L'énergie solaire s'invite partout L'énergie coûte de plus en plus cher et beaucoup se tournent vers l'exploitation de nouvelles sources d'approvisionnement. Parmi elles, le solaire, ...
Le rôle clé des ménages Je reste surpris - le mot est faible - de constater que les mesures de réduction de consommation électrique proposées restent aussi modérées. Gérer le pic de consommation électrique - c'est à dire, dites-moi si je me trompte, la forte demande entre 18:00 et 20:00 les jours de grand froid - n'est-il pas tout à fait faisable avec des mesures plus fortes: éviter d'utiliser tous les appareils de forte puissance électrique c'est à dire pour les ménages radiateurs, plaques de cuisson, four, chauffe-eau, pompes... Ce n'est pas beaucoup demander si la contrepartie permet d'éviter un délestage ou un black-out! Même les sites EcoWatt Bretagne et Provence me paraissent bien peu ambitieux. Peut-être est-ce suffisant jusqu'ici, mais il me semble que l'implication des ménages est bien trop faible alors que le potentiel pour gérer les pics momentanés mais aussi pour diminuer la consommation annuelle est remarquable.
Diminuer l'appel de puissance dans le bâtiment résidentiel de 30 à 50% sur quelques heures ça ne doit pas être hors de portée. Pourquoi EcoWatt reste-t-il aussi modeste dans ses recommandations?
Quant à la baisse de consommation annuelle, on peut atteindre au moins 10% et parfois plus de 30% en règlant les appareils existants (ex.: eau chaude sanitaire) et en modifiant ses comportements (ex.: température de confort de 19°C, éco de 16°C ou 17°C). Si on ajoute les remplacements d'appareils arrivés en fin de vie (réfrigérateur, chauffe-eau...), les ampoules basse consommation, les veilles etc. on peut atteindre entre 30 et 50% avant même de passer aux EnR. La communication sur ce sujet me parait tout à fait inadaptée si le but est de réduire la consommation...
[ pour jl06 ] in tempo veritas ! Vous avez raison, les efforts pour diminuer la DEMANDE sont bien modestes, aussi bien pendant l'hiver que le reste de l'année, car des 'incitations' pour le faire ne sont pas assez 'dissuasives'.
il faut comprendre que 'il faut être prêt à payer plus pour dépensé moins !'
Et j'ajouterai, concernant la possibilité de réduire la consommation au niveau domestique de plusieurs dizaine de % sur l'année. C'est tous a fait possible. Sur 8/10 ans, en tant que TEMPOISTE et Ecowatteur 'averti', j'ai pu divisé par 2 mes kwh annuels, avec quelques 'contraintes acceptées' et choix de 'bon sens', comme vous dites (et sans 'militantisme' particulière !) ayant profité des 'réflexes conditionnés' acquises pendant la période hivernale, et des prix 'dissuasives' que TEMPO imposent, pour 'réfléchir' le reste du temps sur le quand, comment, et combien on consomme.
Notre modeste 'penti bretonne' de 90m² habitable (et avec QUE 185m² de terrain, maison comprise ! a été déjà, il y 25 ans (!), un choix 'd'élégance frugale') de 70 ans d'age, et 'mal fagoté' à l'origine, en orientation et 'confort énergétique', est devenu, avec son chauffe eau solaire (il y a 10 ans !), et par 'petite touches successives', avec chauffage poêle à bois, 2 à 4 personnes en résidence, selon les époques, un habitat un peu plus 'raisonné' et affiche que 2900kwh au compteur EDF annuelles pour un facture de 364€ (abonnement TEMPO comprise !), passant symboliquement cette année sous la barre de 1€ par jour, que nous sommes fixés comme première 'objective'.
A noter que suite à des 'décisions et erreurs techniques et stratégiques' du passé, nous avons toujours une sèche linge (à utilisation de plus en plus occasionnelle - remplacé par une 'séchoir à barre à poulie au plafond ' placé devant le poêle à bois) et un four électrique, banni les jours rouges TEMPO pour le pizza du soir à 50cts le kwh ! et risque de 'blackout bretonne' annoncé !
