Uliliser d’anciennes mines comme moyen de chauffage !

L’exploitation des gisements souterrains réclament beaucoup de sueur, et non seulement à cause de la ‘dure tâche’ qui consiste à extraire et à transporter le minerai mais aussi parce que les tunnels se remplissent naturellement de chaleur dégagée par la roche.

Un groupe de chercheurs de l’Université McGill au Canada a examiné de façon systématique comment la chaleur pourrait être mise à contribution une fois les mines fermées. Ils ont calculé que chaque kilomètre d’une mine profonde typique serait en mesure de dégager 150 kW de chaleur, soit suffisamment de calories pour chauffer 5 à 10 ménages canadiens pendant les périodes creuses.

Un certain nombre de collectivités au Canada et en Europe utilisent déjà l’énergie géothermique à partir des mines abandonnées. En prenant en compte cette réalité, l’équipe de chercheurs s’est efforcée de mettre au point un modèle général qui pourrait être utilisé par les ingénieurs pour prédire le potentiel d’énergie géothermique présent dans d’autres mines souterraines.

Dans un article accepté par l’Institut américain de physique et prochainement publié dans le "Journal of Renewable and Sustainable Energy", les chercheurs précisent qu’ils ont analysé le flux de chaleur à travers des tunnels de mines inondées par l’eau. Dans une telle situation, l’eau chaude à l’intérieur de la mine sera pompée vers la surface, puis une fois la chaleur extraite, l’eau refroidit sera renvoyée dans le sous-sol. Toutefois, pour que le système soit durable, la chaleur ne doit pas être extraite plus rapidement qu’il ne peut être alimenté par la roche elle-même. Le modèle pourra être utilisé pour analyser le comportement thermique d’une mine en vertu de différents scénarios d’extraction de chaleur.

"Les mines abandonnées exigent en permanence une surveillance et une réhabilitation des plus coûteuses. L’utilisation de la mine dans un processus géothermique va compenser ces coûts et aider l’industrie minière à devenir plus durable", a déclaré Seyed Ali Ghoreishi Madiseh, auteur principal de l’article. L’équipe estime qu’environ 1 million de canadiens pourraient bénéficier de l’énergie géothermique à partir des mines, avec un potentiel encore plus grand pour les populations denses.

La première centrale géothermique au monde de ce type a été mise en service en octobre 2008 à Heerlen, aux Pays-Bas (cf. image en haut). Cette dernière comprend 2 sites basés dans le centre et le nord de la ville. Les travaux ont commencé en 2005, à Heerlerheide, avec le forage de 2 puits d’une profondeur de 825 mètres afin d’accéder à l’eau de la mine dont la température atteint les  35°C. Trois autres puits ont ensuite été forés (Stadpark Oranje-Nassau), allant de 250 à 500 m de profondeur. Ces puits profonds récupèrent les eaux d’Heelerheide après qu’elles aient été utilisées pour le chauffage avant d’être enfin stockée jusqu’à son refroidissement.

Le British Geological Survey estime que l’utilisation d’environ 1% de la chaleur disponible dans les mines profondes de Glasgow pourrait contribuer à hauteur de 40% à la demande annuelle de chauffage de la ville.

            

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Guydegif(91)

Pourquoi forer, ce qui engendre des coûts, alors que la mine existe !!? En effet, comme illustré dans l’exemple NL de l’article, forer des puits à 800m et qqs pour du géothermique et mettre des PAC derrière, c’est OK qd il n’y a pas d’accès aux calories ! Mais s’il y a mine, l’intérêt est de limiter les frais et de simplement poser les conduites (en partie calorifugées) dans le puits de mine et les galeries jusqu’à ”l’échangeur souterrain”, càd une ”partie noyée de la mine où la récupération des calories des roches a pû avoir lieu vers ce liquide”, qu’on va maintenant pomper vers la surface et vers l’échangeur qu’est la PAC pour extraire les calories utiles pour chauffer des bâtiments. Voilà une idée qui me parait plus rationelle et plus économique ! N’oublions pas, la 1ère EnR est celle qu’on n’a pas dépensée ! cqfd A+ Salutations Guydegif(91)

Catalan

Que font nos chercheurs ? au fait ils cherchent quoi ? il est amusant de voir que les autres pays font preuve d’intelligence ! désolé, la france s’enlise dans la boue !

gaga42

A propos de chaleur des mines, il y a une autre source de chaleur potentielle: les terrils (ou crassiers dans le sud) des mines de charbon en combustion: il y en aurait une centaine en France, dont 2 certains à St-Etienne. C’est génial me direz-vous, il n’y a plus qu’à exploiter ces sources de chaleur… Ce qui est beaucoup moins marrant, c’est les emissions de CO2 engendrées, 6% des emissions mondiales selon wikipedia (sans sources…), et le seul moyen d’arrêter ces incendies, c’est de décaisser les terrils. Au lieu de ça, des exploitants de granulats entretiennent ces feux (en arrosant, paradoxalement), comme à la Ricamarie (42).

zelectron

Lorsqu’il y a dix je proposais de profiter des puits de mines abandonnés dans le bassin d’Alès en particulier on m’a objecté qu’ils avaient été comblés et bouchés avec du béton … Aujourd’hui plutôt que de s’occuper de gaz de schiste “on ” ferait mieux de forer des puits de géothermique profonde.

