Production d’énergie pour son habitation : est-ce toujours rentable ?

Panneaux photovoltaïques, systèmes solaires combinés, éoliens… Il existe de nombreux moyens de produire de l’énergie pour son habitation.

Les énergies renouvelables sont, en effet, devenues un enjeu de taille dans le domaine de la fourniture d’énergie. De 1990 en 2016, on constate une nette progression de 69% de leur utilisation, dont 41,2% de l’énergie biomasse, 19,8% de l’énergie hydraulique, 8,4% des pompes à chaleur, 9,3% des biocarburants et 7,1% d’éolien.

Néanmoins, avant de vous y lancer, vous vous demandez si ces différents systèmes sont réellement intéressants en termes d’économies d’énergie et de rentabilité. Trouvez nos réponses dans cet article.

Autoproduction d’énergie : peut-on réellement réaliser des économies ?

Les rayons du soleil, le vent, les courants des cours d’eau représentent des ressources totalement gratuites. Ce type de sources énergétiques ne requiert aucune dépense supplémentaire, à part le coût des installations, de l’entretien et de la maintenance.

En utilisant des équipements de production d’énergie au sein de votre habitation, vous avez donc la possibilité de devenir indépendant vis-à-vis des fournisseurs. Vous pouvez même vous alimenter en totale autoconsommation, en cumulant plusieurs de ces dispositifs.

Résultat : le montant de vos factures énergétiques va chuter. L’argent que vous avez économisé grâce à ce dispositif, pourra être alloué aux autres dépenses de votre foyer.

Mais ce n’est pas tout, sachez que les surplus d’électricité fournis par ces types d’appareils peuvent également être revendus auprès des producteurs d’énergie. De quoi vous garantir des revenus complémentaires réguliers. Par exemple, la production de panneaux solaires domestiques pendant une année vous permet de bénéficier jusqu’à 1800 euros / an, si vous la revendez.

Production d’énergie : vous bénéficiez de plusieurs aides !

Pour inciter les collectivités, les ménages et les entreprises à privilégier les énergies renouvelables, l’État a mis en place des subventions et aides, auxquelles vous pouvez prétendre pour produire votre propre énergie :

  • Les subventions de l’ANAH: attribuées sous conditions de revenus, elles sont destinées aux foyers modestes et très modestes.
  • La Prime Énergie: cette aide est proposée par les fournisseurs d’énergie, en guise de financement partiel de vos travaux de rénovation. La prime Énergie prend la forme de chèques de banque.
  • La TVA réduite à 5,5%: celle-ci renvoie à la main-d’œuvre et au matériel utilisé pour l’installation. Il faut, toutefois, que l’équipement soit fourni par l’entreprise en charge des travaux.
  • L’éco-prêt à taux zéro: les intérêts de ce prêt sont payés par l’État. Le montant maximal peut atteindre 30.000 euros.
  • Etc.
Énergies renouvelables : une baisse de coût intéressante

Pour le plus grand bonheur des consommateurs, les coûts relatifs à la production d’énergie renouvelable semblent diminuer d’année en année. Le prix aurait baissé de 10% en un an, selon l’Agence Internationale des Énergies Renouvelables. À titre d’exemple:

  • Le prix du solaire a diminué de 26%
  • Les prix de l’éolien terrestre, du photovoltaïque, de l’énergie hydraulique ont connu une baisse de 12%.

Mais qu’est-ce qui est à l’origine d’une telle baisse ? Les raisons sont nombreuses, mais on peut en recenser au moins deux :

  • On constate une diminution du coût du matériel, notamment au niveau de l’éolien et du photovoltaïque.
  • Des améliorations techniques ont été réalisées au niveau du matériel. Ce qui a rendu les processus de production d’énergie encore plus performants et économiques.

Ces améliorations pourront, sans nul doute, perdurer longtemps. Selon la prévision de l’IRENA, la majorité des énergies solaires photovoltaïques et éoliennes produiront, bientôt, une électricité moins chère par rapport à celle qui avait été fournie par une centrale à charbon, gaz ou pétrole.

La libéralisation du marché de l’énergie : une aubaine pour les consommateurs !

La libéralisation des marchés du gaz et de l’électricité a suscité un certain nombre de critiques, notamment sur les hausses de prix qu’elle pourrait engendrer.

De toute évidence, le fait de passer du secteur public à un marché ouvert à la concurrence s’accompagne forcément de nouveautés et de changements. Comme le souligne Conseils-maisons.fr, même si la compétition a souvent été vue d’un mauvais œil, elle a, au contraire, apporté plusieurs avantages et garanties aux consommateurs.

