L'énergie solaire s'invite partout L'énergie coûte de plus en plus cher et beaucoup se tournent vers l'exploitation de nouvelles sources d'approvisionnement. Parmi elles, le solaire, ...
Couts l faut aussi ajouter à l'addition que vont devoir supporter les japonnais les 100milliards d'€ de Fukushima, le demantèlement et la gestion des déchets de leurs 54 réacteurs...
Allez-y Sortir du nucléaire en 2011 n'est pas une chose facile, tout les monde est d'accord là dessus. Par contre :
Le japon est le premier exportateur mondial de turbines géothermiques et dispose de gisements énormes - situés il est vrai dans des réseves naturelles protégées
Comme l'allemagne, le pays est déjà très impliqué dans le PV avec une industrie électronique extrèmement développée. Ce qui est l'antipode quasi absolue du modèle français. Son commerce exterieur a tout à gagner à la montée en charge du PV
Le potentiel éolien est également important dans le nord et sud du pays mais il se heurte à une densité démographique doublée par rapport à la France.
Les français ont aussi gravement sous-estimé le traumatisme de Fukushima que celui du 11 septembre : ils pensent "arranger ça" en distillant un peu de cette fameuse "morphine verbale" que personne ne nous envie. Les japonais ont déjà montré à quel point ils méprisent ce genre d'attitude.
Il ne reste aux pronuke français qu'à présenter la réaction japonaise comme un passage à vide un peu messianique pour démontrer à quel point ils méprisent ce pays. Les japonais ont déjà constaté la quasi-désertion des touristes français cet été et les consignes des affaires étrangèrent pour fuir "ventre à terre" la région de Tokyo après le désastre de Fukushima.
chef d'oeuvre ce cynisme rhétorique à vocation purement mercantile, d'une rare indécence sur les conséquences de Tchernobyl et dont la langue de bois française s'est abreuvée pendant une décennie au moins
Si le Japon vous intéresse ALLEZ-Y !!!! Allez donc goûter leurs merveilleux fruits de mer réputés les meilleurs du monde, l'industrie sinistrée du tourisme japonaise vous fera des prix imbattables pour vous et vos familles : faites donc gouter à vos enfants les produits frais du terroir japonais !
Prouvez une fois pour toutes que vous êtes prets à risquer votre santé sur vos assertions ignobles et non uniquement faire l'apologie d'une industrie qui vient juste de leur péter à la figure...
Pas d'assurance pour le nucléaire ! Pendant la crise il avait été envisager de transférer Tokyo ailleurs (selon l'ex-premier ministre), le coût aurait été encore plus grand. Ils ont moins d'espace que la France et reconstruire Paris ailleurs serait énorme en cas d'accident près de Paris.
Je ne connais pas l'auteur de l'article que vous citez, mais je trouve au contraire sa présentation des arguments très claire et bien etayée de données vérifiables. Il serait plus constructif d'expliquer en quoi ses arguments seraient opposables.
Attention aux réactions émotionnelles : on ne peut pas baser une stratégie de développement énergétique d'un pays sur une réaction émotionnelle à une catastrophe. Sinon, on aurait abandonné le charbon à chaque coup de grisou, le pétrole à chaque explosion de raffinerie, ...
Le Tsunami a fait bien plus de mort et de dégats à l'environnement que l'explosion de la centrale. D'autre part, considérer qu'une centrale construite il y a des années a des défauts de conception, ce qui est vrai, ne remet pas en cause la source d'énergie elle-même.
Considérez une chose : il est difficile pour un technicien d'expliquer un procédé complexe à un politique/administrateur qui ne cherche qu'à pouvoir affirmer l'absence totale de risques. Ceci n'existe pas, même dans les énergies dites "propres". Il faut donc accepter de décrire chacun des risques et de les évaluer (des méthodes sont courramment employées dans la conception de centrales, pour cela) puis de présenter les méthodes permettant de diminuer les évaluations. C'est sur le résultat final de cette analyse que l'on peut juger si un projet (et par extension l'emploi d'une source d'énergie) est à mener à son terme ou pas.
Le plus grand danger ne réside pas dans le danger lui-même, mais dans le fait de l'ignorer.
@ lionel_fr Merci de mettre en lien le site Manicore pour appuyer vos arguments car en le lisant, certains antinucléaires comme vous seront sans doute tentés de changer d'avis.
