L'énergie solaire s'invite partout L'énergie coûte de plus en plus cher et beaucoup se tournent vers l'exploitation de nouvelles sources d'approvisionnement. Parmi elles, le solaire, ...
Il n'y a pas pire aveugle que celui qui ne veut pas
A Fukushima
Le nucléaire à montré sont vrais visage mais beaucoup ne veulent pas le regarder en face en disant que "chez nous sa n'arrivera pas", "ce n'est pas comme çà!" nous avons là tout les ingrédients d'un nouveau Fukushima et je pense que si le peuple ne reprend pas en mains le pouvoir qu'il à laissé aux mains des ces criminelles (très) conscient on court à une catastrophe similaire en France. Et là les choses changerons... mais ce sera trop tard!!!!
Un voisin de Belgique qui en prendra plein la gueule aussi, si sa pète chez vous.
Scenario de contamination ? L'article ne dit pas tout.
Sin contamination de la nappe phreatique, il y a, c'est tout le bassin du Rhin qui est touche, jusqu'em mer du nord.
Pendant ce temps-la, le proches voisins s'entrainent a demanteller, technologie qu'ils exporterons bientot et avant nous, et vendent leurs panneaux et eoliennes par cargo entiers.
Croisade "anti-vieux" Oui, une "vieille" installation, bien entretenue, peut durer plus longtemps. Mais il n'y a pas à tortiller, quand une installation vieillit c'est l'ensemble qui augmente en dangerosité. Une deux-chevaux, même parfaitement entretenue, est tout de même moins fiable que son équivalent d'aujourd'hui! Elle roulera moins vite, freinera sur une durée plus longue, offrira moins de sécurité à ses passagers...
En plus, toute "installation" qui commence à avoir des kilomètres au compteur, se met à "lâcher" de partout, et toute analyse d'accident majeur (notamment les crashs d'avions, qui sont devenus heureusement rares) montre bien comment l'accident est la succession d'une multitude de petits incidents, le "manque de bol", on gérait à droite mais ça a aussi pété à gauche, zut, personne n'était là...
Alors quand on parle de centrale nucléaire, moi je dis, "trop vieux, trop dangereux!". J'ai visité cette centrale, j'ai écouté les discours bien huilés des spécialistes en communication qui arrivent à faire croire que Fessenheim pourrait facilement durer encore 10 voire 20 ans, mais je continue de me positionner en faveur du démantèlement de cette "mamie" qui a fait son temps, AVANT que l'incident de trop se transforme en accident majeur.
Avantages:
- on évite le risque de l'accident majeur (pour la France, mais aussi pour les pays environnants, ne pas oublier que Fessenheim est à quelques dizaines de mètres de l'Allemagne), et donc on ne dépense pas les millions d'euros en réparation des dégats environnementaux, sanitaires et inter-pays
- on apprend à démanteler proprement
- on ouvre les yeux sur ce que coûte réellement le nucléaire, une fois intégré le coût de démantèlement
- on réintègre les coûts réels dans l'électricité, et du coup on réalise que les renouvelables sont finalement une bonne opportunité
- on rouvre les vannes au développement des énergies renouvelables en France
Ce que vous appelez des avantages sont précismment ce que EDF, AREVA et tous les nucléocrates français voient comme des inconvénients, et les pousse à vouloir prolonger la durée de vie des centrales.
Avantages? Bonjour, je suis assez d'accord avec Aurel, c'est un vantage pour celui qui veux que ça en soit un. pour nos décideurs, c'est plutôt pas trop un avantage.
Tant qu'on ne sait pas ce que ça coûte, finalement, ça coûte pas cher et donc moins cher que de rechercher avec les EnR.
Que ferait la recherche EnR avec 100 M€?
Est-ce que 100M€ sont suffisant pour rendre vierge ce site? (ici, j'attends une réponse des membres du forum qui sont favorable à cette technologie (DAN1 par exemple)).
Moi, je ne suis pas expert, je fais juste mes valises de ma famille pour décaniller en 4ème vitesse, le jour où ça partira en sucette, par ce que statistiquement, un jour, ça partira en sucette.
- Dans les 30 ans à venir, la probabilité qu'il y ait un nouvel accident nucléaire grave dans le monde est-elle nulle (accident, séisme, attentat...) ? A la lumière de ce qui s'est passé avec Tchernobyl et Fukushima, on peut penser que non.
