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Les grandes tendances énergétiques selon Capgemini
  
Capgemini alerte et donne les grandes tendances énergétiquesDans sa treizième étude annuelle sur l'Observatoire Européen des Marchés de l'Energie (OEME), publiée mercredi, Capgemini indique que malgré l'accident de Fukushima, le développement de l'énergie nucléaire devrait se poursuivre.

Et ce en dépit de la réduction du recours à l'énergie nucléaire par certains gouvernements et du lancement par les autorités de régulation nucléaire de tests de résistance sur toutes les installations nucléaires existantes et futures. La réalisation de ces tests a d'ailleurs engendré des délais pour la livraison de nouveaux projets.

L'étude indique également que la croissance de la consommation énergétique des pays en développement, l'accident de Fukushima, ainsi que la décroissance des investissements des Utilities dans les infrastructures énergétiques, auront des conséquences négatives sur la sécurité d'approvisionnement et les émissions de gaz à effet de serre en Europe.

Toujours selon cette étude, à long terme, les prix de l'énergie devraient augmenter. De plus, la continuité de la fourniture d'énergie pourrait être menacée si les autorités de régulation de l'énergie et les gouvernements ne mettent pas en place certaines mesures pour inciter à réaliser, d'ici à 2020, les 1 100 milliards d'euros d'investissements nécessaires au sein de l'Union Européenne. Cependant, si un nouveau ralentissement économique devait se produire, il atténuerait à court terme ces problèmes puisqu'il conduirait, comme en 2009, à une baisse des consommations d'électricité et de gaz.

Le développement de l'énergie nucléaire devrait se poursuivre


Après l'accident nucléaire de Fukushima, les gouvernements des pays du monde entier ont décidé de lancer, de façon coordonnée, des inspections de sûreté dans toutes les installations nucléaires existantes et en projet. Il est trop tôt pour évaluer de façon précise le nombre d'installations qui passeront avec succès ces « tests de résistance » et se mettront en conformité avec les modifications requises tant sur la conception que pour l'exploitation.

Cependant, à l'exception de tous les réacteurs allemands et peut-être japonais, il semble probable que la grande majorité des réacteurs sera autorisée à continuer de fonctionner.

Depuis l'accident de Fukushima, l'Italie et la Suisse ont imposé un moratoire sur l'énergie nucléaire, et l'Allemagne a décidé d'arrêter ses sept plus anciens réacteurs et de ne pas redémarrer le réacteur de Kruemmel3. Le pays a aussi décidé de fermer progressivement ses neuf réacteurs restants (entre 2015 et 2022). Toutefois, de nombreux pays ou régions comme la Chine, la Corée du Sud, la Russie, le Moyen-Orient, le Royaume-Uni, la France et la République tchèque ont réaffirmé leur engagement en faveur de l'énergie nucléaire.

Plus des trois quarts des 62 réacteurs actuellement en construction dans le monde sont situés en Asie (28 en Chine, 5 en Inde, 5 en Corée du Sud, 2 au Japon) et 10 en Russie. Ces pays étant confrontés à d'importants besoins en énergie, ils devraient tous poursuivre ces projets, probablement à l'exception du Japon. De plus, les Emirats Arabes Unis, d'autres pays du Moyen-Orient ainsi que des pays ayant déjà quelques centrales nucléaires4 ont déclaré vouloir poursuivre leurs programmes de construction de nouveaux réacteurs. C'est pourquoi, l'étude conclut que la grande majorité des réacteurs nucléaires programmés seront construits, mais seront sans doute livrés avec du retard par rapport au calendrier initial.

Sécurité d'approvisionnement


La fermeture immédiate d'une partie du parc nucléaire allemand constitue une menace pour la sécurité d'approvisionnement en électricité de l'Europe.

Suite à l'arrêt de ses réacteurs, l'Allemagne a commencé à importer de l'électricité depuis ses pays voisins, y compris plus de 2 000 MW par jour depuis la France qui, en raison d'une bonne performance de ses centrales nucléaires peut exporter une partie de sa production. Cependant, durant les périodes de pointe de consommation, la France importe de l'électricité principalement d'Allemagne ; ce qui ne sera plus possible dans les années à venir. Il existe donc une menace sur la continuité de la fourniture électrique pendant l'hiver 2011/2012 et les hivers suivants car les pointes de consommation augmentent d'année en année. Ainsi en 2010, l'augmentation a été de 9,5% en Allemagne et de 4,7% en France.

