Projet de stockage de déchets radioactifs en Meuse

Le 5 mai dernier, Eric Besson a réuni le Comité de haut niveau pour l’accompagnement économique qui a un rôle de suivi et d’impulsion des actions d’accom- pagnement et de développement économique autour, aujourd’hui, du laboratoire de l’Andra à Bure-Saudron, et demain, sous réserve de l’obtention de l’autorisation requise, du centre de stockage de déchets radioactifs en couche géologique profonde (CIGEO).

Le Ministre chargé de l’Industrie et de l’Energie a rappelé dans un communiqué "le caractère stratégique du projet CIGEO pour la politique énergétique de la France." Selon lui, le choix du nucléaire fait il y a un demi-siècle est celui "d’un nucléaire responsable, qui prend en compte la gestion durable de ses déchets radioactifs".

Eric Besson a ainsi présenté le directeur du schéma territorial interdépartemental, dont le recrutement par l’Etat était prévu au cours de la précédente réunion du Comité. Il est chargé de l’élaboration d’un schéma territorial interdépartemental, qui devra identifier les besoins des territoires, de CIGEO et des opérateurs, apporter des réponses aux enjeux d’aménagement et identifier des leviers d’actions sur le développement économique local. "Le directeur du schéma territorial interdépartemental accomplira ses missions en concertation avec les acteurs économiques, sociaux, politiques et associatifs des territoires concernés, et avec le soutien des services de l’Etat compétents."

En accord avec le calendrier présenté par l’Andra, maître d’ouvrage du projet CIGEO, ce schéma devra être élaboré d’ici la fin de l’année 2012, pour faire partie du dossier public prévu pour le premier semestre 2013.

A cette occasion, le Ministre a affirmé l’importance du caractère interdépartemental du projet CIGEO. "L’interdépartementalité est l’expression de la solidarité économique entre les territoires accueillant ce projet, qui forment un bassin de vie commun au delà des limites administratives."

Le directeur du schéma territorial interdépartemental engagera également des concertations avec les collectivités locales sur les questions de fiscalité. En particulier, la création d’une zone interdépartementale (ZID) sur les territoires de la Meuse et de la Haute-Marne, qui permettrait de donner une traduction concrète au caractère interdépartemental du projet, sera mise à l’étude.

Henri Proglio (PDG d’EDF), Anne Lauvergeon (présidente d’Areva) et Bernard Bigot (administrateur général du CEA) ont fait part de l’engagement à poursuivre dans la durée leurs actions sur les territoires de Meuse et de Haute-Marne.

Les élus locaux quant à eux ont souhaité que l’Etat poursuive et renforce encore son engagement à leur côté. C’est pourquoi, le Comité se réunira à nouveau avant la fin de l’année (en Meuse / Haute-Marne) afin d’examiner les avancées concrètes réalisées d’ici là dans l’élaboration du schéma territorial interdépartemental et sur les questions de fiscalité.

Projet de stockage de déchets radioactifs en Meuse

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Calendrier du projet Meuse / Haute Marne

2012 : Remise du dossier de présentation du projet de centre de stockage profond à la Commission nationale du débat public en vue du débat public. Présentations des bases scientifiques et techniques du futur dossier de demande d’autorisation de création.

2013 : Tenue du débat public, visant à éclairer les décisions relatives au projet, en particulier la loi sur les conditions de sa réversibilité.
Choix du site d’implantation du centre de stockage.

2014 : Remise de la demande d’autorisation de création (DAC).

2015 : Instruction technique et scientifique de la DAC.

2016 : Projet de loi fixant les conditions de réversibilité applicable au stockage profond.

Sous réserve de son autorisation :

2017 : début de la construction du centre de stockage.

2025 : Mise en exploitation du centre de stockage (sous réserve de son autorisation de création).

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Steph

On commence a voire enfin les consequences du nucleaire sur le tres long terme : stocker des dechets pendant des centaines de milliers d’annees tout ca pour jouir aujourd’hui. Qui se souviendra de cette mine 600 mètres sous nos pieds dans 10 000 ans ?!

renewable

Il ne reste vraiment plus que Besson et ses amis pour défendre et croire à ces salades… Le nucléaire durable… s’il y a bien un truc durable dans cette histoire c’est le risque et les déchets

Geolog

Oui, il y a des dechets radioactifs. Oui, on savait dès le début qu’il faudrait les gérer. Oui, pendant très logtemps, sur des durées (la centaine de million d’année, qui dépassent largement la durée de vie de l’espèce humaine telle qu’elle existe aujourd’hui. Y-a-t-il des solutions ? Les géologuies pensent que oui. Il existe des endroits sous terre où il ne se passe pas grand chose depuis des dizaines de millions d’années, et où il y a de grandes chances pour que cela dure encore quelques millions d’années de plus.