- La probabilité qu'un accident nucléaire grave survienne dans un pays augmente-t-elle avec le nombre de réacteurs nucléaires détenus par ce pays et l'âge de ces réacteurs ? On peut raisonnablement penser que oui.
En conclusion, on peut penser que la France est l'un des pays où la probabilité d'avoir un accident nucléaire grave dans les 30 prochaines années est la plus forte.
Intégration du coût du démantèlement Quelles sont donc vos sources pour affirmer que le coût du kWh électrique n'intègre pas le coût du démantèlement des installations?
Mon propos se limite aux centrales de type REP qui constituent le parc nucléaire d'EDF actuellement en fonctionnement (et à venir?).
Les études des coûts de référence de la production électrique (études DIDEME, mais aussi MIT 2003, puis révisée en 2009, commission PEON=277€/kW), le coût du démantèlement y est estimé de l'ordre de 300€/kW, soit en moyenne 300 M€ par tranche. Ceci est également cohérent avec les estimantions de l'autorité de sûreté américaine et d'autres exploitants étrangers
(attention au "buzz" du démantèlement des centrales britannique évalué à 103 G€: leur réacteurs certes de puissances moindre que les REP français, mais le volume de déconstruction est plus important et la technologie plus complexe à démanteler.)
Ce coût me semble cependant légèrement sous-estimé. Sur la base du démantèlement (complet) de la centrale de Maine Yankee (centrale REP de 900 MWe, comparable au parc français) et d'estimations personnelles, j'évalue le coût de démantèlement moyen par tranche du parc français de l'ordre de 420-470 M€ par tranche.
Par ailleurs, la loi du 28 juin 2006 oblige les exploitants à estimer de manière prudente les charges liées au démantèlement, et à provisionner les actifs nécessaires au démantèlement. A compter du 29/06/2016, l'intégralité des coûts devra être provisionner par les exploitants par un protefeuille d'actifs dédiés.
Au jour d'aujourd'hui, le porte-feuille d'actifs dédiés d'EDF est de l'ordre de 12,5 G€ (hors allocation de 50% des actions de RTE à ce porte-feuille).
Alors en concusion: OUI, définitivement, le coût du kWh nucléaire intègre le coût du démantèlement des installations!
on nous prend vraiment pour des billes, toutes nos dépenses dans nos facture EDF, toutes ces augmentations de prix, tout ce qu'EDF cherche à nous faire croire, ce n'est que du vent pour notre sécurité, mais rempli allégrement les poches des actionnaires. Je suis content d'être parti chez GDF-Suez, eux ay moins ont la franchise d'être honnete et de se déclarer comme ils l'ont fait hier avec leur fond d'investissement, citoyen du monde.
Aaaggghhhhhhh !!!!!! Comment autant de contre-vérités et de réflexions de café du commerce peuvent être accumulés autour d'un seul article !!!! Vous ne connaissez visiblement absolument rien au problème et vous vous imaginez que jetter des affirmations au hasard va vous apporter raison !?!
Allez, on commence dans l'ordre :
@ jms, pastilleverte et Steph : Dire qu'une centrale nucléaire devient, comme une voiture, de plus en plus dangereuse avec l'âge est non seulement idiot mais aussi totalement contraire à la réalité : Contrairement à une voiture, la maintenance dans une centrale nucléaire ne se réduit pas à changer l'huile et les plaquettes une fois de temps en temps.
D'une part dans une centrale, on change pratiquement tout. Les vannes, les moteurs, les pompes, les capteurs, le contrôle commande, les échangeurs, etc. Les seuls éléments qu'on ne peut pas changer sont la cuve du réacteur (juste la cuve, hein, pas les internes), le génie civil (qu'on modifie toutefois allègrement), et les câbles électriques (mais ça, ça vieillit très bien et on a rarement besoin de les changer). Ces éléments qu'on ne peut pas remplacer voient leur vieillissement suivi à la loupe. La moindre fissure est suivie, comme dans l'aéronautique, au cours des décennies et des critères précis indiquent quand il faut s'arrêter. Des éprouvettes laissées dans le coeur permettent de suivre l'évolution des propriétés métallurgiques de la cuve avec le temps, la chaleur, l'irradiation, et ainsi de suite.
