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Commission Energies 2050 : pas de fermeture de centrales nucléaires
  
Commission Energies 2050 : pas de fermeture de centrales nucléairesL'analyse des scénarios énergétiques à l'horizon 2050 réalisé par un comité d'experts, qui a été rendu public lundi, est censée apporter des réponses sur le devenir du mix énergétique français et sur la place "souhaitable" du nucléaire, dans le cadre d'une contrainte climatique...

Concernant l'énergie nucléaire, question centrale en ce moment dans le débat politique national, le rapport montre que la trajectoire optimale consisterait à prolonger la durée de vie des centrales existantes aussi longtemps quel'Autorité de sûreté nucléaires (ASN) le permettra, à prévoir un petit nombre de réacteurs nucléaires de troisième génération (EPR) pour lisser la production au moment de la fermeture des centrales les plus anciennes, et à préparer l'avenir en poursuivant, au côté du développement des énergies renouvelables, le développement de la génération 4, tout en laissant ouverte la question de la part du nucléaire en 2050 et même en 2030.

Celle-ci dépendra en effet de plusieurs facteurs notent les experts : "réussite des politiques de maîtrise de la demande, baisse des coûts des énergies renouvelables, percées technologiques, retour d'expérience sur le fonctionnement des EPR français et étrangers, prix du gaz naturel."


Les conclusions :

Les débats du groupe de travail ont mis en lumière quelques données de base qui doivent être prises en compte lors de toutes les décisions de politique énergétique à venir.

Selon la commission Energies 2050, il n'existe ni énergie sans inconvénients, ni scénario idéal, ni trajectoire idéale pour y parvenir. "Chaque scénario implique des choix entre différents avantages et inconvénients, et l'opinion publique doit en être clairement informée. Les analyses partielles ou simplistes, celles qui présentent les avantages en oubliant les inconvénients, devraient être proscrites d'où qu'elles proviennent. Certains scénarios ne sont envisageables qu'au prix de révolutions dans les comportements individuels et sociaux, qui ne nous semblent ni crédibles ni souhaitables. Il faudra certes adapter fortement nos comportements à de nouvelles contraintes, notamment pour économiser une énergie qui risque d'être chère et largement polluante, mais pas au prix de scénarios qui prônent la mise en œuvre d'une société autarcique, qui ne ferait que gérer la pénurie dans tous les domaines de la vie courante."

Par ailleurs elle ajoute : "la France n'est pas un isolat énergétique ; elle s'approvisionne sur des marchés mondiaux, elle participe pleinement à la grande œuvre de progrès et de solidarité qu'est l'Union européenne, ses entreprises se développent et sont en compétition sur les marchés mondiaux, la contrainte climatique est mondiale, la crise financière est durable et profonde. Cela ne signifie pas qu'aucune politique autonome n'est possible, mais qu'on ne peut agir comme si l'extérieur était insignifiant. Or les tendances lourdes de l'évolution du paysage énergétique mondial sont décrites dans les publications récentes de l'AIE, et elles sont souvent très différentes de ce que nous percevons comme nécessaire ou souhaitable : croissance continue de la demande d'énergie, en particulier d'électricité, tirée par les besoins des économies émergentes, place durablement prépondérante des énergies fossiles et en particulier du charbon, maintien du pétrole comme énergie de choix pour les besoins de transport, développement spectaculaire de la production des hydrocarbures non conventionnels (pétrole et gaz), part croissante mais modérée des énergies renouvelables et du nucléaire, maintien d'une grande partie de l'humanité dans un état de pauvreté énergétique insupportable. Nous ne pouvons pas nier ce contexte, nous devons nous y insérer. Quels que soient les choix qui seront faits, il faudra investir massivement et il faudra le faire en tenant compte des données de la construction européenne et des perspectives qui s'offriront à la France dans les pays émergents."


Les 4 options :

La commission Énergies 2050 avait pour objectif d'analyser les différents avenirs possibles de la politique énergétique de la France à l’horizon 2050. Dans ce cadre, quatre options d’évolution de l’offre d’électricité ont été analysées (l'accélération du passage à la troisième génération du nucléaire ; la prolongation d’exploitation du parc actuel ; la réduction progressive du nucléaire ; la sortie du nucléaire.)


1- L'accélération du passage à la troisième génération

Dans cette option, les réacteurs existants sont remplacés par des réacteurs de troisième génération (type EPR) dès qu’ils atteignent leur quatrième visite décennale (“40 ans”).

Défis : cette option nécessite de relever deux défis principaux : être en capacité de construire au moins deux EPR par an pendant 10 ans (de 2020 à 2030), ce qui nécessiterait un rodage de l’ensemble de la chaîne industrielle. Atteindre ce rythme en 2020 semble difficilement réalisable. Par ailleurs, il faudra satisfaire un besoin d’investissement de 10 à 12 Mds€ par an
pendant plus de 10 ans.

