Une batterie géante au sodium de 4 MW au Texas

La petite ville de Presidio située dans l’ouest du Texas possède une vieille ligne à haute tension datant de 1948 et qui demeure reliée au réseau électrique central des États-Unis. Aussi, pour pallier aux défaillances répétées de la ligne, la ville a décidé d’investir dans une gigantesque batterie au sodium.

La batterie géante d’une puissance de 4 mégawatts pourra fonctionner sans interruption pendant huit heures.

Le système de batterie qui se compose de 80 modules de 3,6 tonnes chacun a été construit par la firme japonaise NGK-Locke.

Le dispositif représente la première batterie Sodium-Soufre (NaS) au Texas et la plus importante du pays. Les habitants de Presidio l’ont déjà surnommé "BOB", une abréviation pour "Big Old Battery".

Bien que l’instance publique en charge du réseau de transport d’électricité au Texas** a participer au financement du projet de batterie à hauteur d’environ 25 millions de dollars, ce dernier a également accepté la création d’ici 2012, d’une seconde ligne de 100 km pour une enveloppe budgétaire de 44 millions dollars.

Cette batterie va aussi servir de banc d’essai pour les entreprises de services publics désireuses de stocker les énergies dîtes intermittentes telles que les énergies éoliennes et solaires. Cependant, les spécialistes pensent qu’il ne faudrait pas généraliser ce type de dispositif au détriment de la rénovation du réseau électrique dont les américains ont besoin.

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11 Commentaires sur "Une batterie géante au sodium de 4 MW au Texas"

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marcob12
Invité

Il faut ce genre de réalisations pour avoir (dans le monde réel) une idée des coûts comparés des différentes options et développer les filières. A ma connaissance une des plus grosses unités de stockage par batteries qui dépasse les 30 Mwh. Dans quelques années on pourra faire un bilan comparatif avec les alternatives. Un secteur qui évolue tellement vite que cette unité pourrait être désuète dans moins de 10 ans. Mais il faut le faire.

Corrector
Invité

L’énergie de la pile est de 4 MW. Ca ne veut rien dire. Soit la puissance est de 4MW soit l’énergie emagasinée est de 4 MW.H. Ou alors la l’énergie disponible est de 4 MW pendant 8 heures, ce qui correspond à 32 MW.H. Et donc ce n’est plus la même chose… Alors 32 ou 4 MW.H ou encore une autre valeur ?

Corrector
Invité

“stocker jusqu’à 4 mégawatts d’énergie pour un fonctionnement maximal de huit heures” –> formulation très impropre, à corriger. Ce n’est pas la première fois, et c’est regrettable sur un site dédié au secteur Energie.

bmd
Invité

Les batteries sodium-soufre gagnent en effet du terrain dans les applications stationnaires. Mais leur capacité massique reste faible, environ 100 Wh par kg, et leur coût au kWh stockable est encore très élevé. Elles ne présentent d’intérêt que dans des situations exceptionnelles, comme ici, ou dans les îles( cas de la Réunion, où il est question d’installer 7 MWh il me semble). Un ouvrage simple pour faire comprendre les avantages comparés des différents types de stockage de l’énergie: “Le stockage de l’énergie”, sous la coordination de Pierre Odru, qui vient de paraître chez Dunod.

Dominique 46
Invité

QUELLES SONT LES RISQUES EN CAS DE GROS PROBLEMES…? POLUTIONS OU AUTRES…

Maurice.arnaud
Invité

Mais quel est le prix de cette batterie géante au sodium-soufre ?

Dan1
Invité

Quand on connaît l’hyperdangerosité du sodium après l’exemple de Superphénix, on ne peut que trembler devant le développement en pleine nature et sans contrôle de batteries renfermant des dizaines ou des centaines de tonnes de sodium. J’ai très peur ! Mais je suis en partie rassuré car je ne pense pas que certaines associations laisseront faire cela, quand bien même cela servirait à réguler des EnR intermittentes.

Etienne solar
Invité

Avec le stockage cinétique le cout aurais été d’environ 25 M$ pour 10MWh de stockage avec un nombre de cycle charge/décharge illimités, une absence de pollution et une infrastructure légère … moins cher – plus efficace – moins polluant – durée de vie d’au moins 25 ans … Et bien sur, en France on s’engouffre dans ce genre de brèche ! (pourquoi faire bien quand on peux faire con !) L’intelligence à parfois du mal à faire surface.

mike
Invité
Quelques réponses et précisions aux questions ci-dessus: – oui, le sodium des batteries NaS est inflamable au contact de l’eau, mais le problème est local et thermique, pas de pollution – le nombre de cycles est de 1500 – la batterie NaS est une batterie chaude qui doit être maintenue à 300 oC, donc il y a de l’autoconsommation, ce que les promoteurs de cette technologie (NGK Insulator) oublient de mentionner – un coût récent dans la presse est de $4500/kW ($27 million pour  six megawatts de cap.), soit bien plus que les énergies thermiques convensionnelles, mais on n’a pas… Lire plus »
christian
Invité

et merci pour cet intéressant lien, qui mentionne également des batteries à flux (c’est comme ça qu’on dit en français ?), que je croyais abandonnées…

cathelin
Invité

Ne mangez plus de sel, ne faites plus de lessive et ne prenez plus de bains de mer! Ce n’était pas le sodium qui est dangereux dans Superphénix, mais le réacteur lui-même! Il ne faut pas tout mélanger comme certains groupes de presssion le font constamment… Demandez plutôt à nos gouvernants présents ou futurs d’encourager le stockage d’énergie individuel, de petite puissance et disséminé.

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