Pour l’équipe réunie autour de Bertrand Piccard et d’André Borschberg il s’agit de "simuler" l’une des étapes du tour du Monde en faisant voler, grâce à des algorithmes complexes, un avion virtuel dans des conditions météorologiques réelles. Cette année le Solar Impulse Virtual Flight prend ses quartiers du lundi 21 au vendredi 25 mai 2007 à l’Aéroport International de Genève. Alors que la construction du prototype ne fait que commencer, l’Equipe Mission de l’avion solaire s’entraîne déjà !
Au coeur du projet Solar Impulse, se trouve l’idée de s’approcher du vol perpétuel à bord d’un appareil mû par la seule énergie solaire. Ce défi nécessite l’utilisation de technologies qui ne sont habituellement pas embarquées dans les avions, en particulier celles liées à la collecte de l’énergie par des cellules photovoltaïques puis à son stockage dans des batteries et enfin, à son utilisation pour alimenter les moteurs de l’avion.
Comme l’avion est fortement tributaire de la météorologie, la simulation reste le moyen privilégié d’explorer les alternatives techniques et les performances envisagées.
Le caractère novateur de cette chaîne énergétique impliquant des disciplines scientifiques qui ne sont pas utilisées habituellement en aéronautique, la plupart des modèles nécessaires sont soit inexistants, soit inadaptés aux conditions extrêmes que devra subir cet avion (par ex., la température extérieure peut descendre jusqu’à -70°C). Il a donc fallu mettre au point un simulateur totalement inédit.
En 2005 et en 2006, les Virtual Flights ont permis d’établir les premières procédures et modèles de vol :
- Valider la configuration testée (masse de batteries, surface des ailes, altitude max, …) et le profil de vol (altitude plancher, durée du vol sur batteries, …),
- Evaluer notre capacité à produire des modèles météorologiques fiables permettant à l’avion d’optimiser sa route et de se retrouver chaque matin face au soleil dans une position optimale.
- Vérifier l’aptitude de l’avion à emmagasiner assez d’énergie solaire durant le jour pour continuer son vol de nuit et pouvoir ainsi poursuivre sa mission plusieurs jours de suite.
- Optimiser la gestion de l’énergie à bord ainsi que le choix du parcours de vol
- Entrainer l’équipe Mission à la prise de décision et tester les nouvelles procédures.
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