Coût de production de l’électricité en 2030 : le coût complet de production de l’électricité a été estimé entre 60 et 73 €/MWh en 2030 pour les options d’accélération du passage à la troisième génération étudiés par la Commission. Ces chiffres doivent toutefois être manipulés avec précaution, car ils dépendent fortement des hypothèses de coût de production de l’électricité d’un EPR (on a retenu comme fourchette 55 à 75 €/MWh). En dynamique, le coût croîtrait avec le renouvellement du parc nucléaire puis se stabiliserait sur longue période compte tenu de la durée de vie des EPR.

CO2 : les émissions de CO2 du secteur électrique sont similaires à celles de l’option de prolongation du parc existant (20 MtCO2 en 2030).

PIB et emploi : cette option n’a pas fait l’objet d’une modélisation macroéconomique. Toutefois, les résultats de la modélisation montrent que le facteur principal est lié au coût de l’énergie. Ainsi, la perte de valeur pourrait atteindre 10 Mds€ par an une fois le parc remplacé, ce qui induirait une perte d’emplois.

Balance commerciale : l’impact de cette option sur la balance commerciale du secteur de la production d’électricité dépend notamment du coût des énergies fossiles, de l’uranium et du prix de l’électricité à l’exportation. La balance commerciale pourrait être proche de l’équilibre.

Sécurité d’approvisionnement : il n’y a pas de différence fondamentale entre cette option et celle de la prolongation de la durée d’exploitation du parc, ni avec la situation actuelle.



2- La prolongation d’exploitation du parc actuel

Dans cette option, l’exploitation des réacteurs existants est poursuivie jusqu’à la sixième visite décennale (“60 ans”), sous réserve que cela satisfasse aux exigences de l’ASN.

Défis : il ne faut pas négliger l’importance du programme industriel nécessaire à la prolongation de l’exploitation du parc existant. Par ailleurs, il est nécessaire de prendre en compte le risque de fermeture prématurée d’un réacteur sur prescription de l’ASN.

Coût de production de l’électricité en 2030 : le coût de production de l’électricité en 2030 a été évalué entre 52 et 59 €/MWh selon les hypothèses retenues quant au coût de production du parc historique (hypothèse d’un coût de production du parc nucléaire actuel en 2030 compris entre 35 et 43 €/MWh). En revanche, en fonction des technologies disponibles au moment de son renouvellement et notamment de l’évolution de leur courbe d’apprentissage, le coût de production évoluera à la hausse dans des proportions difficiles à anticiper. À l’horizon 2050, le parc actuel serait majoritairement renouvelé et le coût de production de l’électricité aura évolué en conséquence.

Investissements : en dynamique, les investissements de jouvence se concentrent principalement sur les 15 prochaines années, leur montant s’élevant en cumulé à environ 55 Mds€. Les investissements massifs de renouvellement du parc interviennent à partir de 2030 mais peuvent être anticipés, pour lisser l’effort et donner la priorité à la sûreté. Ces investissements dépendront de la technologie choisie à cet horizon pour se substituer au parc actuel. Par ailleurs, la prolongation d’exploitation permet de donner le temps à certaines technologies de substitution potentielles d’atteindre la maturité technique et économique dans la perspective d’une décarbonisation du mix énergétique.

CO2 : les émissions de CO2 du secteur électrique en2030 seraient d’environ 25 MtCO2/an.

PIB et emploi : il faut noter que l’emploi du secteur de la production d’électricité varie très peu d’une option à l’autre. Le facteur déterminant est le coût de l’électricité. Cette option est de ce point de vue la plus favorable. Il maximise donc le PIB et l’emploi, toutes choses égales par ailleurs (notamment en termes de demande).

Balance commerciale : l’impact de cette option sur la balance commerciale du secteur de la production d’électricité dépend notamment du coût des énergies fossiles, de l’uranium et du prix de l’électricité à l’exportation. La balance pourrrait être proche de l’équilibre.

Sécurité d’approvisionnement : la situation reste identique à la situation actuelle.


3- La réduction progressive du nucléaire

Les tranches nucléaires sont déclassées au bout de 40 ans et remplacées “1 pour 2” par des EPR. Le reste du remplacement se fait par un mix d’EnR et de centrales thermiques fossiles (CCG principalement). Cette option se caractérise par un développement soutenu des EnR (principalement l’éolien, puis le photovoltaïque) ainsi que du parc de production d’électricité thermique en substitution du nucléaire.

Défis : perte de valeur liée à l’arrêt anticipé, soutien aux EnR, maintien d’une compétence nucléaire pour gérer le parc, limitation des émissions de CO2. Ces options supposent par ailleurs un fort développement des capacités d’interconnexion du réseau électrique avec les pays voisins.

Coût de production de l’électricité en 2030 : le coût complet de production va de 69 à 79 €/MWh selon les hypothèses retenues quant au prix du nucléaire et du gaz. L’image en 2030 cache la dynamique : le coût croît à mesure que le parc actuel est remplacé. À plus long terme, il dépend de l’évolution des coûts des différents moyens de production.

CO2
: les émissions de CO2 du secteur électrique en 2030 passeraient à plus de 30 MtCO2/an (elles sont d’environ 20 MtCO2/an dans le cas d’un maintien de la puissance nucléaire installée).

