Dès le 9 juillet 2026, l’enseigne appliquera un tarif unique de 0,19 €/kWh sur ses 3 000 bornes Charge E-Lec installées sur les parkings de ses centres. Un prix qui ramène le coût à 3,40 € pour 100 kilomètres, sans abonnement, alors que les tarifs de recharge publique connaissent une forte volatilité.
3,40 euros pour parcourir 100 kilomètres. L’équation posée par E.Leclerc ce 2 juillet 2026 a le mérite de la clarté. En effet, à compter du 9 juillet, la recharge sur les points standards (22 kW) du réseau Charge E-Lec sera facturée 0,19 €/kWh. Une annonce qui intervient alors que des millions de ménages préparent leurs déplacements estivaux, dans une période où les prix de l’énergie restent sous tension.
Le tarif s’appliquera sans condition d’abonnement sur l’intégralité du parc de bornes, à l’exception des stations implantées sur aires d’autoroute. Un positionnement simple dans un marché de la recharge publique où la lisibilité des grilles tarifaires laisse parfois à désirer. Pour un véhicule citadin consommant autour de 15 kWh/100 km, le plein reviendra donc à moins de 3 euros.
Un réseau qui muscle son maillage
Opéré par SIPLEC, l’entité énergie du groupement, le réseau Charge E-Lec a vu le jour le 30 janvier 2026. Il compte déjà plus de 3 000 points de charge répartis sur les parkings des centres E.Leclerc dans l’Hexagone. Une infrastructure qui s’inscrit dans un calendrier d’expansion précis : 10 000 points de charge à l’horizon 2035, pour un investissement total supérieur à 200 millions d’euros.
Ce maillage, ancré dans les territoires, cherche à irriguer des zones où l’offre de recharge publique demeure clairsemée. Les parkings de grande distribution, souvent situés en périphérie des agglomérations mais aussi dans des villes moyennes, constituent des emplacements stratégiques pour compléter le réseau national.
Le prix de la recharge, un frein persistant
Si le prix d’achat des véhicules reste l’obstacle le plus souvent cité par les ménages, le coût de la recharge publique pèse également dans l’équation budgétaire des automobilistes déjà passés à l’électrique. Une enquête de l’Observatoire E.Leclerc des Nouvelles Consommations, menée par Viavoice en mars 2026, révèle que 79 % des Français jugent le véhicule électrique encore inaccessible au plus grand nombre. La multiplication de bornes à tarifs maîtrisés figure parmi les leviers identifiés pour accompagner le mouvement.
Sur l’espace public, les prix varient du simple au triple selon les opérateurs, la puissance délivrée et la localisation. La visibilité offerte par un tarif unique et affiché répond à une attente de transparence régulièrement exprimée par les usagers.
« Chaque été, des millions de familles se demandent ce que va coûter leur trajet. On a toujours répondu présent pour le carburant et encore en ce moment avec notre nouvelle opération prix coûtant. Nous voulons aussi agir pour ceux qui roulent en électrique. 0,19 €/kWh, 3 000 points de charge, sans abonnement : pour E.Leclerc, membre de l’équipe de France de l’électrification, c’est ça rendre la transition énergétique accessible à tous », a déclaré Michel-Édouard Leclerc, président du Comité Stratégique des centres E.Leclerc.
L’enseigne accompagne ce lancement d’une offre de bienvenue. Ainsi, les nouveaux utilisateurs du service recevront un crédit de 50 % du montant de leur première recharge sous forme de tickets E.Leclerc. Une incitation qui vise à familiariser une clientèle encore hésitante avec la recharge en grande surface.
Cette offensive tarifaire s’inscrit dans la trajectoire de décarbonation du Mouvement E.Leclerc, lequel s’est fixé pour objectif une réduction de 50 % de ses émissions de gaz à effet de serre d’ici 2035. Le transport routier représentant près du tiers des émissions nationales, l’électrification des flottes et des usages particuliers constitue un levier incontournable de cette feuille de route.
Newsletter Enerzine
Recevez les meilleurs articles
Énergie, environnement, innovation, science : l’essentiel directement dans votre boîte mail.















