GDF Suez réaffirme ses ambitions dans le nucléaire au Royaume Uni

Grâce à la signature d’un accord de partenariat entre GDF Suez et Toshiba, la société NuGeneration (NuGen), pourra développer – une nouvelle centrale nucléaire – sur la côte du comté de West Cumbria, au nord-ouest de l’Angleterre.

La centrale sera construite avec la technologie AP1000 de Westinghouse et aura une capacité de 3.400 MW. Aux termes de cet accord, Toshiba détiendra 60 % de NuGen, aux côtés de GDF Suez, actionnaire à hauteur de 40 %. Ce choix permet également de répondre au souhait des autorités britanniques de diversifier les types de technologies nucléaires exploitées au Royaume-Uni.

"La signature de cet accord est une étape essentielle dans la poursuite de notre projet au Royaume-Uni. Elle traduit nos fortes ambitions dans le nucléaire et confirme notre choix stratégique de promouvoir un mix énergétique diversifié, équilibré et décarboné, dans lequel le nucléaire a toute sa place. Avec la poursuite de ce projet et notre récent succès à l’international en Turquie, GDF SUEZ confirme son statut d’exploitant nucléaire, avec les technologies les mieux adaptées au contexte local de chaque pays" a déclaré à cette occasion, Gérard Mestrallet, PDG de GDF Suez.

En Turquie, GDF Suez a été retenu en 2013 par les autorités turques pour la construction sur le site de Sinop de 4 réacteurs nucléaires de type ATMEA1** pour une capacité de 4.400 MW aux côtés de Mitsubishi Heavy Industry, Itochu et EÜAS. Les études de faisabilité préalables sur site et l’évaluation des conditions pré-requises aux plans financier, économique, juridique et réglementaire permettront au Groupe de prendre l’engagement à long terme d’intervenir en qualité de co-investisseur et de co-exploitant aux côtés des partenaires japonais et turcs.

** ATMEA1 est un réacteur de 1.100 MW développé par Areva et Mitsubishi en partenariat 50/50.

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Temb

Vu les conditions incroyablement avantageuses proposées par le RU au nucléaire, ils auraient tort de se priver ! Rendez-vous compte, on crie sur l’éolien et ses 82€ sur 10ans + 5ans degressif, sachant que ce tarif lui-même est pondéré par une indexation inférieure à l’inflation, et que ce tarif comprend renrocement et raccordement réseau à 100%. Au RU, le nucléaire a droit à 10ans de chantier avec un tarif indexé sur l’inflation, puis 35ans, oui 35 ANS! indexé aussi sur l’inflation. Le niveau de tarif a demarré en 2013 à … 109€ du MWh, il sera sans doute à plus de 130€ lors de la mise en service, et finira à un niveau supérieur à 200€! Et cerises sur le gateau, un prêt garanti par l’état, un raccordement et un renforcement du réseau pris en charge par le contribuable, des déchets nucléaires et un démantèlement qui suivent la même voie… Maxi rentabilité pour 0 risque supporté par l’opérateur, le niveau extrrême étant atteint par le fait qu’une catastrophe nucléaire n’engage l’opérateur sur moins d’1% du montant d’un accident majeur… Pendant ce temps un pays comme le danemark a produit 55% de son électricité en décembre avec de l’éolien, 35% sur l’année et a géré des pics jusqu’à 136% de sa consommation. 35% d’éolien qui ont remplacé 35% de charbon, le mix danois étant à plus de 90% à base de charbon en 1990 (91%). Aujourd’hui le Danemark n’a plus que 34% de charbon dans son mix, en majeure partie grace à de l’éolien 30% moins cher que du nouveau nucléaire. Et sans déchets radioactifs, sans risque d’accident majeur, sans extraction d’uranium dans des pays pauvres qui gardent ensuite nos déchets radioactifs d’extraction.

nrjlibre

Bonjour Bravo temb ! 100% d’accord ! Regrettable cette obstination franco-chinoise dans cette filière catastrophique ! On va encore se faire larguer sur le plan hydrogène en beauté !! Et pour nos 58 bombes à retardement (sous licence américaine, gag !) on fait quoi ? On attend la cata ? Vous envisagez sérieusement de voir la vallée du Rhone déclarée zone interdite pour de vrai ? Pour des générations ? Ne devrait-on porter plainte maintenant pour futurs crimes contre l’humanité et tout le reste ? Et le fait que le quart de cette belle énergie servent à fabriquer des armes, des munitions, des chars, des missiles, des blindages etc… on n’en parle même pas ! Ho, pinaise ! Vais me réfugier en Uruguay ! Mais comme dieu est taquin avec moi (si, si, très !) je me dis que le jour où je débarque à Montévidéo une centrale argentine va merder ! hi! Bon alors on attend la cata en croisant les doigts? Ou pas ? Au secours m

Samme

Vérifiez vos chiffres Temb, l’UK garanti d’autres tarifs d’achats que le nucléaire, comme par exemple l’éolien et le photovoltaïque.

