Le 1er bus fonctionnant avec du bioéthanol français

Samedi prochain, Veolia Transdev lancera le premier test grandeur nature d’un bus fonctionnant avec du bioéthanol français, en présence de Xavier Bertrand, (ministre du Travail, de l’Emploi et de la Santé, maire de Saint-Quentin), et de Pierre André, (sénateur et Président de la Communauté d’agglomération de Saint-Quentin).

C’est la première fois en France qu’un véhicule de transports en commun utilisera du carburant local. Le bus circulera sur le réseau Pastel des transports urbains saint-quentinois et utilisera du bioéthanol produit à quelques kilomètres de là, à Origny-Sainte-Benoîte, à partir de betteraves cultivées dans la région Picardie.

L’objectif est de mettre un carburant 100% local au service des transports de la région pour rendre les bus encore plus "propres" et contribuer à développer l’activité économique locale.

Si des bus circulent déjà au biocarburant dans le monde, par exemple à Stockholm, c’est la première fois en France qu’une expérimentation de ce type est menée avec du carburant produit et consommé localement, ce qui réduit sensiblement le bilan carbone de l’opération.

Le bus Scania circulera pendant trois mois sur la ligne 4, entre Rouvroy et ZAC La Vallée, qui dessert notamment la base urbaine de loisirs. Une fois cette phase de test passée, le bus poursuivra son expérimentation, à l’automne, sur le réseau rémois CITURA de Veolia Transdev, en utilisant un biocarburant produit, lui aussi localement, à base de résidu de raisin et développé par Raisinor à Reims.

Les conclusions de ces tests permettront à Veolia Transdev de proposer aux réseaux sous sa responsabilité de nouvelles solutions de transport, respectueuses de l’environnement et utiles au développement économique des régions.

** 5 partenaires se sont associés dans ce projet responsable : le groupe Veolia Transdev, acteur mondial dans le domaine des transports publics et exploitant du réseau Pastel depuis septembre 2004, à travers sa filiale Saint-Quentin Mobilité ; le groupe Scania, un des plus grands constructeurs mondiaux de poids lourds, d’autobus et d’autocars ; Tereos, groupe agro-industriel coopératif spécialiste de la première transformation de la betterave, de la canne et des céréales, qui produit le carburant du bus ; et la Communauté d’Agglomération de Saint-Quentin qui regroupe 20 communes sur 5 cantons.

            

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fredo

Voilà une expérience qui a du sens: dédier en priorité un carburant 100% produit en renouvelable et local pour les transports en commun. Encourager ce type d’initiative a une triple efficacité: 1-les transports en commun ont une bien meilleure efficacité énergétique que la voiture, 2-l’énergie consommée est renouvelable, 3-elle est produite localement Espèrons que cette expérience aboutira à un modèle économique dévelopable à grande échelle en France. Cela va en attendant probablement créé une émulation chez le concurrent Keolis, tant mieux.

Lea

Excellent initiative mais, les matériaux de ce bus sont-ils locaux ?

michel123

par contre pourquoi ne pas choisir du biogaz ou même du diesel produit à partir de colza? Les rendements sont bien meilleurs et la consommation de fuel pour produire ces biocarburants est bien raisonable avec ces deux derniers au contraire du bioethanol dont la production  est notoirement  énergivore . Le biogaz utilisant des déchets et le colza (une fois pressé pour en extraire l’huile) sert aussi à alimenter   le bétail. Le bioéthanol s’il n’est pas produit à partir de déchets ou de résidus forestiers ne devrait pas avoir le statut de biocarburant .

Al76

Cet article ne dit pas la vérité. Ce n’est pas la première fois qu’un bus en France roule à l’alcool. Dés le début du siécle dernier des essais sont entrepris par l’encêtre de la RATP. Dans les années 1970 des bus rouleront encore avec du carburant ternaire où un tier de ce carburant sera de l’alcool. Puis en 1987,quatre bus Diesel de l’agglomération de Tours parcourent 380.000 km alimentés à l’éthanol entre 1987 et 1989. Cette derniére expérience et ces essais grandeur nature sont couronnés de succès à une époque où l’on pensait que rouler à l’alcool pouvait encore attendre. Pourtant, quelques-uns comme Charles REVET en Seine Maritime ou Jean ROYER à Tour n’attende pas. C’est ce dernier qui est donc à l’initiative de ces essais. Avant l’engouement sur les énergies renouvelables, il est en charge d’une commission sur des biocarburants à l’Assemblée Nationale. Président de la SEMITRAT (Société d’Économie Mixte des Transports de l’Agglométation Tourangelle) il est un fervent partisan des sources d’énergies alternatives, de la protection de l’environnement et de la lutte contre la pollution, notamment urbaine. Persuadé de l’intérêt macro-économique de l’éthanol, qui permet d’assurer des débouchés à la production agricole tout en créant des sousproduits pour l’industrie agroalimentaire animale, de créer des emplois et d’éviter la mise en jachère des terres agricoles, M. Jean Royer a voulu que dans un premier temps, une expérience soit faite en France pour montrer que techniquement il était possible de faire fonctionner des moteurs de forte cylindrée à l’éthanol. En juin 1987, il décide d’organiser un colloque à Tours sur « L’Avenir et le Développement du Moteur bioéthanol ». À cette époque la SEMITRAT établit un cahier des charges, spécifiant les types de véhicules pouvant être transformés, les caractéristiques des moteurs, les conditions auxquelles doivent souscrire les véhicules transformés (autonomie, performances, fiabilité) et les conditions de contrôle, garantie et réception. Deux techniques s’offrent au choix des dirigeants : 1. Les moteurs à allumage commandé ou à explosion : bien adaptés pour utiliser l’éthanol pur sans additif grâce à son indice d’octane élevé. Mais il n’existe pas de moteur tournant à bas régime et de forte cylindrée de ce type. La transformation d’un moteur diesel en moteur à allumage commandé et sa mise au point pouvaient être longues, difficiles et coûteuses. 2. Les moteurs diesel ou à combustion interne : l’adaptation de ces moteurs pour utiliser l’éthanol est rapide, simple et peu coûteuse ; de plus, une PME, de la région Centre, Moteurgaro, a mis au point le fonctionnement du moteur diesel utilisant l’éthanol comme carburant en y adjoignant un additif, l’ « Avocet », afin de lui conférer un indice de pseudocétane suffisant pour le fonctionnement en moteur diesel. Par ailleurs, dans cette technique, la transformation inverse de ces moteurs est également possible à peu de frais, ce qui n’est pas le cas pour la technique précédente. L’ensemble de ces considérations conduit la SEMITRAT à choisir la deuxième technique qui de plus offre l’avantage de pouvoir être réalisée dans un délai rapide fixé par M. Jean Royer. LEGAY Armand Docteur en Sociologie http://www.univ-rouen.fr/…/com.univ.utils.LectureFichierJoint?... –

Al76

Le lien que j’ai mis pour consulter ma thése en ligne n’est pas valable, en voilà le véritable: LEGAY Armand  Docteur en Sociologie 

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