Annoncé le 15 juillet par Bercy sur proposition de la Banque de France, le nouveau taux du Livret A est entré en vigueur le 1er août 2026, passant de 1,5 % à 1,7 %. Une revalorisation modeste en apparence, mais qui va intéresser de millions d’épargnants désireux de mesurer l’impact sur leur bas de laine. Ce relèvement change-t-il vraiment la donne pour le placement préféré des Français ?
Une hausse officielle après plus de trois ans d’attente
Le ministère de l’Économie a confirmé le 15 juillet 2026 que le taux du Livret A serait porté à 1,7 %, contre 1,5 % entre le 1er février et le 31 juillet de la même année. Cette revalorisation s’applique également au LDDS (Livret de développement durable et solidaire), qui suit la même logique de taux et atteint lui aussi 1,7 % au 1er août. En revanche, le LEP (Livret d’épargne populaire), réservé aux ménages les plus modestes, conserve un avantage certain en restant à 2,5 %.
La formule de calcul du Livret A, encadrée par les pouvoirs publics, repose sur l’évolution de l’inflation et des taux monétaires de court terme, avec un plancher légal fixé à 0,5 %. Le mécanisme semestriel, révisé chaque 1er février et 1er août, est scruté de près par les épargnants comme par les banques.
Une mesure insuffisante face à l’inflation
Vous vous demandez peut-être savoir combien votre épargne va rapporter ou si c’est le moment opportun pour placer des liquidités. C’est en réalité en fausse bonne nouvelle. En effet, cette hausse reste insuffisante face à l’érosion monétaire des 12 derniers mois.
Ce qui veut dire que votre épargne va continuer à s’éroder. En clair, même avec un taux de 1,7 %, le pouvoir d’achat des sommes déposées peut reculer si l’inflation demeure supérieure à ce seuil (+2,1 % sur un an en juillet 2026). Le relèvement a donc une portée symbolique bien plus qu’un effet de relance de l’épargne.
Ce que cela change concrètement pour votre épargne
Pour un épargnant disposant de 10 000 euros sur son Livret A, le passage de 1,5 % à 1,7 % se traduit par un gain annuel de 20 euros, les intérêts du Livret A étant exonérés. Sur le plafond maximal autorisé, la hausse représente quelques dizaines d’euros supplémentaires par an. Un gain bienvenu, certes, mais qui ne transforme pas le Livret A en machine à rendement.
À titre de comparaison, le LEP à 2,5 % offre une rémunération plus attractive pour les foyers éligibles. Le LDDS, lui, progresse au même rythme que le Livret A, avec la même liquidité et la même fiscalité avantageuse. La hausse de 0,2 point ne bouleverse donc pas la hiérarchie des placements réglementés, mais elle montre que le Livret A reste d’abord un outil de précaution, pas un levier de performance patrimoniale.
Une remontée symbolique, des choix d’épargne à repenser
Cette première revalorisation depuis plusieurs années intervient dans un contexte macroéconomique toujours marqué par des tensions sur les prix. Les épargnants, de plus en plus attentifs au rendement réel, pourraient être tentés de diversifier leurs placements vers des solutions plus dynamiques, même si le Livret A conserve son avantage de liquidité immédiate et de sécurité absolue.
La prochaine révision semestrielle, prévue début 2027, dépendra de l’évolution de l’inflation et des taux interbancaires. Si la tendance haussière se confirme, le Livret A pourrait poursuivre sa lente remontée. Si l’inflation reflue plus vite que prévu, la question d’une nouvelle stagnation, voire d’un recul, referait surface.