Bachoubouzouc

“Rendez-vous compte, on crie sur l’éolien et ses 82€ sur 10ans + 5ans degressif, sachant que ce tarif lui-même est pondéré par une indexation inférieure à l’inflation, et que ce tarif comprend renrocement et raccordement réseau à 100%.” Oui, le tarif initial d’achat a une indexation inférieure à l’inflation. En même temps, si vous voulez continuer à affirmer que l’éolien coûte chaque jour de moins en moins cher, il faut bien que cela se voit sur les factures ! Et vous oubliez de dire que une fois en service, le tarif d’une éolienne a, à partir de son tarif initial, une indexation qui, elle, suit bien l’inflation ! Les explications ici : “En prolongeant les tendances des indices ICHTTS1 et PPEI, les tarifs de rachat devraient évoluer à l’intérieur d’une fourchette de 8,5 c€/kWh à 9,9 c€/kWh pendant l’année 2016” Or une éolienne construite en 2006 à 82€/MWh, actualisée à l’inflation constatée jusqu’aujourd’hui puis à une inflation de 2% (objectif de la BCE) jusqu’en 2016 arriverait à un coût de 97€/MWh. Conclusion : Le tarif éolien initial évolue moins bien que l’inflation, tandis qu’une éolienne déjà construite voit son tarif évoluer avec l’inflation. Raison pour laquelle on observe une baisse des constructions de nouvelles éoliennes (normal, ça rapporte de moins en moins bien), tandis que les propriétaires d’éoliennes déjà construites restent accrochés à leur tarif comme une huitre à son poteau. Et comme le disent beaucoup ici, attendons donc de voir des exploitants d’éoliennes passer effectivement au tarif dégressif des +5ans. Parce que, de ce qu’on peut en voir aujourd’hui, il y en a plus qui pratiquent du repowering et partent sur un nouveau contrat, ou qui viennent pleurer dans les médias comme Eole Miquelon… Et quant au raccordement, il n’est financé que jusqu’au point le plus proche du réseau de distribution, comme pour tout un chacun. Après c’est ERDF qui se charge du “renforcement”. De la même manière que pour le nucléaire c’est RTE qui se charge du renforcement du réseau 400kV. Là aussi, on en a déjà débattu, et vous prenez la mauvaise habitude de vos petits camarades de ressortir des arguments dont on a déjà prouvé qu’ils étaient faux ! “Au RU, le nucléaire a droit à 10ans de chantier avec un tarif indexé sur l’inflation, puis 35ans, oui 35 ANS!” On en a déjà discuté 100 fois : C’est parfaitement normal qu’un tarif soit fonction de la durée de vie attendue ! Les éoliennes ont 15 ans de tarif d’achat pour une durée de vie de 20-30ans (à voir…), les centrales nucléaires ont 35 ans pour une durée de vie de 60 ans. Vous êtes là encore de mauvaise foi ! “Et cerises sur le gateau, un prêt garanti par l’état” Ah parce que pour les ENR il n’y a pas de prêts à taux zéro, de crédits d’impôts ??? “un renforcement du réseau pris en charge par le contribuable” Vu plus haut. “des déchets nucléaires et un démantèlement qui suivent la même voie…” Je ne sais pas pour l’Angleterre, mais au moins pour la France c’est un mensonge éculé d’écologistes. On en a déjà discuté des dizaines de fois sur Enerzine : Voir le rapport de la Cours des Comptes. “Maxi rentabilité pour 0 risque supporté par l’opérateur” Le tarif pivot du CFD a été calculé pour une rentabilité de 10% (au moins pour les EPR d’EDF). Ca a été affiché publiquement. Cette marge est de combien pour l’éolien ? …Ah pardon, j’oubliais : Il n’y a aucune transparence sur la production champ par champ, sur les coûts réels de production, sur les marges de l’industrie éolienne… Et quant au risque, autant l’opérateur est protégé du risque de marché par le CFD, autant il supporte toujours le risque industriel. C’est donc là un grossier mensonge de votre part. Et quant à votre exemple du Danemark, c’est le ponpon ! Le bel exemple d’un pays qui parvient à avoir 35% d’éolien dans son mix… en faisant assurer son équilibre offre-demande par ses voisins ! Un pays qui a tellement d’interconnexions qu’il pourrait vivre entièrement sur la production de ses voisins ! Un pays qui importe et exporte plus d’électricité à l’année que sa propre consommation ! (je ne vais pas m’amuser à vous ressortir les liens qui prouvent ce que je dis, je les ai déjà donné deux ou trois fois sur Enerzine) Et quant à ses résultats écologiques, bravo ! Il ne produit “que” un tiers de son électricité à partir de charbon… Donc même en supposant que tout le reste soit décarbonné (!), cela fait un mix électrique toujours trois fois plus carbonné que le nôtre ! Quel succès ! Et encore, on ne parle pas des prix ! “Et sans déchets radioactifs, sans risque d’accident majeur, sans extraction d’uranium dans des pays pauvres qui gardent ensuite nos déchets radioactifs d’extraction.” Ils emmerdent grand monde nos déchets radioactifs ? Non. En revanche le CO2 danois c’est direct dans nos naseaux. Et tu parles de pays pauvres quand la moitié de la production mondiale d’uranium est concentrée au Canada, aux USA et en Australie ! Et leur charbon aux danois, il vient d’où ?? Et quant aux déchets d’extraction, c’est pour l’essentiel (à l’exception du radon, des boues, etc) des matières qui étaient dans le sol et qu’on remet dans le sol à la même place avec moins d’activité (on en a retiré de l’uranium) ! Bref, Temb, comme tous les antinucléaires basiques vous arrivez au bout de votre propagande et vous vous mettez à tourner votre disque en boucle, quittes à ce qu’il contient ait toujours été faux. C’est pathétique.

Luis

¤ La grande différence entre les tarifs d’achat pour le nucléaire et pour les énergies renouvelables, c’est la durée. Trente-cinq ans pour le nucléaire (35) mais quinze ans (15) pour l’éolien (onshore ou offshore) et pour le solaire. Ensuite, prix du marché pour les énergies renouvelables. Ensuite, le tarif baisse pour les renouvelables selon l’année de mise en service. Pour une installation mise en service en 2023, aussi bien l’éolien terrestre que le solaire seront moins cher que le nucléaire.

Luis

¤ La base du tarif pour Hinkley Point a commencé en 2012 (pas 2013), à 92,5£/MWh. Avec l’inflation britannique de 3% en un an, cela donnait déjà plus de 95£/MWh (114 €/MWh) en 2013. Et dire que l’électricité produite par une nouvelle centrale solaire ne bénéficie que d’un tarif d’achat de 94,7 €/MWh en Allemagne en janvier 2014. Pourtant, il y a plus de soleil à Hinkley Point qu’à Berlin et autant en “West Cambria” qu’à Hambourg (source PVGIS). Pour Hinkley Point, National Grid (le RTE britannique) va dépenser un milliard de livres (1,21 Md€ actuel – 1,24 Md€ cours moyen) pour connecter les futurs réacteurs nucléaires d’EDF : nouvelle ligne et renforcements. ( C’est le “Cotentin-Maine” local ). Lorsque l’on parle de coûts d’extension du réseau, il ne faut pas oublier le nucléaire.

