Stockage de l’énergie : 3 annonces récentes du CEA

Le CEA a dévoilé des informations intéressantes au sujet de quelques unes de ses recherches que l’organisme public mène dans plusieurs domaines comme le stockage de l’énergie.

 

Un système hybride pour le nautisme

Le CEA-Liten et Nice ont signé en mai, au Port de St Laurent du Var, une convention cadre qui a pour objet : de préfigurer ce que pourrait être une filière énergétique bleue au service des usagers et des services portuaires, démontrer l’intérêt de l’hydrogène et de l’électricité comme vecteurs énergétiques, la faisabilité du couplage d’une station solaire photovoltaïque à une chaîne hydrogène bleue, l’utilité des nouvelles technologies de l’énergie dans les transports et le tourisme durable, étudier le développement de démonstrateurs hybrides batteries et piles à combustible (bateaux de servitude, à passagers, navettes portuaires terrestres 100% autonomes), et fédérer les actions des industriels et des collectivités pour développer un site pilote pour la valorisation des énergies décarbonées.

La ville de Nice a engagé une « politique bleue », ambitieuse, innovante pour un développement exemplaire du littoral en application de sa charte environnementale qui comprend notamment :

  • l’engagement des Ports d’Azur dans la démarche volontaire de “Ports Propres”,
  • les engagements pris par le Contrat de Baie d’Azur pour garantir une qualité optimale des eaux et du milieu aquatique.
  • les engagements pris par Nice Côte d’Azur dans la réduction de son empreinte

 

Du cobalt plutôt que du platine !

Le cobalt pourrait remplacer le platine pour la production d’hydrogène à partir de l’eau et ainsi abaisser son coût. L’hydrogène peut servir à « stocker » des énergies renouvelables et intermittentes et à alimenter des piles à combustible. Or le procédé le plus courant pour produire de l’hydrogène – la dissociation de l’eau grâce à un courant électrique (électrolyse) – n’est réalisable à échelle industrielle qu’avec un métal rare et onéreux, le platine.

Des chimistes de l’Iramis ont montré que deux oxydes de cobalt bon marché sont aussi efficaces que le platine pour catalyser les deux réactions chimiques intervenant dans l’électrolyse de l’eau. Reste à vérifier que ces deux substances conservent leurs excellentes propriétés dans la durée.

Ce résultat est le fruit d’une collaboration entre des équipes de DSM-Iramis, à Saclay, et des Directions des sciences du vivant (DSV-iRTSV) et de la recherche technologique (CEA-Liten et CEA-Leti), à Grenoble. (en savoir +)

 

Lancement de la plate-forme UPSCALE pour batteries

La plateforme Upscale pour batteries est dédiée à la mise à l’échelle pilote de la synthèse des matériaux pour batteries et s’inscrit dans la continuité de la plateforme Nanomil (nanostructured materials by milling), opérationnelle depuis 2007.

L’objectif est de produire des lots de l’ordre du kilogramme de manière reproductible ayant les mêmes performances que les lots références de quelques grammes issus de la recherche en laboratoire.

Ce travail permettra d’alimenter la ligne pilote batteries et de favoriser les transferts de brevets et de technologies vers des industriels.

            

Articles connexes

S’abonner
Notification pour
guest
11 Commentaires
Le plus ancien
Le plus récent Le plus populaire
Commentaires en ligne
Afficher tous les commentaires
Lionel_fr

Comprends rien aux interminables processus de certification à la française. L’article ne dit pas combien d’étapes il reste avant de justifier la production en masse de cuves d’hydrogène. Peut être 1 an, peut-être 50 ans.. on n’en sait rien, on sait juste que l’ énieme démonstrateur a démontré quelque chose, que le cobalt sera moins cher.. On se serait contentés d’INOX en attendant que tout ce binz parvienne à maturité, ce n’est qu’une question de rendement mais un rendement de 100% sur un volume de zéro , ça fait pas des masses.

fredo

Principe de base: le CEA ne communique que quand ça peut lui être utile, et c’est la période du vote du Budget de l’Etat (2,3 milliards de subventions quand même de mémoire). Et c’est toujours mieux de montrer à quoi servent les subventions précédentes pour en demander des nouvelles. C’est fini le folklore des rallonges budgétaires du CEA comme celle de mars 2011: +6,5% sur 3 ans rétro actif 2010-2013 sans aucune consultation du Parlement (cf lien ci dessous quelques jours avant Fukushima). Au passage pour le 2è projet, aller en plus siphoner les collectivités tout en justifiant les subventions de l’Etat, c’est du grand art ! Une suggestion: que le CEA fasse comme tout le monde: mieux avec moins, et qu’il change vraiment de nom, bizarrement on dirait que le CEA ne fait plus de nucléaire!