J'apprécie le ton de votre remarque mais les fondamentaux sont simplement absents.
Je suis ingénieur aussi , bien qu'ayant une activité créative par ailleurs.
Je vais essayer de préciser ce problème :
En ingénierie , l'usage veut qu'on donne une valeur au risque soit sur une échelle de 0 à 10 ou bien de -1 à +1 si on veut le mettre en équation mais cette méthode n'est pas applicable dans le cas du risque nucléaire.
Tout le monde sait que tuer est un crime sévèrement puni par la justice civile mais depuis quelques années, on fait la distinction entre victime de guerre et crime de guerre passible du tribunal international.
L'usage de l'armement nucléaire , biologique ou chimique est un crime contre l'humanité imprescriptible et je rapelle quand même que le premier projet nucléaire d'envergure au monde a consisté à utiliser deux bombes atomiques sur des civils et que l'Iran, la Corée du nord et l'Irak sont tous trois en situation de conflit avec le reste du monde sur ces questions tout en prétendant ne faire que du nucléaire civil ce qui démontre bien qu'il n'ya jamais eu de séparation nette entre civil et militaire
La contamination nucléaire d'une région comme à Fukushima ou Tchernobyl n'ont rien à voir avec un accident minier, ce n'est pas comparable , surtout si vous imaginez les conséquences qu'auraient eu l'explosion de l'enceinte de confinement du réacteur à mox qui aurait rendu Tokyo inhabitable pour plusieurs siècles. Un tel cataclysme relève plus de la bible que de l'accident industriel. Ce n'est pas seulement des morts ni le coût de l'évacuation d'une capitale, c'est un désastre historique d'une portée inimaginable qui ressemble plus à armaggedon ou à une guerre mondiale. D'autre part le japon est une économie essentielle pour la planète, la perte définitive de sa capitale aurait sans doute provoqué une recession sans précédent , sans parler de l'exode vers la sibérie proposé par la président russe Mevdvedev...
Le japon contaminé pour 5 à 10 siècles ... C'est bien le scénario qu'ont vécu les japonnais et il s'en est fallu de très peu de choses pour qu'il se réalise.
Comment voulez vous résumer une telle tragédie à une échelle de risque linéaire : peut on dire que c'est un peu plus grave qu'une catastrophe ferroviaire ? un astéroïde de 400m de diamètre ? Une super éruption à YellowStone ? Le big one en californie ? un conflit nucléaire entre l'Inde et le Pakistan ? comment faire entrer ces risques dans une échelle unique ? Des gens meurent tous les jours de causes innombrables et nous devrons tous passer par là mais il y a quand même des catastrophes dont l'impact est considérablement plus grave que d'apprendre qu'on a un cancer inopérable.
La perte du Japon à cause d'une centrale nucléaire n'est pas un risque admissible pour l'humanité !
Hyperbole >>"La contamination nucléaire d'une région comme à Fukushima ou Tchernobyl n'ont rien à voir avec un accident minier, ce n'est pas comparable , surtout si vous imaginez les conséquences qu'auraient eu l'explosion de l'enceinte de confinement du réacteur à mox qui aurait rendu Tokyo inhabitable pour plusieurs siècles."
Vous vous n'avez pas peur de l'hyperbole. Vous auriez un minimum de faits pour prouver cela ? Même la zone d'exclusion autour de Tchernobyl, où il y a eu expulsion de MOX, est aujourd'hui un parc naturel, est ouvert aux touristes, et Tchernobyl c'était il y a trente ans, et un peu plus petit que le Japon, non ?
Et puis c'est quoi le problème du réacteur au MOX ? Y'aurait pas un peu de MOX dans un combustible usé d'un "réacteur pas au MOX" ?
Par ailleurs, un accident minier qui cause des morts, ca fait passablement plus de morts que Fukushima, jusqu'à preuve du contraire. Si l'on regarde les 116 victimes de Jixi...
Lionel_fr, je suis très intéressés par vos preuves.
Un parc naturel ouvert au touriste ? Ca devient du négationisme à ce niveau... Les visites de Tchernobyl se font en très petit groupe avec compteur geiger et interdiction absolu de quitter le bitume ou de s'approcher de la mousse qui pousse sur les batiments... L'UE a même récemment contribué en grande partie à payer un nouveau sarcophage à un milliard d'euros pour continuer à sécuriser la zone.
