NVIDIA a annoncé à Hambourg, lors de l’ISC High Performance 2026, le déploiement de 35 supercalculateurs d’IA dans 23 pays européens. Représentant plus de 90 % des usines d’IA du continent, ces infrastructures serviront plus de trois millions de chercheurs via les plateformes Blackwell et Hopper.
L’Europe accueille une vague d’équipements sans équivalent dans son histoire du calcul haute performance. Au total, 800 exaflops d’IA ont été installés ou annoncés depuis l’année dernière sur le continent, couvrant des centres nationaux de supercalcul, des usines d’IA et des établissements universitaires répartis dans 23 pays.
MareNostrum 5, HammerHAI et les fers de lance européens
Le Barcelona Supercomputing Center étend son système MareNostrum 5 avec des configurations NVIDIA GB300 NVL72 et GB200 NVL4, pour une capacité d’environ 20 exaflops en entraînement IA et 33 exaflops en inférence. En Italie, l’infrastructure IT4LIA mobilisera plus de 8 000 GPU et délivrera 82 exaflops de performances d’entraînement, ciblant l’agrotech, la cybersécurité, la météorologie et l’industrie manufacturière.
L’Allemagne franchit une étape avec HammerHAI, première usine IA nationale hébergée au Centre de calcul haute performance de Stuttgart. Plus de 850 GPU reposant sur l’architecture GB200 NVL4 à refroidissement liquide y seront installés. Le contrat de déploiement a été signé en mars avec HPE dans le cadre de l’entreprise commune EuroHPC, pour une mise en service attendue au second semestre 2026. Le projet Blue Swan de BavariaAI complète le dispositif en apportant 1 000 GPU aux centres FAU Erlangen et LRZ.
Quand la puissance de calcul sert la décarbonation et le quantique
Au-delà de la performance brute, les applications concrètes se multiplient. Siemens Energy exploite les technologies NVIDIA pour concevoir des brûleurs de turbines à gaz compatibles avec l’hydrogène, réduisant les temps de simulation jusqu’à 77 %. Parallèlement, le Barcelona Supercomputing Center, le CINECA, le Fraunhofer et le Jülich Supercomputing Centre intègrent des processeurs quantiques à des systèmes GPU via la plateforme CUDA-Q.
Une feuille de route qui s’accélère
L’annonce de Hambourg prolonge une dynamique déjà perceptible lors de l’édition précédente de l’ISC. Le supercalculateur JUPITER, installé au Jülich Supercomputing Centre et propulsé par près de 24 000 superpuces GH200 Grace Hopper, était alors devenu le système le plus rapide d’Europe et était en passe de devenir le premier calculateur exascale du continent. Lundi, NVIDIA a également dévoilé sa nouvelle plateforme Vera Rubin, dédiée au calcul scientifique. Un seul rack de cette architecture dépasse les 7 exaflops de performances en IA.
L’alignement de 35 systèmes simultanément en cours de déploiement illustre l’intensification des investissements européens dans une infrastructure d’IA souveraine, alors que la compétition mondiale dans le supercalcul ne cesse de se durcir.
Source : Nvidia
Newsletter Enerzine
Recevez les meilleurs articles
Énergie, environnement, innovation, science : l’essentiel directement dans votre boîte mail.

