PIB et emploi
: par rapport au scénario de maintien à 70 % de la part du nucléaire, on constate en 2030 une diminution de 0,6 % du PIB et une baisse de l’ordre de 140 000 emplois (effet sur l’emploi induit, i.e. baisse du pouvoir d’achat liée à la hausse des prix de l’électricité, bien plus importante que l’effet sur les emplois du secteur de la production d’électricité).

Balance commerciale : une réduction progressive de la part du nucléaire entraîne une réduction de la capacité à exporter de l’électricité et plus d’importations de combustibles fossiles. Un tel scénario pourrait conduire à un déficit du secteur de la production d’électricité dans la balance commerciale jusqu’à 8 Mds€ par an.

Sécurité d’approvisionnement : les sources d’approvisionnement sont diversifiées par rapport à un scénario de prolongation du nucléaire. En revanche, les importations de combustibles fossiles augmentent.


4- La sortie du nucléaire

Les tranches nucléaires sont déclassées au bout de 40 ans pour être remplacées soit plutôt par des EnR, soit plutôt par des installations à combustible fossile.

Défis : les défis sont identiques à ceux d’une réduction progressive mais avec une contrainte de temps plus sévère qui impose également des investissements plus importants, un bouleversement du réseau de transport/distribution et un renoncement, au moins dans un premier temps, aux nouveaux usages de l’électricité comme le recours aux véhicules électriques.

Coût de production de l’électricité en 2030 : le coût complet de production va de 92 à 102 €/MWh, avec un important recours aux énergies renouvelables, et de 80 à 89 €/MWh lorsque l’on privilégie les énergies fossiles. Les précautions d’usage décrites au paragraphe précédent sont particulièrement applicables sur ces scénarios puisqu’il est question de fortement bouleverser les réseaux, voire, pour les options à EnR fort, de développer un grand nombre de moyens de substitution.

CO2 : les émissions de CO2 du secteur électrique en 2030 passeraient, selon le niveau de back-up, à environ 45 MtCO2/an en cas de fort développement des EnR, voire à près de 120 MtCO2/an si les technologies fossiles sont privilégiées.

PIB et emploi : par rapport au scénario de maintien à 70 % de la part du nucléaire, on constate en 2030, pour un scénario type “Union française de l’électricité (UFE) 20 % de nucléaire”, une baisse de 0,9 % du PIB et une réduction de 200 000 emplois en ordre de grandeur (effet sur l’emploi induit, i.e. baisse du pouvoir d’achat liée à la hausse des prix de l’électricité, bien plus importante que l’effet sur les emplois directs et indirects). Le coût de production des moyens se substituant au nucléaire historique peut être en moyenne deux fois supérieur. Ainsi, la perte de valeur pourrait atteindre 20 Mds€ par an une fois le parc remplacé.Au total, le coût d’une sortie totale du nucléaire pourrait être de l’ordre de 100 Md€ sur 2010-2030 en valeur actualisée (perte de PIB).

Balance commerciale : une sortie du nucléaire entraîne une réduction de la capacité à exporter de l’électricité et plus d’importations de combustibles fossiles. En cas de recours massif aux EnR, le déficit du secteur de la production d’électricité dans la balance commerciale pourrait s’élever juqu’à 10 Mds€ par an, et jusqu’à 20 ou 30 Mds€ par an en cas de recours massif aux énergies fossiles.

Sécurité d’approvisionnement : en cas de recours massif aux énergies fossiles, la dépendance de la France vis-à-vis de celles-ci sera accrue. À l’inverse, si les énergies renouvelables intermittentes sont privilégiées, se pose la question de la sécurité du système électrique en l’absence de solution de stockage de l’électricité.

 

Commission Energies 2050 : pas de fermeture de centrales nucléaires

[ Cliquez sur l'image pour zoomer ]



Les propositions faites :


1/ Faire de la sobriété et de l'efficacité énergétiques une grande cause nationale ; lancer des appels à proposition afin de mobiliser la R & D et l'innovation dans ce domaine en privilégiant les secteurs du bâtiment et des transports.

2/ S'interdire toute fermeture administrative d'une centrale nucléaire qui n'aurait pas été décidée par l'exploitant à la suite des injonctions de l'Autorité de sûreté.

3/ Ne pas se fixer aujourd'hui d'objectif de part du nucléaire à quelque horizon que ce soit, mais s'abstenir de compromettre l'avenir, et pour cela maintenir une perspective de long terme pour cette industrie en poursuivant le développement de la génération 4. La prolongation de la durée de vie du parc actuel paraît donc la meilleure solution (sous la condition absolue que cela soit autorisé par l'Autorité de sûreté nucléaire).

4/ Envisager une initiative dans le domaine de l'harmonisation internationale des règles et des pratiques de sûreté nucléaire afin de les faire converger vers le niveau le plus élevé.

5/ Pour chaque décision de politique énergétique, évaluer le coût et l'effet sur les finances publiques, sur la balance commerciale, sur les émissions de Co2 et sur l'emploi (à la fois en postes et en qualifications créés), par comparaison avec une décision différente, afin de dégager des priorités.

