Aucun foyer ne sera plongé dans le noir pour les besoins de l’exercice. La France prépare pourtant sa réponse à une panne électrique majeure. Le Comité interministériel pour la résilience nationale a validé, le 8 juillet 2026, une simulation nationale prévue au second semestre 2027.
Plusieurs jours de crise simulée, sans coupure chez les habitants
L’exercice prendra la forme d’une simulation sur table. Autrement dit, les participants travailleront à partir d’un scénario que les organisateurs compliqueront en ajoutant des incidents au fil des heures. À eux d’adapter leurs décisions et de coordonner leurs réponses, sans interrompre volontairement l’alimentation électrique.
Autour des préfets, les services de l’État, les pompiers, les gendarmes, les policiers, EDF, GRDF et les élus seront mobilisés. L’exercice concernera plusieurs départements à la fois et durera plusieurs jours. Parmi les difficultés à examiner, la question très concrète des hôpitaux sera posée, à savoir, disposeront-ils d’assez de carburant pour faire fonctionner leurs groupes électrogènes ?
Selon le Secrétariat général de la défense et de la sécurité nationale, la date exacte reste à déterminer et ne sera pas rendue publique. Ce sont les incidents introduits pendant l’exercice qui devront mettre leurs réponses à l’épreuve.
Une préparation engagée dès novembre 2026
La préparation active doit commencer en novembre 2026, plusieurs mois avant l’exercice du second semestre 2027.
Les autorités, les acteurs de l’énergie, les secours et les élus devront préparer leur coordination face à une interruption majeure. Il s’agira notamment d’examiner les décisions à prendre lorsque l’électricité manque.
Le scénario doit permettre de travailler sur ces contraintes matérielles, les moyens à mobiliser et les priorités à établir. fonctionnement, les moyens prévus doivent être disponibles. C’est l’un des problèmes que la simulation annoncée doit permettre d’examiner.
Le vrai test : revoir les décisions quand la situation change
L’exercice devra éprouver la coordination des participants dans plusieurs départements, puis leur capacité à ajuster leurs réponses à mesure que de nouveaux incidents surviendront. Les organisateurs pourront remettre en cause une décision déjà prise ou compliquer sa mise en œuvre, afin que les équipes ne se contentent pas de dérouler un plan sans obstacle.
La portée du test restera toutefois celle d’une simulation. Il permettra de travailler sur les décisions et leur articulation, sans mesurer le redémarrage physique du réseau. Son intérêt se jouera notamment dans la capacité des participants à revoir leurs choix lorsque le scénario cessera de suivre le plan initial.
