Bachoubouzouc

Vous avez certainement raison. Je rappelle néanmoins (au moins une fois par jour semble nécessaire) que cela n’a aucun sens de comparer coût nucléaire et PV vu que ces deux moyens de production ne rendent pas le même service : Une centrale nucléaire peut faire du suivi de charge, du service système, du réactif à la demande du réseau. Une centrale PV ne vient que se rajouter au reste, et nécessite une centrale classique (pourquoi pas nucléaire) pour palier à ses faiblesses et entretenir le système. Le PV est tout simplement une énergie fatale, là où le nucléaire est une énergie de semi-base.

Temb

Tarif éolien : nous sommes en 2014 et le tarif qui était de 85,2€ du MWh a baissé pour atteindre 84,2€. Pour les ENR il n’y a pas de prêts à taux 0 et il n’y a pas de crédit d’impot (le seul qui existait, pour le petit solaire 3000Watt a été supprimé cette année). Pour le Danemark calmez-vous un peu et essayer de limiter un peu votre gigantesque mauvaise foi 🙂 Le mix danois était à 90% Charbon, grace à l’éolien il n’est plus qu’à 35%, et il sera à 0 dans 10 à 20ans avec la fin de vie (non remplacée) de leurs vieilles centrales charbon. Grace à l’éolien. Et l’exemple Irlandais? Et l’Espagnol+Portugal? Et l’Italie? Autant de pays qui ont grandement réduit la part de charbon dans leur mix grace à l’éolien, bien moins cher que le nucléaire et sans la cohorte de problèmes déchets, risques et dépendance d’importations…

Bachoubouzouc

“Tarif éolien : nous sommes en 2014 et le tarif qui était de 85,2€ du MWh a baissé pour atteindre 84,2€.” C’est sans doute vrai. Mais comme dans votre précédent commentaire, vous ne vous contentez de parler que du tarif initial, de début de vie de l’installation, bref celui qui baisse. Et moi, comme dans mon précédent commentaire, je vous dis que le tarif d’une éolienne varie aussi durant sa durée de vie, et là en fonction de l’inflation. Bref, celui qui augmente. Cf mon précédent commentaire et le lien que j’y avais cité. “Pour les ENR il n’y a pas de prêts à taux 0 et il n’y a pas de crédit d’impot (le seul qui existait, pour le petit solaire 3000Watt a été supprimé cette année).” C’est faux : Un crédit d’impôt existe bel et bien dans l’article 74 de la loi du 29/12/13 de finance pour 2014. Voir la liste des équipements éligibles, dont le montant est évidemment limité. Parmis ces équipements, on trouve les moyens de production d’électricité à partir d’énergie éolienne (§3.a)4°) En renvanche, il est vrai qu’il n’y a pas(plus) de crédit d’impôt pour le PV. Quant aux prêts à taux zéro, ils ne couvrent en effet pas les moyens de production d’énergie électrique. J’avais donc bien raison. “Pour le Danemark calmez-vous un peu et essayer de limiter un peu votre gigantesque mauvaise foi :)” Ce n’est pas de la mauvaise foi ! Je ne fais que comparer coût et bilan CO2 pour le mix électrique de nos deux pays pour constater qu’ils sont toujours largement plus mauvais que nous, et qu’ils n’auront maintenant guère plus de moyens pour nous rejoindre. Après, qu’ils viennent d’encore plus loin est leur problème ! Qu’un cinquagénere alcoolique et fumeur réussisse à diviser par deux son temps à la course au 100m est formidable, mais ça ne le rend pas meilleur qu’Usain Bolt, loin de là ! “Et l’exemple Irlandais? Et l’Espagnol+Portugal? Et l’Italie? Autant de pays qui ont grandement réduit la part de charbon dans leur mix grace à l’éolien, bien moins cher que le nucléaire et sans la cohorte de problèmes déchets, risques et dépendance d’importations…” Super : Ils sont passés d’obèses à simplement trop gros. Sauf que nous, nous sommes minces. Et quelque chose me dit que leurs importations de gaz et de charbon doivent leur coûter plus cher en argent et en dépendance politique vis à vis de Moscou que nous pour l’uranium… Et encore une fois, quels problèmes posent les déchets nucléaires ? Ils tuent ? Pas jusqu’à maintenant, contrairement au CO2 de tous vos admirables exemples. Ils se répandent dans l’environnement ? Pas jusqu’à maintenant, contrairement au CO2 de tous vos admirables exemples. Leur gestion n’est pas financée ? Non, elle l’est, contrairement au CO2 de tous vos admirables exemples, qui est laissé aux soins de la collectivité mondiale. Pas un seul de vos arguments ne tient la route, Temb.

Luis

¤ On peut constater l’évolution de la production d’électricité pour l’Europe (27 pays) à dix ans d’intervale. Pour ne pas se focaliser sur les variations annuelles, les périodes considérées sont de trois ans : 2000 à 2002 et 2010 à 2012. Nombres moyens annuels de TWh produits en 2000-2002 et 2010-2012 – Fossiles : 1.650 et 1.640 TWh (identique) – Nucléaire : 970 et 900 TWh ( -70 TWh et -7% ) – Renouvelables : 450 et 720 TWh ( +270 TWh et +60% ) – Total : 3.090 et 3.290 TWh ( +200 TWh et +6,5%) Conclusion : les énergies renouvelables ont à la fois remplacé une partie de la production nucléaire et assuré l’augmentation de la production totale d’électricité. Dans cette histoire, les “autres énergies renouvelables” produisent maintenant autant d’électricité que l’hydraulique. Vous pouvez aller voir de ce côté -> et faire vos calculs.