6/ Maintenir, voire accroître l'effort de recherche publique dans le domaine de l'énergie, à travers des coopérations internationales et en accordant une priorité absolue aux programmes mis en oeuvre conjointement par des laboratoires publics et des entreprises innovantes, grandes ou petites, capables de s'attaquer au marché mondial. Les énergies renouvelables et le stockage de l'énergie devront recevoir une attention toute particulière.

7/ Mettre en œuvre une politique de vérité des prix de l'énergie et des émissions de Co2, en traitant de façon spécifique et différente le cas de la précarité et celui des industries grosses consommatrices.

8/ Prendre l'initiative de proposer à nos principaux partenaires européens un réexamen en profondeur des règles du marché intérieur de l'énergie : celui-ci doit permettre le financement des investissements nécessaires, en particulier ceux destinés à répondre à la demande d'électricité à la pointe, et doit assurer la cohérence des décisions des acteurs.


 Lu 1928 fois 
 Publié le 14/02/2012 à 07:35 
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Gil


Invité



le 14-02-2012 08:52:59
  Bas de page     Répondre  

Houps!
J'attend les commentaires rageurs des papis écolos et anti nuke.

Teredral


Invité



le 14-02-2012 08:52:59
  Bas de page     Répondre  

Une leçon pour la présidentielle
Ce rapport Energie 2050 devrait faire réfléchir le candidat à la présidentielle actuellement en tête des sondages : la réduction du nucléaire pour faire comme l'Allemagne qui s'apparente au scénario 3 ne devrait présenter que des inconvénients sur les 4 critères considérés (coût, CO2, PIB et emploi, balance commerciale, sécurité d'approvisionnement) par rapport au scénario 2 de prolongation du parc actuel.

Freemanus


Invité



le 14-02-2012 08:59:07
  Bas de page     Répondre  

Quel interet ?
Quand on connait un peu les modèles économiques et qu'on voit la complexité nécessaire pour modéliser correctement un scénario socio-économique (surtout à l'horizon 2030) on se demande ce qu'une telle étude peut nous dire.

Si c'est pour proposer ce qui est décrit en fin d'article, on aurais surement du laisser les économistes tranquillles sur ce coup là...

PS : proposition 1 : privilégier l'éfficacité énergétique dans les transport n'a rien à voir avec la production électrique si je ne m'abuse.

Pierre3266


Invité



le 14-02-2012 09:25:29
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Critères
Ne manque-t-il pas un critère risque en exploitation dans le tableau? Il est difficile à quantifier bien sûr car propre à chacun mais comment mettre de côté ce critère dans le choix... ça fait peur.

De plus je serais curieux de connaitre le coût administré au démantelement et au traitement des déchets sachant que personne au monde n'a de solution viable ni d'expérience dans ces domaines actuellement.

Pour la sécurité d'approvisionnement il me semble qu'il est plus facile de bloquer la production d'uranium que l'arrivée de vent ou de soleil sur le territoire... Je me trompe peut-être.

Ironman


Invité



le 14-02-2012 09:30:35
  Bas de page     Répondre  

à freemanus
Par rapport a votre PS, ben si vous vous abusez ! L'efficacité énergiétique dans les transports a à voir avec la production électrique : la scnf par exemple est reliée en très haute tension au réseau, et comme la ratp il s'agit de très très gros clients d'EDF, parmi les plus gros consommateurs d'élecrtricité



La voiture électrique également est un moyen d'efficacité énegétique, car il s'agit dans ce cas de la problématique de stockage de l'énergie. Le pétrole a(vait) jusqu'ici une captivité en terme d'utilisation, rien ne pouvant se substituer à l'essence pour faire rouler les voitures



Bref les axes de R&D sont je pense primoridaux et décisifs dans bcp de domaines, et en particulier dans celui de l'énergie. C'est grâce au progrès technique que l'on pourra substituer des énergies au pétrole, c'est grâce au PT que l'on pourra sortir du nucléaire... mais cela sera un processus long et complexe, notre génération ne pourra que lancer le mouvement pour que les générations futures connaissent un monde sans nucléaire

Sortir du nucléaire aujourd'hui serait une grave erreur, telle est mon intime conviction! Je suis pour la protection de l'envirronnement, pour les ENR, pour la diversité des sources d'énergie et à ce titre pour le nucléaire! On ne peut pas avoir le beurre et l'argent du beurre, on ne peut pas se passer du nucléaire et réduire nos émissions de C02, ni même assurer notre indépendance énergétique

gaga42


Membre
depuis le 07-04-2011
le 14-02-2012 09:57:01
  Bas de page     Répondre  

[ pour pierre3266 ]
Et pour ce critère "risque", qui manque effectivement cruellement au tableau, on se contente du risque nucléaire? (on commence hélas à avoir un "retex" sur ce point), ou on ajoute aussi le risque climatique CO2?

