Le premier exemplaire de méthanier brise-glace est attendu pour 2016

Comment exporter du gaz naturel liquéfié (GNL) à partir d’une zone isolée, située au nord du cercle polaire et donc soumise à des conditions climatiques très rigoureuses ? C’est le challenge qu’ont à relever les compagnies Total, Novatek et CNPC sur le projet russe à terre, Yamal LNG.

Premier défi : l’accès au site. Yamal LNG est situé dans le Grand Nord, hors des routes maritimes traditionnelles. Seuls quelques navires assistés par des brise-glaces peuvent aujourd’hui y circuler.

Second défi
: la manœuvrabilité. Pour être suffisamment maniables, les navires indépendants brise-glaces qui circulent actuellement dans la zone sont plutôt de petite taille. Or, le gaz liquéfié occupe un volume important. Pour être rentable, son transport doit être assuré par des méthaniers* aux grandes dimensions.

Troisième défi : l’impact environnemental. Pour passer à travers des glaces pouvant atteindre plus de deux mètres d’épaisseur, une forte puissance est nécessaire. Mais nous souhaitons utiliser le GNL de cargaison pour la propulsion.

La solution vient d’un navire d’un genre nouveau, en cours de construction : le méthanier brise-glac
e.

Cette innovation permettra d’accéder à l’usine de liquéfaction de Yamal LNG toute l’année, sans assistance de navires brise-glace, grâce à un système de navigation en marche avant pour les glaces dont l’épaisseur est inférieure à 1,50 mètres, et en marche arrière lorsqu’elle est supérieure (jusqu’à 2,10 m d’épaisseur).

Le méthanier pourra aussi manœuvrer facilement dans les glaces malgré les 290 mètres de long et la capacité de cargaison de 170 000 m³, grâce à un système de propulsion sans gouvernail. Trois propulseurs azimutaux, des hélices sous-marines pouvant pivoter à 360°, permettent des changements rapides de direction.

La cargaison sera également protégée à la fois des impacts de glace et des vibrations, grâce à un renforcement de la coque, et du froid grâce à une hivérisation des équipements pour résister à des températures pouvant atteindre les -52° C ;

Enfin, le navira sera en mesure de faire tourner des moteurs Diesel au gaz qui produisent ensuite assez d’énergie et d’électricité à partir du GNL pour permettre au bateau d’avancer et de fonctionner.

15 méthaniers brise-glace seront ainsi construits pour Yamal LNG : une cargaison partira du site toutes les 40 heures ! Une première mondiale qui permettra aussi d’assurer l’approvisionnement en gaz de nombreux marchés, principalement asiatiques.


* Navire spécifique au transport du GNL

Articles connexes

S’abonner
Notification pour
guest
4 Commentaires
Le plus ancien
Le plus récent Le plus populaire
Commentaires en ligne
Afficher tous les commentaires
Pastilleverte

car avec le réchauffement climatique, encore plus perceptible dans l’Arctique, les glaces vont fondre à vitesse grand V (Non, je plaisante, la fonte “sérieuse”, c’est au mieux 3 mois dans l’année, et encore, il y a des surprises…)

Luis

¤ “In 2013 and 2014, Arctic sea ice recovered from its summertime minima during the period 2007-2012. Notably, Arctic sea ice volume (a metric that combines both horizontal extent and ice thickness) shows a continuing increase since 20127. During 2014, Antarctic sea ice set a wintertime maximum record. … In particular, the recent cooling in the high latitudes of the North Atlantic is associated with the current recovery of the sea ice in the Atlantic sector.” “En 2013 et 2014, la banquise arctique a récupéré depuis les minimas estivaux observés dans la période 2007-2012. Il est remarquables que le volume de la glace arctique (une métrique qui combine l’extension horizontale et l’épaisseur de glace) montre une augmentation continue depuis 2012. Durant l’année 2014, la glace antarctique a établi un record maximum hivernal. … En particulier, le refroidissement récent des hautes latitudes de l’Atlantique Nord est associé avec la récupération actuelle de la mer glacée dans le secteur Atlantique.” Lisez la synthèse en français et vous en apprendrez beaucoup sur le climat, arctique ou pas, et ses variations naturelles en cycles d’environ 60 ans dans l’Atlantique et de plusieurs décennies (variable) dans le Pacifique. C’est pourquoi l’augmentation naturelle de la température depuis plus de deux cents ans est modulée, ce qui donne une résultant avec des augmentations de température majorée dans les années 1975-2000 et la stabilité depuis au moins quinze ans. Avec un refroidissement possible au cours des dix prochaines années.

Pastilleverte

que la ba,quise va disparaitre complètement en ???? durant ???? jours/mois

Luis

¤ Et voici ce qu’on pouvait lire en septembre 2012 : La catastrophe mondiale approche à grands pas. Il faut agir. Vite. D’après Peter Wadhams, l’un des spécialistes en physique de l’océan polaire les plus reconnus au monde, la banquise arctique pourrait prochainement disparaître. La nouvelle n’aurait rien de surprenante si cet expert de l’Université de Cambridge n’avait pas avancé l’année 2016 comme étant celle de l’anéantissement définitif de la zone. Un gars qui doit avoir des intérêts financiers dans la “géo-ingénierie” puisqu’il veut modifier le climat en jouant aux apprentis sorciers. Bon, mais comme on l’a vu : “En 2013 et 2014, la banquise arctique a récupéré depuis les minimas estivaux observés dans la période 2007-2012. Il est remarquables que le volume de la glace arctique (une métrique qui combine l’extension horizontale et l’épaisseur de glace) montre une augmentation continue depuis 2012.” (déposition du 15 avril 2015). Compléments techniques :

4
0
Laissez un commentairex