moise44

Vous arurez tous les chiffres donnés ci-dessus mais en version audio/vidéo. pour Fredo, Critiquer pour critiquer ne sert à rien. Le CEA n’a jamais caché et ne le fait toujours pas qu’il travaille aussi pour les technologies du nucléaire. Quant à ce qui est de faire moins avec mieux, je pense que vous n’avez pas pris assez de recul ! Regardez les grandes industries européennes devenue mondiale initiées en France, un pays si petit moins riche de ses voisins au moment de ces innovations et qui a réussi à créer une industrie ferroviaire, aéronautique, Aérospatiale, automobile, électronique, informatique, électronucléaire, de constructeurs à grands travaux… Etc. certes, certaines de ces industries ne sont plus guère dans notre pays, mais beaucoup portent encore un nom français. Nous sommes obligés de nous adapter à la concurrence mondiale, qui pour l’heure est aux délocalisations massives. Votre principe de base s’applique aussi aux recherches des autres pays. Prenez par exemple la NASA américaine qui communique systématiquement «des informations de grande importance information» très souvent pas longtemps avant les décisions du budget qui leur sera alloué pour l’année. C’est toujours pareil, certains voudraient que les recherches orientent dans un seul domaine uniquement, et ensuite me disent qu’il ne faut pas mettre tous nos oeufs dans le même panier. Si vous ne voyez pas la contradiction, c’est que votre idée de fond est autre chose que le progrès de la recherche scientifique et technique. Ne serait-ce pas l’idéologie anti technologie ? Je ne pense pas, mais je n’ai pas l’impression que vous vous en rendez compte.

fredo

je souhaite simplement ici un retour à la normale, à savoir un minimum de communication (scientifique ET grand public), de visibilité sur les travaux en cours, et le passage du budget du CEA au Parlement sans que ce dernier soit court circuité, ce qui a pu arriver, j’ai donné un exemple. Ca devrait induire le “mieux avec moins” dont je parlais, sauf cofinancements publics (tel collectivités exemple de Nice). HERCIV , si vous ne voyez pas ce que je veux dire, MOISE44 cite le spatial qui est un bon exemple de dimensionnement des activités en fonction d’un budget. Si vous considérez que cela s’appele critiquer pour critiquer, libre à vous!

fredo

je souhaite simplement ici un retour à la normale, à savoir un minimum de communication (scientifique ET grand public), de visibilité sur les travaux en cours, et le passage du budget du CEA au Parlement sans que ce dernier soit court circuité, ce qui a pu arriver, j’ai donné un exemple. Ca devrait induire le “mieux avec moins” dont je parlais, sauf cofinancements publics (tel collectivités exemple de Nice). HERCIV , si vous ne voyez pas ce que je veux dire, MOISE44 cite le spatial qui est un bon exemple de dimensionnement des activités en fonction d’un budget. Si vous considérez que cela s’appele critiquer pour critiquer, libre à vous!

Tech

je pense que nos labos de recherche quels qu’ils soient sont performants et font tous des efforts pour récupérer des budgets, difficile de leur jeter la pierre! le problème viendrait plutôt du passage du labo à l’indus. c’est là que le plus souvent il nous manque les structures pour transformer les essais. et la ce ne sont pas le nombre de brevets qui comptent, mais au final, quels marchés l’industriel utilisant ces brevets pourra gagner et quels gains en résulterons. ce sera alors avec ces gains qu’il sera possible d’entretenir la machine à innover en réinvestissant en R&D et ainsi de suite. il faut de la recherche fondamentale, mais aussi essayer de cibler des travaux qui amènerons un avantage techno décisif et dur à entendre, mais c’est aussi le nerf de la guerre, de la rentabilité!!!

