La ville de Haguenau traque les déperditions d’énergie

Électricité de Strasbourg et la Ville de Haguenau (Alsace) ont décidé d’unir leurs efforts pour inciter les citoyens à réaliser des économies d’énergie.

A l’occasion de la Foire de Printemps de Haguenau, une convention de partenariat pour favoriser la réalisation de travaux d’isolation a été signée.

La ville y a livré ses premiers résultats individuels, maison par maison, de l’étude thermographique aérienne réalisée en mars. Thermographie de la ville de HaguenauCette étude pilotée par la Jeune Chambre Économique de Haguenau et sa Région a pour objectif de visualiser les déperditions d’énergie au niveau des toitures des bâtiments, partant du principe que le bâti (logements, équipements collectifs, bureaux) est le plus grand consommateur d’énergie, avant l’industrie et même les transports.

Forts de ces résultats thermographiques, la Ville de Haguenau et Électricité de Strasbourg proposent aux particuliers de financer une partie de leurs travaux d’isolation par le biais d’une convention de partenariat. Les propriétaires pourront ainsi bénéficier d’une aide de 8 € TTC par m² d’isolant, jusqu’à 800 euros par installation (une aide qui viendra en complément des aides fiscales et des prêts environnements à taux réduit).

Pour bénéficier de cette aide, un diagnostic devra être effectué préalablement aux travaux (pris en charge par l’Ademe et la R2gion Alsace), et ces derniers devront être réalisés par un professionnel du bâti.

En 2005, la ville de Haguenau s’était déjà illustrée en chauffant une de ses écoles élémentaires au colza.

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Eric

J’estime que la thermographie aérienne est une aberration car elle coute extrêmement cher (200 000 € pour l’agglomération de Grenoble) et quelle apporte par ailleurs très peu d’informations pertinentes. Je me suis rendu compte par la pratique qu’une thermographie donne des résultats très variables si on la réalise dans de mauvaises conditions. C’est la cas pour une thermographie aérienne: on ne prends pas en compte le fait que l’émisivité des toitures varient. Ceci perturbe les résultats. D’autre part, il faut faire un thermographie par temps froid et sans ensoleillement. Il parait difficile de réunir des conditions favorables et stables lors de la thermographie d’une agglomération.Lors d’une thermographie aérienne, on ne peut voir que les déperditions du dernier niveau. Ce dernier niveau peut être differement isolé du reste. On ne sait pas si ce niveau est froid (combles non chauffées, ou bien appartement non habité) ou bien si il est chauffé (chauffé à 19° ou à 21°C ?) Il en résulte que l’on ne peut pas différencier une passoire thermique avec des combles ventilées d’une toiture très isolée sous rampants …Cet argent devrait être investit dans des études plus ciblées (diagnostic énergétique, étude de faisabilité, etc …).Pour colorier des cases sur une carte il suffit de relever les consommations immeuble par immeuble. Ca s’appelle un cadastre énergétique et s’est surement bcp plus fiable et bcp moins cher.

Energyman67

oui, la thermographie est chère, mais avec le bon pretataire, on trouve le prix juste (pour Haguenau, elle a coûté 4 fois moins cher qu’à Grenoble). Lorsque la société qui est chargée d’effectuer les prise de vue est sérieuse, elle attendra que toutes les conditions météo soient favorables pour effectuer le survol (température au sol à moins de 5°c, pas de pluie lors de 48 heures précédentes, et heures de survol pendant que les foyers sont chauffés, c’est à dire, en soirée – 21h00 23h00, ou en tout début de matinée – 5h00 7h00) quitte à reporter l’opération ultérieurement. Certes, les résultats ne veulent même quasiment rien dire s’il n’y pas la bonne interprétation derrière. On ne doit pas hurler en voyant du rouge (couleur matérialisant de grosses déperditions) ou être satisfait en voyant du bleu (couleur indiquant des déperdition faibles, voir nulles). Il y a parfois des explications logiques (sortie de cheminée émettant de la chaleur ou inversement, bâtiment non chauffé). Il est ainsi nécessaire de précéder l’analyse de la photo thermique d’un questionnaire qui permettra d’expliquer, par quelques questions simples, les différentes couleurs visibles. Maintenant, il ne faut pas non plus utiliser la thermographie comme une fin en soi. Si on s’arrête là, ce n’est pas la peine. Il faut aller plus loin et utiliser celle-ci comme un bon outil de sensibilisation qui amènera le public à pousser plus en avant le diagnostique thermique de son bâtiment. Et là, le prix d’une thermographie n’excèdera pas le prix d’une campagne publicitaire à grande échelle, beaucoup plus saoûlante pour le public et qui n’aura pas forcément le même impact, car beaucoup moins personnalisée. Enfin, toujours quand on a le bon prestataire, on ne se contente pas de donner une case d’une certaine couleur par batiment. Ce n’est pas vraiment le plus explicite. Un batiment pourra en effet comporter les 6 couleurs de l’échelle de déperdition, en fonction des zones plus ou moins chaudes, ça va beaucoup plus loin qu’un cadastre énergétique. De plus, ça donne moins l’impression d’une chasse aux sorcières en répertoriant d’une manière officielle les mauvais élèves en rouge… On peut donc dire que la thermographie, oui, mais pas comme une fin en soi, mais comme bon outil d’information et de sensibilisation du grand public, avec tout un dispositif d’accompagnement derrière, comme c’est le cas à Haguenau.

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