Fuite en avant. Ils sont clairement le dos au mur et non pas le choix, mais ils savent que leur hydraulique ne sera pas de tout repos.
D'abord parce que suite à l'érosion sur les bassins versants ils ont des fleuves fortement chargés en sédiments qui vont s'accumuler derrière les barrages et ensuite parce que l'évolution du climat semble les conduire vers des fleuves aux débits très variables selon les saisons (en fait certains pourraient ne plus atteindre la mer de façon chronique en été).
Leur seule alternative (au charbon surtout) était le nucléaire et ils ont raté le train il y a 15/20 ans. Il semble bien trop tard pour beaucoup de choses mais leur évolution est tellement rapide qu'ils peuvent encore éviter le cauchemar...
L'article 22 500 MW sont mentionnés par l'article donc je ne vois pas d'erreur
Comment la chine compte-t-elle doubler sa capacité de production hydroélectrique ?
L'article donne une augmentation de 130 GW soit 6 barrages des trois gorges...Ils comptent sur une amélioration des structures existantes ou sur la création de nouveaux barrages ?
[ pour ferdi ] Merci pour l'article. C'est bien pourquoi je parlais de Chinois le dos au mur. Ils ont déjà donné en 1998 avec les énormes inondations du Yangtse qui firent 30 milliards de $ de dégâts. Après enquête l'envasement massif du fleuve dû à l'érosion avait été mis en cause et les chinois en avaient tiré la conclusion qu'un arbre debout valait bien plus qu'un arbre débité pour la menuiserie ou la pâte à papier.
Ils auront des catastrophes, c'est inévitable, à moins de reboiser les bassins versants (s'ils le peuvent).
@marcob12. Ils n'ont pas raté le train du nucléaire. Ils ont acheté les 2 unités de Daya bay puis de Ling ao à la France. Pour les 2 unités suivantes de Ling Ao, ils ont pris eux même le relais et pour être allé sur ce chantier il y a 2,5 ans, je peux dire qu'il était très bien tenu à l'identique de la qualité de ce que l'on peut voir dans le monde occidental. Actuellement, ils ont plus de 20 unités en cours de construction et leur problème majeur réside dans la "fabrication des compétences humaines" comme la France l'a connu dans les années 75-82. Le seul reproche à faire est qu'à part les 4 unités de Ling Ao et les 2 de Daya bay, ils n'ont pas choisi une standardisation de leur parc. Donc ils ne pourront pas profiter à fond des effets de série. Mais ils construisent en moins de 5 ans comme nous le faisions à l'époque. Ils ont une autre approche de l'apprentissage. La préparation à l'exploitation a du mal à passer en revanche, ils apprennent au quotidien grâce à l'analyse systématique de ce qu'ils ont fait aussi bien en maintenance qu'en production. Je pense que c'est une différence culturelle profonde que pourraient nous expliquer ceux qui connaissent bien la Chine. IL ne faut pas s'imaginer que ce que la France a fait, à savoir la mise sur le réseau de 40 unités nucléaires en 14 ans n'est pas reproductible ailleurs. Il faut aller en Chine pour voir à quelle vitesse, les Chinois avancent dans tous les domaines. C'est un véritable choc surtout lorsque l'on revient en France où les décisions mettent un temps fou à être prises et quand elles sont prises, elles sont systématiquement attaquer devant les tribunaux par le lobby vert. Nous sommes devenus un vieux pays et la Chine a un dynamisme impressionnant.
Micheline... Ils ont pris un tortillard peut-être, mais pas le TGV en 1989. Ceux de Daya Bay sont entrés en service en 1994 (lancés en 1987) mais voyez la suite. Ce n'est n'est pas de 40 réacteurs dont les chinois ont besoin en 2020, c'était de 300/400 maintenant... Voyez le parc charbon de la Chine et leurs projets hasardeux de grand hydraulique. Je sais que les "écolos de base" peuvent couiner en voyant ce que je viens d'écrire, mais nous allons tous payer l'absence de développement "all out" des renouvelables après la première crise pétrolière. Nous avons acculé les chinois au charbon (facile à faire, ils en ont, "pas cher") et ils font des grands ouvrages hydrauliques avant d'avoir résolus les problèmes amonts qui risquent de les mettre en danger (dans l'urgence). Que l'Occident soit 100 fois maudit de ne pas avoir fait son boulot de développement technologique il y a près de 40 ans. Nous risquons tous, les chinois en première ligne, de payer cette inconséquence au centuple. Chelya va dire que nous nous égarons (comme si toutes les composantes du secteur de l'énergie n'étaient pas en interaction). Désolé d'avoir été un peu tonique dans un commentaire récent. La passion n'empêche pas le respect, soyez-en assuré...
@ marcob12, Lorsque la France a vendu les réacteurs de Daya Bay avec transfert de savoir faire, un grand nombre de pays de l'ouest nous ont plus que critiquer. Alors dire qu'aujourd'hui, il leur en faudrait 300 à 400 pour 2020, je ne vois pas beaucoup de pays arriver à réaliser un telle performance en 10 ans. En tout cas, ils prennent un rythme qui leur permettre d'en fair 40 à 50 de plus dans la période 2020-2030. Certains pays proches ont la capacité industrielle et le savoir faire pour en réaliser 10 dans la période 2010-2020 et ils en arrêteront 15 durant cette période pour les remplacer vpar du charbon. Je pense que l'UE doit balayer devant sa porte en disant que les Chinois n'en font pas assez.