Sicetaitsimple

Vos chiffres, que je prends pour bons, confirment bien que la route est longue et que la pente est rude….( moins de 10% en 10 ans, soit moins d’1%/an) D’autant qu’on peut penser, ce sera même à mon avis obligatoire techniquement (et souhaitable) que le développement des Enr électrogènes s’accompagne d’une augmentation de la consommation d’électricité par substitution à des usages fossiles traditionnel ( chauffage, transport). On voit bien que “sortir du nucléaire” rapidement s’accompagnerait inéluctablement d’une augmentation des fossiles.

Sicetaitsimple

au RU sont un peu surréalistes… Rappelons que le RU a un parc de production très vieux, notamment coté charbon et nucléaire. Rappelons que c’est une ile, le secours des voisins et les capacités d’exportation sont limités par la capacité des interconnesions qui, étant sous-marines, coûtent très cher. Donc sauf à faire du tout gaz ( mais là pas de chance le RU qui était exportateur est de plus en plus importateur), il faut bien qu’ils attirent des investissements avec des carottes dont Samme a rappelé les chiffres. Comme l’éolien onshore est forcément limité en volume ( les anglais sont généralement très respectueux de leurs paysages), c’est nucléaire ou offshore… Pas la peine de comparer autre chose que ces deux là si on veut raisonner sur des volumes conséquents.

Steph

On n’oubliera pas de mentionner que le nuke n’est couvert par aucune assurance RC car aucune compagnie ne veut le couvrir. Les EnR ont par contre le droit de subir toutes les contraintes possibles (RC, provisions pour demantelement). Cette histoire de promotion du nuke au RU, on ne favorise meme pas les enR a la moitie, il y a un lobby qui tire les ficelles en coulisse.

Steph

Alors cher ami, vous vous chiez dessus une fois de plus : – Pour le PV, fini le CIDD alors meme que ca fait 2 ans qu’il est au taux minime de 11% du materiel encore uniquement pour le residentiel, soit une part infime du marche. De plus il faut avoir une sacree envie de pourri le forum pour affirmer que le secteur professionnel beneficie du CIDD. Idem eolien. – le PTZ : vous affirmez que les centrales professionnelles en beneficient ? Allez-y que je me marre. Voila ce qui demeure aujourd’hui : – PTZ : pour mini-eolien ou hydro, a condition de realiser de l’isolation, dans le residentiel. Sachant qu’il doit s’installer … 200 mini-eolienne par an a tout casser. – CIDD : 15% du materiel (+-12% du total) sur le mini-eolien ou micro-hydro, et dans la limite de 16 000 de base d’chat materiel, soit un royal 2 400 € par projet. Ce taux passe a 25% du materiel si double investissment (+isolation), il faut pouvoir se le permettre. Exit le PV. – Tarif d’OA : pour l’instant rien sur l’eolien, le futur est annonce a 80 € / MWh (source enerzine). Pour le PV c’est 310 €/MWh si panneaux europeens jusqu’a 9 kW, 130 € / MWh jusqu’a 100 kW, 75 € / MWh au sol sinon sous appel d’offre. Pour l’hydro ca depend mais on peut dire : 145 € / MWh en hiver et 72 € / MWh en ete jusqu’a 400 kW, degressif ensuite. Voila pour contre l’intox de ce sinistre personnage.

Sicetaitsimple

allez expliquer ça au gouvernement anglais qui à l’horizon 2020 certainement et 2030 à coup sûr se retrouve dans une situation chronique de sous-production s’il ne fait rien. Sauf à faire du gaz.

nrjlibre

Bonjour On s’énerve pour rien ! La commission européenne va retoquer cette subvention déguisée, une centrale va merder qq part, et ça va les re calmer pour une paire d’années nos pronukes ! Quant à vous, insubmersible bachomachin, qui êtes l’archétype du pronuke à tout crin, j’espère que vous serez au premier rang des volontaires pour aller jeter des sacs de sable sur le premier réacteur fondu français ! Ca me parait un minimum non? Je prends date ! Ou alors sous ce pseudo à la c… se cache tout le staff com d’Areva, EDF et autre trust militaro-industriel qui seront les premiers dans les avions quand ça va péter ! Les rascals ! C’est ballot, c’était un beau pays la France ! Au secours !

Bachoubouzouc

La technique de Steph : Me traiter d’intoxicateur, alors que rien de ce qu’il dit ne contredit mes propos (relisez le tout). Et m’insulter (“sinistre personnage”), de manière encore soft. La technique de Nrjlibre : Là aussi, les insultes (“insubmersible bachomachin”, “pseudo à la con”). Ah bah ! Quand on ne sait plus quoi dire, le naturel revient à la charge ! Ah et les accusations de faire partie d’un sombre complot industriel de manipulation des médias. Tout le staff com d’Areva et EDF se cacherait derrière moi, rendez vous compte ! C’est encore une fois pathétique. Vous êtes pathétiques, Nrjlibre, Steph. Trouvez vous de vrais arguments.

nrjlibre

bonsoir Pathétique je suis? parce que je râle contre ces saloperies de centrales nucléaires qui vont bientot nous péter à la gueule ! Vous direz quoi le jour où ça va arriver ? Vous viendrez nous expliquer pourquoi ça n’aurait pas du arriver ? C’est quand même pas croyable cette entêtement quasiment sectaire dans cette filière catastrophique ! Et pour les déchets, vous avez une solution, ho grand bachouchou !? J’attends avec une ferveur quasi mystique vos bons arguments, kangourou ! Pour info le Japon vient d’installer près de 6 GW de photovoltaïque en 15 mois ! Ca fait 4 EPR ça ! Et vous vous rappelez qu’il n’y a plus un seul réacteur qui tourne au Japon ? Vous le dites à vos voisins ça ? C’est pas un argument ça ? Pauvre insensé, vous êtes sinistre et et bientot ça va être tragique grâce à vous et autres nucléocrates psycho-rigides! Je passerai vous chercher chez vous pour vous emmener au centre de recrutement d’EDF après la cata ! Si, si ça me fera plaisir, soyez pas gêné, je vous jure, ça sera de bon coeur ! Ma parole ! hi, hi ! Cher futur liquidateur ! Allez à bientôt donc !