En 2010, l'Europe a importé 113 milliards de mètres cubes de gaz par gazoduc depuis la Russie, soit 33% des importations totales de gaz. En 2030, le gaz acheminé par les gazoducs de Gazprom5 devrait représenter 50% de l'approvisionnement total de gaz de l'Europe. L'étude pointe un risque de dépendance qui constitue une source d'inquiétude pour la sécurité d'approvisionnement. De plus, la décision de l'Allemagne d'abandonner progressivement l'énergie nucléaire au cours des dix prochaines années devrait accroître sa dépendance vis-à-vis du gaz russe. La société allemande RWE a ainsi signé un partenariat mi juillet 2011 avec la société russe Gazprom pour garantir à RWE des livraisons additionnelles de gaz à des prix compétitifs.

Un mix énergétique qui évolue

L'étude indique également que le mix énergétique devrait évoluer après l'accident de Fukushima.

Cette conclusion est partagée par l'AIE6 qui prévoit que la consommation mondiale de gaz devrait augmenter de 50% entre 2011 et 2035, et sa part dans le mix énergétique atteindre 25% – contre 21% aujourd'hui – légèrement en-dessous de celle du pétrole (27%).

Les conséquences de l'accident de Fukushima devraient conduire au développement des énergies renouvelables mais, grâce à leur coût de production moins élevé, les centrales au gaz devraient accroitre leur part du mix.

Pour atteindre une part de 20% d'énergies renouvelables dans la consommation finale d'énergie, les Etats Membres de l'Union Européenne, les gouvernements et les autorités de régulation devraient, selon l'étude, s'inspirer des mesures récemment votées au Royaume-Uni.

En effet, pour faire face aux besoins d'investissements dans le secteur électrique (estimés à 110 milliards de livres d'ici à 2020) et aux objectifs contraignants de réduction des émissions de CO2, le gouvernement britannique a décidé de mettre en place des mesures votées en juillet 2011 suite aux recommandations du livre blanc intitulé “Planning our electricity future”. Ces mesures instituent un prix plancher pour les permis d'émission de CO2 et introduisent des contrats long terme à prix fixe pour toute forme de production d'électricité à faible émission de CO2. Elles apportent ainsi une incitation financière pour ce type d'investissements. En outre, elles prévoient le lancement d'un marché de capacités qui rémunérera la puissance électrique disponible. Enfin, ces mesures établissent aussi une norme sur les émissions de CO2 de sorte qu'aucune centrale à charbon ne puisse être construite sans système de capture et de stockage de CO2.

Selon Colette Lewiner, Directeur International du secteur Energie, Utilities et Chimie chez Capgemini au niveau mondial : « La croissance de la consommation énergétique conjuguée aux événements mondiaux de 2011 et aux faibles investissements crée un contexte européen de moindre sécurité d'approvisionnement énergétique, à court et long terme. La conjugaison de ces éléments pourrait entrainer une augmentation des émissions de gaz à effet de serre du fait d'une baisse de la production d'électricité nucléaire et conduire à la croissance des prix de l'énergie. Même si un nouveau ralentissement économique se produisait en Europe, il masquerait ces effets à court terme mais l'impact à plus long terme serait encore plus important. A cause notamment du manque d'investissements dans les énergies décarbonnées durant la crise, la limitation de la hausse des températures et la sécurité d'approvisionnement énergétique seront difficiles à garantir ».


1 Organisation universitaire réunissant des experts de l’énergie
2 Utilities : sociétés de services publics opérant dans les secteurs de l'eau, de l'énergie, des transports et de la propreté
3 Suite à des problèmes techniques, le réacteur de Kruemmel (près d’Hambourg) était arrêté depuis 2007
4 l’Argentine, le Brésil et l’Afrique du Sud…
5 Entreprise russe spécialisée dans la production, le traitement et le transport de gaz naturel
6 AIE : Agence Internationale de l’Energie


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 Publié le 27/10/2011 à 08:40 
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Baden


Invité



le 27-10-2011 08:47:47
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Attention aux unités
Si vous écrivez que l'Allemagne importe plus de 2000 MW d'électricité par jour, cela veut dire que le jour J, elle demande 2000 MW en plus que le jour J-1 et ainsi de suite. Au bout de 10 jours, c'est 20 000 MW.

Il faut donc écrire 2000 MW.jour parce que vous parlez d'énergie et non pas de puissance.

