“Grand Scala” endossera à lui seul 6% du CO2 espagnol

En Espagne, la communauté d’Aragon située dans le nord de l’Espagne s’apprête à accueillir dans la contrée de Los Monegros, le plus grand complexe de jeux et de loisirs d’Europe, connu sous  le nom de "Gran Scala".

Le projet pharaonique d’un montant de 17 milliards d’euros prévoit la construction de 32 casinos, 70 hôtels, 232 restaurants, 500 boutiques, un hippodrome, un parcours de golf, 4 parcs d’attractions et divers musées d’ici 2015.

Avec plus de 60 000 emplois à la clé, cette manne économique bénéficierait directement à cette région aux paysages désertiques et où l’exode rural reste de mise. De même, grâce aux 45 millions de touristes attendus chaque année, les taxes sur les jeux rapporteraient 677 millions d’euros à la région et 1 milliard aux finances de l’Etat espagnol.

Cependant, depuis que le gouvernement d’Aragon a donné son feu vert, le 12 décembre dernier, les habitants de la région, les associations vertes et les écologistes s’opposent à cette implantation.

Les promoteurs du projet défendent l’idée d’un complexe “écologiquement responsable”, en misant sur les énergies renouvelables, comme la réalisation d’un tramway roulant à l’énergie solaire.

De son côté, les opposants dénoncent les conséquences irréversibles sur les espèces végétales et animales de la région. En effet, la végétation steppique unique en Europe recueille des oiseaux rares et menacés comme l’Outarde canepetière, le Ganga cata, l’Aigle de Bonelli, etc.

Mais le plus gros dilemme concerne surtout l’approvisionnement de la future ville en eau. Le détournement d’une partie du fleuve d’Ebre, déjà mis à mal par l’irrigation, sera sûrement nécessaire.

"Grand Scala" endossera à lui seul 6% du CO2 espagnol

Le porte-parole de l’ONG "Les écologistes d’Aragon", estime que "ce projet est incompatible avec les normes européennes en matière d’environnement et avec la politique de lutte contre le changement climatique. Il va encourager l’utilisation du transport privé et la construction de centrales thermiques pour satisfaire les besoins énergétiques de cette nouvelle ville, ce qui va générer une augmentation considérable des émissions de CO2. Si Gran Scala se concrétise conformément aux objectifs que nous connaissons, nous estimons que les émissions de CO2 issues de la nouvelle ville représenteront 6 % des émissions totales de l’Espagne."

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Guydegif(91)

Je suggère aux promoteurs de ce parc d’Activités de consulter l’article vu ce jour GE Energy et de se rapprocher de GE Energy / Jensbacher / Exploitant Serres hollandaises pour trouver des solutions à la prod.d’électricité, élimination du CO2 produit pour fertiliser les sols…A côté de ça, comme il y a cogénération il y a de la chaleur pour éventuellement chauffer des serres en inter-saisons…ou,..mieux ”prod.eau”, voir ci-dessous.. Pour le problème de l’eau…pourquoi ne pas prendre de l’eau de mer à dessaler en utilisant la chaleur générée par cogen., à mélanger avec l’eau locale (faible quantité pour cette dernière pour la préserver!), -car eau de mer déssalée = eau distillée, donc manque minéraux et goût !- et qui servirait pour tous les besoins en eau, d’utilisation courante, arrosages golfs, etc…L’eau de mer pourrait être ramenée soit dans une tranchée spécifique ou dans un pipeline dans le lit du fleuve Ebre…(diam 500 à 1000 mm devrait être sans terturber autres utilisations du fleuve,circulation bâteaux, etc…) Cette eau désalée servirait également pour irrigation cultures et nature en géné, voire parcs installés/créés pour préserver la biodiversité, combattre incendies de cette zone steppique…etc… A côté de tout ça utilisation max du Solaire Thermique pour l’eau chaude des 70 hôtels (!!) et du Solaire PV pour produire des kWh en appoint EnR. Tout ça est passionnant ! Je voudrais bien participer au développement si ça se fait !! A+ Salutations Guydegif(91)