Il manque aussi une colonne "acceptabilité", mais alors là, rien que pour le nucléaire où cette acceptabilité a énormément varié en 2011 en fonction des évènements et des médias (haut, puis bas, puis remontée?), bon courage!

Rice


Invité



le 14-02-2012 10:18:27
  Bas de page     Répondre  

Acchhh... ce ggp !
MDR....

Hier Besson nous expliquait qu'il fallait assurer la sécurité avec des EPR flambants neufs et maintenant il nous explique qu'il faut rafistoler les vieilles centrales pour prolonger leur durée de vie.

Ben tiens... entre temps la Cour des Comptes est passée par là et à fait le constat (sévère) du véritable coût du nucléaire (et encore sans chiffrer avec précision le coût final du démantèlement et du stockage !!!! Alors imaginez avec !).

Et Judas Besson n'étant pas à un reniement près, il nous explique droit dans les yeux que le coût historique du nucléaire est à 35 €/MWh (inférieur à l'estimation de la Cour des Comptes) et que le prix de revient de l'EPR sera de 60 €/MWh alors que la même Cour des Comptes l'a estimé à près de 30 % plus cher.

Où comment commanditer un rapport à sa main et téléguider ses complaisants rédacteurs..... Autant demander au boucher si sa viande est bonne !

Hors l'ASN et la Cour des Comptes, point d'études sérieuses Judas !

Bon d'un autre coté dans 2 mois on sera définitivement débarassé de votre dangereuse incompétence à vous et autres collaborateurs du GGP.

oeildecain


Membre
depuis le 19-01-2011
le 14-02-2012 10:45:44
  Bas de page     Répondre  

Allez voir sur leur site .gouv .....
Il suffit d'aller voir de près la composition de ce groupe de 80 personnalités " éminentes " en techniques énergétiques, ou techniques tout court, pour comprendre les conclusions ....



Mais ce n'est qu'à demi grave puisque c'est le marché qui va choisir entre une énergie dont les coûts montent inexorablement, et d'autres dont les coûts baissent tous les jours .......



Et il sera très difficile de couvrir tout çà, parce que le phénomène est mondial ...

Et l'hexagone n'est que poussière dans le monde ! mais cette poussière pourrait souffrir à moyen terme de ses choix si "originaux".



... à suivre ...

zenshu


Membre
depuis le 21-10-2011
le 14-02-2012 10:50:21
  Bas de page     Répondre  

pas mieux que Rice. 
Un beau rapport auquel aucune ONG n'a participé et avec que des auteurs liés au énergies fossiles ou au nucléaire. Faut pas s'attendre à des miracles.
Quand on regarde les coûts utilisés par technologie pour le rapport on se doute que prolonger des centrales nucléaires qui sortent de l'électricité à 35?/kWh (43?/kWh dans la fourchette haute) ça devrait donner des bons résultats. En plus de ça, aucune étude sur le fait que certaines ENR vont atteindre la parité dans quelques années. Tout est basé sur les chiffres de 2011. J'ai pas eu le temps de feuilleté ce magnifique rapport en entier donc je vais m'arrêter là.

einstein30


Membre
depuis le 08-11-2007
le 14-02-2012 11:04:18
  Bas de page     Répondre  

Prolongation de duree de vie des centrales
reponse a Rice : d'apres les commentaires de Mr Besson ,il faudrait " rafistoler" les vieilles centrales pour prolonger leur duree de vie ; le terme "rafistoler" c'est bon pour "Mac Gyver" mais inconnu dans le nucleaire ;remplacer du vieux par du neuf encore plus performant et de derniere technologie ,j'appeles pas ca "rafistoler" ;je penses que vous n'etes jamais intervenu en centrale nucleaire sinon vous auriez un autre langage a propos des travaux qui y sont effectues .

Bachoubouzouc


Invité



le 14-02-2012 11:25:39
  Bas de page     Répondre  

@ oeildecain, zenshu et einstein30
Oeildecain, toujours aussi factuel et rationnel...

Zenshu, ce n'est pas parce que vous confondez allègrement C3P, CCE et coût comptable que ceux qui ont pris la peine de lire ces rapports racontent n'importe quoi.

Et la "parité réseau" du PV nous fera une belle jambe quand il s'agira de produire des MWh la nuit ou l'hiver. Encore une fois ça sert à rien de comparer les coûts de technologie ne rendant pas le même service. Nous l'avons tous déjà dit maintes fois, mais les anti-nuc ont décidemment la lecture sélective.

Pour rendre un service équivalent, le PV doit être associé à des tas de technologies soit chères et très polluantes (centrales thermiques), soit chères et pas encore industrialisées (production d'hydrogène, méthanisation, etc, le tout associé à des CCCG). De vastes coûts cachés, en somme...

Einstein30 : Rice est un troll sans la moindre once de rationnalité et doté d'une mauvaise foi sans fond. Il serait prêt à nier l'existence de la lune si cela lui était utile. De plus il n'amène jamais aucun chiffre ou élément concret pour appuyer ce qu'il dit. Lui répondre est donc une perte de temps complète.

chelya


Membre
depuis le 29-04-2009
le 14-02-2012 11:30:24
  Bas de page     Répondre  

...quand on voit à l'occasion de fuites de tritium dans les nappes phréatiques que les réparations de l'étanchéité de Civaux s'étaient faites par un colmatage au mastic, oui le terme de "rafistolage" est parfaitement approprié.