Lionel_fr


Invité



le 27-10-2011 09:44:29
  Bas de page     Répondre  

Prédateurs
Un rapport très orienté en provenance d'une société massivement impliquée qui se fait passer comme indépendante.

Cette prévision reflète la myopie d'un pays sur-nucléarisé qui voit avec effroi sa technologie fétiche s'effondrer à l'image du cours en bourse d'Areva. On retrouve au second degré le vieil argument des pannes récurrentes qu'il faut craindre par dessus tout car nous sommes notoirement incapables d'éteindre la limière pour faire face aux pointes hivernales 2011 qui s'annoncent assez serrées, je le reconnais volontiers.

Le EnR sont citées comme un objectif environnemental... Pas de perspective industrielle, pas de gestion de l'intermittence, rien , juste le nuke qui se casse la figure.

J'espere que ce genre de prévision reprise par toute la presse va achever de déprimer un peuple beaucoup trop heureux, qui a beaucoup trop d'emplois, et une croissance économique bien trop forte.

meminick


Membre
depuis le 11-04-2010
le 27-10-2011 09:58:59
  Bas de page     Répondre  

Loby or not loby?

>Ancienne élève de l’Ecole Normale Supérieure (1964), agrégée de physique (1968) et Docteur es Sciences physique (1973), Colette Lewiner débute une carrière d’enseignante à l’Université de Paris puis rejoint en 1979 Electricité de France, d’abord à la Direction des Etudes et Recherches puis au Service des Combustibles chargé des achats de fioul, gaz, charbon et surtout de combustible nucléaire pour les centrales électriques. En 1989, elle crée la Direction du Développement et de la Stratégie Commerciale. Elle est à ce titre la première femme Directeur à EDF.


En 1992, elle est nommée Président Directeur Général de SGN-Réseau Eurisys, un ensemble de sociétés d’ingénierie et de services à l’industrie (du Groupe Areva) , employant 9000 personnes dont près de la moitié d’ingénieurs et cadres.
En 1998, elle rejoint Cap Gemini et crée le secteur global «Utilities» (électricité, gaz, eau, et services d’environnement) qu'elle dirige. En mai 2000, à la suite de la fusion de Cap Gemini et Ernst & Young , Colette Lewiner est nommée Global Vice-President en charge du secteur «Energy, Utilities and Chemicals ».

En 2004, en plus des responsabilités précédentes, elle crée l’unité de Marketing Global pour le groupe Capgemini.

chelya


Membre
depuis le 29-04-2009
le 27-10-2011 11:46:38
  Bas de page     Répondre  

AT&T qui avait inventé le téléphone cellulaire au début des années 80 avait demandé aux consultants de Mc Kinsey de faire une étude prospective du marché pour savoir s'il fallait développer cette technologie et investir dans les infrastructures nécessaires (réseau d'antenne relais, etc...). Conclusion de Mc Kinsey : le téléphone portable ne sera jamais qu'un marché de niche, typiquement le marché des pdg des grandes corporations par exemple. Au vu des chiffres données par Mc Kinsey (à savoir un marché mondial de 900 000 téléphones portables en 2000), AT&T a laché l'affaire...



La suite c'est que le marché du portable aux USA en 2000 était de 109 millions de téléphones, qu'il se vend aujourd'hui 900 000 mobiles tous les 3 jours et que AT&T a passé ces 20 années à essayer de rattraper son retard à coup d'acquisitions ruineuses et qu'ils ont fini par se faire racheter par SBC communications juste pour récupérer leur nom...



(vous pouvez vérifier sur google et wikipedia tout est authentique...)

rouget


Membre
depuis le 11-05-2011
le 27-10-2011 11:47:08
  Bas de page     Répondre  

Exactement ce que je disais depuis longtemps
On passera sur les attaques parallèles de certains intervenants qui ne veulent pas regarder les faits en face



Pourtant ce rapport évoque des vérités évidentes :

- L'arrêt du nucléaire en Allemagne a été unilatéral et est dangereux pour l'Europe en général

- Les EnR ne vont pas réussir à combler le manque d'électricité nucléaire

- Les importations de gaz vont continuer à augmenter ainsi que la construction de centrales au charbon : les émissions de GES vont augmenter

- Le refus d'exploiter le gaz de schiste revient à se rendre plus dépendant de la Russie alors que le prix du gaz va certainement augmenter due à une consommation certainement plus importante encore



Nous préférons des contre-vérités grossières plutôt que des vérités évidentes (Joseph Schumpeter)




chelya


Membre
depuis le 29-04-2009
le 27-10-2011 11:57:53
  Bas de page     Répondre  


L'Europe n'est pas la France...