Pour gran scala

… je t’invite à suivre le communiqué de presse du bureau d’étude des architectes…(et les deux autres liens ci-dessous) le projet tient bien évidement compte du développement durable..  ils vont même plus loin, car il est prévu que le développement durable soit une activité en soi, et serve de trame de fond au projet.Sorte de laboratoire du développement durable accueillant des chercheurs et universitaires…

Pour aussi

Des Belges aux commandes du futur Las Vegas européenGran Scala devrait permettre au bureau belge d’architecture Art & Build, associé à l’architecte NicolasDevuyst, de faire la démonstration de leur expertise polyvalente. Leur défi : l’intégration environnementale d’une ville de loisirs surgie de nulle part dans le désert aragonais et appelée à compter rapidement 100.000 âmes.«Nous venons de visiter cinq sites d’environ 2.000 hectares proposés par le gouvernement régional aragonais. Nous en avons sélectionné trois qui ont le potentiel requis pour recevoir le programme de développement de Gran Scala en respectant les impératifs environnementaux que nous nous sommes fixés. D’autres impératifs financiers et administratifs sont en cours de vérification», confie Steven Beckers, architecte associé d’Art & Build, soucieux de (se) rassurer sur la pérennité du projet un peu fou où il a embarqué le renom du bureau belge (récemment auréolé d’une nomination aux Mipim Awards 2008) et pas mal d’énergie. «Le besoin de concentrer le jeu à échelle internationale dans un seul lieu en Europe s’est récemment précisé. Pour faire atterrir un projet inédit d’une telle dimension et confirmer rapidement par les actes sa volonté de le soutenir, la communauté autonome d’Aragon n’a pas hésité à modifier les lois régionales sur le jeu et l’aménagement du territoire ainsi que les pratiques administratives en matière immobilière», poursuit-il.Art & Build et Nicolas Devuyst (partenaire historique du bureau belge sur plusieurs gros projets de loisirs) sont associés à ILD. Cette société regroupe des partenaires tels qu’Aristocrat (fournisseur mondial de machines à sous) ou Europtima (développeur et conseil immobilier international). Des investisseurs libanais et français ont également été les premiers à financer les colossales infrastructures de base.Avant d’élire domicile en Espagne, ce projet mégalo de «multiparc de loisirs et de jeux» avait déjà cherché à se loger ailleurs. Près de Moscou notamment. Mais le quarteron d’investisseurs à l’origine du concept émettait quelques craintes sur le climat et l’instabilité du pays pour ce type d’activité. Il fut également question de Birmingham (mais le gouvernement britannique n’a pas soutenu la ville) et des environs de Marne-la-Vallée (Disneyland Paris), mais une réglementation locale trop stricte ne permettait pas pareil projet hybride.Une constellation d’infrastructures pour 2010«Nous allons coupler le début de ce mégaprojet, dès fin 2008, à un autre, tout proche, qui s’achèvera alors et aura amené sur place l’expertise, la logistique et la dynamique indispensables pour surfer sur la vague : le chantier de l’Expo internationale 2008. Basée sur le thème de l’eau et du développement durable, l’Exposition de Saragosse fermera ses portes et nous déplacerons de quelques kilomètres toutes les activités de chantier lancées plusieurs années auparavant. On ne partira pas de rien. De son côté, le gouvernement gardera le contrôle de la phase 2 de ce projet global qui devrait, à n’en pas douter, être porteur de multiples partenariats public-privé. Je ne crois d’ailleurs pas qu’un autre pays du sud de l’Europe aurait été capable de monter pareil projet», précise Steven Beckers, qui a participé à la mi-décembre 2007 au lancement de Gran Scala. Une cérémonie durant laquelle le gouvernement régional aragonais a dévoilé le calendrier de ce projet colossal au gouvernement central de Luis Zapatero.L’engagement du gouvernement espagnol s’est d’ailleurs éclairci depuis, budget à l’appui : il fournira toutes les infrastructures, voiries et services nécessaires pour gérer le fonctionnement au quotidien d’une