En janvier prochaine, le Finistère devrait accueillir la première expérience française de génération d'électricité à partir des courants marins.
Baptisé d'après le nom d'un ver marin, "Sabella", le projet est mené depuis 2001 par la société d'ingénierie HydroHélix sous la direction de Hervé Majastre et de Jean-François Daviau.
La génératrice sera installée au large de Bénodet, dans l'estuaire de l'Odet, par 19 mètres de fond. Fabriquée par la société ENAG, elle se compose d'un rotor de 3 m de diamètre. L'ensemble de 5,5 m pour un poids de 8 tonnes, est fixé au fond marin et possède une capacité de production de 10 kilowatts.
L'énergie générée ne sera destinée qu'à l'évaluation des performances du procédé, avant de voir naître une unité industrielle d'ici 2 ans, si le test est concluant.
Si tel est le cas, HydroHélix rêve de couvrir à terme jusqu'à 40% des besoins de la Bretagne, voire davantage. Ses concepteurs estiment que la vitesse du courant au large de Cherbourg et de Brest, souvent supérieure à 12km/h, permettrait en effet de fournir une puissance de 3 Gigawatts. Selon eux, 4 500 hydroliennes permettraient ainsi de répondre à 6 ou 12% des besoins électriques à l'échelle du pays.
L'expérimentation devrait durer 3 à 4 mois. Le financement du projet s'élève à 750 000 €, dont près de la moitié a été assurée par des subventions de la Région, de l'Ademe et du Conseil Général, ainsi que par Brest Métropole et Quimper-communauté.
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