D'autre part, toujours contrairement à une voiture, une centrale nucléaire est mise à jour au fur et à mesure. EDF a une politique d'amélioration continue de la sûreté de ses centrales : des équipements sont modernisés, modifiés, des matériels de sécurité sont ajoutés, des organisations sont améliorées, et ce au fur et à mesure que EDF reçoit de France comme de l'étranger du retour d'expérience suite à des accidents ou incidents, suite à des audits, suite à des demandes de l'ASN, etc. Ainsi après l'accident de Three Miles Island (1979), EDF a installé toute une série d'équipements qui auraient été bien utiles à nos amis japonais s'ils avaient eu notre politique industrielle et une autorité de Sûreté digne de ce nom. Citons par exemple les recombineurs passifs d'hydrogène, qui leur auraient évité les explosions que nous avons tous vu à la télé et qui ont considérablement aggravé l'accident, citons également les filtres ultimes, qui permettent de dépressuriser l'enceinte de confinement en retenant l'immense majorité des poussières radioactives et du césium, diminuant ainsi considérablement les contaminations autour de Fukushima, les capteurs de suivi d'un éventuel accident nucléaire, et je ne vous parle pas de la palanquée de groupes électrogènes et de réserve d'eau que nous avons rajouté en plus des existants. Et nous avons ajoutés de ces équipements là... il y a trois décennies.
Donc non seulement la centrale de Fessenheim n'est pas plus dangereuse qu'au moment de sa conception parce qu'elle aurait vieillie, elle est même bien plus sûre. Après elle restera effectivement bien moins sûre qu'un EPR flambant neuf (qu'on disait "trop" sûr et donc invendable à l'export il y a quelques mois) mais visiblement personne en France ne crache sur l'électricité pas chère que la prolongation des centrales permettrait.
Ensuite, pour Caro_oo7 : dire que parce que nous prolongeons la vie de nos centrales, notre expertise en démantèlement sera inférieure à celle de nos voisins teutons est encore une fois totalement faux. Pour info nous avons entamé depuis un bout de temps en France le démantèlement du réacteur REP de Chooz 1, des réacteurs UNGG de Bugey 5, de St Laurent A1 et 2, de Chinon A1, 2 et 3, des réacteurs à neutrons rapides Phénix et SuperPhénix et d'une tripotée de réacteurs d'essais. Vous ne croyez pas que ces travaux nous donnent pas une expertise et image assez précise de ce que nous allons devoir débourser pour démanteler notre parc?
"on ne sait pas ce que ça coûte" Vous êtes un spécialiste du démantèlement nucléaire peut être ? Ou bien un responsable de la direction commerciale d'EDF pour ainsi affirmer que les coûts de démantèlement et de traitement des déchets ne sont pas ou mal intégrés dans le tarif de l'électricité ? Je me demande bien sur quoi vous fondez votre opinion si sûre ? Sur l'impression que vous donnent des articles dans la presse ou des reportages réalisés par des journalistes ne comprenant pas mieux que vous de quoi ils parlent ? Et depuis quand on fonde une économie que sur le démantèlement !
De plus qu'est ce qui vous permet de dire que les ENR, qui ne sont encore aujourd'hui qu'à l'état de gadgets non rentables (kwh de l'éolien deux fois plus cher environ que le nucléaire même corrigé avec les différents travaux à venir, puissances installées ridicules), apporteraient plus à notre économie que notre industrie nucléaire nationale ?
Et quant à votre avis sur la sûreté d'une centrale où vous avez passé quatre heures de votre vie, je ne sais pas s'il faut en rire ou en pleurer ! Vous vous croyez plus compétent techniquement que des gens dont c'est le métier (les inspecteurs de l'ASN par exemple, qui consacrent des années et des années à assimiler le fonctionnement d'une installation aussi complexe qu'une centrale et à réfléchir sur des scénarii d'accident).
@ Rico007 : je ne suis pas un spécialiste du démantèlement, néanmoins cet article me semble correct :
Ils ne parlent pas des démantèlements en cours en France, mais cela donne quand même une idée des sommes en jeu.
@ Zztop : Vous tous qui commentez le nucléaire sans avoir la moindre idée de quoi vous parlez, je pensais que vous auriez au moins un baguage scientifique pour faire un raisonnement digne de ce nom !
