Alstom lance un projet pilote de capture du CO2

Alstom, l’EPRI (Electric Power Research Institute, Institut de recherche sur l’énergie électrique) et We Energies ont lancé aux Etats-Unis un projet pilote qui utilise l’ammoniaque réfrigéré pour capturer le dioxyde de carbone (CO2) produit par les centrales électriques au charbon.

Alstom a conçu, construit et exploitera ce système d’1,7 MW qui capture le CO2 d’une partie des gaz de combustion provenant de la chaudière à charbon de la centrale électrique de We Energies située à Pleasant Prairie (Wisconsin), d’une puissance totale de 1 224 MW.

Le procédé Alstom utilise de l’ammoniaque réfrigéré pour capturer le CO2 et l’isoler à haute concentration et sous haute pression. Les essais en laboratoire ont démontré un potentiel de capture de plus de 90 % du C02 à un coût largement inférieur aux autres technologies de capture du carbone. Le CO2 ainsi capturé peut être vendu ou stocké dans des sites géologiques souterrains adaptés.

"Le lancement de ce pilote est une étape significative de notre partenariat permanent avec We Energies et l’EPRI", a commenté Jean-Michel Aubertin, Vice-président d’Alstom Power Systems. "La phase opérationnelle de l’installation permettra de recueillir des informations capitales pour la commercialisation à venir de la technologie de capture du CO2."

Ce test grandeur nature va permettre de vérifier le procédé à plus grande échelle et d’évaluer son potentiel d’élimination du CO2 tout en réduisant l’énergie requise.

Gale Klappa, Président-Directeur général de Wisconsin Energy, maison-mère de We Energies, a déclaré que le projet pilote est une « étape cruciale » pour la recherche et le développement du procédé. "Développer une technologie offrant le meilleur rapport efficacité / coût pour capturer le carbone reste l’un des plus grands défis environnementaux du XXIème siècle pour le secteur énergétique", a-t-il expliqué, "et il est important que nous nous engagions dès aujourd’hui vers une solution technologique à long terme."

L’EPRI va effectuer une analyse des coûts et des performances environnementales et techniques tout au long du projet, qui durera au moins un an. A travers son programme de recherche et développement collaboratif, plus de trente sociétés, qui représentent une grande partie des producteurs d’électricité des États-Unis exploitant des centrales au charbon, se sont engagées à soutenir ce projet.

"We Energies, Alstom et trente-cinq autres sociétés ont collaboré pour faire avancer cette technologie", souligne le Président-Directeur général de l’EPRI, Steve Specker. L’EPRI réalisera une évaluation élargie de la performance du système et financera le développement d’analyses technologiques et économiques concernant l’utilisation commerciale de ce procédé de capture du carbone, essentiellement dans les grandes centrales électriques au charbon.

            

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Christophe

Ce “procédé” destiné à fournir une production “propre” des centrales à charbon, produira plus de CO2 que par absence de traitement. En effet la fabrication de l’ammoniac génère exactement la même quantité de CO2 que le “procédé” proposé en absorbera, plus le CO2 de l’énergie du procédé de synthèse. On a donc trouvé une façon coûteuse de générer encore plus de CO2! Il n’y aura bien sur jamais de telles installations! Encore du cinéma pour faire accepter de nouvelles centrales à charbon, qui nous tuerons un jour prchain

Jacques

L’ammoniac est un réactif recyclé et non consommé, un peu comme le sang dans les poumons. S’il faut de l’énergie pour synthétiser le stock d’ammoniac nécessaire, il tourne en rond dans le système et n’est pas perdu.

Jacques

L’ammoniac est un réactif recyclé et non consommé, un peu comme le sang dans les poumons. S’il faut de l’énergie pour synthétiser le stock d’ammoniac nécessaire, il tourne en rond dans le système et n’est pas perdu.

rageous

et plus sûrement très coûteux! La captation du carbone est-elle vraiment indispensable… A lire sur l’excellent site de la “pensee-unique.fr” “La sensibilité climatique (à l’ajout de CO2) est deux fois plus petite que celle revendiquée par les modèles du GIEC, si l’on tient compte de la diminution effective des aérosols dans l’atmosphère. Et vlan ! Voici, encore, un article saignant pour les tenants de l’effet de serre du CO2 ! Cet article vient de paraître dans le très sérieux Journal of Geophysical Research, Vol 112, 112, D24S04, doi:10.1029/2007JD008740, 2007 sous la signature de chercheurs Américains et Suisses, on ne peut plus sérieux et compétents : Petr Chylek (Los Alamos National Laboratory, Los Alamos, New Mexico, USA), Ulrike Lohmann (Institute for Atmospheric and Climate Science, ETH Zurich, Zurich, Switzerland), Manvendra Dubey ( Earth and Environmental Sciences, Los Alamos National Laboratory, Los Alamos, New Mexico, USA), Michael Mishchenko ( NASA Goddard Institute for Space Studies, New York, New York, USA), Ralph Kahn (Jet Propulsion Laboratory, California Institute of Technology, Pasadena, California, USA), Atsumu Ohmura ( Institute for Atmospheric and Climate Science, ETH Zurich, Zurich). Vous trouverez l’article complet (si vous êtes abonné) et le résumé (si vous ne l’êtes pas) ici. A noter, en passant que Mishchenko travaille dans le même Institut (Goddard à la NASA) que le célèbre James Hansen, le grand prêtre du renouveau de la saga de l’effet de serre du CO2…ça doit chauffer à la NASA… Que nous dit cet article qui fait encore un énorme trou dans le fanion (en lambeaux) de l’effet de serre du XXème siècle ? Tout simplement que si l’on tient compte (ce qui est nécessaire) du fait que le taux d’aérosols a considérablement diminué dans l’atmosphère depuis quelques années (ce qui a eu tendance à réchauffer la planète) , la sensibilité réelle du climat de la planète au doublement du CO2 atmosphérique doit être divisée, au moins, par un facteur 2. Pour parler comme les adorateurs du GIEC, cela signifie qu’au lieu du fameux 1Watt/m2 affirmé par le GIEC, il faudra se contenter d’un maigre irradiance comprise entre 0,29 et 0,48 watt/m2, ce qui fait évidemment lourdement chuter les prévisions catastrophistes de température du GIEC… Soit entre +0,5°C et + 1,2°C à la fin du XXIème siècle et pas 5 ou 6°C. Ouille ! Ca doit faire très mal ! D’autant plus qu’on ne voit pas comment les thuriféraires de James Hansen et du GIEC pourraient échapper à ces évidences liées aux mesures directes par satellites. On comprend mieux la crise de larmes d’Yvo de Boer (responsable climat de l’ONU) ci-contre à gauche près de Ban Ki Moon, lors de la dernière conférence sur le climat de Bali. Il devait se dire qu’en 2009, lors de la prochaine conférence, il auront du mal à éluder tous ces résultats comme il l’ont fait en décembre 2007 en décidant que les résultats de recherche postérieurs à Mai 2005 ne devaient pas rentrer en ligne de compte !”

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