Rice


Invité



le 14-02-2012 12:28:36
  Bas de page     Répondre  

Acchhh... ce ggp !
Bachoubouzouc est un scientifique rationnel et documenté ayant construit de nombreuses centrales nucléaires dans le monde, ayant collaboré à des séminaires internationaux et contribué au rayonnement de cette énergie économe et sûre et.... bla, et bla, et bla.

Bref un sot prétentieux qui a tout vu et qui sait tout sur tout et mieux que les autres qui n'a d'autre intérêt que cette énergie dangereuse et hors de prix qui ne représente même pas 2 % de l'nergie consommée dans le monde !

Pour le reste il n'apporte pas grand chose au débat tellement ses propos sont outranciers et son attitude enfantine.

Le Troll vous salue et attend encore 70 jours... puis bye bye Bachou-GGP....

zenshu


Membre
depuis le 21-10-2011
le 14-02-2012 12:51:27
  Bas de page     Répondre  

Je ne comprends pas votre commentaire, j'en suis désolé.
Le rapport est basé sur les coûts que j'ai cité concernant le nucléaire "historique". Il est normal qu'avec ses coûts, relativement bas, ils trouvent que le nucléaire et particulièrement l'allongement de la durée de vie des centrales est préférables. Je ne vois pas le rapport avec C3P, CCE, etc. 

Pour la parité, j'ai précisé pour certaines ENR mais on ne lit que ce que l'on veut. Et votre démonstration montre bien que vous en êtes dépassé par votre subjectivité à propos des ENR.

Donc redescendez sur terre, respirez un bon coup, essayez d'écrire de façon moins aggressive et arrêtez de généraliser. Vous n'êtes pas omniscient

Bachoubouzouc


Invité



le 14-02-2012 13:31:37
  Bas de page     Répondre  

@ zenshu
"essayez d'écrire de façon moins aggressive"

Comme d'habitude avec les anti-nuc : Vous commencez le débat en attaquant les auteurs de ce rapport, en mettant en doute leur indépendance, bref deux trois coups en dessous de la ceinture et après vous vous offusquez qu'on vous réponde agressivement. Toute de même vous admettrez que c'est assez hilarant !

En ce qui concerne les coûts, j'avais mal compris votre propos, et j'en suis désolé.

Enfin pour ce qui est de la parité de certaines ENR, desquelles parlez vous ?

Si c'est d'ENR à faible potentiel comme l'hydraulique, les énergies marines, la géothermie, la débat ne se pose pas : on les développerra dans la limite de leur potentiel.

Si c'est du PV et de l'éolien, alors mon propose vaut toujours : parler de "parité réseau" pour des énergies intermittentes est ridicule !

"Vous n'êtes pas omniscient"

Je n'ai jamais prétendu l'être.

rouget


Membre
depuis le 11-05-2011
le 14-02-2012 15:03:06
  Bas de page     Répondre  

Un rapport qui rappelle le bon sens, tout simplement. Avec les investissements évités par le remplacement du parc, quel que soit le scénario, nous allons pouvoir nous attaquer aux vrais problèmes : réduire notre dépendance au pétrole qui pèse si lourd sur notre facture énergétique (et donc notre balance des paiements) ainsi que privilégier la sobriété et l'efficacité énergétique.


Le terme "grande cause national" n'est pas de trop !

Les différents chapitres ainsi que les annexes sont disponibles de manière séparées à cette adresse : http://www.economie.gouv.fr/energies2050

rouget


Membre
depuis le 11-05-2011
le 14-02-2012 15:06:29
  Bas de page     Répondre  

Dans les annexes on trouve une intervention très intéressante de Corinne Lewiner de Cap Gemini qui insiste sur les ruptures à venir en raison du caractère imprévisible du futur.


Ruptures technologiques bien sûr mais aussi démographiques, sociétales et politiques.


http://www.economie.gouv.fr/files/annexe_3.pdf (page 241)

Nicias


Invité



le 14-02-2012 15:25:54
  Bas de page     Répondre  

Du bon sens
Il est agréable de lire pour la première fois qu'augmenter les coûts de production et le prix de l'électricité va détruire globalement des emplois et nous apauvrir. C'est malheureux mais nombres d'économistes ventent les emplois verts en raisonnant en équilibre partiel.

rouget


Membre
depuis le 11-05-2011
le 14-02-2012 15:34:51
  Bas de page     Répondre  

Ce rapport à de chouettes graphiques mis à jour...


http://dl.dropbox.com/u/7640029/www.economie.gouv.frfiles6-e2050_reperesenergieM.pdf%20-%20Google%20Chrome.jpg



Invité
le 14-02-2012 16:43:08

@ Bachoubouzouc

Le problème n'est pas d'être anti nucléaire ou pas. C'est juste une question de bon sens. Un rapport ne peut pas être objectif (en considérant que c'est possible) si les gens qui l'ont écrit vont tous dans le même sens et possède une pensée similaire. Le problème aurait été probablement le même dans le cas inverse. Un rapport tel que celui fournit par Negawatt n'est peut être pas plus objectif que celui là. Je ne l'ai pas lu donc ce n'est que supposition.

