Le groupe japonais Mitsubishi Heavy Industries (MHI) compte doubler le montant de ses activités nucléaire au cours des 10 prochaines années.
Selon le PDG du groupe, Ichiro Fukue, une telle croissance s'appuierait sur la construction de nouvelles centrales, ainsi que sur les activités de services et sur le marché du cycle du combustible, dont la production de combustible avec le français Areva.
Le groupe espère voir ses ventes atteindre 600 milliards de yen (4,4 milliards d'euros) dans les 10 ans à venir dans le domaine nucléaire.
Le PDG a estimé que 130 nouvelles centrales nucélaires devraient voir le jour d'ici à 2030 dans le monde (hors Chine). Pour la compagnie, cela représente une opportunité de vendre 2 réacteurs nucléaires chaque année jusqu'en 2030.
MHI ne compte pas sur la Chine, si ce n'est pour y vendre des composants comme des turbines.
En dehors du nucléaire, le groupe japonais a fait part de ses ambitions en matière de batteries lithium-ion. Pour les constructeurs, l'enjeu est de décrocher les contrats que promettent les futurs modèles électriques de Renault-Nissa, Chrysler ou General Motors.
Pour lancer une production à grande échelle, MHI devra implanter une nouvelle usine de production de batteries.
Par ailleurs, le groupe compte développer ses activités éoliennes, de charbon propre, et de capture et stockage de CO2. Elle prévoit notamment de construire une usine de fabrication de pales éoilennes aux Etats-Unis. Enfin, MHI s'intéresse de près au marché indien des centrales thermiques.