Vous dites que la probabilité d'un accident nucléaire est différente de zéro, je suis parfaitement d'accord. Vous dites que cette probabilité augmente avec l'âge et le nombre, je suis d'accord à condition que les autres paramètres n'évoluent pas (réglementation, technologie des matériels, formation des travailleurs, équipements de sûreté, l'âge du capitaine, etc).
Or en France, ces paramètres varient en permanence (ce qui n'est pas le cas dans tous les pays). Nos installations évoluent, nos organisations aussi, la réglementation est toujours de plus en plus stricte, et la surveillance toujours plus forte du nucléaire par les autorités de sûretés (ASN, IRSN), les ingénieurs sécurité, sûreté et qualité présents dans toutes les centrales, les médias toujours plus racoleurs, les élus locaux toujours plus inquiets, l'inspection du travail (quatre fois plus d'inspecteurs du travail par salarié du nucléaire qu'en moyenne pour le reste de l'industrie), les pairs français ou étranger lors d'inspections, par les syndicats si puissants chez EDF comme on le sait tous, et autres. Et je ne vous parle même pas de la comparaison avec les autres pays où tout diffère, y compris la technologie des réacteurs ! Au passage je vous rappelle que le seul accident ayant eu lieu sur un réacteur de même technologie que le notre est celui de Three Miles Island, qui s'est soldé par pas ou très peu de fuites radioactives vers l'environnement et pas à ma connaissance de morts. Et vous comparez cela aux accidents de Tchernobyl et de Fukushima qui ont eu lieu sur une technologie à eau bouillante, primitive et non remise à niveau depuis sa conception dans les années 70 !!!!
Et même si votre raisonnement se tenait et que la comparaison entre le nucléaire entre deux pays était possible, le pays où la probabilité d'un accident serait la plus forte serait alors les Etats Unis ! La France n'est pas le pays qui compte le plus de réacteur dans le monde, vous mélangez tout ! C'est celui où le parc nucléaire détenu par la même entreprise est le plus important, ça n'a rien à voir. Ah et d'ailleurs la sûreté du réacteur d'une entreprise qui en possède dix depuis dix ans n'est pas la même que celui d'un réacteur pourtant identique d'une entreprise qui en possède 58 depuis quarante ans ! L'expérience de l'exploitant joue énormément, tout comme la manière dont il traite cette expérience.
Bref, encore une fois, je supplie tous ceux qui ne connaissent rien au sujet d'éviter de parler si c'est pour sortir des énormités pareilles !
[ pour dédé29 ] pour rappel, une catastrophe nucléaire de niveau 5 suite à un séisme de magnitude inédite de 9 s'est produite et se déroule encore à Fukushima...
77% des français souhaitent la sortie du nucléaire d'ici 25-30 ans justement,
- La probabilité qu'un accident nucléaire grave survienne dans un pays augmente-t-elle avec le nombre de réacteurs nucléaires détenus par ce pays et l'âge de ces réacteurs ? On peut raisonnablement penser que oui.
Désolé de ne pas aller dans votre sens:
- la probabilité de survenue d'un accident ne dépend pas du nombre de réacteurs en service... vous confondez là deux notions de bases des statistiques que sont l'espérances et la probabilité.
- et pour le second point, je dirai que les centrales françaises sont exploitées aujourd'hui dans des conditions plus sûres qu'à l'heure origine par l'enrichissement du retour d'expérience notament. Si je pars de ce constat et en appliquant un raisonnement proche du vôtre, j'en conclu que la probabilité de survenu d'un accident nucléaire en France est aujourd'hui plus faible qu'il y a 25 ans...
Car dans le sondage Ifop du 5 juin: 62% étaient pour une sortie à 25-30 ans, 15% pour une sortie rapide, 22% pour continuer, et 1% ne se prononce pas.
Du coup, avec ce même sondage du 5 juin, on a aussi 62% pour une sortie progressive, et 37% qui ne sont pas pour une sortie progressive du nucléaire!
Pourtant, si on additionne 62% et 15% (sortie rapide), on a bien 77% pour une sortie du nucléaire, progressive ou rapide.
Seule solution: avoir le détail du sondage Viavoice car la différence est importante!
Dans tous les cas de figure, il s'agit d'une situation totalement nouvelle avec une forte majorité de français qui trouve plus d'inconvénients que d'avantages au nucléaire.
Ceci reprend le questionnaire Credoc réalisé pour la DGEC ex DGEMP depuis 1994.