D'un bord à l'autre @Eloi : Effectivement, je ne pense pas réaliste de vouloir donner au site de l'usine une connotation naturel, sauvage,.... l'endroit de rève où passer ses vacances ;-) ! Même si l'on peut saluer ces initiatives d'aménagement ainsi que la volonté d'aller de l'avant des habitants.
@Lionel_fr : beaucoup de choses dans votre commentaires.
Sur la relation civile/militaire du nucléair : elle est en partie vrai, mais à priori seulement dans les première étapes. En effet, le coeur du savoir-faire, l'enrichissement, n'a rien à voir dans le premier cas (environs 5%, il me semble) par rapport au second (quelques 95%). Ensuite, qu'un pays comme l'Iran prétende se cacher derrière une activité civile pour l'accès au militaire n'est QUE un argument politique de défense, techniquement, c'est une évidence. Reste à se poser la question (mais c'est un autre débat) s'il est plus sage qu'un américain ait accès à la bombe... Ou même, bien que sans doutes dans une moindre mesure, un Européen. Rappelons que les 5 membres permanents du conseils de sécurité de l'ONU sont les plus grand vendeurs d'armes.
Sur le scénario catastrophe que vous décrivez pour Tokyo : bien sûr, ça fait peur, mais quelle est la probabilité, la "note" obtenue à l'analyse de risque ? Malheureusement, je ne crois pas que l'industrie nucléaire soit capable, aujourd'hui, d'exprimer de manière honnête et transparente les résultats (et même la démarche) d'une telle analyse, et c'est en partie dû au fait que ce type d'analyse est inaudible par un public qui est très soumis à l'excès de dramatisation et à l'irrationnel. (C'est également dû à une culture d'industriels d'un autre âge qui se persuadent être au-dessus des gens, incapables de comprendre, et qui cultivent leur pré fermé.)
Poussons le débat, et admettons qu'on dispose d'une analyse complète, détaillée et exact des risques liès à cette industrie. Il en ressortirait sans doutes qu'un risque existe avec une probabilité très faible mais une ampleur très importante. Sachant que ni la probabilité, ni l'ampleur ne peut être réduit à 0, et ce, quelque soit l'industrie, où se situerait notre seuil d'acceptabilité ? Préférons-nous 100 morts d'AZF avec une probabilité de X ou 1 mort de Fukushima avec une probabilité de 1/100 de X et une zone de 10 hectares condamnée pour des siècles ? (Je ne prétend pas citer des ratios exacts, mais juste imaginer un exemple).
Personnellement, mon seuil d'acceptabilité serait fonction de la disponibilité réelle d'alternatives fiables et réellement écologiques. En considérant l'ensemble des besoins de par le monde, le résultat serait très probablement, et pour encore une centaine d'années, un mix dans lequel le nucléaire aurait une part certaine.
Complément J'ajouterai que ce seuil d'acceptabilité est également fonction de la structure qui exploite les centrales. Je pense effectivement qu'une entreprise publique et bien plus à même de décider, de manière préventive, l'arrêt ou la diminution de production pour soupçon de défaillance qu'une structure privée.
Tepco est une entreprise privée qui n'a pas su investir dans le maintient à niveau de son outil de production. EDF a démontré qu'il savait le faire,.... mais je ne suis pas sûr qu'avec la privatisation crescendo du secteur de l'énergie, on aille dans le bon sens....
Il me semble impossible d'entrer dans le détail technique de la relation sur un forum public sans enfreindre une règle. Les acteurs décisifs du dossier iranien ont montré leurs cartes, la France est un intervenant mineur mais très remarqué pour son prosélytisme pro nucléaire. L'ajout du mot "civil" dans le discours français est une esquive d'un autre âge. Fournir une centrale opérationnelle à l'Iran , c'est lui offrir la bombe. Un président qui l'ignore devrait consulter des ingénieurs indépendants et des spécialistes du Pakistan.