s4m

C’est à la fois une bonne et une mauvaise nouvelle. La mauvaise nouvelle c’est que GDF ne continue pas sur sa lancée avec AREVA pour des EPR ou des AP1000 comme en Turquie. Cela aurait permis de sceller un partenariat sur le long terme (je pense à l’ingénierie notamment) mais aussi d’avoir de la flexibilité sur les deux projets (notamment financière). Après, ça se comprend très bien pour des raisons de concurrence industriel avec EDF. La bonne, c’est ce que cela donne encore un peu plus de crédibilité à GDF pour l’export et donc d’élargir les marchés potentiels pour l’industrie nucléaire française. Après il faut encore que le GDA de l’AP1000 soit finalisé. Même si je ne me fais pas de soucis sur le fait que le design soit validé, je m’inquiète sur la durée d’investigation. L’AS britannique avait déjà émis des doutes sur le confinement et le dossier traine depuis bien longtemps ! Sachant que le dossier de l’EPR a été validé en 5 ans …

Luis

¤ Certains participants opposés au nucléaire ont des arguments parfois simplistes et cela est bien regrettable car, sur le fond du problème, il faut bien mettre fin au nucléaire au plus tôt. Par exemple, dire que six GW de photovoltaïque au Japon en 15 mois est équivalent à 4 EPR. C’est la faiblesse de certains de se préoccuper de la seule capacité (puissance) sans voir l’énergie, la production d’électricité en une année. En moyenne mondiale, le taux de charge est de 82% pour le nucléaire (seulement 75% en France, ne pas confondre avec EDF seul), de 24% pour l’éolien, de 12% pour le solaire. Taux de charge qui augmente pour l’éolien et le solaire avec la multiplication des installations dans des régions plus ventées et plus ensoleillées. Cela veut dire qu’une centrale de 1.000 MW produira environ 7.200 GWh en nucléaire (seulement 6.600 GWh en France), 2.100 GWh en éolien et 1.050 GWh en solaire photovoltaïque. D’autres arguments sont pourtant à disposition : – le coût prohibitif des nouveaux réacteurs nucléaires (voir l’EPR en Grande-Bretagne et en France, l’Atmea en Turquie), – le déclin de la production d’électricité nucléaire dans le monde depuis 2006 (avant Fukushima) et son déclin relatif depuis 1995 dans la production totale d’électricité.

Bachoubouzouc

“parce que je râle contre ces saloperies de centrales nucléaires qui vont bientot nous péter à la gueule ! Vous direz quoi le jour où ça va arriver ?” Vous voulez nous faire croire que le nucléaire est dangereux alors que le nucléaire tue et blesse des dizaines (des centaines) de milliers de fois moins que tout un tas de choses de la vie courante que vous acceptez parfaitement : Par exemple la bagnole, l’alcool, les erreurs médicales, le chauffage au gaz, etc. Si on voulait vraiment réduire la mortalité humaine, le nucléaire serait un des derniers endroits où aller chercher, surtout compte tenu du service rendu ! Voici le fondement de l’hypocrise anti-nucléaire. De votre hypocrisie. “C’est quand même pas croyable cette entêtement quasiment sectaire dans cette filière catastrophique !” Mon “entêtement” est soutenu par des arguments rationnels, chiffrés, sourcés. Je démonte le vôtre à longueur d’année sur Enerzine et pourtant vous continuez à vous répéter les mêmes bobards. Qu’est-ce que cela dit sur vous ? “Et pour les déchets, vous avez une solution, ho grand bachouchou !?” Oui : Cigeo. Et peut être la GEN IV et la transmutation le jour où ça sera au point. “Pour info le Japon vient d’installer près de 6 GW de photovoltaïque en 15 mois ! Ca fait 4 EPR ça !” Grand bien leur fasse. Mais d’une part 6GW de PV ne font pas 4 EPR, ils en font à peine un demi : Le PV a un taux de charge de 12%, là où l’EPR en a un de 80-90%. Et d’autre part les japonais peuvent construire autant de PV qu’ils veulent, ils devront toujours construire ces EPR (ou solution pilotable de remplacement). Bref, c’est une idiotie démagogue de leur part. Il aurait mieux fait de concevoir et d’améliorer plus sérieusement leurs centrales nucléaires. “Et vous vous rappelez qu’il n’y a plus un seul réacteur qui tourne au Japon ? Vous le dites à vos voisins ça ? C’est pas un argument ça ?” C’est un argument contre le travail mal fait, assurément. Et contre le PV, qui lui ne s’arrête pas une fois tous les x années mais toutes les nuits, c’est un argument ? “Je passerai vous chercher chez vous pour vous emmener au centre de recrutement d’EDF après la cata ! Si, si ça me fera plaisir, soyez pas gêné, je vous jure, ça sera de bon coeur ! Ma parole ! hi, hi ! Cher futur liquidateur !” En tant qu’exploitant nucléaire, je serais toujours un des rares à pleinement assumer (avec ma santé ultimement) les conséquences de mes positions. En revanche, vous, vous serez toujours le premier à demander tout et son contraire aux décideurs, à vous défausser lorsque les politiques connes que vous prônez montreront toute leur innefficacité, et à griller les politiciens qui auront fait ce que vous leur demandiez.

