L'énergie solaire s'invite partout L'énergie coûte de plus en plus cher et beaucoup se tournent vers l'exploitation de nouvelles sources d'approvisionnement. Parmi elles, le solaire, ...
Il est clair qu'entre les pompes à chaleur géothermiques et aerothermiques il n'y a pas photo :
Coefficient de performance = 6 pour la géothermique (sans dégradation par temps froid) contre un co.p. de 3,5 qui se dégrade et tombe à moins de 2 par grand froid pour les pompes aerothermiques .
Cela dit entre une pompe à chaleur aerothermique et un radiateur électrique il n'y a pas photo non plus , il serait anormal de dynamiter une filère qui divise au minimum par deux la consommation du chauffage électrique au prix d'un investissement raisonnable. De plus , les pompes à chaleur aérothermiques s'améliorent d'une année sur l'autre : les cop qui tournaient autour de 2,5 il y a 10 ans sont en train de se rapprocher de 4 pour les meilleures machines . Une Amélioration des frigorigènes (R 410) et des compresseurs (technologie inverter) permettent désormais de se chauffer jusqu'à des températures extèrieures de -15°
Favoriser le géothermique basse énergie est normal , mais mettre des sondes géothermiques dans le sous sol est un investissement qui n'est souvent possible qu'à la construction ou sinon au prix d'investissements disproportionnés au bénéfice attendu en rénovation thermique.
Sinon vous avez toujours la possibilité de poser sans subvention ( comme je viens de le faire chez moi ) une clim inverter réversible en chauffage (cop 3,5) et prête à poser (soi même ) au prix modique de 700 euro cablage et gaines comprises , le plus difficile étant de percer le mur proprement , les branchements et connections étant un jeu d'enfant . Les bénéfices sur la note de chauffage sont remboursés dans l'année .
Il y a eu trop de déceptions trop d'installations n'ont pas tenu leurs promesses . Quand on a payé très cher et que le résultat n'est pas là , on le fait savoir . Quand les installateurs ne sont pas capables d'expliquer pourquoi il n'y a qu'une économie marginale ( 25 % seulement par exemple dans un cas ) ou même une dépense d'énergie supérieure à l'installation précédente au fioul dans un autre cas , on peut se demander si cette technique est vraiment au point où si les installateurs sont qualifiés . Il ne faut donc pas s'étonner du retour de bâton .
cordialement .
[ pour claudio ] La plupart du temps , les pompes à chaleur sont sous dimentionnées , ce qui déclanche la résistance additionnelle dés que le froid se fait vif , votre pompe à chaleur n'étant plus alors qu'un gros radiateur électrique . Si votre chauffage était au fioul , vous risquez alors de payer le même prix voire plus cher. Si vous avez monté de simple clim réversibles vous même , avec une grosse unité et une petite , vous pouvez faire tourner la petite aux intersaisons la grosse en hiver et les deux ensemble lorsque le froid se fait mordant. En procèdant ainsi pour une maison de 120 m2 isolée normalement votre consommation électrique doit baisser de 50 % pour un investissement inférieur à 1400 euro (700 euro deux fois) Pour ma part j'ai monté une simple clim réversible inverter (air -air ) de 4200 w pour une consommation de 1500 w associée dans une autre pièce à un gros radiateur avec accumulation de chaleur par de la brique réfractaire (tarif de nuit ) Pour 110 M2 , je paye 450 euro par an de chauffage électrique (si je déduis l'abonnement et la consommation electrique de base ) pour une maison à l'isolation moyenne . Les nouvelles normes de construction vont s'appliquer dés 2012 , les constructeurs anticipent et les premières constructions écoénergétiques ont déjà démarré (à côté de chez moi par exemple)et vont trés bientôt relancer ce marché sans besoin de subventions.
Quelques explications Il y a plusieurs facteurs qui expliquent le naufrage annoncé de l'industrie de la pompe à chaleur.
1 les premiers à s'être équipés sont les ménages aisés qui ont installé une PAC pour ses avantages environnementaux et pour bénéficier du crédit d'impôt. Il faut en effet pouvoir débourser une somme importante et avoir des impôts à payer pour bénéficier de ce système avant de pouvoir être remboursé plusieurs mois plus tard. L'étât a donc investi sur une minorité de personnes qui en avaient le moins besoin.
2 la dépense d'une PAC géothermique est hors de portée des ménages modestes, crédit d'impôt ou pas.