ville de 100.000 habitants. De la distribution d’eau et d’électricité aux services de police, d’incendie ou de soins hospitaliers.Futur hôte de Gran Scala, Saragosse dispose déjà de certains atouts non négligeables dans la région : un pôle logistique international qui centralise notamment depuis 2003 la plateforme de distribution mondiale d’Inditex (Zara, Pull & Bear, Bershka, Massimo Dutti…), un parc de 600 éoliennes et de panneaux photovoltaïques pour alimenter la ville en énergie de façon autonome, un parc industriel et de recherche sur l’hydrogène et les piles à combustible, un aéroport à Huesca (plus ceux de Saragosse et Lleida, situés tous deux dans un rayon de 60 km), une des dernières destinations confirmées récemment par Ryanair depuis Charleroi sans oublier la ligne TGV Barcelone-Madrid. De quoi amener fret et visiteurs depuis les quatre coins d’Europe et du monde dans la région. On y parle également d’un circuit de Formule 1 et de la Cité du moteur, dont la construction serait imminente.Quant à la localisation finale exacte du site, les autorités régionales ont souhaité maintenir le suspense le plus longtemps possible entre deux lieux déjà sélectionnés. «Deux espaces de choix sortent du lot, précise Steven Beckers ; mais vu la plus-value évidente du site finalement choisi, la spéculation va déjà bon train : avant même que la décision finale n’ait été officialisée, des terrains de la zone sont déjà passés de 150 à 600 euros le mètre carré en quelques semaines…» les aspects environnementaux jouent un rôle dans le choix exact du site que nous opérons dans les zones présentées par le gouvernement aragonais.Peut-être un parc Harry Potter et un autre dédié à FerrariQuelle que soit la localisation finale du site, quatre concepteurs de parcs d’attractions et 11 casinos-hôtels ont déjà signé un accord de principe. «Nous avons conçu le cadre architectural global et il sera suffisamment contraignant pour que l’ensemble du parc reste cohérent : ce projet sera une démonstration grandeur nature du savoir-faire environnemental européen ou ne sera pas», osent les démiurges belges. Qui se veulent rassurants : ce plan nécessairement contraignant sur les lignes faîtières ne va bien sûr pas tout régenter. Il laissera les latitudes nécessaires aux parcs de loisirs pour s’exprimer comme il convient dans un pareil projet polymorphe.»Histoire de rivaliser avec d’autres hauts lieux des loisirs, Gran Scala comptera également un complexe baptisé Spyland (présentant les métiers des services secrets de façon ludique) qui sera couplé à Aquantica (à la fois aquarium et aquaparc) ou encore un immense Spaceport, tout droit sorti de la Guerre des étoiles, à la fois ludique et éducatif. Sans oublier des salles de spectacle de grande dimension, des centres de conférences, etc.«Nous arrivons progressivement à 40 % de l’offre du parc déjà définie sous forme de pré-contrats . Tout est question de masse critique dans pareil projet, sorti de nulle part. Et nous travaillerons bien sûr par phases.» Certains ont également évoqué la création d’un parc Harry Potter ou d’un autre dédié à Ferrari. Mais aux dernières nouvelles, rien n’aurait encore abouti. Quant aux enseignes hôtelières internationales, «elles se pressent déjà sur les lieux pour ne pas rater ce rendez-vous inespéré», notent les concepteurs qui prévoient la création de quelque 30.000 emplois sur le site de Gran Scala. Une manne tombée du ciel pour une région agricole sinistrée. «Voilà aussi une forme de développement durable, non ?», conclut Nicolas Devuyst.Philippe CouléeTendances – 07-02-2008

Benoit

Je ne sais pas quelle sera la surface de toitures mais il serait peut-être judicieux de récupérer les eaux pluviales de toitures dans des citernes enterrées (au moins pour qualité “arrosage”), afin de minimiser les détournements de cours d’eau.

Copa

Jusqu’où ira encore la démesure de la connerie humaine ?

Viva gran scala

… waouw…  quels arguments pertinents Copa!… force est de constater que la connerie humaine n’est pas forcement dans la démesure 😉

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