L'Allemagne à des besoins compris entre 40 et 80 GW pour une capacité installé fossile et fissile de 86 GW et une capacité renouvelable de 50 GW...



Bref : strictement aucun risque de manquer de puissance pour garantir la stabilité du réseau, l'arrêt des autres réacteurs moins vétustes se faisant au fur et à mesure de l'augmentation de capacité...



Pour tous les autres pays c'est la même chose, ils ont de quoi répondre à leur besoins... Le seul pays qui est embété par la décision allemande au final c'est la France qui avait pris l'habitude de dépendre de ses voisins pour écouler ses surproductions de nuit et de week-end et importer de l'électricité en hiver et qui ne va plus pouvoir le faire puisque le profil de production des voisins a changé... Fallait peut être penser avant de mettre en place un système électrique aussi dépendant de l'extérieur et de développer le chauffage électrique...

pamina


Membre
depuis le 23-05-2009
le 27-10-2011 12:34:34
  Bas de page     Répondre  

En attendant les allemands sont bien contents de s'approvisionner en France.
 
Dans le dernier Aperçu sur l'énergie électrique publié par RTE, 
 
http://www.rte-france.com/uploads/Media ? 011_09.pdf
 
on lit page 4 :
 
"en cumul depuis le 1er  janvier 2011, le solde des échanges [...] vers l?Allemagne est exportateur de 3 154 GWh (contre un solde importateur de 3 036 GWh sur la même période en 2010)."
 
Exporter plus de 3 TWh uniquement la nuit et pendant les WE, ce serait une belle performance, mais cela ne correspond pas du tout à la réalité.
 
D'autre part vous dites que tous les pays ont de quoi répondre à leurs besoins. vous m'expliquerez comment ferait en l'absence de vent le danemark s'il n'était pas adossé au château d'eau scandinave et largement interconnecté avec l'Allemagne.

Bachoubouzouc


Invité



le 27-10-2011 13:03:58
  Bas de page     Répondre  

@ meminick et chelya
@Meminick :

Tout ce que vous montrez, c'est que cette personne a travaillé longtemps dans le domaine de l'énergie (notamment pour EDF), et donc qu'elle est compétente pour aborder ces questions ! Contrairement aux "experts" du nucléaire venus d'Autriche que les anti-nucléaires aiment à citer...

Par ailleurs, vous pouvez tenter de la discréditer autant que vous voulez : Est-ce que elle dit est faux ? La réponse est non. Elle ne fait que répeter ce que disent les professionnels de l'énergie depuis six mois !

@ chelya :

"L'Allemagne à des besoins compris entre 40 et 80 GW pour une capacité installé fossile et fissile de 86 GW et une capacité renouvelable de 50 GW... "


Pourquoi les anti-nucléaires ne citent jamais leurs sources quand ils mentionnent des chiffres ? C'est un élément de cette transparence que vous exigez pourtant des autres...

pamina


Membre
depuis le 23-05-2009
le 27-10-2011 13:06:18
  Bas de page     Répondre  

Pour les admirateurs inconditionnels de l'Allemagne, qu'ils regardent ceci :

http://www.transparency.eex.com/de/

Pour se débarasser du "Konventionnel", il y a loin de la coupe aux lèvres.

Fred 13


Invité



le 27-10-2011 13:20:01
  Bas de page     Répondre  

@rouget
- Le refus d'exploiter le gaz de schiste revient à se rendre plus dépendant de la Russie alors que le prix du gaz va certainement augmenter due à une consommation certainement plus importante encore

Si toi ça te branche , demande à Total de venir forer dans ton jardin.

Les voisins seront ravis...

Lionel_fr


Invité



le 27-10-2011 13:25:25
  Bas de page     Répondre  

Proies
L'Allemagne importe plus certes mais ça ne signifie pas grand chose si ce n'est que l'électricité française est moins chère sur les lieux de consommation autrefois desservis par les centrales allemandes arrètées.

