Suez prend 5% de l’usine d’enrichissement G. BESSE II

Les groupes Suez et Areva ont signé un protocole d’accord sur la prise d’une participation de 5% par Suez au capital de la société portant l’usine d’enrichissement Georges Besse II.

Areva construit cette installation, basée sur la technologie d’ultracentrifugation, sur le site du Tricastin (Drôme). Suez, via sa branche des Services à l’Energie, participe à la réalisation des installations électriques, des systèmes de gestion des fluides, de climatisation et de refroidissement de la nouvelle usine, dont la mise en service est prévue en 2009.

L’accord traduit la volonté des deux groupes de renforcer leurs coopérations industrielles existantes. Il permettra au Groupe Suez de sécuriser une partie de son approvisionnement en uranium enrichi pour ses centrales nucléaires.

D’un montant total de près de 3 milliards d’euros, l’usine Georges Besse II est l’un des investissements industriels majeurs conduits en France aujourd’hui.

Le procédé d’enrichissement par centrifugation présente notamment l’avantage de consommer 50 fois moins d’électricité que l’actuel procédé de diffusion gazeuse utilisé jusque-là en France ** et ne nécessite pas de prélèvement d’eau pour son refroidissement.

** Diffusion gazeuse : technologie d’enrichissement employée jusqu’ici par le groupe Areva dans l’usine Eurodif.

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Grandet

Avec la montée en puissance de Georges Besse II, l’usine actuelle de Georges Besse I deviendra inutilisée et sera d’ailleurs arrêtée en 2012 et démentelée. La nouvelle usine consommera 50 fois moins d’électricité que celle d’aujourd’hui. Les trois réacteurs de 900 MW qui servent en exclusivité pour l’enrichissement de l’uranium dans l’usine actuelle seront mis à la disposition du réseau EDF. En conclusion, il est inutile de contruire le réacteur EPR de Flamanville et à fortiori de construire un second EPR. Surtout lorsque l’on voit le retour d’expérience désastreux de celui constuit en Finlande : deux ans de retard, coût augmenté de 50% au frais du contribuable (garantie de l’Etat aux exportations).

Raminagrobis

Génial ça veut dire que quelques 20 TWh par seront rendus disponibles au réseau EDF alors qu’actuellement eurodif les consomme pr enrichir l’uranium.Ca va sensiblement améliorer le bilan globale de la filière nucléaire en france (plus exactement, dans l’ensemble du parc nucléaire alimenté par l’uranium d’Eurodif, ce n’est pas seulement en France), production nette accrue de 2 ou 3%.. Et donc ça devrait réduire le prix de revient au kwh…Avec les 20 TWh/an récupérés, on pourrait alimenter 7 millions de voiture électriques parcourant 20 000 km par an et consommant 14 kWh au 100 km (c’est la consommation de la bolloré bluecar) ! Si elles remplacent autant de voitures classiques consommant 6 litres d’essence ou de gasoil au 100, on économise ainsi 147 000 barrils/jours de carburants pétroliers ! Réduction de presque 8% de la consommation française de pétrole.Et tout ça, sans augmenter la production d’électricité, juste en utilisant celle qu’eurodif va économiser.Quelqu’un peut refaire le calcul ça me parait trop élevé j’ai du me planter qq part?

Dan1

L’ordre de grandeur est bon : 15 millions de petites voitures électriques pourraient consommer environ 45 TWh/an à 15 000 km/an. Donc 7 millions un peu plus performantes mais parcourant 5000 km de plus pourraient en effet consommer aux environs de 20 TWh/an.Il ne faut pas oublier qu’un litre de carburant représente environ 10 kWh. Une voiture qui consomme 6l/100 pendant 20 000 km par an va donc consommer 1200 litres ou 12 000 kWh. 7 millions de véhicules consommeront donc 8,4 milliards de litres (52,8 millions de barils) ou 84 milliards de kWh ou encore 84 TWh. Cela représente 17,5 % de la consommation annuelle d’électricité de la France (480 TWh) ou bien environ 15 % de la production totale (550 TWh). Le problème avec le carburant, c’est que le rendement global de propulsion est assez mauvais (inférieur à 20 %). Avec un véhicule électrique optimisé il pourrait être 3 à 4 fois meilleur. Cependant, il y aurait aussi des pertes dans la chaîne d’approvisionnement. Même avec de mauvaises voitures électriques, la France serait capable d’en alimenter 7 millions de petits véhicules sans révolution technologique.             Voir l’article : “Le baril à 150-170 dollars cet été”