3 la crise a favorisé le matériel au gaz (et même au fioul) qui a fait une excellente année grâce à la baise du gaz et du fioul.
4 l'état s'est complètement trompé en subventionnant certains équipements (comme les chaudières à condensation) qui sont moins chers à l'installation et qui favorisent une économie immédiate et non à long terme.
5 la croissance du marché a favorisé l'entrée des margoulins qui ont vendu des pac air/air pour du chauffage à 100% au lieu de faire de la relève de chaudière.
6 Rien n'a été pensé pour favoriser les systèmes mixtes air/eau/solaire qui ont un excellent rendement (genre Altherma de Daikin) en bridant les bâtiments de France et autres monument hystériques car obtenir un permis en zone urbaine pour l'installation de solaire et de pac est toujours une galère
7 Ne rien subventionner du tout serait plus juste car ce n'est pas la subvention qui doit être moteur d'un investissement mais sa rentabilité. C'est plutôt du côté du financement que la solution est à trouver.
8 Comme d'habitude, les investissement industriels ne sont plus possibles dans ce pays avec les revirements incessants des politiques. Des industriels français comme CIAT qui a investi énormément en R&D sur la PAC pour proposer des systèmes très performants et innovants sont en train de jeter l'éponge et l'emploi va en pâtir...pendant ce temps, les chinois travaillent et proposent des PAC air/air à des tarifs qui permettent de se passer de subvention.
L'incompétence de l'état est flagrante sur ce dossier.
Entièrement daccord avec toi sur toute la ligne.
Si le prix des Pompes à chaleur était raisonnable et si l'on expliquait clairement aux gens, par l'intermédiaire des médias, le gain aujourd'hui et dans cinq, dix ou vingt ans d'une installation de chauffage...en comptant le prix futur des énergies fossiles...
L'état se trompe en subventionnant les filières, arrêtons ce financement et investissons dans la recherche, la production et la mise en oeuvre des énergies rentables dans le temps pour le particulier, pour l'état et pour la planète.
La création de "Coopérative Locales de l'énergie" avec des gens du cru et du métier pourrait y remédier.
Les PAC. Je dispose d'une PAC réversible pour mon appartement. Elle est forcément air/air car la seule possibilté de l'installer était la terrasse. L'installateur a fait un excellent travail à la fois sur l'étude du besoin et lors de l'installation. Je suis entièrement satisfait du produit.. Le gouvernement a participé au financement via une réduction d'impôt ce qui est une opération "one shot". Mais contrairement au PV, nous sommes là dans des kWh disponibles nuit et jour, été et hiver, via un "bras de levier électrique. Je ne fais pas supporter mon investissement pendant 20 ans aux autres consommateurs d'électricité. Enfin, les PAC haute température, en relève de chaudières fuel et gaz, sont maintenant bien au point et peuvent contribuer à réduire très efficacment les émissions de GES tout en étant des moyens premettant de réaliser d' importantes économies d'énergie
Explications @xpair
Qu'est-ce que tu veux dire par la phrase ci-dessous au sujet des chaudières à condensation ?
4 l'état s'est complètement trompé en subventionnant certains
équipements (comme les chaudières à condensation) qui sont moins chers à
l'installation et qui favorisent une économie immédiate et non à long
terme.
Pac de 23 ans ... tous bonheurs ...... . . . . . . . . . . . .
Nous avons une PAC eau/eau qui a maintenant 23 ans pour chauffer 200 m² via un plancher chauffant ...
Que du bonheur bon chauffage ... pas une seule révision, ni le moindre frais en 23 ans ... et touchons du bois pour que cela continue ....
Tout ceci pour confirmer que cela est très rentable à long terme, et que ce n'est peut-être pas la peine d'aider par les impots de tous un secteur qui est déjà rentable en lui-même .....
A lire Enerzine ces derniers temps, on a l'impression d'être dans la chambre des lamentations : après les professionnels de l'éolien avant le vote de la loi Grenelle II, après ceux du PV suite aux baisses de tarifs d'achat et au moratoire ces derniers jours, voila l'AFPAC qui se joint au concert... Ces récriminations ne sont pas toutes infondées, loin de là - notamment le point 8 soulevé par xpair (des règles qui changent tout le temps), qui vaut pour à peu près toutes les ENR.