Cela ne veut pas dire qu'on court à la panne et d'après chelya , ce n'est pas le cas. Messieurs-dames travailleurs du nucléaire, considérez que la diffusion d'un message de modération au jt les soirs de grand froid ne va pas plonger la France dans le chaos, par contre gardez bien à l'esprit que si une centrale s'étale pitoyablement n'importe où sur terre, votre business en sera sérieusement chamboulé les mois suivants.

Science et vie fait un article sur la filière thorium ce mois ci et la filière française en prend pour son grade. On dirait que certaisn groupe de presse nationnaux ne sont pas en odeurs de sainteté chez les neutron-addicts.

Ce que je me demande , c'est s'il faut acheter un groupe diésel pour cet hiver. EDF va-t-il nous couper la lumière pour mieux nous prouver qu'on est à leurs bottes et pas le contraire?

Depuis mai dernier , les problèmes de pics de grand froid cet hiver étaient prévisibles. Nos énergéticiens ont eu le temps d'y pourvoir , y compris par des mesures d'effacement ciblé et campagnes nationnales d'incitation à modérer la consommation, coupures ciblées des éclairages publics etc...   

Ne nous faites pas croire que l'excellence française est complètement impuissante à gérer une lacune de 2 Gw cet hiver ou je hurle à la conspiration

meminick


Membre
depuis le 11-04-2010
le 27-10-2011 17:18:26
  Bas de page     Répondre  

Suite de loby or loby
demandez à une fourmi de réaliser une maison, elle fera une fourmillière

demandez à une termite la même chose , elle vous proposera une termitière.

d'ou l'intérêt de connaitre le parcours de ceux qui s'érigent en donneurs de leçon.

Contrairement à ce que certains peuvent penser l'Autriche n'est pas un pays sous développé ou seule Heidy chante dans la montagne. C'est un pays doté d'une industrie puissante et reconnue et dont le triple A ne semble pas remis en cause qui de plus fournit un cadre de vie plutot agréable

Pierrotb001


Invité



le 27-10-2011 21:22:39
  Bas de page     Répondre  

A pamina et autres êtres doués d'intelligence.
Effectivement. Et que ce paserait t-il si un moment donné :

- 15 janvier 2012: L'allemagne n'a plus du tout les capacités de vendre des kw et un pic d'élec de 19h sous la neige nous plonge dans un black-out total.

--> Paralysie du pays

L'allemagne et le Danemark ont appris à économiser l'énergie ils paient le courant bien plus cher que nous, ils seront s'adapter en cas de pénurie. De plus leur politique d'ENR les poussent à prodiure de l'énergie décentralisée et/ou autonome ce qui limite le black out total. Ils ne dépendent pas d'une source en particulier. De plus leur développement phénoménal du bois-énergie leur assurera au moins le chauffage...

Nous en mettant tous les oeufs dans le même panier on fera une belle omelette!

Bachoubouzouc


Invité



le 27-10-2011 21:44:00
  Bas de page     Répondre  

meminick et pierrotb001
@ Meminick

"d'ou l'intérêt de connaitre le parcours de ceux qui s'érigent en donneurs de leçon."

Encore une fois : Est-ce que ce qu'elle dit est faux ? Non !

"Contrairement à ce que certains peuvent penser l'Autriche n'est pas un pays sous développé ou seule Heidy chante dans la montagne."

Mais je n'ai jamais dit ou pensé cela !!! C'est quoi ces accusations ?! Je disait juste que citer en expert sur une industrie une personne venant d'un pays n'ayant jamais possédé cette industrie et étant peu enclin à avoir travaillé dedans est un peu léger !

@ Pierrotb001 :

"L'allemagne et le Danemark ont appris à économiser l'énergie ils paient le courant bien plus cher que nous, ils seront s'adapter en cas de pénurie."

Non, ils auront froid et seront dans le noir, tout comme nous. Un black out est un black out.

Ceux qui s'en sortiront le mieux sont ceux qui disposent d'une cheminée, d'un poele et de bougies, tout comme chez nous.

"De plus leur politique d'ENR les poussent à prodiure de l'énergie décentralisée et/ou autonome ce qui limite le black out total."

Je ne suis pas un spécialiste du sujet, mais cette affirmation me semble totalement fausse, pour plusieurs raisons :

-Les ENR sont reliés au réseau basse et moyenne tension. Elles sont donc "invisibles", vues du RTE, qui gère le réseau français. Leur production varie avec le vent et le soleil, de manière totalement incontrôlée par les dispatching régionaux. Les ENR sont donc "subies" par les gestionnaires de réseau, qui ne voient pas leurs niveaux de production en live, qui ne peuvent absolument pas communiquer avec elles, et pas télécommander des variations de puissance comme c'est le cas pour les centrales classiques. Cela complique donc la gestion du début d'un incident ou d'un accident.