Raminagrobis

Ajoutons à celà les 10 TWh qu’on peut économiser en interdisant les ampoules classiques à incandescence, et on a trouvé l’électricité nécessaire à 10 millions de voitures électriques, sans production supplémentaire. Et on peut encore gagner des TWh en étendant l’usage des chauffe eaux solaires (qui économisent de l’électricité du gaz ou du fioul selon l’endroit ou on l’installe), en améliorant l’isolation des batiments… Et les 20 GW prévus d’éolien d’ici 2020 pourraient produire une petite cinquantaine de TWh !En se débrouillant bien on pourrait seulement maintenir le parc nucléaire au niveau actuel (remplacer les 34 REP 900 par 19 EPR au fur et à mesure qu’ils arrivent en fin de vie), et trouver l’électricité nécessaire à généraliser la voiture électrique dans les économies d’énergie et l’éolien.

Dan1

Attention aux économies engendrées par les lampes basses consommation (LBC). Actuellement, c’est très rentable pour le particulier parce qu’il ne paye pas l’énergie réactive. Dans ces conditions une LBC consomme 4 à 5 fois moins (d’Euros) qu’une ampoule à incandescence qui est purement résistive (cosinus phi = 1) . En réalité une LBC a besoin d’un ballast électronique qui déphase la tension et le courant (cos phi 0,5 à 0,6) et pollue le réseau. Exprimé en W efficace une LBC qui fait 15 W en 230 V devrait logiquement “pomper” 65 mA. En réalité, avec un cos phi de 0,6, elle “pompe” environ 110 mA sur le réseau (c’est marqué sur le culot de la lampe), ce qui équivaut à 25 VA (VoltsAmpères). Seulement avec les compteurs que nous avons, EDF ne facture que l’énergie active et donc 15 W, nous sommes donc gagnant (pour l’instant) car nous polluons le réseau et payons moins.Si vous étiez autonome avec un groupe électrogène, vous ne pourriez pas alimenter 100 LBC de 15 W (1500 W) avec un groupe de 2000 VA car il ne produirait pas assez de courant malgré la marge de 500 W (il faudrait au strict minimum 2500 VA). En revanche vous pourriez alimenter 1500 W de lampes à incandescence qui correspondent à 1500 VA (ça ferait moins de lumière mais ça marcherait).Conclusion : les LBC en petite quantité c’est bien mais si on généralise, je crains que l’énergie réactive deviennent payante pour tout le monde (elle l’est déjà pour les contrats industriels) et il faudra quand même prévoir des centrales électriques à hauteur de 40 % de celles qui alimentent les lampes à incandescence.Mes calculs sur les voitures électriques n’avait qu’un but : montrer que l’avénement de ce type de véhicule n’est pas aujourd’hui limité par la production d’électricité en amont, contrairement à ce que certains antinucléaires proclament (pas besoin de centaines de réacteurs nucléaires). Le problème reste les batteries. Malgré les incontestables avancées, les batteries BATSCAP de Bolloré n’arrivent qu’à 28 kWh (10 batteries) pour 250 kg soit autant que 3 litres d’essence qui pèse 2 kg ! heureusement que la Blue car ne consomme que l’équivalent de 1 litre d’essence au 100 km (meilleure utilisation de l’énergie disponible).Même dans l’hypothèse où nous électrifirions toutes les voitures particulières, nous n’aurions pas résolu notre dépendance au pétrole (nous l’aurions diminué de 1/3). Selon la DGEMP, les transports routiers consomment 39 millions de Tonnes Equivalent Pétrole (MTEP) sur les 90 MTEP que nous consommons car il y a la chimie, l’industrie, l’agriculture, le résidentiel/tertiaire.Dans ces 39 MTEP, les véhicules particuliers, en 2004, ont consommé 26 milliards de litres de carburant pour 370 milliards de km (7l/100), ce qui représente 260 TWh équivalent électrique. C’est sur ce total que nous pourrions progressivement opérer une substitution par la propulsion électrique qui au final consommerait au maximum 3,5 fois moins (une blue car consomme 14 kWh/100 soit 1,4 litre et avec un rendement de recharge de 70 % cela donne 2 litres). Nous aurions donc besoin de 74 TWh, ce qui représente, par exemple, un peu que le solde exportateur de 2002 (77 TWh).Ceci dit, nous ne sommes pas encore à 30 millions de voitures électriques, nous avons donc encore le temps de revoir notre outil e production.             

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