Je n'arrive pas à comprendre la question de la pertinence de l'arme nucléaire iranienne alors ques les états unis la possèdent. L'histoire n'est pas réversible !! Un conflit nucléaire est un degré d'horreur tellement inimaginable que les pays possédant ces armes ont mis au point des "dogmes", appris par coeur par les responsables, qui permettent de rester opérationnel dans des situation de chaos où il est impossible de garder la raison.... (fin du monde)
Vous noterez que les états sont très discrets sur ce qui se passerait si un conflit local éclatait. Ce scénario n'est jamais publiquement évoqué pourtant il existe bel et bien et je vous assure que les notions de "droit" ou de "justice" en sont totalement absentes . Pendant que l'Inde se débat vainement dans les limbes de sa guerre froide, les pays qui en ont souffert jusque en 1990 lèvent le pied sur le nucléaire dit "civil" et engagent des sommes colossales dans d'autres formes d'énergie.
Pour comprendre quelque chose à la position japonaise, il n'y a pas d'autre possibilité que d'y aller et parler avec les gens sur place. Il est indécent de ne pas y mettre les pieds et de critiquer leur position vis à vis des centrales encore en activité. M Sarkozy s'est certes déplacé sur place mais il n'y est resté que quelques heures. Même si le Japon est une culture très différente de la nôtre, c'est quand même une démocracie et le ressentiment de sa population se traduira dans les urnes.
@lionel_fr Doit-on comprendre que votre opposition au nucléaire en tant que source d'énergie est essentiellement du au risque de prolifération du nucléaire militaire ?
Effectivement, "<span class="Apple-style-span" style="font-family: Tahoma; font-size: 13px;">L'histoire n'est pas réversible", mais là n'était pas mon propos. Ce que je voulais dire c'est de quel droit interdit-on au iranien l'accès à la bombe alors que les US se permettent d'envahir un pays de manière illégale ? (j'entend par "illégale" sans mandat de l'ONU, ce qui reste en fait une notion de la légalité très relative...). Qu'est ce qui prouve que demain, les US n'attaqueraient pas l'Iran, en cavalier seul ? Et dans ce cas, comment dire aux iraniens qu'ils ont juste le devoir de satisfaire suffisamment les US pour ne pas provoquer leur colère ??</span>
<span class="Apple-style-span" style="font-family: Tahoma; font-size: 13px;">Bien sûr, je ne souhaite pas la prolifération nucléaire, ni qu'un état religieux fondamentaliste n'accède à cette puissance, mais pour moi, l'inquiétude dans ce domaine, vient également de personnages politiques chaque fois plus radicales et poussés par des élants religieux (Bush, Paline, etc...). Et dans une moindre mesure par des arguments tel que "l'ordre juste" de Mme Royale (heureusement non représentative du PS).</span>
@ Damien Delacroix >>" légère augmentation de la production à partir des centrales au gaz, "
Bon aujourd'hui y'a quand même 53% de l'électricité japonaise qui provient du gaz et du charbon ; il serait utile de préciser quelle serait cette "légère" augmentation du gaz.
56 GW de PV à 1500 h/an, 57 GW d'éolien à 30% de disponibilité, ca fait grossièrement les 230 TWh qui vont manquer sans le nucléaire. Ce qui tombe bien, mais fait vraiment bizarre parce que malheureusement, l'éolien et le PV c'est non seulement intermittent, mais aussi imprévisible... caractéristiques que le "lobbye de l'environnement" ne semblent même pas connaître
Ils vont faire comment la nuit, sans vent ?
Deux solutions :
* 56+57=113 GW de gaz qui attend de servir * Ils stockent des dizaines (des centaines ?) de TWh avec une solution qui n'est en tout cas pas présentée ici et que j’attend de voir détaillée
Il manque quelques données (stockage ou 100 GW (une légère "paille") de gaz en plus ?) dans cet article pour rendre crédible cette déclaration
@ Chelya Vous aussi vous donnez dans l'hyperbole. Permettre des visites du site de Tchernobyl, à de simples touristes, c'est bien "ouvrir une zone d'exclusion" auparavant formellement interdite ; vous pensez bien que si on laisse des têtes blondes s'y promener, c'est que le risque est en tout cas maîtrisé.
@ eloi En effet, toutes les études sur le remplacement du fissile+fossile par 100% d'ENR esquivent discrètement ce détail "technicieux et indigeste".
Afficher des chiffres, même s'ils ne veulent au final rien dire, doit sans doute permettre de faire croire au grand public que ces plans sont au point.
C'est mieux quand arrivent des élections et que vous avez basé votre programme là dessus.