-Lors d'un "black out", ou accident réseau généralisé, les perturbations sur le réseau déclenchent les protections de ces ENR. Ces moyens de productions cessent donc de produire du courant d'un coup, sans prévenir les gestionnaires de réseau et sans pouvoir être anticipés. Cela accentue cet effet d'ENR "subies" par le réseau, qui complique leur travail.

-Les moyens de productions d'électricité renouvellable ne peuvent pas s'îloter. Lors d'un accident réseau particulièrement violent, les centrales classiques s'ilotent, c'est à dire qu'elles se déconnectent du réseau, et continue de fonctionner en autonomie, en produisant uniquement le courant qu'elles utilisent. Lors de la phase de résolution de l'accident, elles peuvent alors se reconnecter au réseau au moment opportun, sur ordre du dispatching. Les ENR, elles, ne peuvent pas s'iloter. Elles ne peuvent donc se remettre à produire de l'électricité qu'une fois qu'elles même sont réalimentées. Elles n'aident donc pas ou peu à la sortie de crise.

-La phase de sortie de crise consiste à réalimenter l'Europe zone par zone, parfois par zones déconnectées les unes aux autres. A la fin de cette sortie de crise, il faut alors reconnecter toutes ces zones entre elles, en pilotant leur fréquence et leur phase de manière à parvenir au synchronisme. Les ENR n'étant encore une fois pas téléréglables par le réseau, contrairement aux centrales classiques, elles ne peuvent donc pas aider lors de cette phase non plus.

-La sortie de crise demande de pouvoir fournir rapidement beaucoup de puissance (courant de démarrage de moteurs électriques, etc). Les ENR en sont incapables, les centrales nucléaires (entre autres) oui. :)

Bref, il ne faut pas prendre ses rêves pour des réalités. Le ENTSOE avait d'ailleurs émis une alerte à ce sujet :

https://www.entsoe.eu/fileadmin/user_up … _final.pdf

Wilfried


Invité



le 27-10-2011 22:23:52
  Bas de page     Répondre  

France allemagne électricité ...
..

Les seules données récentes disponibles sont celles de RTE pour les échanges d'électricité entre la France et l'Allemagne.

Contrairement à ce que racontent de mauvaises langues, ou des gens incompétents comme ceux de cette société de conseils, les exportations d'électricité de la France vers l'Allemagne n'ont pas augmenté au cours des six derniers mois (après l'arrêt de 7-8 réacteurs nucléaires) par rapport à la même période de l'année précédente.

Pour les mois d'avril à septembre 2010, la France a exporté 6.664 GWh vers l'Allemagne.
Pour les mois d'avril à septembre 2011, la France a exporté 6.867 GWh vers l'Allemagne (3% de plus).

Mais l'Allemagne a moins exporté vers la France : 6.080 GWh en 2010 et 2.447 GWh en 2011 (les mêmes six mois).

Qui devrait se préoccuper le plus pour son chauffage cet hiver ?

Wilfried


Invité



le 27-10-2011 22:42:03
  Bas de page     Répondre  

Loi de 2002 sortie du nucléaire ...
..

L'Allemagne a décidé de sortir du nucléaire, de façon unilatérale, par la loi de janvier (ou février?) 2002 (deux mille deux).

On ne peut pas dire que ses voisins n'ont pas été prévenus à temps.

Le gouvernement conservateur voulait, l'an dernier, repousser de dix ans la sortie totale du nucléaire prévue pour 2022 (plan de 20 ans). Les circonstances l'ont obligé à revenir dans le droit chemin.

( La "France" avait décidé de façon unilatérale, et sans tenir compte de l'avis de ses citoyens, de se lancer dans le tout nucléaire. )

Au premier semestre 2011, l'électricité renouvelable a couvert 20,8 % de la consommation électrique allemande (57,3 TWh) contre 18,3 % pour la même période de 2010 (50,4 TWh).

Pierrotb001


Invité



le 28-10-2011 09:17:23
  Bas de page     Répondre  

A bachibouzouk.
Bien M le professeur!

A ceci près que:

- combien y a t'il de cogénérations en France? Une 20 aine. En allemagne x10000 ou 50000.