Nous n'avons (par choix 'énergétique' , 'économique' et 'contrainte acceptée' ) ni micro ondes, ni lave vaisselle (c'est mon le 'laveur de service' !), ni écran plat dernier cri etc. Sans pour autant être dans une démarche 'intégriste' de 'retour à la bougie', ni 'bobo débranché (!)' , nous essayons être dans 'élégance frugale' raisonnable et raisonné. Et ça paie ! En euros et en kwh !
Avec quelques 'petites touches' et 'efforts' supplémentaires, passer sous la barre de 2000 kwh/an, n'est pas un rêve utopique.
[pour trimtab] Bravo! Précurseur et persévérant à la fois, avec des chiffres qui sont remarquables dans l'absolu, compte-tenu du logement qui n'a pas été construits selon les pratiques BBC, RT2012 ou BePos. Le plus important je crois, c'est que votre démarche vous convient, qu'elle est cohérente avec vos choix de vie. Vous démontrez que l'individu peut de lui-même réaliser ce qui semble n'être qu'un idéal futur - vous pensez, diviser par deux sa consommation!
Je suis moi-même bien au dessus de ces chiffres. Mais le premier pas, quelle que soit sa propre consommation, c'est de se rendre compte qu'on peut la diminuer fortement sans grands frais ni boulversements. Vous l'avez fait il y a longtemps et vous avez réussi à conserver les gains. Je pensais l'avoir plus ou moins fait comparé aux standards environnants et me voilà à 40% de moins sur un an - hors EnR!
Le message que je voudrais passer, c'est que le gisement de ce qu'on appelait gaspi jadis ou négaWatts aujourd'hui est non seulement important et inexploité aux échelles régionales, nationales, européennes, mondiales, mais il est tout à fait accessible dans une proportion tout à fait significative au regard des stratégies énergétiques constinentales ou régionales. Pour le matérialiser, il faut aussi savoir être tolérant. 2900 kWh/an pour un, peut-être encore moins pour un autre et 3 fois plus encore ailleurs. Mais si la consommation des ménages baisse en moyenne de 10, 20 ou 30% par rapport à la consommation actuelle, si les pics sont maitrisés par les initiatives et les choix humains, (tout cela quasiment du jour au lendemain et sans gros investissement supplémentaire), quelle stratégie peut-on envisager avec plus de réalisme pour demain?
Ceci dit, même l'annonce de 40% de réduction (sur une maison tout électrique) ne semble pas susciter beaucoup d'intérêt. Comment rendre la démarche attrayante pour un plus grand nombre?
La chasse au watts Bravo pour trimtab d'être passé en dessous de 3 000 kWh/an.
A mon niveau, je ne suis pas très loin non plus et je suis à moins de 10 kWh/jour, ce qui me fait aux alentours de 1 Euro/jour tout compris.
Ceci dit, je formulerai deux remarques :
De l'électricité à l'énergie :
Les records d'économies d'électricité sont louables mais ne doivent pas éclipser l'enjeu majeur qui est globalemnt l'économie d'énergie. L'un peut aller avec l'autre mais pas forcément.
Par exemple 10 kWh par jour ça correspond à la quantité d'énergie disponible dans 1 litre de carburant ou 1 m3 de gaz naturel.
Par exemple un ménage qui consomme 3 000 kWh d'électricité mais parcourt 20 000 km par an et se chauffe avec 2 000 m3 de gaz, consomme en plus 10 000 kWh de carburant (5l/100) et 20 000 kWh de gaz. ce cas de figure est loin d'être une exception.
Une fois que l'on est arrivé à descendre en dessous de ce seuil dans le domaine de l'électricité, il faut regarder ailleurs pour voir si la démarche est cohérente.
De la télévision :
trimtab dit qu'il n'a pas d'écran plat dernier cri. Là, je ne suis pas sûr que ce soit aussi rentable, car les écrans plats LCD viennent de faire des progrès intéressant avec le rétroéclairage LED et les veilles basse consommation. J'aurai donc tendance à penser qu'il faut réexaminer le cas du téléviseur avec les produits disponibles depuis 2010, car on peut améliorer le confort en diminuant la consommation... à condition de ne pas multiplier la surface de l'écran par 5 ou 10 !