Depuis qu'il est mesuré (1994), ce chiffre n'avait jamais dépassé 45% d'opposants au nucléaire (44% en 2002)
Je me demande bien sur quoi vous fondez votre opinion si sûre ?
La cour des comptes qui a confirmé dans plusieurs rapports qu'il n'y avait pas assez de provisions pour démanteler les centrales et qu'il faudrait faire une commission pour tirer ça au clair... la commission n'a jamais été nommé puisque les hauts fonctionnaires du nucléaire s'y sont opposés.
Sur la compétitivité du nucléaire par rapport aux énergies renouvelables...
Ca n'est plus le cas depuis au moins 30 ans, je vous rappelle que depuis les deux seuls chantiers nucléaires français sont des gouffres financiers... La hausse des matières premières et la complexité des chantiers ne permet pas de réaliser des centrales nucléaires compétitives.
Si vous regardez par exemple les chiffres qu'obtient la commission de régulation de l'énergie de Californie (qui a pour tâche d'évaluer les prix des énergies qui permettent aux producteurs d'électricité de faire des retours d'investissements raisonnables), le nucléaire est devenu plus couteux même que le photovoltaïque en Allemagne...
p20 :tarif d'achat nécessaire pour développer une centrale nucléaire : 342 $/MWh
Si personne ne fait plus de nucléaire et qu'il est aussi facile pour les pays de prendre la décision de revoir à la baisse leur politique nucléaire (où d'en sortir) c'est parce qu'il y a des raisons objective à ce choix : ils ne font qu'acter la situation actuelle.
"La cour des comptes qui a confirmé dans plusieurs rapports qu'il n'y avait pas assez de provisions pour démanteler les centrales et qu'il faudrait faire une commission pour tirer ça au clair... la commission n'a jamais été nommé puisque les hauts fonctionnaires du nucléaire s'y sont opposés. "
Une fois de plus, cheyla raconte n'importe quoi, ce qui m'oblige à redonner le lien vers la synthèse du plus connu des rapports de la Cour des comptes sur le sujet : http://www.ccomptes.fr/fr/CC/documents/ ? leaire.pdf En ce qui concerne le montant des provisions pour démanteler les centrales, on trouvera dans ce document le paragrahe suivant, page 13 : "De l'examen d'ensemble des provisions, un premier constat globalement positif doit être fait, car, sous réserves de certaines exceptions, l'évaluation de base, correspondant à la valeur brute indiquée, est documentée et cohérente. Pour les deux plus grosses opérations, actuelles et à venir, que sont Marcoule et La Hague, un consensus s'est établi sur le montant final, alors que les intérêts des parties prenantes sont parfois antagonistes. Pour le démantèlement futur des centrales nucléaires en activité, les évaluations ne sont pas en contradiction avec les études menées au plan international par l'Agence de l'énergie nucléaire de l'OCDE. Enfin, l'application du règlement sur les passifs constitue un progrès décisif, car elle impose de faire figurer au bilan l'intégralité des charges futures." Dans le chapitre consacré au financement de ces provisions (qui, je le rappelle, est un problème distinct), la Cour pointait du doigt la faiblesse des actifs dédiés à cet usage (lire p. 15) et recommandait aux industriels (en particulier EDF) de constituer ce portefeuille d'actifs. La Cour des comptes n'a jamais demandé une "commission pour tirer ça au clair" mais ses recommadations ont abouti à une loi votée l'année suivante, lois mise en application depuis, comme chacun peut s'en rendre compte en consultant les comptes d'EDF.
Ceux qui veulent en savoir plus sur les actifs dédiés d'EDF (aspects réglementaires, montants) peuvent consulter la mote 46 en page 110 du rapport financier 2010 :
OK, Pamina a montré que vous racontiez n'importe quoi sur la première moitié de votre argumentaire, je vais donc m'occuper de la deuxième !
"p20 :tarif d'achat nécessaire pour développer une centrale nucléaire : 342$/MWh"
Chelya, en lisant votre commentaire, j'étais sceptique : ce serait quand même étonnant que les ENR soient aussi rentables que ça par rapport au nucléaire, et que personne, y compris les professionnels des ENR qui visiblement postent sur Enerzine, ne soit au courant !