- quelle est la part de bois-énergie en Allemagne. Peut etre 2x plus. A vérifier cependant.

- Dans un pays où l'on paie l'énergie cher (son vrai prix) est-ce que cela nous conduit à être naturellement plus attentif? La réponse est OUI. Prouvez moi le contraire.

Qui se sort vainqueur du black out?

Raoul-78


Invité



le 28-10-2011 10:46:48
  Bas de page     Répondre  

Electricité nucléaire
Si je comprends bien ce que disent ici les uns et les autres. Les allemands sortent du nucléaire sans nous le demander et nous mettent dans l'embarras car notre modèle énergétique ne nous permet pas de passer l'hiver dans acheter de l'électricité aux allemands qui risquent de ne pas nous en vendre cette année ? C'est cela ?

Si cela est vrai, je suis attéré et même scandalisé de voir à quel point nos politiques sont des incapables et que notre modèle énergétique est inadapté ! Mais si et seulement si, ce qui est dit dans l'article (et dans d'autres aussi) est vrai.

http://www.terraeco.net/Se-gelera-t-on- … 19889.html

La question est donc de savoir qui a raison dans toutes ces explications plus ou moins partisanes. Moi ce que j'ai compris c'est que l'on se déchire pour savoir quelle est la meilleure source d'énergie alors que l'on devrait plutot commencer par se demander comment ne pas (ou plus exactement "moins") en consommer, non ? Cela permettrait peut être d'optimiser notre ressource ? Dites moi si je suis à coté de la plaque.... Mais les avis semblent quand même tous aller dans le même sens : il faut moins consommer. C'est un bon point, non ?

Ensuite de savoir si l'arrêt des centrales nucléaires allemandes et leur remplacement par des centrales thermique charbon ou gaz vont impacter lourdement et durablement la planète... Indiscutablement OUI. Mais moins que les transports ou l'industrie voire les pets des moutons néo-zélandais...

Raoul-78


Invité



le 28-10-2011 11:07:22
  Bas de page     Répondre  

Autosuffisance
Juste une remarque complémentaire sur ce que dit Mme LEWINER dans l'article de TERRAECO : " Dans un réseau interconnecté comme le réseau européen, on a pas besoin d'avoir une autosuffisance". La logique qui consiste à importer et exporter à certaines périodes est bonne. Le problème c'est que l'Allemagne a pris une décision sans aucon contact diplomatique, comme si elle était seule au monde ".

La question que je me posais donc était la suvante : Depuis le temps que l'on nous dit que le nucléaire a permis à la France d'avoir une "indépendance énergétique". Ne s'agit-il pas là de l'aveu que ce n'était pas vrai ? Et que l'on nous aurait sciemment menti pour nous faire avaler des réacteurs Westhingouse ?

Nota : tout comme on nous a menti (semblerait-il) sur le développement de filières et d'emplois dans le photovoltaïque et l'éolien onshore. Et quant aux éoliennes offshore et les hydroliennes, faudra attendre encore un peu, non ?

lion


Membre
depuis le 30-11-2008
le 28-10-2011 11:36:49
  Bas de page     Répondre  

@ Wilfried au sujet du post d'hier 22h42,
Vous nous apportez vous-même la réponse en publiant les chiffres RTE.
La seule chose qui compte est le solde des échanges.
Pendant la période considérée en 2010
6664-6080 = 584 GWh
En 2011:
6867 - 2447 = 4420 GWh
L'augmentation du solde importateur de l'Allemagne est donc de 3836 GWh soit près de 8 fois plus qu'en 2010.
Si avec cela, vous considérez que les échanges n'ont varié, que vous faut-il?
S'agissant des exportations et des importations, les limites physiques sont fixées par les capacités des réseaux.

Bachoubouzouc


Invité



le 28-10-2011 12:12:01
  Bas de page     Répondre  

@ pierrotb001 et raoul-78
@ Pierrotb001 :

Quel rapport entre la cogénération, le bois-énergie et un black out ? En quoi la cogénération leur apporte un avantage lors de ce type d'accident ?

"quelle est la part de bois-énergie en Allemagne. Peut etre 2x plus. A vérifier cependant."

Ca c'est pas sûr du tout : l'Allemagne est un pays nettement plus urbain que la France, et leur densité de population est beaucoup plus élevée : un tiers de population en plus pour en gros moitié moins de territoire.

