La métropole bordelaise concentre un parc ancien difficile à traiter : échoppes de plain-pied en pierre calcaire, immeubles de rapport du XIXe siècle, pavillons des années 1970 à sous-sol total. Trois typologies, trois logiques thermiques, et une même contrainte de calendrier qui se resserre.
Le calendrier DPE resserre l’étau sur le parc ancien
Depuis le 1er janvier 2025, les logements classés G au diagnostic de performance énergétique ne peuvent plus faire l’objet d’un nouveau bail en France métropolitaine. Les logements F suivront au 1er janvier 2028, les E au 1er janvier 2034.
La réforme du mode de calcul entrée en vigueur au 1er janvier 2026 a rebattu les cartes : plusieurs centaines de milliers de logements ont changé de classe sans qu’aucun travaux n’ait été réalisé, en particulier les petites surfaces et les biens chauffés à l’électricité. Un diagnostic antérieur à cette date ne dit plus grand-chose de la situation réelle d’un bien.
Pour les propriétaires concernés, le chantier commence rarement par l’isolant. Il commence par l’accès aux parois, donc par l’évacuation de ce qui les masque — un préalable dont les modalités générales sont détaillées sur Aquitroc.
Vider avant d’isoler est une contrainte de chantier, pas un confort
Un diagnostiqueur ne relève pas une isolation de comble à travers des cartons empilés. Un thermicien ne peut pas caractériser un plancher bas encombré. Et l’artisan qui découvre le volume réel le jour de l’intervention majore son devis ou décale le chantier — sur une échéance réglementaire, ce décalage se compte en trimestres de vacance locative.
Sur la rénovation d’une échoppe ou d’un immeuble ancien en Gironde, faire appel à une entreprise spécialisée comme Aquitroc permet de séparer en amont ce qui part en réemploi, ce qui rejoint les filières de traitement, et ce qui doit être conservé pour le chantier lui-même.
De la cave au grenier : où se joue réellement la performance
Dans l’échoppe bordelaise, le premier poste de déperdition est la toiture. Le comble sous rampants, souvent accessible par une simple trappe et utilisé comme réserve depuis des décennies, ne peut être traité qu’une fois entièrement dégagé.
Le second poste est le plancher bas, sur cave ou sur terre-plein. Les caves voûtées du centre et les sous-sols totaux de la couronne — Mérignac, Pessac — sont les volumes les plus systématiquement sous-estimés lors de l’établissement d’un devis de rénovation.
<p>Les murs, eux, appellent la prudence. La pierre calcaire du bâti ancien fonctionne en perspirance : elle absorbe et restitue l’humidité. Une isolation intérieure posée avec des matériaux étanches à la vapeur d’eau y crée des désordres — condensation dans l’épaisseur de la paroi, dégradation des enduits, développement fongique. Les systèmes à base de chaux, de fibre de bois ou de matériaux capillaires actifs restent la réponse adaptée, au prix d’une performance affichée légèrement inférieure.</p>
La reprise sans frais des déchets triés doit s’arrêter fin 2026
La filière REP PMCB, entrée en vigueur en 2023, applique le principe pollueur-payeur aux produits et matériaux de construction. Quatre éco-organismes agréés — Valobat, Ecominéro, Ecomaison et Valdelia — assurent la reprise sans frais des déchets correctement triés dans les points de collecte, dans la limite de trois mètres cubes ou d’une tonne et demie par dépôt.
Cette disposition est aujourd’hui présentée comme transitoire et court jusqu’au 31 décembre 2026, la refonte de la filière étant attendue pour le 1er janvier 2027. Les organisations professionnelles du bâtiment se sont mobilisées pour obtenir sa pérennisation, et l’arbitrage n’est pas rendu.
Pour un propriétaire engagé dans une rénovation en 2026, la conséquence est simple : la qualité du tri conditionne désormais le coût de sortie des déchets, et cet avantage pourrait ne pas survivre à l’année. Le secteur du bâtiment produit plus de 46 millions de tonnes de déchets par an ; c’est sur ce gisement que se joue l’essentiel de l’effort d’économie circulaire du secteur.
