Ce serait quand même étonnant que les ENR soient si rentables, alors qu'en France l'état oblige EDF à piocher dans les marges que lui fournit le nucléaire pour financer le tarif de rachat de l'électricité renouvelable... Et ainsi subventionne le renouvelable avec le pognon du nucléaire !!!
Alors j'ai lu votre document.
Se trouver des arguments ne se résume pas à faire une Ctr + F dans un document et à citer le chiffre qui vous intéresse, Chelya, il faut lire le document en entier !!! Pour cela la synthèse en p1, et l'explication en p16 du tableau de la p20 sont très instructives...
Le tableau p20 que vous citez ne donne pas juste les coûts de construction, exploitation et démantèlement des différentes filières. Il compare les coûts de construction, exploitation et démantèlement des différentes filières en fonction de la nature d'exploitant. Dites moi si je me trompe : Merchant, qui désigne des opérateurs privés avec des financements privés, Investor Owned Utilities, qui désigne des organisations privés proches me semble-t'il du système des régies, et Publicly Owned Utilities, qui désigne un exploitant public bénéficiant des facilitées capitalistiques d'un état ou d'un collectivité locale.
Ces coûts tiennent donc compte des incitations fiscales de l'état de Californie pour les entreprises, de l'exemption d'impôts pour un opérateur public, des coûts d'assurances qui ne sont pas les même d'un état à un autre, etc.
Ainsi, parce que ça vous arrange, vous citez évidemment le chiffre le plus élevé, 342$MWh, qui correspond au coût complet d'exploitation d'une centrale nucléaire par un opérateur privé avec les taxes californienne et le coût du capital compris. Mais si on regarde à droite dans le tableau, on se rend compte que ce coût est déjà deux fois plus faible pour un opérateur public !!!!
Et encore, cette étude ne calcule ces coûts du nucléaire qu'à partir d'un seul type de réacteur, le Westinghouse AP1000. Ce réacteur qui n'a été construit qu'à 4 exemplaires en Chine, a vu son design modifié pour être homologué aux Etats Unis. Sa certification finale aux US devrait avoir lieu en septembre, et le document parle d'unités qui seraient construites en 2018. Il compare donc les coûts d'ENR, que ses rédacteurs connaissent d'expérience, avec les coûts d'un réacteur qui n'a encore jamais été exploité ni même construit dans son design final, et pour lesquels on a aucune expérience ! C'est pour cela que les rédacteurs avertissent de prendre ces chiffres avec précautions...
Bref, je pourrais continuer encore comme ça pendant longtemps. Chelya, non seulement votre argumentaire est faux et non rationnel, mais vous faites appel à des techniques de manipulation dignes des pires propagandes.
Et après vous venez nous sortir le couplet du lobby nucléaire mensonger et irresponsable !
à chelya:merchant plant vs gosplan Je m'étais dit ce matin que j'allais répondre à votre post, mais je vois que Bachoubouzouc a déjà fait une bonne partie du boulot...
Découvrir que faire du nucléaire en merchant plant project financed n'est pas une affaire est certes interessant. Vous venez de découvrir que les banques ne veulent prendre aucun risque sur le long terme, bravo!
Autre point pour le nucléaire, la durée de vie (dans le calcul) est de 40 ans , mais le remboursement de la dette est sur 20 ans (p61).Il est sûr que pour plomber les cash-flows des premières années et aboutir au résultat voulu, c'est une bonne solution...Une certaine orthodoxie financière voudrait que la durée de la dette soit proche de la durée de vie de l'actif.
Enfin (voir p38), on voit que les effets des crédits d'impots (Production Tax Credit, amortissemnet anticipé,...) sur les renouvelables et le solaire en particulier font baisser son LCOE de 40%...Ce que les Californiens ne paieront pas en electricité, ils devront le payer en impôt....
Je rejoins donc Bachoubouzouc: vous avez tapé dans la case à 342$/MWh qui vous arrange , mais effectivement je vous confirme qu'un Poweo ou équivalent ne va jamais construire un EPR ou un AP1000 en merchant plant sur financement de projet....
@ pastilleverte En effet, excusez moi Pastilleverte, j'avais lu votre commentaire trop vite !
Sinon autre sujet de philo pour les amateurs :
Comment l'Allemagne va pouvoir garder sa bonne conscience verte quand, malgré tout cet argent investi dans les ENR, ils ne pourront plus respecter leurs engagements de réduction d'emissions de CO2 ?