  • Les clients ont à leur disposition un large choix de fournisseurs, entre les alternatifs (Planète Oui, TotalEnergie, Vattenfall, OHM Energie, Plüm Energie, ENI) et les historiques (EDF, Engie)
  • Ils ont la possibilité de comparer les offres entre tarifs réglementés et les offres du marché avec de nombreux comparateurs (LesFurets, Hopenergie, Selectra,…).
  • Les fournisseurs proposent aujourd’hui des offres indexées, qui s’accompagnent d’une garantie d’un pourcentage de réduction, par rapport au prix du kWh des tarifs réglementés.
  • Ils proposent également des offres à prix fixe. Les consommateurs auront ainsi l’assurance de ne pas voir les prix du kWh HT s’élever, sur une période déterminée.
  • L’existence des tarifs réglementés oblige les fournisseurs d’énergie alternatifs à proposer à leur clientèle des offres d’énergie moins coûteuses, pour rester compétitifs.

Dès lors, l’ouverture des marchés de l’énergie vise précisément l’objectif contraire ! L’augmentation de la concurrence entre les acteurs du secteur amène les mastodontes de l’énergie à faire baisser leurs tarifs et à faire évoluer leurs pratiques.

[ Illustration – Crédit / PixaBay ]

[ Billet sponsorisé / publi-rédactionnel ]

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promeneur

Cet article ne répond pas à la question.

Il faut faire le calcul suivant :

Soit DEDF la dépense annuelle moyenne d’électricité ces 10 dernières années avec EDF.

Soit DEDFNS la dépense annuelle moyenne d’électricité EDF pour les 25 ans à venir (durée de vie de la nouvelle solution) avec la nouvelle source d’électricité.

Soit REDFNS le revenu annuel moyen versé par EDF pour les 10 ans à venir avec la nouvelle solution.

Soit G un gain par an de DEDF – DEDFNS + REDFNS

soit NS le Coût de la nouvelle source d’électricité (devis+pièces+main d’œuvre).

Je profiterai de mon investissement quand il aura été remboursé par le gain.

Soit AN le temps de remboursement AN = NS / G années.

Qui est capable de donner une valeur aux variables DEDFNS et REDFNS pour les 25 ans à venir (durée de vie d’une installation) car les prix vont varier ainsi que l’ensoleillement) ?

Dans mon cas à Bordeaux je dépense 250-260 € / an en moyenne (les 10 dernières années) de gaz pour me chauffer + eau chaude domestique.

Imaginons que je remplace la chaudière à gaz par une PAC que je branche sur les circuits d’eau chaude existants.

Comptons comme dépense la PAC (air-eau) 8000 € + 4000 € d’installation.

J’évite une facture /an de 260 € et je dépense de l’électricité pour faire marcher la PAC + un contrat d’entretien.

Simplifions le calcul du gain. Supposons que je ne dépense rien/an avec la nouvelle solution.

Mon Gain est alors de 260 € / an.

Je profiterai de mon investissement dans 12000 / 260 = 46 ans !

Si la durée de vie d’une PAC est inférieure à 46 ans, ceci veut dire qu’elle ne sera pas remboursée donc je ne profiterai pas de mon investissement à supposer que dans 46 ans je sois encore vivant !

Par parenthèse un amortissement d’une PAC est annoncé entre 5 et 10 ans sur différents sites. C’est évidemment faux. Voir mon calcul.

Je crains que dans pas mal de cas la baisse de dépense ne soit qu’une illusion.

Le même type de calcul est à faire pour l’isolation thermique. Personne n’est capable de me dire quel est le gain par an avec une erreur de 3 % (maximum acceptable pour une mesure)

Dans mon cas un devis à 25000 € en moyenne par appartement a été proposé en copropriété. Tout le monde a refusé.

Supposons :
– je ne dépense plus rien en chauffage avec l’isolation
– pour simplifier je suppose que les 260 € soit entièrement consacré au chauffage.

J’ai donc un gain / an de 260 €.

Je profiterai de mon investissement dans 25000 / 260 = 96 ans !

Ce calcul fait que pour moi il est préférable d’opter pour le tout électrique au cas où le gaz est interdit.

J’ai obtenu un devis à 2500 € (3 radiateurs + ballon eau chaude) chez Leroy-Merlin avec régulation intelligente.

Dans les 3 cas (photovoltaïque, PAC, isolation) on cesse de rêver dès qu’on fait un calcul.

Donc avant d’opter pour une solution en plus très chère faite vos calculs, même grossier.

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