"Dans un pays où l'on paie l'énergie cher (son vrai prix) est-ce que cela nous conduit à être naturellement plus attentif?"

Cela conduit à être économe, très certainement !

Mais être économe ne vous sauve pas d'un black out : vous pouvez consommer aussi peu d'électricité que vous voulez, mais quand le réseau s'effondre votre lumière s'éteind et votre chaudière aussi (me semble t'il). De même, ce n'est pas parce que leur électricité est plus chère que leurs gestionnaires de réseau ont des pouvoirs magiques leur permettant d'éviter les effondrements de tension !

"Qui se sort vainqueur du black out?"

Personne : ils en souffriront tout autant que nous et tout autant que le reste de l'Europe.

@ Raoul-78 :

Ce n'est pas tout à fait ça. En hiver la consommation augmente, mais le nombre de centrale n'augmente pas. Néanmoins les capacités de production françaises sont suffisantes (par exemple l'hiver dernier, lorsque les 58 tranches nucléaires étaient connectées au réseau la France exportait).

C'est donc la marge de sécurité qui diminue en hiver, et il suffit que dans un pays quelques tranches déclenchent (pour des raisons techniques) pour qu'il se retrouve obligé d'importer de l'électricité de ses voisins. Si ses voisins ne peuvent plus exporter, alors oui c'est problématique. Mais ce problème existe pour tout le monde.

Bachoubouzouc


Invité



le 28-10-2011 12:16:30
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@ raoul-78
Sur l'indépendance énergétique, il est dit que le nucléaire permet une meilleure indépendance énergétique (pas totale) car il remplace des importations de gaz et de pétrôle pour des montants importants (qui nous rendent dépendants géopolitiquement de la Russie et du moyen-orient, et qui déteriorent fortement la balance commerciale) par des importations d'uranium pour des montants beaucoup plus faibles et dont nous maitrisons bien mieux la production (nous possédons et exploitons des mines, les états sur lesquels ces mines se trouvent sont soit amis, soit dépendants de nous).

Wilfried


Invité



le 28-10-2011 13:01:01
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Discours ambiant ...
Le discours habituel des mauvaises langues, c'est qu'avec la sortie du nucléaire l'Allemagne va importer massivement de l'électricité nucléaire française.

On voit bien qu'il n'en est rien puisque l'Allemagne n'importe pas plus (ah si, 3%) d'électricité de France cette année que pour la même période en 2010.

Elle exporte moins, mais le problème est en France, laquelle a été prévenue dès 2002.

Bachoubouzouc


Invité



le 28-10-2011 13:30:14
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@ wilfried
Vous avez raison.

Enerzine publiait dernièrement un article indiquant que ces importations d'électricité étaient telles qu'elles se ressentaient sur le PIB de l'Allemagne :

http://www.enerzine.com/15/12532+le-pib … aire+.html

Mais bon, ce doit sans doute n'être le propos que de dangereux propagandistes pro-nucléaire.

Lionel_fr


Invité



le 28-10-2011 14:09:11
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à quoi bon
Pour ce que j'en sais, les français ne sont pas perdants dans l'histoire : les points de PIB investis par l'Allemagne dans l'import d'électricité viennent abonder le PIB de leurs voisins non?

Au final, c'est une excellente affaire pour les français et s'il faut passer quelques pics hivernaux en se serrant la ceinture, c'est un effort bien minime qui aura pour conséquence heureuse l'apprentissage de l'économie d'électricité déjà largement testé en Bretagne ou en PACA.

Bref, si je résume, je ne vois que des bonnes choses dans tout cela. Mais alors pourquoi tant de pessimisme dans l'article ?

C'est vrai que le voisin germain a fait sa petite cuisine en lousedé sans même demander la permission (qu'on lui aurait refusé de toute façons)

Pire : il a annoncé sa sortie du nuke à la minute où Areva était introduit en bourse comme une valeur normale. Un hasard ? Certainement pas ! Il y a des non-dits qui pèsent lourd dans cette histoire et il me semble que le modèle français ne fait pas l'unanimité.

En attendant , cet hiver , il faudra trouver une solution plus efficace que de demander aux copains de cap gemini d'inonder la presse avec des études partisanes car ça n'aide pas non plus en cas de blackout

A quoi bon alors ? le rapport nuke/EnR est chaque année un peu plus favorable à ces dernières. Mais cela non plus , pour cet hiver, ça n'aidera pas.

 
 
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