Inévitable ? Toujours pareil: plutôt que tenter d'éliminer la CAUSE, on rêve de pouvoir cacher ailleur le RESULTAT ... Des efforts sont faits pour tenter de limiter l'impact de notre mode de vie actuel, et c'est souhaitable. Mais pourquoi ai-je la désagréable impression de trop souvent voir et entendre à propos d'études, de projets, de commissions et d'organismes qui ne font qu'appliquer l'axiome ci-dessus ? Une excellente solution pour "éliminer" le CO2 ne serait-il pas d'en réduire la production (donc, et c'est, vous vous en doutez, le problème: notre mode de vie) ? Pourquoi cette énergie (au sens positif comme physique du terme), cet argent (moteur de ce monde) ne finance-t-il pas la recherche pour le CHANGEMENT plutôt que de tenter de trouver des solutions (bancales !) à la poursuite de la COURSE EN AVANT ? On est capable de produire plus efficacement, de consommer plus économiquement, de gâcher moins. Nous sommes tous conscient qu'on ne va pas arrêter la libération de CO2 à partir énergie fossile du jour au lendemain. Pas de révolution ... Mais il faudrait une volonté de réel changement, qui se développe d'abord au niveau de chacun, que nous tous soyons prêts et volontaires pour effectuer ces petites "entorses" à l'habitude (est-ce que trier ses poubelles est si insupportable que cela ? Franchement ?...) pour que les résultats se fassent sentir. Je ne prêche pas "l'écologie", fleur à la bouche ou fourche au poing ! Je tente juste de faire prendre conscience que pour le même résultat, si un outil vaut mieux qu'un autre, l'obstination á vouloir continuer d'utiliser le mauvais outil, surtout s'il vous tuera, ne peut être du qu'à la bétise la plus crasse ... Ne soyons pas des imbéciles ! Changeons d'outil.
Nous sommes d'accord sur le fond mais... ...il faut aussi être pragmatique: Soit on commence par réduire la consommation soit on développe des palliatifs? Réduisons la consommation: Faites un essai, parlez-en au sein de votre propre famille et mettez-les à pied d'oeuvre de suite: Si dans 15 ans ils ont réduit de 15% leur consommation moyenne, alors vous êtes un grand pédagogue! Ma propre épouse, fortement diplômée en sciences donc n'ayant pas d'excuse, a pour devise "après moi le déluge.."! Eh oui! Alors il faut AUSSI faire du palliatif qui d'ailleurs ne l'est pas tant que ça, bien qu'il ne soit ni glorieux ni romantique. Comme charbon, pétroles et gaz seraient en grande partie épuisés avant deux siècles (ce n'est pas moi qui l'écrit), planquer leur CO² même dans des réservoirs qui au pire étaleraient leur fuites sur qq siècles éviterait un pic CO² dans l'atmosphère, pas vrai? Comme l'océan absorbe 11Gt de CO² par an c'est lui qui aurait le dessus dès le début. D'autre part les 5000Gt de CO² issus de ces ressources une fois épuisées et stockés en souterrain pourraient fuir. Bien, mais à un rythme de 11Gt par an, une telle fuite sur 450ans viderait les stockage sans faire monter le CO² atmosphérique. Ces 5000Gt ne constituent que 10% du stock naturel de 50000Gt dans l'océan. 450ans de rétention est un très mauvais stockage, le gaz naturel ne déstoke pas en millions d'années sinon on n'en aurait jamais trouvé de larges quantités. Donc du pas glorieux mais un "temporaire" pragmatique qui pourraît être bien utile. L'argument de l'article "20 à 40% d'augmentation de coûts" est stupide et polémique car si ce n'est que le seul inconvénient, alors nous nous en sortons pour pas cher. D'autre part tout nouveau process installé dans l'urgence coûte bien plus cher qu'un fois maîtrisé en volume, cf évolution du coût énergétique de l'acier (100t de charbon par tonne de fer en 1825 et 0.6 maintenant). La séquestration du CO² finira en dessous de 10% une fois en volume.
Charbon de bois. Extraire encore plus d'hydrocarbures pour piéger une partie du CO2 en stockage souterrain ne me paraît pas une bonne solution. D'abord parce que 60% du pétrole est par ex brûlé dans les transports (essayez de récupérer le CO2). Clairement une bonne part de ceux-ci émettront du CO2 dans l'air, ne soyons pas naïf. Ce concept est une justification pour continuer comme avant aux détails près... Ensuite cela signifierait consacrer des budgets conséquents pour développer une technologie chère nous faisant faire du sur-place. Consacrer les mêmes sommes au développement des renouvelables est a priori un meilleur investissement pour notre avenir. On a les formules pour épauler la nature dans son rôle de pompe à carbone et cela passe par les technologies BECS (Bio-Energy with Capture and Sequestration). D'un côté des sources d'énergies émettant bien moins de CO2, de l'autres des sources en pompant tout court. Pas belle la vie ?...