Pour la parité réseau, je pensais par exemple à l'éolien terrestre ou à la cogénération à partir de la biomasse. Mais je dois avouer que je ne vois pas pourquoi l'intermittence est un problème pour vous, en tout cas dans l'immédiat. Le pourcentage est si faible qu'on est encore loin d'avoir besoin de back-ups pour couvrir les aléas climatique. 

J'ai une question pour vous: 
Quel est l'intérêt de développer les ENR à faible potentiel? ou pourquoi a t'on commencé à développer l'éolien en France?
Pour moi:
Soit on veut passer d'un système centralisé à un système décentralisé (style danois)
Soit on veut se donner bonne conscience et par la même occasion filer du fric à des gros investisseurs à travers les feed-in tariffs. 
On ne peut pas vraiment faire les deux d'un point de vue technique ça va pas ensemble et d'un point de vue économique je ne pense pas que ça soit rentable. 
Dernière solution, on ne sait pas où on va.

Jean du ps


Invité



le 14-02-2012 17:45:22
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Prolongation de la durée de vie des réacteurs nucl
La prolongation de la durée de vie de nos centrales nucléaires est la meilleure chose qui soit.Bravo à ce comité d'expert.Et même François Hollande se rallira aprés son élection.Il trompera les EELV qui ne méritent que d'être trompé.D'autre part,Arnaud Montebourg a déclaré qu'il ferait battre cécile duflot sur sa région,si on essai de lui imposer(quitte à se faire exclure du PS)et il a raison.Tous ces ayatollahs antinucléaires d'EELV ne méritent que d'être trompés et trahis par le PS grace à des fausses promesses, car ce sont des fanatiques incurables avec lesquels on ne peut rien faire de valable sur le plan énergétique et économique.On les couillonnera,sans regret,sans le moindre scrupule,exactement comme ils le méritent.

Bachoubouzouc


Invité



le 14-02-2012 18:11:48
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@ zenshu (?)
Evidemment, personne n'est parfaitement objectif, mais cela ne change rien au fait qu'un bon argument reste bon quel que soit les idées reçues de celui qui l'énonce !

Soit vous avez des arguments qui le réfutent, soit vous n'en avez pas. Et si vous n'en avez pas, alors y a de fortes chances que la personne en face de vous ait raison, quel que soit son camp.

En clair : si les auteurs de ce rapport racontaient des conneries, il vous serait assez facile de les disqualifier sans avoir besoin de persifler sur les accointances supposées des uns et des autres ! Vous pourriez mettre à jour des erreurs dans les calculs, des hypothèses de départ pas crédibles, etc.

Ainsi quand on attaque le scénario Negawatt, on ne s'attaque pas à ses auteurs (ou si peu...), on s'attaque aux hypothèses de départ :

-la possibilité d'augmenter le taux d'occupation des logements alors que la tendance de la société est plutôt à l'inverse,

-la possibilité d'augmenter celui des transports en commun alors que des transports en communs plus nombreux et plus fréquents impliquent quasi systématiquement une baisse de la fréquentation de chacun,

-des prévisions de baisse de consommation des équipements électroménagers qui ne nous semblent pas crédibles, etc.



"Le pourcentage est si faible qu'on est encore loin d'avoir besoin de back-ups pour couvrir les aléas climatique."

Si ce pourcentage reste marginal, alors pourquoi aborder la question des ENR dans cette étude, comme vous le regrettiez plus haut ? Cette étude compare les différentes options qui s'offrent à nous.

Soit les ENR prennent une place importante dans le mix, et alors il faut calculer leur coût complet, direct et induit. Soit elles restent marginales et alors on s'en fout !



"J'ai une question pour vous: Quel est l'intérêt de développer les ENR à faible potentiel? ou pourquoi a t'on commencé à développer l'éolien en France?"

Pour conserver un mix électrique diversifié (et ainsi faciliter les négociations d'achats d'uranium, de pétrole, de gaz et de charbon, et faciliter notre position géopolitique), pour développer une filière industrielle éventuellement exportatrice, pour avoir une industrie prête au cas où une rupture technologique ou sociale changerait complètement la donne.



"Pour moi: Soit on veut passer d'un système centralisé à un système décentralisé (style danois)"

Mais quoi un système décentralisé c'est bien ??? Plus de frais de fonctionnement ? Moins de retour d'expérience ? Des acteurs plus petits et incapables de faire quoi que ce soit seuls dans un monde aussi capitalistique que l'énergie ? Plus de concurrence (parce que c'est bien connu : la concurrence fait toujours baisser les prix. LOL!) ?