Bachoubouzouc

Vous avez parfaitement raison : On peut tout à fait être opposé au nucléaire, à condition que ce soit argumenté correctement. En revanche, les deux arguments que vous avez choisis ne me semblent pas pertinent : – Le nouvel nucléaire est très cher, c’est évident (je veux bien vos sources sur l’ATMEA en Turquie). Mais pour que ce soit un argument contre le nucléaire, il faudrait qu’il soit plus cher que les solutions comparables. Et on l’a vu cent fois, il n’est pas logique de comparer le prix du kWh nucléaire avec celui du kWh fossile (pour lequel les externalités écologiques et sanitaires ne sont pas vraiment prises en compte), ou PV ou éolien (pour lesquels l’intermittence n’est pas prise en compte). – Et quant au déclin de la part du nucléaire dans le monde, ça n’est un argument pour ou contre rien du tout, ça n’est que le reflet des différentes politiques d’incitation ou de rejet partout dans le monde ! Ca n’a aucun sens !

Temb

Pour votre comparaison vous oubliez systématiquement pour le nucléaire le cout d’un accident majeur et de l’assurance pour l’exploitant. La CE réflechis d’ailleurs en ce moment même à rendre responsable l’exploitant en europe à 100% en cas d’accident nucléaire, ce à quoi la France s’oppose vivement. Enfin pour les déchets vous répondez : on verra, ou CIGEO dont le cout est encore inconnu et ne cesse de grimper, et qui n’est qu’une solution transitoire… Mais vous refusez les ENR qui ont pourtant des solutions plus en ligne de mire et plus court terme… Incohérence ou idéologie? sans doute les deux.

nrjlibre

re Après j’arrête, promis ! Espèce de bachibouzouc, vous pouvez nous dire pourquoi vous gardez le statut d’invité alors que vous êtes le commentateur le plus zélé de ce site depuis des années ? J’espère que quand “vous assumerez pleinement vos responsabilités d’exploitant nucléaire” avec vos petits bras musclés et vos arguments en béton, ça suffira pour arrêter net toute forme de nuisance environnementale ! Comme au Japon ? Quant à la production d’hydrogène à base de nanorouille et autres découvertes sensationnelles, pour vous bien sur c’est du gadget ! Pour un gars sérieux comme vous, tout ce qui fait pas un gigawatt 24h/24 et 300 jours par an c’est du bricolage, pas vrai? Au fait vous m’inviterez a l’inauguration de l’EPR français? Si je suis pas mort d’ici là, hi hi ! Allez on croise les doigts !

s4m

“- le déclin de la production d’électricité nucléaire dans le monde depuis 2006 (avant Fukushima) et son déclin relatif depuis 1995 dans la production totale d’électricité.” C’est un argument que je lis souvent (monsieur Lhomme l’apprécie particulièrement) mais je n’ai toujours pas compris quel lien il pouvait y avoir entre l’interêt du nucléaire et son “déclin” relatif (en absolue, il me semble que vous faites erreur puisque seule la période 2011/2012 est concernée suite aux arrêts nippons et germaniques. le sujet avait été traité ici même lien, chiffres à l’appui). Toute les projections (IAEA, CEA, NEA, DoE…) tablent sur une augmentation globale de la capacité absolue (surtout grâce au programme chinois). Cependant, cette croissance ne devrait effectivement pas suivre la croissance folle de la demande énergétique/électrique globale. D’où une diminution “en trompe l’oeil”. Je ne le comprends pas car les tendances mondiales ne traduisent pas forcément une réflexion rationnelle. Les problématiques énergétiques sont des questions hautement politiques et dépassent largement le cadre d’ l’intérêt commun, écolo-économique. Puis si je suis votre raisonnement, il faut croire que le diesel c’est l’avenir … Pour illustrer cette absence de comportement rationnel, il suffit d’étudier les raisons du ralentissement du programme nucléaire américain (4 réacteurs AP1000 en construction actuellement mais loin des projections initiales). Ce ralentissement est essentiellement du à l’abondance des hydrocarbures non conventionnels outre atlantique, plus avantageux économiquement (pour combien de temps ?!). Ce qui a également des répercutions mondiales sur le prix du charbon et donc son utilisation à des fins électrogènes. Le porte feuille, lui, est bien content par contre, nos bronches, elles, en prennent un sacré coup ! Cela prouve bien que les choix énergétiques ne sont pas forcément la résultantes de volontés vertueuses pour l’industrie, l’économie, l’homme et l’environnement. Parfois une seule de ces composantes suffit à faire pencher la balance ! Qui plus est, les difficultés économiques en Europe ne favorisent pas les projets avec un retour sur investissement qui s’étale sur plus d’un quart de siècle. En bref, malgré un environnement qui ne semble pas très favorable, les concepteurs (Areva, Rosatom, Toshiba, Kepco, …) continuent d’engrenger des contrats à 9 zéros (voire davantage). Et ces contrats ne concernent pas que des marchés domestiques (France, RU, USA, Russie, Japon, Corée), ni historiques (Chine) mais également de nouveaux marchés émergents (Jordanie, Turquie, …). Donc non seulement votre constat est faux, mais quand bien même serait il vrai, je ne comprends pas sa place dans le débat !

Bachoubouzouc

“Pour votre comparaison vous oubliez systématiquement pour le nucléaire le cout d’un accident majeur et de l’assurance pour l’exploitant.” On l’a déjà dit 100 fois sur Enerzine : La Cours des Comptes a calculé (en bas de la p264) de son rapport thématique sur la filière nucléaire qu’une assurance convenable pour le nucléaire coûterait de l’ordre de 1,41€/MWh. Autrement dit, c’est peanuts. “Enfin pour les déchets vous répondez : on verra, ou CIGEO dont le cout est encore inconnu et ne cesse de grimper, et qui n’est qu’une solution transitoire…” Là aussi, la Cours des Comptes a calculé dans ce même rapport qu’un doublement de la facture de Cigéo ne changerait là aussi pas grand chose à l’équation économique globale. “Mais vous refusez les ENR qui ont pourtant des solutions plus en ligne de mire et plus court terme… Incohérence ou idéologie? sans doute les deux.” 1) Je ne refuse pas toutes les ENR. Je refuse le PV tel qu’il est actuellement et probablement à moyen terme, et je refuse que l’éolien soit développé trop massivement (plus de 10-15GW). Pour le reste, je demande qu’on y aille calmement et en étudiant les conséquences. 2) Cigéo en est à la phase de consultation du public. Autrement dit, les plans sont prêts, on peut se mettre à construire dès qu’on aura le go. Tandis qu’un développement massif des ENR dépend de technologies de stockage de masse de l’électricité qui ne sont pas au point.

