façon de résoudre le problème..."

Sauf que le concept de concurrence libre et non faussée... est un concept d'économistes et au mieux un objectif qu'il faudrait atteindre mais qui n'est n'est jamais réalisé en pratique.

Dans le domaine de l'énergie très stratégique, ça n'a jamais existé et on ne voit pas comment ça pourrait exister.

Historiquement, quand on voit l'énormité des subventions aux fossiles et les perspectives pour les 20 ou trente ans à venir, on sent bien que la concurrence libre et non faussée est une vue de l'esprit qui le rester longtemps.

Rien que pour le charbon, les Allemands ont payés 270 milliards de subventions depuis les années 70 pour soutenir à tout prix la production.



Invité



le 17-12-2014 13:03:54

@ rivielo
Il me semble que lors d'une de ses dernières interventions, Proglio avait lui aussi souhaité que EDF ne "bénéficie" plus de l'obligation d'achat.

Si le nouveau directeur est sur la même ligne, ça devrait être assez facile d'arriver a cette libéralisation du marché des électrons verts.



Invité



le 17-12-2014 13:06:48

@ chelya
Si vous laissez le marché réguler tout ça, les prix tomberont a zéro lorsque les ENR produiront, et atteindront des sommets quans elles ne produiront plus.

Les premieres victimes seront les sociétées faisant de l'ENR car le marché ne vaudra plus rien. Et pas que les exploitants, car pourquoi installer des panneaux PV quand on vous donne le courant au moement ou ça produit?

Les clients en souffriront et les industriels du fossile feront un max de blé, aprés avoir restructuré leur marché de manière à profiter des pénurie.

Dans le meilleur des cas on aura un systeme à peu prés stable basé en grande partie sur des énergies fossiles.

En économie libre, c'est ceului qui manipe les leviers qui gagne. Dans l'énergie, le levier c'est le petrole.

C'est pour cela que les états régulent ce marché. L'économie s'accomoderait trés mal de ce yoyo.

Pastilleverte


Invité



le 18-12-2014 19:38:02

Producteur électricité renouvelable
Si vous pensez à Enerc**p, rien, absolument rien ne vous garantit que l'électricité qui parvient chez vous via ce fournisseur est bien de l'électricité renouvelable, puisqu'ils ne sont pas maîtres de la distribution !

Donc vous payez, très cher,  un mix très majoritairement nucléaire, en droit français, ça s'appelle de l'escroquerie, et c'est puni par la loi .

Quant au GIEC, l'important c'est pas les "recommandations"  (alias SPM) écrites par des technocrates payés par les gouvernements (G de Giec = Inter Gouvernemental), mais le corps des études scientifiques, loin d'être alarmistes et affichant très souvent des barres d'incertitude assez vastes, faut juste aller voir dans les centaines/milliers de pages...

Enfin ATTAC a trouvé un nouveau créneau et son "climato" est un béni oui oui, qui ne fait que répéter le dogme de la Sainte Eglise de Climatologie alias le GIEC, ne acahtn que rpéter comme un perroquet dans les débats : "Mais on est bien d'accord qu'il faut croire ce que dit le GIEC"...on est dans la croyance, donc la religion, à la limite la politique, mais pas la science.

Dan1


Invité



le 18-12-2014 20:20:59

Elecrons libres
A Pastilleverte

"rien ne vous garantit que l'électricité qui parvient chez vous via ce fournisseur est bien de l'électricité renouvelable, puisqu'ils ne sont pas maîtres de la distribution !"

Mais c'est pire que ça, puisque ce qui est livré n'est pas une marchandise traçée et pas plus des électrons. Il s'agit d'un niveau d'énergie injecté sur la plaque globale :

http://www.enerzine.com/forum2s/37-deba … #go_100420

Le problème n'est donc pas de maîtriser ou non la distribution, à partir du moment où on agit au sein d'un vaste réseau.

Reivilo


Invité



le 19-12-2014 09:54:32

A pastilleverte
Oui vous avez raison l'électricité qui arrive chez moi d'E***coop est un "mélange" d'électrons issus en partie seulement de sources renouvelables, exactement comme pour vous. ((23% environ à 10h ce matin)

http://www.rte-france.com/fr/eco2mix/ec … nergetique

Ce que garantit ce fournisseur c'est qu'il injecte au moins autant d'électricité d'origine renouvelable sur le réseau qu'il en vend à ses clients, environ 100 GWh en 2013.

Cette production est achetée à une petite centaine de producteurs. Ener***p commence aussi à acquérir directement des moyens de production via ses coopératives régionales.

L'écart de prix était de 40% au démarrage d'E*e*c*op mais il est déjà tombé à 18% car il resté stable contrairement au tarif "réglementé" d'E*F qui petit à petit se rapproche du coût réel.

Ce surcoût de quelques Euros par mois est largement compensé pour les sociétaires d'E**c**p par la satisfaction de ne financer que des moyens de production qui leur conviennent.