Sicetaitsimple

Forer des puits de géothemie profonde.. Vous voulez donc dire ensuite faire de la fracturation hydraulique, parce que c’est nécessaire si on veut faire de la géothermie profonde?

Guydegif(91)

Désolé Chelya, vous faites erreur dans votre post de ce jour 21:10 ! A Soultz-sous-Forêts AUSSi il a fallu faire de la fracturation hydraulique pour ”re-ouvrir” les µ-failles et fissures de la roche granitique qui étaient obturées, afin que le fluide injecté puisse circuler et collecter les calories des roches: la fracturation hydraulique entr’ouvre pour qqs µsec les blocs des 2 côtés des fissures puis en les laissant ”retomber” ceux-ci ne reprennent pas exactement la même place, et ne referment pas les espaces, permettant ainsi le passage du fluide de circulation. cqfd Désolé de vous contredire Chelya, mais je suis allé 3 fois à Soultz-sous-F et en ai discuté avec différents spécialistes du projet sur site, à différents stades des tests. Voir aussi l’article Enerzine gaz de schiste et mon post où il est question des incidents résultant de fracturation hydraulique dans un forgae profond à Bâle… Sauf que, du côté de Soultz-sous-Forêts les suites sismiques de la fracturation hydraulique ont également été ressenties, comme à Bâle, même si moins perçues et surtout sans impact car les environs immédiats du lieu de forage et de fracking étaient vides de maisons et bâtiments ce qui n’était pas le cas de Bâle… A+ Salutations Guydegif(91)

Sicetaitsimple

Pas necessaire, dites vous ,la “fracturation”? Ah bon? Et bien lisez donc ce que dit le site de Soultz: extrait: Un long et patient travail de décolmatage mécanique ou chimique est réalisé, par injection de milliers de m3 d’eau sous pression ou par acidification : ce nettoyage a été l’un des paris les plus audacieux du projet

Dan1

Pour aller dans le sens de ceux qui cherchent à éclairer leurs compatriotes, je donne le lien vers un document sur la sismicité induite et mesurée : Guydegif a tout à fait raison de rappeler qu’il s’agit de réouvrir des fracturations naturelles mais anciennes et colmatées par un processus de stimulation hydraulique qui provoque des milliers de microséismes et quelques uns plus importants qui peuvent être ressentis par la population. En plus, on peut faire de la stimulation chimique. C’est moins sismique, mais plus… chimique ! Pour ceux qui ne serait pas encore convaincus, voici ce qui est écrit sur le site de Soultz-sous-Forêt : “A Soultz, comme sur tous les sites de géothermie profonde, l’eau circule à travers un réseau de faille et se réchauffe au contact du granite. Pour tester les possibilités de circulation, et pour les améliorer, il est nécessaire de réaliser des opérations de stimulation des fractures, par l’injection forcée de masses d’eau sous pression. Ce type d’opération déclenche ce que l’on appelle de la sismicité induite : pour chaque stimulation hydraulique, plusieurs milliers de micro-séismes peuvent être induits. Le phénomène se mesure au moyen de capteurs placés dans un réseau profond (Réseau GEIE) et un réseau de surface (EOST). Il existe un second type de stimulation par injection de produits chimique : elle entraîne une activité sismique induite plus faible que celle observée lors des stimulations hydrauliques. Les tests, et donc les nuisances associées, ne durent généralement que quelques jours, mais, pour rendre ces événements plus acceptables par les populations, les scientifiques étudient de près le phénomène. Le déclenchement de sismicité induite est inhérent à la géothermie profonde. En effet, tous les sites de ce type dans le monde ont dû faire face à l’occurrence de microséismes pouvant être ressenti par les populations, avec des conséquences parfois néfastes. Le phénomène de sismicité induite, bien que connu, n’est pas encore complètement compris physiquement par les scientifiques. Cependant, les observations réalisées ont permis d’acquérir des bases de données conséquentes, utilisées par les scientifiques afin de mieux comprendre les interactions entre failles, injection ou circulation d’eau et sismicité induite. C’est à l’heure actuelle, le principal thème de recherche lié à la géothermie profonde. Si ce phénomène est mieux compris dans le futur, on peut espérer trouver des voies pour réduire l’impact micro-sismique des projets géothermiques et ainsi gagner une meilleure acceptation de ces projets par les populations.”

Sicetaitsimple

En plus, ils avouent leurs turpitudes, et en sont presque fiers! Il est vrai que dans ce cas c’est de la fracturation/stimulation “propre”, car pour la géothermie, contrairement à la même “sale”, pour les gaz de schiste… PS: Chelya vient de se connecter un long moment dans l’heure qui vient de s’écouler, bizarre, il n’a pas réagit…Il pourrait au moins nous remercier de lui avoir appris quelque chose, avec les liens vers les références qui vont bien et récentes en plus. On lui pardonnera ses insuffisances sur la loi de 1946….

yp

très enthousiasmant.

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