Pour beaucoup de constructeurs automobiles ou de fournisseurs d'énergie, l'abondance de l'hydrogène dans la nature fait que cet élément deviendra probablement un combustible d'avenir, à moins que l'hydrogène ne fragilise définitivement le métal (cf brève du jour).
Cependant, d'autres chercheurs pensent que l'hydrogène devrait être remplacé par du magnésium pour sa capacité à stocker davantage d'énergie. Les avantages de cette substitution sont nombreuses : le magnésium peut stocker jusqu'à 10 fois plus d'énergie que l'hydrogène ; il y a assez de magnésium dans l'eau de mer pour alimenter la planète pendant 300.000 ans, etc.
Une entreprise canadienne travaille actuellement sur le concept d'une pile à combustible qui utilise du magnésium, de l'air et de l'eau pour produire de l'électricité. De même, un chercheur israélien a mis au point une batterie à base de magnésium qui peut être utilisée à la place des batteries lithium-ion que l'on trouve couramment dans la plupart des appareils électronique grand public.
Et les inconvénients me direz vous ? Bien que les océans contiennent énormément de magnésium, le convertir sous une forme purifiée et utilisable dans le but de stocker de l'énergie s'avèrerait potentiellement énergivore !
Un chercheur japonais pense avoir trouvé la solution : l'énergie solaire alimenterait un laser qui fournirait assez de chaleur (près de 3.700 °C) pour procéder à la phase de purification.
Enerzine avait déjà relaté il y a presqu'un an, les travaux d'un autre chercheur du Tokyo Institute of Technology (TIT), qui utilise cette fois-ci un système de lentilles de Fresnel pour atteindre ce niveau de température.