Concernant la zone d'exclusion, ce n'est clairement pas une zone idyllique pour l'Homme, mais bien pour les animaux qui se portent vraiment bien en l'absence de ce dernier, et probablement mieux avec Tchernobyl et sans l'homme, que sans Tchernobyl et avec l'homme.
Bref, tout cela pour dire qu'on est loin d'une "zone impropre à toute vie et pour des siècles", qui est un cliché éculé que seul les antinucléaires aiment manier.
Vous évoquez ensuite le lien entre le nucléaire civil et militaire. Je suis relativement d'accord avec vous :
* pour du nucléaire militaire, il faut de l'uranium 235 dit "de qualité nucléaire" pur à plus de 85%. Pour un REP (type EPR), il n'y a besoin que de 3 à 5%, et même, pour certains, l'uranium naturel (0,7%) suffit (CANDU). Il y a un monde entier entre l'uranium de centrale et l'uranium de la bombe. Si les US ont dû dépenser tant de milliards pour Hiroshima ce n'était pas pour rien.
* concernant le plutonium, il faut du plutonium 239. La plupart des autres isotopes du plutonium sont néfastes aux réactions nucléaires (poisons neutroniques); faire une bombe demande une très grande pureté en Pu 239 et très peu . Le problème, c'est que le plutonium 239 quasiment pur n'existe dans le combustible d'une centrale civile que au tout début de son passage en réacteur. Autrement dit, pour un EPR, il faudrait arrêter le réacteur tous les deux mois (ou beaucoup moins), charger un nouveau combustible neuf, arrêter encore le réacteur. Ce serait désastreux économiquement, et surtout ca se verrait : ca en ferait des camions pour faire transiter ces tonnes de combustible. C'est impossible à cacher, maintenant qu'il y a des dizaines de satellites espions.
Pour faire du nucléaire militaire, personne ne va s'emmerder avec un réacteur classique, alors que ce serait moins difficile avec un réacteur plutogène fait exprès pour, et qui produit un très bon plutonium, qu'il ne faudrait pas avoir à trier (encore une technologie qui ferait un sacré obstacle)
En pratique le militaire n'a pas du tout besoin du civil, et le civil (un exploitant qui est là pour vendre de l'électricité) n'a aucun moyen de cacher du militaire dans ses installations, vue les multiples traités internationaux et contrôles indépendants existants (AIEA, EURATOM, comptabilité des matières...).
Et évidemment si un "état voyou" veut faire du militaire, je vois pas comment, sans une guerre, nous, Français, pouvons les en empêchés
Bref, les liens nucléaires civils / militaires sont eux aussi un cliché éculé que seuls les antinucléaires aiment véhiculer.
@ Bachoubouzouc
Bien d'accord avec vous.
Remarquez, ce plan japonais n'aura été quand même pas si mauvais : ils ont pris la peine de comptabiliser les watt-heures, plutôt qu'en rester qu'aux Watt-crête, comme certaines ONG manipulatrices et lobbystes que l'on ne citera !
Prolifération ou dissémination dans des centrales, piscines, centre de retraitement, zones tampon, zones d'enfouissement.. De toutes façon , le jour du big one , le résultat est le même. Cela dit l'aspect militaire ajoute l'armaggedon biblique
@renew-skeptics
La migration vers les EnR n'est pas "facile". Quiconque prétend le contraire s'est tompé de film. Les anti-EnR ne sont qu'un obstacle parmi d'autres. Mais comme les allemands, je pense que les difficultés sont autant d'opportunités à résoudre pour donner du sens à notre boulot.
Il est impossible de réduire le nucléaire à zéro. Il est certainement souhaitable de garder la maitrise de l'uranium qui est le seul stock d'énergie suffisant pour envisager des voyages interstellaires. Mais pour l'insant , aucun homme n'est allé au dela de la lune où l'énergie solaire abonde, et la terre fourmille de bestioles qui se disent humains et que vous appelez des "clients" dont la structure cellulaire est incompatible avec les matières fissiles.
Non la moitié de l'humanité qui croit aux EnR n'est pas lobotomisée par l'utopie préchée par quelques hippies défoncés et l'allemagne est notoirement une puissance supérieure à la nôtre en terme de performance économique. Les arguments exposés par les pro-nukes ne sont pas faux, ils sont juste drastiquement hypertrophiés pour servir les besoins de leur business. Ne les imitons pas. La réalité offre beaucoup d'opportunités
@ lionel_fr "Les anti-EnR ne sont qu'un obstacle parmi d'autres."