Luis

¤ L’agence atomique elle-même le montre dans ses statistiques. Production d’électricité nucléaire / électricité totale (monde) – 2006 : 2.660 TWh / 17.520 TWh (15,2%) contre 16,4% en 1995 – 2007 : 2.610 TWh / 18.370 TWh (14,2%) – 2008 : 2.600 TWh / 18.510 TWh (14,0%) – 2009 : 2.560 TWh / 18.560 TWh (13,8%) – 2010 : 2.630 TWh / 19.540 TWh (13,5%) – 2011 : 2.520 TWh / 20.440 TWh (12,3%) – 2012 : 2.350 TWh / 20.860 TWh (11,2%) En TWh nets (d’autres statistiques sont en brut). Maintenant, pour ceux qui raisonnent bien, l’avenir se trouve dans les énergies renouvelables (et pas les fossiles). A la différence des précédentes, les données de l’AIE sont en TWh bruts. Pour le reste, il ne suffit pas d’engranger les contrats, encore faut-il construire les réacteurs nucléaires et les mettre en service, sans attendre plus de huit ou dix ans parfois.

Bachoubouzouc

“Pour le reste, il ne suffit pas d’engranger les contrats, encore faut-il construire les réacteurs nucléaires et les mettre en service, sans attendre plus de huit ou dix ans parfois.” Huit ou dix ans est une durée parfaitement normale pour la construction d’un réacteur : Les réacteurs du parc actuel (pourtant construits en très grande série) ont été terminés en moyenne en 7 ans, pour un minimum à 5 ans et un maximum à 16 ans : éacteurs_nucléaires_en_France#R.C3.A9acteurs_en_service Le problème, pour les chantiers actuels, vient plus du fait que la “team EPR” a au début promis des durées de chantier irréalistes, surtout compte tenu du fait que la France n’avait pas construit de réacteur depuis des décénies. Les chinois, qui sont au milieu de la construction de leur parc, s’en tirent ainsi beaucoup mieux. Et l’EPR de Flamanville, s’il respecte le planning actuel de 9 ans, n’aura rien d’extraordinaire.

s4m

Vous conviendrez qu’une baisse de 1.1% entre 2006 et 2010 n’est absolument pas significative d’une tendance générale et pourrait même s’expliquer par des aléas de mesure ou de compilation de données ! Par ailleurs, toutes les projections (AIEA, NEA, WNA, CEA et même BP cette semaine) s’accordent sur une croissance de la production nucléaire d’ici à 2050. Si j’en crois les projections de l’AIEA (ici), l’énergie nucléaire devrait founir plus de 400GWe en 2050. Sachant que l’age moyen du parc mondial est de 27 ans (source WNA), cela signifit qu’en 30 ans, près de 300 à 400 nouveaux réacteurs sortiront de terre ! Puis lorsque je regarde les 5 dernières années : malgré Fukushima et un environnement défavorable au nucléaire (gaz de schiste, crise, dette, …), de nombreux contrats ont été signés et de nombreuses constructions sont sur le point d’être achevées ! Encore cette semaine, l’actualité a été chaude dans le secteur : la Hongrie qui opte pour la techno russe, GDF/Iberdola qui confirment leurs amibitions britanniques, la Suède qui lance sa campagne de concertation pour du nucléaire nouveaux, l’Inde qui lance la construction de 2 réacteurs (lien). Quant à l’argument des délais, je ne peux que rejoindre Bachoubouzouc. OL3 (tête de série) devrait être construit en 11 ans, FA3 en 9 ans. Cela est cohérent avec ce qui s’est fait dans le passé notamment les derniers paliers : N4 (Civeau en 16 ans) et P’4 (9 ans pour Golfech par ex alors que la compétence nationale en la matière était au plus haut). Surtout quand on voit que les constructions françaises et finlandaises se déroulent dans un cadre particulier : renouvellement des compétences, évolutions des exigences de sûretés en cours de construction (contrôle commande, équipement sous pression nucléaire, …), nouvelles technologies, etc. Les délais annoncés initialement c’était de la branl**** de gestionnaires/dirigeants/commerciaux. Mais d’un point de vue industriel, je ne vois pas bien ce qui pourrait être critiqué ni de quoi remettre la filière en question ! Être opposé au nucléaire électrogène est une chose, nier que cette filière dispose d’un fort potentiel industriel dans les prochaines décennies, c’est juste se voiler la face ! En revanche, contrairement à vous, je n’oppose pas les filières, et je partage votre enthousiasme sur le potentiel industriel des ENR qui vont jouer un rôle indéniable.

