La France finance une étude sur la valorisation de la paille de riz

Un accord pour le financement par la France d’une étude destinée à évaluer la faisabilité de la valorisation de la paille de riz dans des centrales biomasse à technologie ORC (Machines à Cycle Organique de Rankine) a été signé** le 19 octobre dernier à Manille (Philippines).

Réalisée par la société Enertime, cette étude sera financée dans le cadre du Fonds d’étude et d’Aide au Secteur Privé (FASEP). Elle durera un an et demi en partenariat avec l’Université des Philippines à Los Banos (Province de Laguna) et l’institut d’état philippin PhilRice à Munoz (Province de Nueva Ecija). L’institut de recherche international IRRI participera également à l’étude.

L’objectif du projet est d’étudier en détail la problématique d’approvisionnement, de collecte, stockage, traitement et combustion de la paille de riz dans une chaudière destinée à produire l’énergie nécessaire à l’alimentation de modules ORC. Ces modules produisent de l’électricité et éventuellement de la chaleur en cogénération pour le séchage des récoltes ou la production de froid destinée à la conservation des produits agricoles. L’étude, si elle est concluante, devra déboucher sur deux projets de démonstration à financer et construire dans un cadre commercial.

La paille de riz est une biomasse disponible en abondance dans les régions de riziculture. Elle n’a pas d’usage agricole ou industriel et est en général brûlée dans les rizières. Sa combustion à l’air libre après la récolte a un impact très négatif sur la pollution atmosphérique. Par ailleurs, les imbrûlés produisent du méthane qui participe à l’effet de serre, une fois les rizières inondées.

Le déploiement de centrales biomasse à paille de riz aux Philippines puis dans toute l’Asie pourrait à terme permettre de remplacer des centaines de centrales diesel qui produisent l’énergie dans les régions mal desservies de l’Asie et du monde entier.

Associées à des réseaux de chaleur, des unités de séchage ou à des groupes de production d’eau glacée, les centrales biomasse ORC peuvent atteindre des rendements supérieurs à 80% avec des coûts de production compétitifs. Outre son utilisation dans des centrales biomasse, la technologie ORC a de nombreuses applications prometteuses en valorisation de chaleur perdue et en géothermie.

** Le gouvernement français représenté par Mme Nicole Bricq, Ministre du Commerce Extérieur, et le gouvernement philippin représenté par M. Albert Del Rosario, Ministre des Affaires Etrangères.

Partagez l'article

 



Articles connexes

Poster un Commentaire

Soyez le premier à commenter !

Me notifier des
avatar
wpDiscuz