[ pour dan1 ]chasseur de gaspi ! D'abord merci à vous et jl06 pour vos encouragements, et oui Dan, vous avez raison:
"Les records d'économies d'électricité sont louables mais ne doivent pas éclipser l'enjeu majeur qui est globalement l'économie d'énergie".....
Car, en effet, depuis belle lurette je suis 'chasseur de gaspis et 'économies globaux' à toute les étages (sans pour autant être 'intégriste obsédé' par la chose), car des 'réflexes conditionnées' acquises en chassant des kwhs, (et les coûts de beaucoup de gestes quotidiennes - voir plus bas - rasage !) me pousse aussi à 'ratisser large' au quotidien, en adoptant un comportement plus raisonné dans d'autres domaines 'énergétiques'.
Exemples: Avec ma PETITE voiture, je roule 'plus cool' (eco-conduite ?), moins souvent, moins loin (que 5,000 kms en 2010 !) .......je mange presque plus de viande de bœuf........je met moins de bois dans mon poêle (et même depuis 1 hiver, j’expérimente du buche 'compacte recyclée' d'une usine de menuiserie par trop éloigné....).....
j'essaie en fait de nous 'sevrer' ou au moins réduire d'une manière 'non négligeable', lentement et modestement de nos 'addictions énergétiques carbones' , et de changer quelques comportements et 'habitudes' au quotidien qui 'vont dans le bon sens' (bien que j'ai un peu de mal avec ma 'dépendance' à 'la feuille de nicot !')
....... Nous devons tous vivre avec nos faiblesses et contradictions ! Il est difficile d'être 'vertueux' à tous les étages, mais ce n'est pas une raison de ne pas mener la bataille du 'toujours moins' de 'l’élégance frugale' avec pragmatisme et détermination.
Et voilà aussi quelques 40 ans que je me rase au blaireau avec du savon de marseille, et seulement les jours ou je travaille ! No work no shave ! Toute un symbole de cette élégance frugale qui me guide depuis (presque) toujours, bien avant que ça s'appelait 'bilan carbone', 'chasse au gaspi' et d'autres 'facteur 4' du 'sustainable development' d'aujourd'hui !
Faut dire que j'avais 'connu' Bucky (www.bfi.org) à 18 ans et ça m'a beaucoup fait réfléchir !
L'électricité de pointe est facturée à perte et c'est pourquoi EdF souhaite réduire les pics de consommation. Mais avec un bébé au bain, pas question de couper mon convecteur rayonnant spécial.
Si l'on veut vraiment écraser la pointe, EdF n'a qu'à faire des tarifs chers en pointe et normaux ailleurs, le citoyen ne comprenant que les émotions de son porte-monnaie.
Besson me fait rigoler avec ses "1600MW supplémentaires, en partie éoliens": Où trouvera-t-il les MW de son éolien les jours de très grand froids où il ne peut y avoir de vent? Dans sa poche?
Pour mettre tout le monde d'accord sur des faits, je suggère qu'un Organisme quelconque mais contrôlé, accumule mensuellement les émissions de CO² des unités de production thermiques (charbon, fioul et gaz) et les publient.
On comparera cela annuellement avec l'énergie qu'elles produisent et nous auront le suivi du contenu CO² des sources en question. Il devrait lentement baisser du fait du retrait du charbon.
Ensuite on cumulera leur production avec celles de l'éolien et PV: On en déduira de suite le contenu CO² moyen du kWh. Ce taux devrait baisser d'année en année du fait de la part croissante de la partie sans CO² (éolien+PV) et il est totalement indépendant de la cosommation totale du pays.
Mon pari? Ce taux cumulé ne va qu'augmenter (ref la Hollande et Texas)
"Pour mettre tout le monde d'accord sur des faits, je suggère qu'un Organisme quelconque mais contrôlé, accumule mensuellement les émissions de CO² des unités de production thermiques (charbon, fioul et gaz) et les publient. "