Calimero

@Geolog le risque d’instabilité politique est il pris en compte dans ces projets de stockage, l’est il d’ailleurs pour l’exploitation des centrales nucléaires aussi. Sur combien d’année pense t’on être à l’abri d’une dictature destructrice en France? et si on peut les descendre, on peut les remonter aussi, non?

Aurel

Le site est un outil de propagande de l’Agence Nationale pour la Gestion des Dechets Radioactifs, entitée du Commissariat à l’Energie Atomique. Le ton y est loin d’être neutre. Le discours est: dormez tranquilement, on assure la sécurité des déchets radioactifs. Ce n’est pas dangereux, vous ne risquez rien.

Aurel

Pourquoi n’envoie-t-on pas les déchets dans l’espace ? Sur la lune ? Envoyer des déchets radioactifs dans l’espace ou sur la lune est une solutions qui présente un risque bien trop important. En moyenne, une fusée sur 100 s’écrase au décollage… Par ailleurs, ce serait bien plus coûteux que de les stocker. En gros, on ne le fait pas car on risque de se reprendre la fusée sur la tronche, et que ça coûte trop cher. Donc si on trouve une solution pas trop onéreuse pour envoyer nos déchets dans l’espace, c’est la solution. Je croyais qu’une loi Européenne interdisait de se débarasser de ses déchets à l’étranger ? Et dire que c’est un site officiel, avec le logo du Ministère du Développement Durable qui défile sur la page d’accueil. Ca ressemble à un gag, mais non, c’est juste le discours officiel de nos dirigeants depuis plus de cinquante ans.

Dan1

Pour vous qui êtes fort en déchets, pourriez-vous répondre à une question restez sans réponse : Que deviennent ces déchets relachés sans contrôle dans l’atmosphère ? Ne vont-ils pas à l’étranger ? Que dit la loi européenne à ce propos ? Ne peut-on les envoyer sur la lune ?

Devoirdereserve

@Caliméro : Vous dites “si on peut les descendre, on peut les remonter, non ?” Cette “réversibilité” est EXIGEE par les écologistes au motif qu’on pourrait trouver ultérieurement un moyen d’avoir un autre traitement ! Cette réversibilité impose des solutions techniques et un surcoût qui peut garantir qu’on les remonte pendant 100 ans. Point.  Sans cette exigence (minoritaire mais prise en compte par le Parlement au nom de la concertation !), 10 ans après le colmatage il serait très compliqué de les remonter… Mais imaginons qu’effectivement la France devienne instable, qu’un gouvernement, des séparatistes, des mafieux, des fous (ou tout cela à la fois) veuille remonter des colis de déchets vitrifiés enfouis à 500 m, et qu’ils arrivent à déployer des moyens industriels pour aller les chercher. Question : pour en faire quoi ? Si un individu ou un groupe a des moyens industriels, et/ou des moyens militaires dans le contexte d’une France vacillante, il a des centaines de façons de faire des millions de morts plus simples, plus rapides, moins chères, plus spectaculaires que de creuser pendant des mois, en étant la première victime soi-même de l’irradiation par les machins qu’il veut sortir ! En terme militaires, nous avons des centaines de bombes nucléaires. En terme terroriste, il y a des dizaines d’hôpitaux équipés de moyens radiologiques, et des milliers de sources scellées pour le contrôle non-destructif (en mécanique, dans le bâtiment) qui fourniraient de bien belles “bombes sales”. Ca vous préoccupe, les hôpitaux ? Ca vous préoccupe, les sources gamma paumées ou volées sur les chantiers de travaux publiques ? @Aurel, il n’est pas autorisé d’exporter ses déchets, d’aucune sorte. Une directive européenne sur les déchets nucléaires est en cours de préparation. Elle obligerait tous les pays qui ont des déchets radioactifs (donc pas seulement électronucléaires) à prévoir comment les gérer (eh oui, y’en a qui n’ont même pas réfléchi…). Qui la bloque ? Les pays anti.  Il y eu une directive pour la sûreté. Qui l’a bloquée ? Les anti. Qui a fait capoter la résolution du Parlement européen sur les stress tests et la constitution d’une autorité de sûreté européenne ? Les Verts…

