Récupérer du gaz de décharge faible en méthane

L’Institut de chaleur et de gaz de Essen a étudié différents procédés de récupération du gaz de décharge. La décharge de Emscherbruch à Essen, une des plus grandes décharges d’Allemagne, permet de produire de la chaleur et de l’électricité pour les environs : elle approvisionne 4.000 foyers en électricité. Les décharges d’ordures ménagères peuvent en effet être utilisées pour produire du gaz. Ce dernier peut ensuite être brûlé dans des centrales si la teneur en méthane est supérieure à 30%.

Cependant, depuis 2005 une loi interdit le dépôt d’ordures ménagères afin de favoriser la valorisation ou le recyclage (200 décharges devraient ainsi fermer). Selon l’Office fédéral de l’environnement, la proportion de méthane dans les décharges diminue de façon considérable, ce qui ne permet plus de faire fonctionner les moteurs des centrales. L’Institut de la chaleur et du gaz de Essen, en collaboration avec l’université de Bochum, s’est intéressé au problème. Une chaudière a été développée permettant de brûler des gaz de décharge dont la proportion en méthane est inférieure à 15%. Le procédé consiste à forer de minuscules trous dans la chaudière, pour obtenir le bon rapport air/gaz. Ce nouveau procédé s’effectue donc en plusieurs étapes alors que, jusqu’à présent, les systèmes de combustion brûlaient en une seule fois la totalité de l’air avec le gaz.

Grâce à cette nouvelle installation, presque toutes les décharges restantes, jusqu’alors inexploitables, pourront produire de l’électricité les 20 prochaines années. D’après l’Institut de chaleur et de gaz, les décharges allemandes pourraient ainsi suffir à alimenter 200.000 foyers en électricité.

En outre, les conséquences sur l’environnement ne sont pas négligeables car le méthane est un important gaz à effet de serre : 1 tonne de méthane équivaut à 21 tonnes de dioxyde de carbone dans le protocole de Kyoto.

Un consortium de 30 entreprises d’énergie, réseaux de ville et producteurs d’installation de gaz soutiennent le développement de la nouvelle chaudière. Avant de commercialiser ces installations, des tests devraient être effectués en octobre. Le succès de ce procédé pourra également s’appliquer aux installations de biogaz , aux mines et aux stations d’épuration, qui produisent des gaz à faible teneur en méthane.

(src : BE – Ambassade de France)
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