Égypte : 205 ME pour le projet de centrale électrique d’El Shabab

La Banque européenne d’investissement (BEI) a signé récemment un contrat de financement d’un montant de 205 millions d’euros pour financer le projet de centrale électrique d’El Shabab.

Il s’agit en l’occurrence de convertir une centrale à cycle ouvert en une centrale à cycle combiné alimentée au gaz. Le projet permettra d’accroître sensiblement l’efficacité de production de la centrale, de porter sa puissance à 1.500 MWe (soit une augmentation de 50 % de la production d’électricité), dans le but de répondre à la demande croissante pour une électricité à un prix concurrentiel et un faible impact environnemental.

Le projet sera cofinancé par la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD) et le Fonds saoudien pour le développement.

Égypte : 205 ME pour le projet de centrale électrique d'El Shabab

Dès qu’il sera pleinement opérationnel, le complexe contribuera au renforcement des infrastructures énergétiques de base dont le pays a besoin pour son développement économique. Le projet est pleinement conforme aux objectifs de la politique de partenariat euro-méditerranéen, en application de la déclaration conjointe des États membres de l’UE et des pays partenaires méditerranéens à Barcelone et il contribue à la réalisation des politiques européennes en matière d’efficacité énergétique et de changement climatique.

"La BEI s’attache à soutenir la nouvelle transition économique et sociale de l’Égypte en contribuant au financement de projets de nature à stimuler la croissance et l’emploi. C’est pourquoi elle a décidé de soutenir le développement et la modernisation des infrastructures dans le secteur de l’énergie. En participant à ce projet, la BEI entend promouvoir la productivité et la compétitivité de l’économie égyptienne mais aussi de créer des emplois. Elle veut contribuer à améliorer la vie quotidienne de la population égyptienne et à construire un avenir pour la jeune génération" a déclaré Philippe de Fontaine Vive, vice-président de la BEI.

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b api

Un cactus qui pousse dans le dos ou des canards qui suivent à vie ? – comme dans le sketch humoristique. Est qu’il vaut mieux qu la BEI (l’Europe donc en finale) finance une centrale de 1500 MWc au gaz en Egypte en place d’une centrale à charbon réalisée par les Indiens ou les Chinois ? Entre deux maux, quel est le moindre ? La situation énergétique égyptienne – que je connais bien – est “explosive” comme tout le reste, et comme partout ailleurs en Afrique: la demande électrique augmente à 2 digit quand les infrastructures de production et de distribution n’augmentent plus ou même régressent. Le cas le plus catastrophique est celui du Nigéria, où le réseau n’est plus alimenté que par quelques milliers de MW dans un pays de près de 200 millions d’habitants. Chaque maison, chaque site, chaque usine ne fonctionne que grâce aux générateurs qu’ils possèdent en propre ! La population égyptienne va atteindre allègrement les 100 millions d’habitants; elle est un peu mieux lottie que le Nigéria avec sa capacité de production de 25.000 MW (dont seulement 2000 MW au barrage emblématque d’Assouan). La plupart des installations généralement au gaz (produit en Egypte mais les réserves sont épuisées) ou au pétrole (avec la complicité des pétroliers du Moyen Orient qui aident le pays à coup de tankers) deviennent obsolètes, ce qui génére des coupures de plus en plus fréquentes et de plus en plus longues. L’Egypte cependant a un objectif de 20% d’énergies renouvelables, qu’il est impossible d’atteindre quand les nouvelles installations comme celle financée par la BEI sont encore sur base fossile. Toutes les banques de développement comme la BEI, l’AFD, la KFW, la BAD et jusqu’à la WB (Banque Mondiale) prônent le financement d’énergie renouvelables, mais aucun projet ne se réalise concrètement. Les raisons sont connues: – d’un côté, les responsables politiques ont une méconnaissance des enjeux environnementaux et durables, et on peut les comprendre quand d’autres enjeux démocratiques, sécuritaires ou tout simplement alimentaires passent en priorité – de l’autre, les conditions d’atribution de financement de ces Banques de Développement découragent administrativement tout projet par la complexité des exigences et des procédures et, finalement, par l’inefficacité du système Que vaut-il mieux ? A-t-on le choix dans ce monde complexe ?

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