andra

@ Aurel Je croyais qu’une loi Européenne interdisait de se débarrasser de ses déchets à l’étranger ? Certains pays envoient leurs combustibles usés issus des centrales nucléaires, qui ne sont pas à ce stade des “déchets radioactifs”, à l’usine française Areva de La Hague pour y être retraités. Cette opération consiste à séparer d’un côté les matières pouvant être réutilisées et de l’autre les déchets radioactifs. Cependant, conformément à la loi, les déchets radioactifs issus du retraitement de ces combustibles sont renvoyés dans les pays concernés. @ Aurel Le site est un outil de propagande de l’Agence Nationale pour la Gestion des Dechets Radioactifs, entitée du Commissariat à l’Energie Atomique. Le site http://www.dechets-radioactifs.com a été conçu comme un outil pédagogique factuel et non de propagande, ceci afin de permettre au plus grand nombre de se saisir de ce sujet national. Si des contenus du site vous interpellent, n’hésitez pas à nous contacter () nous sommes disposés à les modifier. De plus, l’Andra n’est plus “une entité” du CEA depuis 20 ans. Suite à la loi de 1991, l’Andra est devenue établissement public à caractère industriel et commercial (Épic), tout a fait autonome du CEA, placée sous la tutelle des ministères en charge de l’énergie, de la recherche et de l’environnement afin, notamment, de garantir son indépendance vis-à-vis des producteurs de déchets radioactifs. C’est d’ailleurs en coordination avec ces ministères que le site http://www.dechets-radioactifs.com a été réalisé afin de présenter la politique française et les enjeux en matière de gestion des déchets radioactifs. Pour en savoir plus, vous pouvez lire l’histoire de l’Andra et de la gestion des déchets radioactifs à cette adresse : ). @ Steph Qui se souviendra de cette mine 600 mètres sous nos pieds dans 10 000 ans ?! Le principe de base du stockage géologique profond de déchets radioactifs est que sa sûreté après fermeture repose sur le milieu géologique et non pas sur des actions humaines. Il est donc conçu pour être fermé et rester sûr même en cas d’oubli. Néanmoins, il est légitime que la société se préoccupe du maintien de la mémoire d’un tel objet, compte tenu de son caractère exceptionnel et de la dangerosité intrinsèque des déchets qui y sont stockés. C’est pour répondre à cette demande sociétale que de nombreuses actions sont menées ou étudiées par l’Andra pour préserver et transmettre la mémoire du futur Centre industriel de stockage géologique (Cigéo) le plus longtemps possible. @ Caliméro le risque d’instabilité politique est il pris en compte dans ces projets de stockage, l’est il d’ailleurs pour l’exploitation des centrales nucléaires aussi. Sur combien d’année pense t’on être à l’abri d’une dictature destructrice en France? et si on peut les descendre, on peut les remonter aussi, non? Oui le choix du stockage profond a été fait parce que cette solution permet d’assurer l’isolement des déchets et la protection de l’homme sur de très longues échelles de temps, sans nécessiter d’interventions humaines. Ces interventions ne pourraient effectivement pas être garanties en cas de rupture sociétale. En France, la loi exige que le stockage profond (Cigéo) soit réversible pendant au moins 100 ans. Il s’agit de faire en sorte que le processus de stockage soit progressif pour laisser la liberté aux générations futures de revenir sur chaque décision prise. La réversibilité permettra effectivement également, d’un point de vue technique, une possibilité de récupération des colis stockés. Une vidéo pour y voir plus clair sur l’approche française de la réversibilité du stockage ici :

Rice

… @ andra Sur le site “www.dechets-radiocactifs.com” ont peut lire : “Au 31 décembre 2007, il existait 2 293 m3 de déchets HA, dont 74 m3 de combustibles usés issus de la recherche et de la Défense Nationale qui seront stockés directement sans avoir été recyclés. L’Inventaire national prévoit un volume total de 3 679 m3 de déchets HA produits d’ici fin 2020 et de 5 060 m3 d’ici fin 2030”. Sur le site “www.irsn.fr” on peut lire : “L’entreposage des déchets de moyenne activité à vie longue (MA-VL) et de haute activité à vie longue (HA-VL). Compte tenu des activités nucléaires passées et des scénarios de traitement des combustibles usés, le volume des déchets de moyenne activité et à vie longue atteindrait environ 80 000 m3en 2020. Celui des déchets de haute activité et à vie longue représenterait 8 000 m3”. Cela fait que vous avez quand même une différence d’un peu plus de… 100 % ! Avouez que cela ne fait pas trop sérieux, non ?

Rice

OUPSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSS

Geolog

Risque politique de Caliméro : “le risque d’instabilité politique est il pris en compte dans ces projets de stockage, l’est il d’ailleurs pour l’exploitation des centrales nucléaires aussi. Sur combien d’année pense t’on être à l’abri d’une dictature destructrice en France? et si on peut les descendre, on peut les remonter aussi, non?” Il est plutot question du risque que la société n’ai plus les capacités technlogiques de s’occuper des déchets au cas où ils seraient stockés en surface ou bien si le stockage n’était pas scellé. Quand à celui qu’un tyran veuille les ressortir pour en faire mauvais usage, on n’y peut rien.

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