Mercedes-Benz ouvre un nouveau chapitre pour son SUV compact GLA, dont la troisième génération arrivera en novembre avec trois motorisations entièrement électriques. Plus long, légèrement plus bas et sensiblement plus technologique, le modèle promet jusqu’à 657 kilomètres d’autonomie WLTP provisoire et une recharge rapide sur une architecture 800 volts. Le constructeur prévoit aussi une déclinaison hybride légère à partir de 2027, signe qu’il ne renonce pas tout à fait à la combustion.
Mercedes-Benz a présenté, le 29 juillet, une GLA profondément remaniée, appelée à occuper une place stratégique dans le segment très disputé des SUV compacts premium. Les commandes doivent ouvrir ce jeudi avant une commercialisation annoncée pour novembre 2026.
Le modèle adopte des proportions plus affirmées. En effet, il gagne 153 mm en longueur, porte son empattement à 2,79 mètres et s’abaisse de 20 mm par rapport à son prédécesseur. Cette évolution répond à une attente concrète avec davantage d’espace à bord, notamment aux jambes des passagers arrière, et un coffre annoncé à 410 litres, complété sur les versions électriques par un compartiment avant de 107 litres.
L’électrique en première ligne
Au lancement, Mercedes-Benz ne proposera que des variantes électriques : le GLA 200 électrique de 165 kW, le GLA 250+ de 200 kW et le GLA 350 4MATIC de 260 kW. Ce dernier, sommet de gamme provisoire, revendique un 0 à 100 km/h en 5,4 secondes ; les deux versions les plus puissantes reçoivent une batterie NMC de 85 kWh, tandis que le modèle d’accès s’appuie sur une batterie LFP de 58 kWh.
La marque annonce jusqu’à 657 km d’autonomie selon le cycle WLTP, ainsi que la possibilité de récupérer jusqu’à 270 km d’autonomie en dix minutes sur une borne compatible 800 volts, avec une puissance de charge maximale de 320 kW. Ces données restent toutefois préliminaires et ne correspondent pas encore à une homologation définitive : Mercedes le précise lui-même dans sa communication.

« Avec un large portefeuille de variantes entièrement électriques et à combustion électrifiée high-tech, jusqu’à 657 kilomètres d’autonomie et 270 kilomètres rechargés en seulement dix minutes, [le GLA] redéfinit l’utilisabilité électrique dans son segment », affirme Jörg Burzer, directeur technologique de Mercedes-Benz Group. Cette promesse vise directement l’un des freins persistants du marché électrique : la capacité à faire du SUV familial un véhicule de long trajet, sans multiplier les compromis.
L’offre sera complétée au début de 2027 par des versions hybrides 48 volts, associant un moteur quatre-cylindres turbo de 1,5 litre à une machine électrique de 22 kW intégrée à une boîte à double embrayage à huit rapports. Mercedes affirme que ces variantes pourront rouler ponctuellement sans le moteur thermique en conditions urbaines, tout en récupérant jusqu’à 25 kW d’énergie au freinage.
Une voiture devenue interface
L’autre rupture se joue dans l’habitacle. Le GLA peut recevoir le MBUX Superscreen, composé d’une instrumentation de 10,25 pouces et de deux écrans de 14 pouces, l’un central, l’autre destiné au passager avant. Ce dispositif concentre les commandes, les services de navigation, le multimédia et une partie croissante des interactions avec le véhicule.
Mercedes mise surtout sur une version enrichie de son assistant vocal MBUX, capable de maintenir des échanges à plusieurs étapes et de conserver le contexte d’une conversation. Le système doit notamment interroger des services de cartographie afin de renseigner le conducteur sur les points de recharge, les places de stationnement ou les lieux d’intérêt.

Cette fonction repose notamment sur l’Automotive AI Agent de Google Cloud, développé avec Gemini sur Vertex AI. Google explique que cette technologie a été conçue pour permettre des requêtes suivies — par exemple demander un restaurant, puis des avis ou des informations complémentaires — sans devoir reformuler toute la demande.
Le rapprochement entre l’automobile, les données cartographiques et les modèles génératifs est désormais moins une curiosité technologique qu’un nouvel axe de différenciation. Reste une question plus prosaïque : la pertinence réelle de ces assistants en situation de conduite, où la rapidité de réponse, la fiabilité des données et l’absence de distraction importeront davantage que la sophistication apparente du dialogue.
Design, logiciels et personnalisation
À l’extérieur, la GLA électrique inaugure dans la gamme compacte de Mercedes une calandre lumineuse dotée, selon le constructeur, de 608 points lumineux et de 158 micro-LED capables de produire des animations. Les variantes hybrides conserveront une calandre à motif d’étoiles éclairée, tandis que quatre niveaux de finition dont AMG Line Plus et Night Edition doivent étendre les possibilités de personnalisation.
Le véhicule se dote aussi d’une panoplie d’aides à la conduite : huit caméras, cinq radars et douze capteurs ultrasoniques, selon Mercedes. Le système MB.DRIVE ASSIST, classé niveau 2 sur l’échelle SAE, doit assister la direction, le maintien dans la voie, le régulateur de distance, le freinage et certains changements de voie, sans dispenser le conducteur de sa vigilance.

« Nous avons construit le GLA le plus expressif jamais réalisé », déclare Ola Källenius, président du directoire de Mercedes-Benz Group, qui souligne également que le modèle compact est le plus vendu de la marque. L’ambition est claire : préserver l’attrait commercial d’un véhicule d’accès au premium tout en l’alignant sur la nouvelle architecture électrique et logicielle de Mercedes.
Le constructeur assure enfin que l’empreinte carbone du GLA électrique serait inférieure d’environ 40% à celle de l’actuel GLA thermique sur l’ensemble de son cycle de valeur, notamment grâce à une part accrue de matériaux recyclés et à l’emploi d’aluminium produit avec des énergies renouvelables. Là encore, il s’agit d’une estimation industrielle qui dépendra des méthodes de calcul, de la fabrication des batteries et de l’électricité utilisée lors de la recharge.

















