Le virus du Nil occidental ne se limite plus aux zones tropicales, il circule historiquement aussi dans des régions tempérées, notamment autour du bassin méditerranéen. Au 6 septembre 2026, Santé publique France recense 56 cas autochtones en France métropolitaine, dont certaines infections peuvent prendre une forme neurologique sévère, notamment chez les personnes âgées ou immunodéprimées.
📌 L’essentiel en 3 points
- 56 cas autochtones de virus West Nile ont été identifiés en France métropolitaine au 6 septembre, dont 18 en Provence et 12 en Île-de-France.
- Le principal vecteur est le moustique Culex, actif à l’aube et au crépuscule, et non le moustique tigre.
- Les formes neurologiques graves touchent surtout les personnes âgées.
Une géographie française inédite
L’alerte régionale diffusée en Provence-Alpes-Côte d’Azur mentionne 18 contaminations confirmées par piqûre dans la seule Provence. L’Île-de-France n’est pas épargnée, avec 12 cas humains autochtones identifiés à la même date pour une infection au virus West Nil. Plus au sud-ouest, Un homme de 75 ans de Saint-Sulpice-sur-Lèze, en Haute-Garonne, a été hospitalisé après une infection à ce même type de virus selon un témoignage relayé par la presse locale.
Ce bilan arrêté au 6 septembre dépasse déjà les dynamiques observées lors des étés précédents. Les cas autochtones signifient que la contamination s’effectue sur le territoire national, sans voyage en zone endémique. Les autorités évoquent une circulation active du virus dans le bassin méditerranéen, là où les populations de moustiques Culex prospèrent.
Un arbovirus porté par les Culex
Contrairement à une idée reçue, le moustique tigre n’est pas le principal coupable. Le virus West Nile est essentiellement transporté par les moustiques du genre Culex, actifs à l’aube et au crépuscule. Ces insectes se contaminent en piquant des oiseaux infectés puis transmettent l’agent pathogène à l’humain. Les oiseaux constituent le réservoir naturel, tandis que l’humain et le cheval restent des hôtes accidentels.
La majorité des infections demeure asymptomatique ou se limite à un syndrome pseudo-grippal. Dans une faible proportion des infections, surtout chez les personnes âgées ou immunodéprimées, une forme neuro-invasive peut survenir et provoquer notamment une méningite, une encéphalite ou d’autres atteintes neurologiques
Une saison de transmission exceptionnelle en Europe
Le foyer français ne constitue pas un cas isolé. Au 10 septembre, 161 zones touchées par le virus du Nil occidental ont été identifiées dans 15 pays européens. Les conditions météorologiques favorables à l’activité des moustiques, la présence d’oiseaux réservoirs et les dynamiques écologiques locales pourraient contribuer à la circulation du virus
Dans ce contexte, les autorités sanitaires surveillent les zones où une circulation virale est détectée et où les moustiques vecteurs sont présents.
Se protéger sans attendre les symptômes
Il n’existe pas de vaccin humain commercialisé pour enrayer la transmission. La prévention repose donc sur des réflexes simples. Portez des vêtements couvrants en soirée. Utilisez, lorsque c’est nécessaire, des moustiquaires (imprégnées d’insecticide lorsqu’elles sont recommandées) et privilégiez les protections contre les piqûres, notamment le soir et la nuit. Les répulsifs cutanés conservent leur utilité, à condition de respecter les précautions d’emploi, en particulier chez les enfants et les femmes enceintes.
En cas de fièvre brutale, de maux de tête intenses ou de confusion, consultez sans délai. Même si les collectivités multiplient les opérations de démoustication ciblées, la protection individuelle reste la meilleure prévention.
