Qui sont ces anti-ENR ? Nous ? Je ne crois pas.
Nous nous opposons par contre aux "plans" de sortie du nucléaire qui auraient pour conséquence, outre nous priver d'une industrie où nous sommes pour une fois leader, de mettre en danger la planète.
"L'allemagne est notoirement une puissance supérieure à la nôtre en terme de performance économique"
En effet, l'Allemagne est un bon exemple. Champions industriels du continent, ils sont aussi les champions de la pollution et ça ne va pas aller en s'arrangeant.
Achh .. une minute sans respirer pour la planète @ Eloi
Ce que vous dites est intéressant cependant j'aimerais vraiment qu'enerz remplace quelques mots de votre post pour respecter l'embargo sur l'information. L'internet est plein de forums où les gens s'abandonnent et donnent de l'info sans réfléchir à la possibilité pour un voyou de faire une recherche google et y trouver la recette de l'arme la plus terrifiante qui soit.
@ Bachoubouzouc
Votre position commerciale est ambigüe. Il est vrai que l'énergéticien français est passé de pourfendeur des EnR à exploitant d'EnR. Cela dit, le modèle économique dont vous dépendez s'accomode bien mieux d'une énergie produite dans 58 blockhaus protégés par l'armée. Les EnR par définition ne sont pas centralisables ... Cette nuance subtile dicte vos choix pour longtemps et ne permet pas aux producteurs indépendants de déployer un outil industriel à la mesure de l'enjeu
Sur l'allemagne pollueur
L'allemagne ne produira plus un gramme de déchet nucléaire d'ici une dizaine d'années. Pour le Co2, les français achèteront les technologies allemandes pour améliorer leurs émissions comme le reste du monde.
"Fournir une centrale opérationnelle à l'Iran , c'est lui offrir la bombe. Un président qui l'ignore devrait consulter des ingénieurs indépendants et des spécialistes du Pakistan."
Soit, mais il me semble bien que c'est la société allemande Siemens qui lui a offert cette possibilité avant que l'affaire ne soit reprise par les russes.
D'autre part, certains pays sont parvenus à avoir la bombe sans nucléaire électrogène.
Il est utile de rappeler que le nucléaire militaire a précédé le nucléaire civil et non pas l'inverse.
Mots Dan1 : Vous savez parfaitement que je parle de l'éolien, du solaire. Vous jouez sur les mots Dan. Beaucoup de documents ne classent pas l'hydraulique dans les EnR à tort ou a raison.
C'est comme si Cisco parlait de "connexion en ligne" et que vous compreniez "minitel", je préfère les calembourres quand ils sont drôles que quand ils servent de diversion.
S'il y a un enjeu économique et sociétal aujourd'hui , c'est parce qu'une nouvelle économie basée sur des développements récents a bouleversé la donne dans le dossier énergétique.
Le parrlèle avec les technos numériques est très clair puisque une partie de cette nouvelle donne énergétique ne repose que sur l'électronique (smart grid, asservissement des éoliennes, ...) Je suis bien placé pour savoir que les centrales nucléaires ont largement profité de l'électronique embarquée, des communications par réseau et des bases de données depuis une 15aine d'années. (alors qu'elles fonctionnaient sans auparavant)
Il y a une nouvelle économie dont la filiation avec le boom de l'internet est très clair.
Les barrages sont une technologie ancienne (les steps marines sont complètement nouvelles en revanche)
Nouvelles enr Bon, ben pas grave, prenons le cas de l'éolien.
Vous savez très bien que l'éolien massif (déjà 27,5 GW installé en Allemagne) ce n'est plus une production locale.
L'éolien Espagnol est désormais dans la même configuration : soit on joue dans la cour des grands et on fait comme les autres, on a besoin du réseau de transport, soit on reste petit et marginal et on joue local.
Dans ce dernier cas, on ne vient pas nous rebattre les oreilles avec DESERTEC, les trois zones de vent complémentaires en France et l'électricité éolienne produite au Danemark mais consommée en France.
Si vous voulez on peut prendre la cas des 17 GW de PV Allemand.