Et en quoi le système danois est décentralisé ? Des centrales au charbon et des lignes à hautes tensions reliées au réseau allemand, norvégien et suédois pour compenser l'intermittence de l'éolien, c'est décentralisé ?

Dan1


Invité



le 14-02-2012 18:50:45
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Décentralisation viking
Est-ce qu'un expert pourrait m'expliquer simplement en quoi le système électrique danois est décentralisé ?

Ce que j'ai surtout retenu c'est qu'il était très fortement interconnecté avec ses grands voisins... et c'est heureux car sinon il ya aurait des problèmes.

oeildecain


Membre
depuis le 19-01-2011
le 14-02-2012 19:05:40
  Bas de page     Répondre  

Merci monsieur rouget pour le visuel .............
Merci Monsieur ROUGET pour le visuel comparatif                                           

Il est éloquent à un tel point de désinformation :

EOLIEN ON  = 70 € / MWH sur les 15 premiers ans et 35 € / MWH après

EOLIEN OFF = 100 à 120 € MWH sur les 15 premiers ans et 60 € / MWH après

SOLAIRE CONCENTRE de plus en plus économique et prometteur

SOLAIRE PHOTOV = en dessous de 180 € / MWH et çà, ça baisse encore aussi

BIOMASSE =  le MWH bois entre en usine à 30 € la tonne, soit 3 MWH dont 2 vapeurs et 1 électrique : comment croire que le prix puisse monter aussi haut que prétendu par les "Experts".
Et là, rien que souches et houpiers représentent 7 tranches de 1000 MW à la demande puisque stockables

Mais la France est un Grand Pays où les triches diverses et variées sont des sports nationaux, et les seuls qui ne trichent pas sont malheureusement loin d'être les plus compétents ...

zenshu


Membre
depuis le 21-10-2011
le 14-02-2012 19:15:57
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"Soit vous avez des arguments qui le réfutent, soit vous n'en avez pas. Et si vous n'en avez pas, alors y a de fortes chances que la personne en face de vous ait raison, quel que soit son camp. En clair : si les auteurs de ce rapport racontaient des conneries, il vous serait assez facile de les disqualifier sans avoir besoin de persifler sur les accointances supposées des uns et des autres ! Vous pourriez mettre à jour des erreurs dans les calculs, des hypothèses de départ pas crédibles, etc. "



A mon avis, leurs conclusion est tronqué du fait des coûts du nucléaire particulièrement bas et du manque d'analyse socio-economique. Mais c'est surement un débat sans fin donc je vais pas épiloguer.


"Si ce pourcentage reste marginal, alors pourquoi aborder la question des ENR dans cette étude, comme vous le regrettiez plus haut ? Cette étude compare les différentes options qui s'offrent à nous. "


Il l'est aujourd'hui mais l'étude est pour 2050...


"Pour conserver un mix électrique diversifié (et ainsi faciliter les négociations d'achats d'uranium, de pétrole, de gaz et de charbon, et faciliter notre position géopolitique), pour développer une filière industrielle éventuellement exportatrice, pour avoir une industrie prête au cas où une rupture technologique ou sociale changerait complètement la donne. "



Si le pourcentage est si faible ça ne va pas peser bien lourd dans les négociations. De plus vous croyez vraiment qu'on va développer une filière industrielle dans les ENR si on continue dans le nucléaire? On a aucune chance de concurencer des pays qui investissent en majorité dedans.


"Mais quoi un système décentralisé c'est bien ??? Plus de frais de fonctionnement ? Moins de retour d'expérience ? Des acteurs plus petits et incapables de faire quoi que ce soit seuls dans un monde aussi capitalistique que l'énergie ? Plus de concurrence (parce que c'est bien connu : la concurrence fait toujours baisser les prix. LOL!) ? "


Déjà je ne donnais pas de point de vue sur les deux types de systèmes. Mais vu que vous avez l'air de confondre un peu tout je vais vous expliquer pourquoi c'est mieux de pencher vers un système décentralisé lorsque l'on tend vers un système 100% ENR. Au lieu de transporter l'electricité sur des centaines de kilomètres vous préférez consommer ce que vous produisez localement en utilisant vos propres ressources donc moins de ligne à très haute tension. De plus, les frais de fonctionnement ne devraient pas être plus important par unité produite qu'avec du nucléaire. Je me permet de rajouter que ce n'est pas parce que le système est décentralisé que tous les acteurs sont indépendant des uns des autres, ce que vous avez l'air de croire.

"Et en quoi le système danois est décentralisé ? Des centrales au charbon et des lignes à hautes tensions reliées au réseau allemand, norvégien et suédois pour compenser l'intermittence de l'éolien, c'est décentralisé ?"


Vous avez une vision assez basique ou très incomplètes des systèmes centralisé et décentralisé. Je pense que vous associez décentralisé avec coupé du monde ou quelque chose comme ça.
Pour vous aider, un petit schéma:
http://a21.idata.over-blog.com/536x391/1/23/41/67/Decouplage/c.png
J'espère que vous y voyez une petite différence. Dites vous que les gros points rouges à gauche sont des centrales nucléaires!

 
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