Mais les fabricants et commercialisateurs de PAC sont-ils les plus mal lotis ? Bien sûr, les années 2009 et 2010 sont des années noires, mais quel secteur industriel a traversé sereinement la crise économique ? Bien sûr, on peut déplorer, comme xpair, que l'Etat se soit trompé de cible dans ses subventions, qu'il ait choisi de le faire à un moment où il n'y en avait pas besoin (vu les prix du fioul en 2008, suffisamment incitatifs à eux seuls - ce qui a fait exploser la demande et attiré des chasseurs de primes qui s'intitulaient "installateurs de PAC" sans en avoir la compétence, dont Claudio a peut-être été la victime)...
Toutes ces doléances sont certainement justifiées, mais il me semble que l'AFPAC oublie au moins une chose, essentielle, et extrêmement positive : la Règlementation Thermique 2012 (RT 2012), promulguée fin octobre. Que dit cette RT 2012 ? En clair : que le chauffage électrique par effet Joule (les "grille-pains"), c'est fini ! Et ces "grille-pains" ont été posés dans plus de 2/3 des logements neufs ces dernières années ; ce n'est quand même pas un concurrent insignifiant qui est éliminé ! Et s'il y a une réglementation qui ne risque pas de prendre à contre-pied les industriels en France, c'est bien la RT : depuis les années 1970 où elle a été instituée, elle a évolué par paliers d'une dizaine d'années, chaque évolution a visé à réduire les besoins énergétiques des batiments (la RT 2012 comme les autres - avec un saut d'une ampleur inhabituelle peut-être, mais toujours dans le même sens) ; on imagine mal que les "grille-pain" puissent faire leur retour...
La RT ne concerne que le logement neuf me direz-vous ? Certes ! Mais l'AFPAC oublie aussi une autre chose : il y a 8 ou 9 millions de logements en France équipés de "grille-pains". Les témoignages de michel123 et lion nous rappellent à propos qu'on peut aussi installer des clim réversibles dans les logements anciens, en divisant sa consommation d'électricité pour le chauffage par 2 ou par 3 (et en bénificiant d'un meilleur confort les jours de canicule en été, c'est la cerise sur le gateau!). Rien que ces 8 ou 9 millions de logements équipés de "grille-pains", c'est déjà un marché potentiel que beaucoup d'industries aimeraient avoir...
Faut-il des subventions pour que ces 8 ou 9 millions de logements basculent vers la clim réversible ? C'est la façon qu'a l'AFPAC de présenter le problème. Personnellement, j'en ai une autre : n'y a-t-il pas aujourd'hui, à travers les tarifs réglementés de vente d'électricité (TRV - autre réglementation étatique...), une subvention aux usagers de "grille-pains" qu'il conviendrait d'éliminer ? Je m'explique : regardons la structure horo-saisonnière des TRV (ceux en vigueur depuis le 15 aout dernier : http://www.legifrance.gouv.fr/jopdf/com … eFin=14892 ) Pour les gros consommateurs (tarifs vert ou jaune), il y a en gros des prix deux fois plus élevé en hiver (novembre à mars) qu'en été ; pour les particuliers : un prix unique en toute saison (deux prix dans l'option "Heures Creuses" pour différencier les Heures Pleines et les Heures Creuses, mais ils sont identiques tous les jours de l'année - seules les options Tempo et EJP échappent à cette règle). Qu'est-ce qui justifie cette différence de traitement ? Certainement qu'autrefois, les vieux compteurs électro-mécaniques posés chez les particuliers n'étaient pas capables d'avoir plus de 2 cadrans, et que la distinction jour / nuit (qui permettait au passage de "vendre" l'eau chaude électrique) était jugée plus pertinente que la distinction été / hiver. Mais les compteurs électroniques que pose ERDF depuis plus de 15 ans en supportent 6 - et le futur compteur Linky devrait en avoir plus d'une dizaine - ce qui permet une différenciation saisonnière en plus la différenciation jour / nuit (cas de Tempo). Alors ???
Faire payer le vrai prix de l'électricité aurait bien des vertus, notamment celle d'aider à passer du "grille-pain" à la PAC. L'électricité paraitraît plus chère pour les PAC, et les rendrait moins compétitives par rapport à d'autres modes de chauffage ? C'est sûr ; mais c'est bien ce genre de challenge qui pousse à améliorer les performances des PAC... Aux professionnels de jouer !