Tech

oui et je regrette que Pierre Gilles de Gennes soit malheureusement le bon contre exemple. ses recherches sur les cristaux liquides, sont devenues le livre de chevet des japonais, qui en on fait ce que l’on sait. où sont les producteurs de LCD français? où sont passé les oceanic, ducretet thomson, etc, etc

fredo

vous avez raison, je me suis mal exprimé, du coup j’ai jeté un oeil au rapport financier 2011 du CEA, en particulier p4 “Ressources”. Il ne s’agit en effet pas de soumettre le budget du CEA au Parlement (4,2 milliards en 2011) vous avez entièrement raison, Mais il s’agit ici de s’assurer que la SUBVENTION de l’Etat au CEA ( 2,67 milliards ), en particulier celle dite au secteur CIVIL ( 1,174 milliard en hausse de 5% ) est bien soumise au Parlement, y compris les hausses par contrat d’objectifs type mars 2011. En pratique le CEA échappe en effet à la baisse de son budget global grâce à la hausse de la subvention au secteur civil, d’autant que les recettes externes sont en légère baisse (790M€ -3%). On comprend mieux l’intérêt de la communication ci-dessus, le solaire et le stockage d’énergie étant un sujet de recherche mediatique pour justifier cette hausse de la subvention civile. Je rejoins Tech en disant que je comprends la recherche de budget. Mais à ce moment là que le CEA le fasse par la hausse de ses recettes externes et pas par la hausse des subventions de l’Etat au CEA au titre du secteur civil. Certes les budgets de recherche captés par le CEA au titre des Investissements d’avenir se sont probablement ajoutés au budget du CEA. Mais les Transferts de technologies (en priorité en créant de l’emploi en France merci)/ start-up / Spin off sont les bienvenus, sont dans l’intérêt même du CEA.

Pastilleverte

Ben oui Fredo, le CEA a changé de nom en davenant CEA-EA, le deuxième “EA” pour Energies Alternatives. ça vous gêne ? Dommage… Le CEA(EA) accompagne (élément de langage) de nombreuses start up technologiques qui sont éloignées ou totalement étrangères du nuke. ça vous gêne ? Dommage… PS : je ne travaille pas ni suis un ancien, soit du CEA, soit de l’industrie nucléaire ou énergétique

fredo

vous posez mal le problème. Pour tous les sujets non liés à l’énergie, il n’y a pas de conflit d’intérêt, donc pas de frein au transfert de technologie. Pour l’énergie solaire et le stockage de l’énergie, c’est différent car il y a conflit d’intérêt avec la mission civile première du CEA. Que se passe-t-il si les équipes du CEA font des découvertes menant à des technologies de rupture dans ces domaines? Les chances de commercialisation sont mécaniquement nettement plus minces ! Le contrat d’objectifs 2010-2013 signé en 2011 parle par exemple de mettre sur le marché en 2013 des batteries ayant le double de la capacité des batteries existantes. Pour le solaire PV, on parle aussi de techno de rupture autre que via Soitec (260M€ CA tous secteurs confondus). A suivre de près !

bigbluejlr

ca fait des années qu ils tripotent des batteries en les asseyant sur des vectrix. j ai pris contact avec eux pour savoir si ils allaient pouvoir proposer des produits pour migrer les nimh defectueux vers des batteries de leur cru . on a m a parlé à l epoque de Liten et il y a des videos qui ont trainé sur le net. mais on m a surtout dit : hou vous savez c est pour des applications complexes, c est des produits chers , c est pas pour demain …. en attendant rien !! – le scooter electrique 125 francais est nulle part ! sans doute que c est considéré comme un mode de deplacement de delinquant, pour moi c est une veritable voie d avenir pour la mobilité rationnelle ! surtout si on propose des modeles qui peuvent emmener deux personnes en toute sécurité – renault utilise une techno japonaise pour ses batteries – peugeot fabrique uniquement des protos electriques en france sans aucune intention de les passer en production !! et les seules vehicules elec qu ils vendent ils sont integralement fab et concus au japon ! c est absolument deplorable !! les batteries on sait que c est clef pour la mobilité de demain et pour palier l intermittence du renouvelable et on a l impression que les recherches en France sont nulle part , et surtout qu il y a pas de produits qui sont prets de sortir !! j espere me tromper, mais pour moi de la recherche sans applications pratiques , rapidement opérationnelles , la France n en a plus les moyens !!!il faut du tangible du concret ! il faut commencer par faire un scooter 125 equivalent electrique avec 150 kms d autonomie à 5000 eur c est vraiment impossible en France , faut il vraiment attendre que les chinois nous montrent comment faire ??

11
0
Laissez un commentairex
Available for Amazon Prime