s4m

Vous conviendrez qu’une baisse de 1.1% entre 2006 et 2010 n’est absolument pas significative d’une tendance générale et pourrait même s’expliquer par des aléas de mesure ou de compilation de données ! Par ailleurs, toutes les projections (AIEA, NEA, WNA, CEA et même BP cette semaine) s’accordent sur une croissance de la production nucléaire d’ici à 2050. Si j’en crois les projections de l’AIEA (ici), l’énergie nucléaire devrait founir plus de 400GWe en 2050. Sachant que l’age moyen du parc mondial est de 27 ans (source WNA), cela signifit qu’en 30 ans, près de 300 à 400 nouveaux réacteurs sortiront de terre ! Puis lorsque je regarde les 5 dernières années : malgré Fukushima et un environnement défavorable au nucléaire (gaz de schiste, crise, dette, …), de nombreux contrats ont été signés et de nombreuses constructions sont sur le point d’être achevées ! Encore cette semaine, l’actualité a été chaude dans le secteur : la Hongrie qui opte pour la techno russe, GDF/Iberdola qui confirment leurs amibitions britanniques, la Suède qui lance sa campagne de concertation pour du nucléaire nouveaux, l’Inde qui lance la construction de 2 réacteurs (lien). Quant à l’argument des délais, je ne peux que rejoindre Bachoubouzouc. OL3 (tête de série) devrait être construit en 11 ans, FA3 en 9 ans. Cela est cohérent avec ce qui s’est fait dans le passé notamment les derniers paliers : N4 (Civeau en 16 ans) et P’4 (9 ans pour Golfech par ex alors que la compétence nationale en la matière était au plus haut). Surtout quand on voit que les constructions françaises et finlandaises se déroulent dans un cadre particulier : renouvellement des compétences, évolutions des exigences de sûretés en cours de construction (contrôle commande, équipement sous pression nucléaire, …), nouvelles technologies, etc. Les délais annoncés initialement c’était de la branl**** de gestionnaires/dirigeants/commerciaux. Mais d’un point de vue industriel, je ne vois pas bien ce qui pourrait être critiqué ni de quoi remettre la filière en question ! Être opposé au nucléaire électrogène est une chose, nier que cette filière dispose d’un fort potentiel industriel dans les prochaines décennies, c’est juste se voiler la face ! En revanche, contrairement à vous, je n’oppose pas les filières, et je partage votre enthousiasme sur le potentiel industriel des ENR qui vont jouer un rôle indéniable.

Luis

¤ Production d’électricité dans le monde en TWh bruts : Nucléaire / renouvelables / dont hydraulique et autres – 2002 : 2.660 TWh / 2.960 TWh / 2.710 et 250 – 2010 : 2.760 TWh / 4.260 TWh / 3.520 et 740 – 2012 : 2.460 TWh / 4.700 TWh / 3.660 et 1.040 Sans attendre 2011, l’écart se creusait déjà nettement avec la forte croissance de l’électricité renouvelable et celle plus modeste du nucléaire (en réalité, un dos d’âne en 2006).

Luis

¤ Dans ses scénarios, l’AIEA estime que le pourcentage d’électricité nucléaire en 2030 serait compris entre 9,9% et 13,5% de la production totale. Plus faible que ce que cette agence prévoit pour 2020 (entre 12,4% et 13,9%). Pour 2020, on devrait avoir une idée plus précise de la situation d’ici 3-4 ans. Les principaux acteurs seront sur le chemin. Pour 2050, on ne sait pas encore si une comète aura joué aux quilles avec la Terre d’ici là. Malgré un environnement défavorable (gaz de schiste, crise, dette, …) les énergies renouvelables progressent bien plus vite que le nucléaire. C’est l’AIE (internationale) qui le dit. En Inde, on fait une cérémonie pour dire qu’on enlève les mauvaises herbes du terrain. La construction du premier des deux réacteurs ne commencera qu’en juin 2015, sauf retard. Mais en effet, après tout le retard accumulé sur les prévisions initiales (construire en 5 ans) de nombreux réacteurs devraient être connectés en 2014. Y compris celui d’Atucha-2 en Argentine, commencé en juillet 1981 et déjà inauguré en septembre 2012 (un peu avant l’élection présidentielle locale), peut-être connecté en avril 2014.

s4m

“Dans ses scénarios, l’AIEA estime que le pourcentage d’électricité nucléaire en 2030 serait compris entre 9,9% et 13,5% de la production totale. Plus faible que ce que cette agence prévoit pour 2020 (entre 12,4% et 13,9%).” J’ai déjà répondu à cette remarque : la part du nucléaire va diminuer car la croissance de cette énergie ne va pas suivre la courbe de la demande mondiale. Je n’ai jamais dit que cette proportion allait augmenter, inutile de continuer à chercher des chiffres, je suis d’accord avec vous sur ce point ! Il n’empêche que cela ne contredit pas le potentiel industriel : 300 à 400 nouveau réacteurs en 30 ans ! Que cela représente 1, 10, 50 ou 100% de l’électricité mondiale importe peu … “Pour 2050, on ne sait pas encore si une comète aura joué aux quilles avec la Terre d’ici là.” Cette remarque est dénuée de sens ! On ne sait même pas de ce que sera fait demain. Mais pour le nucléaire ces projections sont utiles puisqu’une centrale construite aujourd’hui devrait encore être en service dans 40 ans … “Malgré un environnement défavorable (gaz de schiste, crise, dette, …) les énergies renouvelables progressent bien plus vite que le nucléaire. C’est l’AIE (internationale) qui le dit.” J’ai déjà répondu (à deux fois) à ce genre de remarque : “contrairement à vous, je n’oppose pas les filières, et je partage votre enthousiasme sur le potentiel industriel des ENR qui vont jouer un rôle indéniable.” Les deux filières ne sont pas incompatibles et peuvent parfaitement se compléter. “En Inde, on fait une cérémonie pour dire qu’on enlève les mauvaises herbes du terrain. La construction du premier des deux réacteurs ne commencera qu’en juin 2015, sauf retard. Mais en effet, après tout le retard accumulé sur les prévisions initiales (construire en 5 ans) de nombreux réacteurs devraient être connectés en 2014. Y compris celui d’Atucha-2 en Argentine, commencé en juillet 1981 et déjà inauguré en septembre 2012 (un peu avant l’élection présidentielle locale), peut-être connecté en avril 2014.” Il y a des retards, des dépassements de budget, des râtés industriels, des revirements politiques, … oui ! Cela n’est pas propre au nucléaire mais ce sont des situations qui se retrouvent dans toutes les industries. Je pourrais citer des râtés dans l’aéronautique (programme de l’A400M), dans les ENR (le parc allemand de Riffgat qui tourne à vide faute de raccordement), dans l’automobile (l’Avantime de renault), dans le numérique (le HD DVD), le BTP (TGI de Paris), … Puis vos deux exemples ne retire en rien le dynamisme du secteur et son potentiel : malgré une puissance stable, 10 nouvelles constructions ont débuté en 2013 ! (lien).

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