Invité
le 19-12-2014 12:52:13

@Hervé: L'énergie n'est pas du tout un enjeu stratégique, c'est une marchandise comme une autre... Si c'était différent le rouble ne serait pas en train de s'écrouler...

Quant à la question de la variabilité des prix : personne n'achète son énergie au prix spot, les prix sont sur le long terme donc vous devez ajouter le prix de la couverture de risque des énergies fossiles qui sont pour l'instant intégralement pris en charge par les états. Si vous enlevez cette garantie d'approvisionnement et laissez le pétrole ou le gaz fluctuer, les primes de risques seront tellement importantes que personne n'en voudra...

chelya


Membre
depuis le 29-04-2009
le 19-12-2014 12:58:15

@Dan1 : tiens vous venez de découvrir qu'un fournisseur d'électricité ne vendait pas de produit mais était juste un prestataire de service ?

Un fournisseur d'électricité est juste une chambre de compensation : c'est un interlocuteur qui fait juste un pont financier entre un ou des consommateur et un ou deux producteurs. Si un fournisseur ne fait du clearing que pour des producteurs renouvelables, vous n'êtes approvisionné que par des producteurs renouvelables.

Dan1


Invité



le 19-12-2014 18:18:38

Ben non
A chelya

"@Dan1 : tiens vous venez de découvrir qu'un fournisseur d'électricité ne vendait pas de produit mais était juste un prestataire de service"

Non je ne découvre rien , mais là vous parlez de fournisseur... par exemple Direct Energie et non de producteur, ce qui est très différent.

D'autre part, c'est bien d'énergie électrique qu'il s'agit de produire et de commercialiser et non d'électrons que l'on fabriquerait puis que l'on transporterait chez le consommateur.

Au niveau physique, rien à voir avec l'économie des oranges.

"Un fournisseur d'électricité est juste une chambre de compensation : c'est un interlocuteur qui fait juste un pont financier entre un ou des consommateur et un ou deux producteurs."

Je l'avais déjà dit à propos de Direct Energie.

"Si un fournisseur ne fait du clearing que pour des producteurs renouvelables, vous n'êtes approvisionné que par des producteurs renouvelables."

Non, c'est physiquement faux car bien plus complexe que ça puisqu'il n'existe pas de traçabilité de la "marchandise" virtuelle qui est une quantité d'énergie et non une quantité d'électrons livrés dans la prise.

Si à l'instant T, le fournisseur éventuellement producteur ne produit rien, je serais quand même alimenté au niveau de la prise de courant par l'énergie du réseau globalement maintenue par l'ensemble des producteurs qui injectent de l'énergie (et non des électrons) dans le réseau.

Sicetaitsimple


Invité



le 19-12-2014 18:43:38

Faire le pont
"Un fournisseur d'électricité est juste une chambre de compensation : c'est un interlocuteur qui fait juste un pont financier entre un ou des consommateur et un ou deux producteurs".

En ces jours qui arrivent, faire le pont est effectivement une activité qui va prendre de l'ampleur, mais reconnaissons que la valeur créée est assez faible...

Dan1


Invité



le 21-12-2014 20:05:34

De la vertitude
Tiens, pour le fun, voilà une nouvelle initiative allemande en matière de garantie d'origine de l'électricité :

http://lenergeek.com/2014/12/03/allemag … nucleaire/

Alors, retenez bien le nom : MAXATOMSTROM

http://www.prnewswire.co.uk/news-releas … 13431.html

Dan1


Invité



le 21-12-2014 20:11:37

Energie directe
Et si vous voulez souscrire :

http://maxatomstrom.de/

Attention, il n'y en aura pas pour tout le monde car l'Allemagne n'a plus que 12 GW d'atome en ligne !

Sicetaitsimple


Invité



le 21-12-2014 20:25:40

à dan1: j'avais noté
cette initiative, mais n'avais pas osé en faire la publicité sur Enerzine (même si ,n'étant pas ouverte aux consommateurs francais, je pense que je n'aurais pas eu à subir les foudres du modérateur).

En attendant, c'est plutôt surprenant!

L'Enerc..p" du nucléaire!

Bon, ça se termine en 2022, sauf partenariat avec edf.

Ce serait encore plus rigolo!

Au delà de l'effet d'annonce lié à la conférence de Lima, on verra bien ce qu'il en adviendra. A suivre.

Sicetaitsimple


Invité



le 21-12-2014 20:58:28

Du berger à la bergère
Extrait:

"En choisissant MAXATOMSTROM, chaque souscripteur pourra réduire son empreinte CO2 (d'environ deux tonnes à 0,02 tonne par an)."

C'est un signe fort de mon point de vue. Si le nucléaire a enfin compris qu'il devait employer les mêmes moyens de communication que ses concurrents, il a peut-être des chances de survivre , voire mieux.(je parle de l'europe, ailleurs c'est plus ou mons différent)

 
  
 
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